Cirque politique en Italie : la gauche revient au pouvoir… avec le même parlement !

La stupide manœuvre de Salvini : rompre l’alliance gouvernementale avec le M5S

Il n’y a pas eu le moindre changement dans la composition du parlement qui a permis à la Ligue de Salvini d’être au gouvernement. Mais il va maintenant y avoir un gouvernement de gauche !

AFP :

Qualifié d’« irresponsable” et d’« opportuniste” mardi au Sénat par le Premier ministre sortant Giuseppe Conte, M. Salvini a maintenu sa ligne: il réclamera au président “la voie royale” du retour aux urnes car “en démocratie la chose la plus belle c’est voter”.

M. Salvini a plongé l’Italie dans la crise le 8 août en rompant, sans crier gare, un mariage mal assorti conclu 14 mois plus tôt avec le M5S, qu’il a accusé de s’opposer systématiquement à ses projets économiques, et en réclamant des élections immédiates.

L’opportunisme dont parle M. Conte, parlons-en. C’est un bon angle d’étude de cette farce gouvernementale.

Profiter des possibilités qui s’offrent, c’est une nécessité de la vie. Et si l’on veut parvenir à quelque chose, on ne peut se réfugier dans l’indécision. Mais il y a peu d’opportunités qui soient sans inconvénient. Il y a un prix à payer pour saisir l’opportunité ; et tout un ensemble de résultats potentiels plus ou moins probables, avec pour certain des gains attendus, et pour d’autres des conséquences néfastes.

Pourquoi y a-t-il une telle connotation négative associée au mot “opportuniste”, qu’on ne retrouve pas dans par exemple “malin” ni même “rusé” ? C’est que l’opportuniste, pour son propre profit, est prêt à agir immoralement.

Et de ce point de vue, l’écrasante majorité des politiciens sont des opportunistes, qui n’hésitent pas à dire des choses qu’ils savent ou croient fausses s’ils pensent que cela les sert. Les politiciens gauchistes sont des champions de ce point de vue.

Si Salvini défend une sorte de patriotisme mou (contre l’immigration mais anti-raciste…), c’est aussi par opportunisme. Il sacrifie à l’autel de la religion démocratique non par conviction sincère mais parce que c’est le dogme dominant. Il est prêt à éructer des idioties s’il pense que ça le rendra plus populaire, ou à aller effectuer une visite rituelle en Israël pour essayer d’obtenir le soutien des youpins.

À côté de cela, que Salvini regardant les chiffres des sondages pensait pouvoir plus de doubler le nombre de parlementaires de son parti (les sondages lui donnent plus de 35%, alors qu’il avait obtenu 17% l’an passé), si seulement des élections anticipées sont convoquées, c’est un pari politique…

Gauche et M5S : un désir commun d’éviter de nouvelles élections

Le président Mattarella dispose d’une série d’options, y compris en dernier ressort, si aucune majorité n’émerge, celle d’un scrutin anticipé.

Mais il est notoirement réticent à cette idée car il serait organisé à l’automne, au moment où la troisième économie de la zone euro, lourdement endettée et à l’arrêt, devra présenter à la Commission européenne son projet de budget pour 2020.

Évidemment, si les sondages prédisaient au parti de Salvini une forte progression en cas de nouvelles élections ; c’est aussi parce qu’ils prédisaient le recul d’autres formations concurrentes, en particulier son partenaire gouvernemental du M5S.

C’est toujours plus facile de juger après coup1, mais il n’y avait pas besoin d’être un génie en politique pour deviner qu’il y avait une forte incitation pour les partis risquant de perdre aux prochaines élections de former un gouvernement alternatif.

Est-ce que plus de trois années de gouvernement violemment anti-blanc, en particulier dans une telle période d’invasion migratoire et de corruption des mœurs, était un risque acceptable ? Je ne pense pas.

AFP :

La classe politique italienne est en effervescence: le Parti démocrate, première force de gauche, a proposé une alliance au Mouvement Cinq Etoiles, après la fin de son mariage avec la Ligue de Matteo Salvini, mais en posant un certain nombre de conditions à une nouvelle majorité de gouvernement.

