Culture de la Critique : L’implication juive dans l’élaboration de la politique migratoire U.S. (9)

Le sommaire des parties déjà traduites est à retrouver ici.


Appendice : l’effort juif immigrationniste dans d’autres pays occidentaux

Le but de cet appendice est de montrer que les organisations juives ont mené des politiques semblables en ce qui concerne l’immigration dans d’autres sociétés occidentales. En France, la représentation officielle de la communauté juive a invariablement soutenu le principe de l’immigration des non-Européens. Récemment, la communauté juive française s’est prononcée avec force contre une remarque de l’actrice Brigitte Bardot, qui disait : « mon pays, la France, a été de nouveau envahi par des étrangers, notamment des musulmans » (Forward du 3 mai 1996, p. 4). Haïm Musicant, directeur général du CRIF – structure qui chapeaute les organisations de la juiverie française – répondit que la déclaration de Bardot « frôlait de très près le racisme ».

En Allemagne, l’état d’esprit des Juifs à l’égard du sentiment anti-immigré apparaît bien dans l’incident suivant. Dans la vision que la juiverie contemporaine a d’elle-même, vision commune et sans doute empreinte d’auto-tromperie, la société israélienne est diversifiée du point de vue ethnique et culturel, en vertu de l’immigration à grande échelle de Juifs de diverses parties du monde, à telle enseigne que ce pays devrait être tenu pour le modèle à suivre par le reste du monde pour ce qui est de la régulation des rapports entre ethnies et de l’accueil des immigrés. Récemment, le B’naï B’rith, voulant réagir au sentiment anti-immigré et à la résurgence perçue du néo-nazisme, a reçu une subvention de l’Unesco pour inviter des députés allemands en Israël, « car cette société diversifiée et formatrice, mise à rude épreuve par la guerre, le terrorisme et un afflux massif d’immigré pauvres, s’est pourtant démenée pour construire une société juste, démocratique et tolérante » (Toleration and Pluralism : A Comparative Study ; UNESCO Evaluation Report Request # 9926). « Nous sommes d’avis que la société démocratique israélienne, multiculturelle, multi-ethnique, multi-confessionnelle et parcourue de nombreuses lignes de fracture (…) pourrait offrir un point de comparaison crédible et valable pour d’autres personnes arrivant de sociétés elles aussi problématiques ».

En Angleterre, comme aux États-Unis, une bataille ethnique eut lieu, qui commença vers 1900, à l’occasion de l’afflux de Juifs d’Europe de l’Est qui fuyaient l’antisémitisme tsariste. En 1904, l’intervention juive joua son rôle pour contrecarrer un projet de loi du gouvernement britannique qui cherchait à restreindre l’immigration. Dans ce cas précis, le comité des députés juifs britanniques – autorités institutionnelles du judaïsme britannique – adopta une position modérée, probablement dans l’idée qu’un surcroît d’immigrés juifs de l’Est alimenterait la flamme de l’antisémitisme. Toutefois, à cette époque, la majorité de la communauté juive britannique était constituée d’immigrés de fraîche date, ce qui explique que la Jewish Chronicle, principal organe de la communauté, mena campagne tambour battant contre ce projet de loi. Les forces anti-restrictionnistes remportèrent la victoire quand Nathan Laski, président de la Manchester Old Hebrew Congregation, gagna à sa cause Winston Churchill.

Churchill reconnut ultérieurement qu’il avait ‘saccagé le projet de loi’ pendant son examen en commission de la chambre des communes. Les libéraux menés par Churchill avaient ‘noyé [le projet de loi] sous des flots de paroles, jusqu’à épuisement du temps de parole imparti’ (…) Laski, euphorique, écrivit à Churchill : « J’ai deux décennies d’expériences électorales à Manchester, et sans chercher à vous flatter, je peux vous dire qu’aucun autre homme n’a pu éveiller l’intérêt comme vous l’avez fait. Par conséquent, je suis certain de votre réussite à venir’ (G. Alderman, The Jewish Community in British Politics, p. 71).

Un mois plus tard, Churchill était élu député de Manchester-Ouest, circonscription à fort électorat juif.

Alderman montre que la législation restrictionniste était populaire, sauf chez les immigrés de fraîche date, qui étaient rapidement devenus majoritaires dans la communauté juive et qui, nous l’avons vu, furent en mesure d’exercer une influence décisive sur la législation migratoire. Quand un projet de loi plus modéré fut adopté en 1905, malgré l’opposition juive, les Juifs firent pression pour s’assurer des clauses d’exception en faveur des immigrés potentiels, victimes de « poursuites judiciaires » pour motif religieux ou politique ; mais concernant les victimes de « persécutions », ils n’y parvinrent pas. Le comité des députés juifs britanniques ne fit pas grand-chose contre ce projet de loi, et les parlementaires juifs qui étaient aussi ministres ne s’y opposèrent pas.

