Vers les étoiles

[Premier article de Rho 2, qui nous change un peu de l’actualité et qui introduit un sujet dont on parle peu, en raison de nos priorités raciales – urgentes.]

J’ai été surpris par le contenu d’un article trouvé sur un autre site nationaliste, certes lui aussi consacré à la défense de notre race, mais hélas empreint d’une forme de religiosité que je trouve, pour ma part, malvenue.

Car singer les pratiques des chrétins n’est pas, à mon sens, le meilleur moyen de se soustraire à l’influence néfaste des disciples de (((Ieshoua))).

Bien au contraire.

Ce n’est pas comme en matière de santé : en l’espèce, quand on garde la forme, on n’est pas loin de toucher le fond. On ne peut, en effet, dissocier une pensée de son mode d’expression. Si on use de celui-ci, la première, l’eut-on consciemment rejetée, restera présente de façon sous-jacente et continuera à imposer son influence.

De sorte qu’adopter les rituels d’une église conditionne ceux qui les pratiquent à avoir le même fonctionnement mental que celui des fidèles du culte dont on s’inspire, et ce, même si on en a rejeté les dogmes.

Dès qu’on se baptise – c’est vraiment le terme qui convient – prêtre ou évêque ou quoi que ce soit du même genre, on a tendance à se comporter et à penser comme un homme d’église.

Et l’obscurantisme n’est alors pas loin.

C’est ainsi que j’ai lu récemment un texte expliquant en substance que l’humanité resterait à jamais confinée sur cette Terre, les distances incommensurables qui nous séparent des autres systèmes solaires nous interdisant pour toujours de leur rendre visite. Et que dès lors, nous ne devions nous préoccuper de rien d’autre que de cette bonne vieille planète, abandonner ce rêve chimérique de conquête de l’espace, et simplement considérer les étoiles comme le décor nocturne de notre vie.

Nous ne sommes pas très éloigné des conceptions des culs-bénis du Moyen-âge, là…

Eux aussi considéraient qu’il n’y avait pas d’autre monde matériel que celui que nous connaissons et que les autres astres n’étaient qu’un décor planté sur une voûte céleste que nous n’atteindrions jamais. Force est de constater que tous les tenants d’une église pensent de la même façon, la leur se voulut-elle l’antithèse de celle du petit Jésus. Comme le savent les Lyonnais, si tu gardes la même recette, tu obtiens encore un gros saucisson…

Certes, l’article ne reposait pas sur l’expression d’une superstition quelconque mais sur l’avis d’un spécialiste faisant autorité, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de Michel Mayor, prix Nobel de physique pour avoir découvert les premières planètes extrasolaires.

Mais ce n’est pas parce que quelqu’un s’est vu attribuer le prix Nobel qu’il détient la vérité.

L’histoire le montre bien.

Le grand Auguste Comte lui-même, l’inventeur du positivisme qui se veut la règle en matière de pensée scientifique, a soutenu qu’on ne pourrait jamais connaître la composition des astres lointains faute de pouvoir y aller pour prélever des échantillons à analyser. Quelques années plus tard, quelqu’un de moins célèbre, mais plus imaginatif, inventait le spectroscope qui permet de savoir de quoi sont faites les choses, y compris les étoiles les plus éloignées, en examinant comment se décompose, après son passage dans un prisme, la lumière qui en émane.

Des physiciens aussi éminents que Michel Mayor à leur époque, ont affirmé qu’un objet plus lourd que l’air ne pourrait jamais voler, que l’électricité ou les ondes électromagnétiques n’auraient aucune application pratique, et que l’idée d’envoyer quelque chose dans l’espace, à fortiori des humains, était une chimère.
Le plus grand astronome britannique a déclaré lors d’une réunion de la Royal Society, l’équivalent de notre Académie des Sciences, qui compte dans ses membres des génies tels que Newton, qu’il était vain d’espérer envoyer dans les airs une charge lourde à l’aide de fusées, appuyant ses propos par des calculs a priori irréfutables, ajoutant que toute recherche en ce sens était donc une perte de temps et d’argent.

Il a alors été applaudi par tous ses confrères.

C’était pendant la WW2.

Trois mois plus tard, ces grands savants si sûrs d’eux prenaient sur la gueule les V2 de Von Braun, visionnaire ayant démontré que quand il y a une volonté, il y a une solution.
Mais trop nazi pour recevoir le prix Nobel…

Arthur C. Clarke, qui n’est pas que l’auteur de 2001, l’odyssée de l’espace, puisqu’il a conçu dès 1946 le principe des satellites géostationnaires pour les télécommunications, répétait souvent que lorsqu’un savant estime qu’une chose est possible, il a probablement raison, mais que lorsqu’il la juge impossible, il a presque certainement tort.

Car il lui est impossible d’admettre , sans saper son statut et son prestige, que ce qu’il sait n’est finalement pas grand chose par rapport à ce qui reste à découvrir, et que d’autres trouveront plus tard des solutions aux problèmes qui sont actuellement pour lui impossibles à résoudre.

Un des plus grands chirurgiens du monde, dont je tairai le nom par charité païenne, a oublié un jour cette réflexion de bon sens, affirmant que l’idée de base du film Volte-face, à savoir une greffe de visage, était un simple délire de scénariste.