Avant même le démarrage de “consultations” du président italien Sergio Mattarella pour évaluer la solidité d’un nouvel exécutif, le PD a voté à l’unanimité une proposition qu’il fera au chef de l’Etat “pour constituer un gouvernement de changement” avec le M5S (anti-système).

Le PD veut s’entendre avec les Cinq Etoiles sur “un programme réalisable et partagé par une large majorité parlementaire”, a expliqué à la presse le chef du PD, Nicola Zingaretti, à l’issue d’une réunion d’état-major.

Un autre cas d’opportunisme.

Les politiciens du PD n’ont eu de cesse de dire beaucoup de mal du M5S (qui le leur rendait bien), le jugeant fréquemment inapte à gouverner.

Mais voilà que l’opportunité de remplacer la Ligue se présente, et toutes ces critiques virulentes sont soudain mises de côté.

C’est tout à fait typique de ce genre de situations.

Il a posé cinq conditions précises au M5S, une formation née de la dénonciation du vieux système politique et de la corruption mais parcourue par de multiples courants dont l’un fortement eurosceptique.

“Appartenance loyale à l’Europe, pleine reconnaissance de la démocratie représentative et de la centralité du parlement, développement basé sur le respect de l’environnement, changement de cap dans la gestion des flux migratoires avec un rôle prééminent de l’Europe, virage dans la politique économique et sociale vers davantage de redistribution et d’investissements”.

Le PD aime les nègres, évidemment…

La démocratie est une imbécilité pour une multitude de raisons, la plus essentielle étant qu’elle s’appuie sur l’idée selon laquelle l’avis collectif de la masse convergerait magiquement vers les bons choix. Mais une foule d’esprits conformistes, médiocres, ignorants… ne présente aucune aptitude à dégager les idées justes. Le conditionnement collectif par les médias de masses, l’instruction publique, le cinéma… ne fait qu’aggraver un système déjà absurde.

Qu’on puisse constituer, avec le parlement issu des mêmes élections, deux gouvernements aux orientations aussi différentes, selon la combinaison des jeux d’alliance, est une absurdité de plus qui caractérise le parlementarisme.

Le M5S n’a pas répondu à l’offre du PD, disant vouloir “attendre la fin des consultations” du président qui seront lancées dans l’après-midi mais il a rappelé, dans un communiqué, qu’il est “le premier parti au parlement, avec sa propre majorité relative”.
[…]
M. Salvini […] s’est moqué mercredi de ses anciens “amis” Cinq Étoiles: “demandez-leur ce qu’ils pensent des cinq points de Zingaretti, ils ont un sacré estomac, en une semaine ils sont passés de la Ligue à Renzi”.

L’idée d’une telle alliance avait été lancée par l’ancien Premier ministre PD Matteo Renzi, ennemi juré de la Ligue, mais aussi du M5S.

Salvini a rapidement arrêté de rire.

1. Quand j’ai lu la nouvelle de la rupture de l’alliance et rédigé quelques morceaux de cet article en août, la manœuvre de Salvini me frappait déjà comme inconsidérée.

Accord gouvernemental conclu : la gauche du PD de retour au pouvoir

France24 :

Après un mois d’une crise politique estivale inédite déclenchée par Matteo Salvini, le nouveau gouvernement italien de Giuseppe Conte a prêté serment, jeudi 5 septembre, devant le président Sergio Mattarella. Les 21 ministres – sept femmes et quatorze hommes – ont prononcé la formule traditionnelle, jurant d’être fidèles à la République, la Constitution et aux lois, le premier à le faire étant Giuseppe Conte.

Après avoir rencontré le chef d’État italien, le Premier ministre, reconduit à son poste, avait annoncé, mercredi, la composition de ce nouveau gouvernement, savant équilibre entre les inclassables Cinq Étoiles et les sociaux-démocrates.