Churchill

Mais chez les immigrés récents, pour beaucoup inscrits frauduleusement sur les registres électoraux, c’était un enjeu capital, au point que « lors des élections législatives de janvier 1906, cet électorat exerça une vengeance terrible contre les députés qui avaient soutenu l’adoption de la loi sur l’immigration des étrangers » (ibidem, p. 74). Dans leur écrasante majorité, les Juifs soutinrent les candidats qui s’étaient opposés à cette loi, et dans deux circonscriptions au moins, leur vote fut décisif, y compris celle de Manchester-Ouest où Churchill fut ré-élu. Le nouveau gouvernement libéral n’abrogea pas la loi en question, mais l’appliqua sans empressement.

Comme cette loi visait « les indésirables », il est fort douteux qu’elle eût empêchât l’immigration d’un grand nombre de Juifs, bien qu’elle dût en inciter un certain nombre à immigrer aux États-Unis plutôt qu’en Angleterre. Il est intéressant de constater que Churchill perdit son siège de député de Manchester en 1908, à la suite de défections chez ses partisans juifs qui lui reprochaient de n’avoir rien fait, en qualité de ministre putatif, pour abolir cette loi, et d’avoir rejoint la position des conservateurs sur la question des établissements scolaires religieux. Cela étant, Churchill demeura un ferme défenseur des intérêts juifs, « jusqu’au mois de juillet 1910, moment où Churchill, redevenu indépendant du vote juif, chanta les louanges de la législation de 1905 ».

Des éléments nous montrent que l’immigrationnisme juif, à l’image de ce qu’il était en Amérique, allait au-delà de la simple promotion de l’immigration juive en Angleterre. Dans son éditorial du 20 octobre 1961, la Jewish Chronicle s’opposait par exemple à la restriction de l’immigration issue du Commonwealth. On y expliquait que les Juifs se sentaient visés par la législation de 1905 en précisant ce qui suit : « Toutes les restrictions migratoires sont dans leur principe même des pas en arrière, en particulier pour ce pays, et un motif de contrariété pour tous ceux qui, dans le monde, voudraient voir se réduire, et non s’accroître, les limitations à la liberté de mouvement. Il s’agit d’une question morale, d’une question de principe ».

Pendant les années 1970, le parti conservateur s’opposait à l’immigration, car comme le disait le premier ministre Margaret Thatcher, la Grande-Bretagne menaçait d’être « submergée » par des gens à qui faisaient défaut « les caractéristiques britanniques fondamentales » (citée in Alderman, ibid. p. 148).

Les conservateurs tâchèrent de se gagner le soutien juif en cette matière, mais les organisations juives officielles, y compris le comité des députés juifs britanniques, répudièrent cette ligne anti-immigrationniste en faisant valoir l’argument suivant : « comme tous les Juifs britanniques sont des immigrés ou des descendants d’immigrés, il est répréhensible et même immoral pour un Juif de se prononcer pour le contrôle de l’immigration, ou au minimum pour un renforcement de ce contrôle » (ibidem p. 148-149). (Dans son éditorial du 24 février 1978, la Jewish Chronicle se prononçait pour une immigration non-restrictionniste, tout en se gardant d’en faire une ligne de conduite spécifiquement juive, sans doute parce que Keith Joseph, parlementaire et ministre juif du parti conservateur, avait fait appel au soutien des Juifs en tant que juifs, en faveur de la restriction de l’immigration. Pour la Chronicle, la priorité était de nier l’existence d’un vote juif.) Les Juifs qui soutenaient la ligne politique du gouvernement pensaient que l’accroissement de l’immigration pouvait conduire à un retour de bâton fasciste et par conséquent à un essor de l’antisémitisme.

En ce qui concerne le cas canadien, I. Abella a souligné l’importance du rôle des Juifs dans l’avènement du multiculturalisme au Canada, en particulier par l’activité de certains groupes de pression en faveur de la libéralisation des politiques migratoires. Arthur Roebuck, procureur général de l’Ontario, reçut des « tonnerres d’applaudissements », lors de la conférence de 1935 de l’Organisation Sioniste du Canada, quand il expliqua qu’il attendait « le moment où les circonstances économiques seraient moins dures qu’aujourd’hui et que nous pourrons ouvrir les portes, abolir les restrictions et faire du Canada la Mecque de tous les peuples opprimés du monde » (in M. Brown, Jew or Juif ? Jews, French Canadians, and Anglo-Canadians, 1759-1914, p. 256).