Cinq ans plus tard, une équipe française réalisait ce que ce grand homme avait cru totalement impossible…

La seule chose qui est constante dans l’histoire, c’est la totale incapacité de prévision de ceux qui croient tout savoir.
Aucun prix Nobel d’économie n’estimerait possible de redresser complètement en cinq ans l’économie d’un pays plongé dans une telle faillite que ses habitants meurent de faim dans les rues et qu’il faut plus d’un kilo de papier-monnaie pour acheter un morceau de pain. Et d’en faire un pays prospère ne connaissant pas le chômage et la première puissance mondiale. En fait, ils crieraient tous “Au fou !”.

C’est pourtant ce qu’a fait Adolf Hitler entre 1933 et 1938…

Alors, il a bien du mérite, Michel Mayor, et son prix Nobel est peut-être mérité même si appliquer des théories dont il n’est pas l’auteur et des techniques inventées par d’autres n’est quand même pas au même niveau qu’apporter une nouvelle compréhension de l’univers ou un nouveau moyen de l’explorer, mais il ne connaît pas plus le futur que n’importe quel type sortant d’un bistrot après son huitième pastis….

Quand il se hasarde à le prédire, ses propos ne sont pas plus pertinents que ceux de tous les mecs qui refont le monde, accoudés à des comptoirs.

L’argument d’autorité ne vaut rien lorsque celui qui en use s’exprime sur un domaine qui lui est totalement inconnu.
Son point de vue n’est alors pas plus pertinent que celui d’un acteur qui s’exprime sur la politique internationale.
Les seuls dont l’avis compte, ce sont ceux qui préfèrent chercher des solutions aux problèmes donnés pour insolubles et avouent sans honte que leur ignorance est bien plus grande que leur savoir.

Mais ça, les adeptes d’une religion, quelle qu’elle soit, en sont bien évidemment incapables.

C’est pourquoi ils préfèrent se retrancher derrière les opinions de gens faisant autorité pour appuyer leur prétention de détenir la vérité.

C’est une autre forme de “bondieuserie”, même si elle se veut athée. Pour ma part, quand un mec se fait appeler révérend, je tire ma révérence…

Mieux vaut écouter des visionnaires comme Constantin Tsiolkovski, le père de l’astronautique, qui a dit : “La Terre est le berceau de l’humanité ; et l’homme n’est pas fait pour rester dans son berceau.”

Le destin des Aryens est de rayonner sur Terre et sur l’univers.

Auteur: Rho 2

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6 Commentaires sur "Vers les étoiles"

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29 novembre 2019 10 h 47 min

Le premier article sur Blanche Europe du camarade Rho 2. Merci à toi, ça fait plaisir de te lire !

Cantou
29 novembre 2019 21 h 36 min

Un bel article, qui montre que rien n’est figé ou perdu et que nous avons la capacité de remplir bien des défis, même si ceux ci paraissent de prime abord insurmontables.
Par les sombres temps qui courent, lever la tête vers les étoiles peut être salvateur et source d’inspiration pour l’avenir.
Merci Rho 2 pour ta contribution.

Derrick
29 novembre 2019 22 h 15 min

“Le destin des Aryens est de rayonner sur Terre et sur l’univers.”
Tout à fait d’accord avec cette conclusion.

30 novembre 2019 9 h 23 min

Derrick, depuis le temps que tu commentes, tu devrais mettre une adresse mail (même fausse) sous ton pseudo pour que je n’ai pas à chaque fois à te modérer !

Jeremz
30 novembre 2019 13 h 12 min

Bravo !

Beaucoup d’Aryens s’ignorent totalement et n’ont absolument aucune conscience de leur puissant potentiel.
J’en ai fait parti, mais maintenant, la quarantaine, je ne peux que m’emmerveiller devant l’inventivité et la civilisation blanche !
Et c’est vrai qu’il ne faut jamais oublier que des Français ont apporté énormément à la science et beaucoup sont à l’origine de technologies performantes modernes.

Merci !

30 novembre 2019 14 h 16 min

Voilà une contribution des plus revigorantes, cher camarade !

Le pragmatisme scientifique est indissolublement lié au combat que nous menons pour notre survie : c’est un constat général sur lequel nous nous accordons. J’apprécie tout particulièrement cette touche d’idéalisme donnant une importance non négligeable à notre imagination : les Européens ne sont pas des techniciens amorphes, des automates téléguidés ou un club de savants désincarnés se coupant du reste de l’univers. Loin d’une religiosité étriquée d’inspiration sémitique, nous avons foi en un progrès objectif de nos conditions de vie, d’échange et d’organisation en général. Nous croyons en des changements salutaires, nous misons avec détermination sur de profondes mutations en matière d’innovations technologiques, de savoir-faire et de compétences effectives.

Nous ne redoutons pas de prendre des décisions allant à contre-courant des avis majoritaires ; nous ne craignons pas d’agir à l’encontre de l'”opinion publique” conditionnée par le dogmatisme régressif des disciples de Moïse. Bien au contraire ! Nous aspirons à un formidable décollage vers les astres les plus lointains. Nous voulons arpenter des nouveaux mondes, coloniser des espaces inconnus, palper la terre des exoplanètes les plus fascinantes. Nous ne nous fixons pas de bornes stériles, nous nous moquons des restrictions arbitraires et nous voulons nous affranchir des limites étouffantes du quotidien. J’en suis persuadé : nous n’avons pas enterré nos rêves d’antan et notre curiosité intellectuelle est tout bonnement insatiable.

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