Le poste stratégique de ministre de l’Économie et des Finances a été confié à l’actuel président de la commission des Affaires économiques au Parlement européen Roberto Gualtieri, un membre éminent du Parti démocrate.
[…]
Jusqu’ici vice-Premier ministre et ministre du Développement économique, le chef du Mouvement 5 Étoiles (M5S), Luigi Di Maio, décroche le prestigieux portefeuille des Affaires étrangères.
[…]
Giuseppe Conte s’est attaché à former une équipe respectant l’équilibre entre deux forces politiques qui s’étaient jusqu’ici toujours combattues.
[…]
Le gouvernement devra obtenir la confiance au Parlement : lundi à la Chambre des députés et mardi au Sénat, d’après les médias italiens. Selon des projections, la nouvelle coalition disposerait de 167 élus au Sénat (sur 315) et de 347 à la Chambre (sur 630), soit la majorité absolue dans chacune des assemblées.

Bref, ce sera une formalité.

“C’est un gouvernement né sur la peur de lâcher son fauteuil, sans dignité, sans idéal”, a dénoncé Matteo Salvini, déjà parti en campagne pour essayer de le faire tomber avant la fin de la législature au printemps 2023.

Et il ne l’avait pas prévu ? Il prétend diriger tout un pays, et il pensait vraiment que de nouvelles élections seraient convoquées ?

Ou peut-être espérait-il que ses chiffres dans les sondages ne vont pas du tout s’affaisser avec cette petite “cure d’opposition”, et que le nouveau gouvernement va se disloquer dans quelques mois ?

Conclusion

Nous l’avons souvent dit et répété sur Blanche Europe, mais je vais le répéter une fois de plus : espérer pouvoir préserver notre race et notre nation simplement en allant de temps en temps déposer un papier dans une urne ; en s’accrochant à son petit confort de bourgeois égoïstes ; en pensant pouvoir faire l’économie de la lutte ; est complètement déraisonnable.

Tout parti politique électoraliste qui serait sérieux, sur par exemple la question raciale, serait ignoré médiatiquement, harcelé judiciairement, infesté d’agents ennemis ; et ses chances de l’emporter par les urnes, à supposer qu’il échappe à une interdiction pure et simple, sont de zéro. Les masses moutonnières ne vont pas miraculeusement se réveiller, et même si on trouve encore de nombreuses personnes qui ont de sains instincts (racisme naturel, répugnance aux déviances, etc.), il y a loin de là à rejeter le Système en bloc.

S’il est bon d’adopter une allure soignée ; il faut aussi et surtout dégager de la force. Se plaindre que les choses vont mal tout en prônant le pacifisme et en adoptant une attitude défaitiste, ou en jouant au martyr, ne mène à rien. Il faut des actions concrètes qui secouent le statu-quo.

Des politiciens comme Salvini peuvent prendre quelques bonnes mesures qui ralentissent le rythme de la destruction de nos contrées, mais ils n’ont pas la conviction, l’intégrité, la volonté, pour véritablement l’enrayer et l’inverser ; ils continuent de sacrifier aux principaux dogmes du régime anti-blanc.

Que Salvini, en rompant son alliance avec le M5S, a offert à la gauche le gouvernement italien sur un plateau, n’est qu’une illustration d’incompétence qui donne à ces mous anti-immigration mais anti-racistes une allure de personnages de farce.

Auteur: Blanche

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12 Commentaires sur "Cirque politique en Italie : la gauche revient au pouvoir… avec le même parlement !"

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Darnand
7 septembre 2019 1 h 01 min

Donc que faire en attendant que l’économie occidentale s’écroule ?

budo spirit
7 septembre 2019 19 h 46 min

S interresser au surviivalisme ,la collapsologie, le port d arme si tu n as pas d enfants chez toi le jour ou ca va peter les plus prépares survivront peut etre les autres non, il y aura un jour une guerre civile c est inévitable.

Je te met un lien super interressant sur le sujet un témoignage d un survivant de Bosnie durant la guerre d ex Yougoslavie son témoignage est fort interressant http://lesurvivaliste.blogspot.com/2012/03/bienvenue-en-enfer.html

Oscar
8 septembre 2019 5 h 22 min

S’y préparer, ou LA préparer ? Je préfère cette seconde option.