Dans le Canada du début du XXe siècle, les conflits entre Juifs et Gentils au sujet de l’immigration ressemblaient trait pour trait à ce qui avait lieu aux États-Unis et en Angleterre, y compris la motivation antisémite de ceux qui voulaient restreindre l’immigration. Comme aux États-Unis, les Juifs s’opposaient fortement aux mouvements nationalistes et ethnocentriques des Blancs majoritaires, comme le Parti Québécois, sans cesser d’être de fervents partisans du sionisme. Lors de la consultation électorale de 1995 sur le séparatisme québécois, laquelle offrit une très maigre victoire aux partisans de l’union avec le Canada, l’immense majorité des Juifs et des autres minorités militèrent pour le maintien des liens avec le Canada, élément que le dirigeant séparatiste Jacques Parizeau considérait comme la clé de la défaite de son camp.

Deux faits sont particulièrement remarquables : le renversement de situation dans la politique d’immigration du monde occidental a lieu à peu près en même temps (1962-1973) et dans tous ces pays, ce renversement reflète les orientations des élites et non pas celles de la grande masse des citoyens. Aux États-Unis, en Grand-Bretagne, au Canada et en Australie, les sondages d’opinion recueillant le sentiment des gens d’extraction européenne ont montré systématiquement un rejet massif de l’immigration de gens d’extraction non-européenne. Aussi bien K. Betts, dans Ideology and Immigration : Australia 1976 to 1987, que Z. Layton-Henry dans The Politics of Immigration : Immigration, « Race » and « Race Relations » in Post-War Britain, montrent que la politique migratoire a été menée par les dirigeants politiques de tous les partis de gouvernement, de façon que la peur de l’immigration fût exclue du débat politique.

Au Canada, la décision de répudier l’idée du « Canada blanc » fut prise par des dignitaires étatiques et non par des hommes politiques élus. La politique du Canada blanc fut tuée par les lois annoncées en 1962, au sujet desquelles F. Hawkins écrivit ce qui suit : « Ce changement si important ne fut pas provoqué par des initiatives parlementaires ou populaires, mais parce que certains hauts cadres, comme le Dr. [George] Davidson [Secrétaire d’État à la nationalité et à l’immigration, il obtint ultérieurement un fauteuil aux Nations Unies], avaient bien vu que le Canada ne pourrait plus être opérer au sein des Nations Unies, ou dans le Commonwealth multiracial, avec à leur cou le boulet d’une politique migratoire racialement discriminatoire ». Il n’y avait aucune aspiration populaire, ni en Australie, ni au Canada, en faveur de la rupture de l’ancienne préférence européenne en matière d’immigration.

Le motif premier, et identique dans les deux cas, qui poussait les dirigeants canadiens et australiens à exclure tout d’abord les Chinois, puis les autres immigrés d’Asie, et enfin tous les immigrés non-blancs potentiels, était la volonté d’édifier et de maintenir des société et des systèmes politiques qui fussent les plus proches possibles du Royaume-Uni, sur leurs terres éloignées et mises en valeur au prix de durs travaux. Ils voulaient aussi établir l’autorité incontestée de leurs peuples fondateurs, d’origine européenne (…) La propriété indiscutable de ces territoires grands comme des continents était perçue comme leur étant acquise pour toujours, non pas seulement du simple fait de leur possession, mais en vertu du labeur et des périls endurés par les premiers explorateurs et colons ; en vertu de ces années de travaux acharnés qui conduisirent à l’édification de la vie urbaine et rurale (…) L’idée que d’autres qu’eux, qui n’avaient pris aucune part aux efforts des pionniers, pussent tout bonnement arriver là en grand nombre pour exploiter les importantes ressources locales, ou pour tirer profit des efforts des colons d’antan, leur était parfaitement insupportable. (F. Hawkins, Critical Years of Immigration : Canada and Australia Compared, p. 23)

pique-nique
Un concentré d’horreur, pour les Juifs

Étant donné que la politique favorisant l’immigration non-européenne, dans cette période et dans tout l’Occident, vient des élites et s’est réalisée en dépit de l’opposition populaire, il est du plus grand intérêt de remarquer que certains événements capitaux ont reçu une très faible publicité. Au Canada, le Report of the Special Joint Committee de 1975 représenta un tournant crucial qui allait modeler la partie de la loi sur l’immigration de 1978 portant sur l’immigration non-européenne, mais « il faut hélas avouer que la presse fit peu de bruit au sujet de ce rapport, tout comme les médias électroniques, ce qui fait que le public canadien n’en entendit pas beaucoup parler » (ibidem, p. 59-60).

Lorsqu’on se considère après coup le débat national sur l’immigration et la population [du Canada], qui dura au moins six mois, on peut dire qu’il s’agissait d’une consultation ponctuelle avec le monde de l’immigration et avec les institutions et organisations canadiennes pour lesquelles l’immigration importe. Cette consultation n’a touché le « Canadien moyen », pour la raison suivante : le ministre et le gouvernement ne pensaient pas que le canadien moyen répondrait positivement, et que lui poser la question causerait plus de trouble que nécessaire. Moyennant quoi, ils jugèrent bon de ne pas allouer de fonds à de grandes mobilisations publiques et ne firent pas grand-chose pour impliquer les médias dans un débat national digne de ce nom. Par conséquent, la nouvelle loi sur l’immigration, si attendue, ne fut présentée qu’avec un tout petit retard, par rapport à ce qu’envisageaient initialement M. Robert Andreas [ministre de la main d’œuvre et de l’immigration] et ses collègues [l’auteur souligne le rôle du secrétaire d’état Alan Gotlieb, bras droit d’Andreas dans cette affaire]. Certains regrettent qu’une occasion en or ait été manquée, qui aurait pu rassembler beaucoup de Canadiens dans la discussion de l’avenir de leur grand pays sous peuplé. » (ibidem, p. 63).

Ce n’est qu’une fois adoptée la loi de 1978 que le gouvernement canadien se lança dans une campagne d’information sur sa nouvelle politique d’immigration. F. Hawkins et K. Betts observent les mêmes choses au sujet de la politique migratoire du Canada et de l’Australie. En Australie, l’initiative du changement en cette matière revenait à des petits groupes de réformateurs qui apparurent dans certaines universités, pendant les années 1960. Betts souligne en particulier l’idée que certaines élites intellectuelles, universitaires et médiatiques, « formées à l’école des humanités et des sciences sociales », développèrent l’opinion qu’elles faisaient partie d’un endogroupe moralement et intellectuellement supérieur, en lutte contre l’exogroupe des non-intellectuels australiens, repliés sur eux-mêmes. Comme aux États-Unis, on rencontre l’idée qu’une société multiculturelle est un rempart contre l’antisémitisme. Miriam Faine, membre du comité de rédaction de l’Australian Jewish Democrat, affirmait : « Le renforcement du multiculturalisme ou de la diversité en Australie est la plus efficace de nos polices d’assurance contre l’antisémitisme. Le jour où l’Australie aura un gouverneur général sino-australien, je me sentirais mieux dans ma peau et plus confiante dans ma liberté de judéo-autralienne » (citée in D. McCormack, ‘Immigration and multiculturalism’, Censorship, Immigration and Multiculturalism, p. 11).

Comme aux États-Unis, le regroupement familial devint le centre de la politique migratoire au Canada et en Australie, ce qui entraîna les effets « en chaîne » que nous avons mentionnés plus haut. Hawkins montre qu’au Canada, le regroupement familial était la politique favorisée par les ministres de gauche qui souhaitaient augmenter le nombre d’immigrés issus du tiers-monde. En Australie, le regroupement familial gagna en importance dans les années 1980, concomitamment à la baisse d’importance du critère du développement de l’Australie pour ce qui est de l’admission à l’immigration. Dans ce contexte, le Conseil exécutif de la juiverie australienne adopta une résolution lors de sa réunion du 1er décembre 1996, exprimant son « soutien à l’idée que les intérêts à long terme de l’Australie sont servis au mieux par une politique migratoire non-discriminatoire, laquelle adopte une attitude bienveillante vis-à-vis des réfugiés et du regroupement familial et donne la préséance aux considérations humanitaires ».

La principale publication juive, la Australia/Israel Review, s’est systématiquement prononcée en faveur de taux élevés d’immigration issue de tous les groupes raciaux et ethniques. Cette revue a publié des portraits à charge de restrictionnistes et a également publié, à des fins d’intimidation et de punition, une liste de 200 personnes associées à One Nation, le parti anti-immigrationniste de Pauline Hanson (« Gotcha ! One Nation’s Secret Membership List », 8 août 1998).

Il n’est pas injuste de conclure que les organisations juives ont uniformément défendu des taux élevés d’immigration, de toute extraction raciale et ethnique, dans les sociétés occidentales et qu’elles y ont également promu un modèle multiculturel.

Auteur: Basile

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1 Commentaire sur "Culture de la Critique : L’implication juive dans l’élaboration de la politique migratoire U.S. (9)"

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Rho 2
2 octobre 2019 23 h 42 min

Quand on laisse rentrer un juif chez soi, non seulement on se retrouve chez lui, mais, en plus, il fait venir toutes sortes de vandales pour détruire le foyer que l’on s’était échiné à bâtir, et nous en fait même chasser par ces sauvages. À côté de ces immondes parasites qui prennent le contrôle de leur hôte et le vident totalement de sa chair jusqu’à ce qu’il en soit crevé, les sangsues et les douves du mouton sont d’aimables commensaux…
Il est vraiment dommage que leur fameuse shoah n’ait pas été une réalité.
Ce n’est pas en Palestine que Tonton aurait du les aider à déménager, mais en Sicile…dans le cratère du Stromboli !

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