budo spirit
8 septembre 2019 19 h 03 min

S y preparer Je ne crois pas que nous en serons les instigateurs

Rho 2
7 septembre 2019 4 h 34 min

Merci Blanche, pour cette brillante analyse de la situation en Italie, où, hélas, un nouveau duce n’est pas encore né.
Ou alors il est encore au collège ou à la maternelle et nos cousins transalpins ne seront pas sortis de ce foutoir avant bien longtemps !
Oui, Matteo Salvini a agi inconsidérément.
Il aurait pu conforter la position de la Ligue jusqu’aux prochaines élections en se posant en champion de la lutte contre l’immigration et pour la prospérité des Italiens, auprès desquels sa popularité ne faisait que croître.
Mais en offrant à la gauche l’opportunité de revenir au pouvoir et de défaire tout ce qu’il a fait, il va non seulement de trouver marginalisé mais sera confronté à la rancœur de tous ceux qui verront en lui, et avec raison, la cause première de ce retour en arrière. Comme vous le dites fort justement, gouverner, c’est prévoir.
Et un véritable homme d’Etat doit être capable de prévoir les comportements de ses adversaires et de ses prétendus alliés.
S’il croyait réellement que ces opportunistes prêts à tous les retournements de veste pour garder le pouvoir, allaient lui faire la grâce d’accepter de nouvelles élections qui les auraient balayés, c’est qu’il est vraiment d’une naïveté confondante pour quelqu’un qui prétend pouvoir diriger son pays…

Oscar
7 septembre 2019 7 h 21 min

“Populisme” à la noix … Comme vous [Blanche] le soulignez, il est fondamentalement ridicule d’en espérer quoi que ce soit. On l’a assez vu en France avec les aventures de la famille Le Pen.
Je me demande s’il ne faudrait pas approfondir l’analyse et mettre en cause l’imbécillité droitière.
Quant à “mener des actions”, il y a une contradiction interne (à quoi bon courir mille risques, pour un monde qui n’est pas le nôtre et qui mérite très largement de disparaître ?) mais aussi, à nouveau, un manque de profondeur dans l’analyse. C’est uniquement en parvenant à créer de la confiance (évidemment ce n’est pas une sinécure : les flics ont comme première priorité de foutre le bordel entre nous) et de la solidarité entre nous, de façon à ce que nous puissions nous éloigner ensemble – et tirer des avantages de ce salutaire éloignement – de cette société fétide. Elle est égarée dans son délire judéo-crétin. Il nous revient non seulement de nous réjouir de son effondrement, mais aussi, d’Y OEUVRER.

jost
7 septembre 2019 13 h 14 min

D’autres ont jugé avant nous ce sytème de magouille , ce panier de crabes mafieux que représente la démocrassie.
“La démmocratie partout et toujours n’est que le paravent de la dictature juive”-Louis Ferdinand Céline Bagatelles pour un massacre.En dépit des apparences ,Salvini et les autres obéissent aux mêmes maîtres dont ils ne sont que les marionettes même avec l’étiquette de populiste.Hier en Hexagonie avec la Sarl familiale Le Pen , aujourd’hui Salvini et sa clique , demain l’Afd en Allemagne laquelle Afd au moment oppotun implosera en divers courants et sera neutralisée.

Earl Turner 31
7 septembre 2019 15 h 45 min

J’essai de voir le verre à moitié plein :
La politique pro-immigration du nouveau gouvernement peut exaspérer les italiens et faire monter La Ligue encore plus haut aux prochaines élections.
De plus le fait que le M5S (supposément anti-Système) fasse alliance La Ligue puis le PD (complètement dans le Système) va les décrédibiliser et les faire chuter aux élections à venir. Du moins je l’espère.
Salvini peut revenir encore plus fort et plus libre pour changer les choses.

Oscar
8 septembre 2019 5 h 21 min

Tant que les gens auront envie d’y croire, on ne sera pas sorti de l’auberge.

Lumière blanche
10 septembre 2019 14 h 54 min

Je ne partage pas votre enthousiasme. Il faut être aveugle pour ne pas voir que tous ces mouvements comme le M5S, auto-qualifié d’anti-système, sont des lots de traîtres à leur nation. A comparer, en france, celui qui n’a pas encore compris que les auto-proclamés anti-système comme besancenot, mélenchon etc. ne sont que des opposants utiles doublés de traîtres, ne le comprendra jamais. Si les italiens, tout comme les français, ne sont pas déjà exaspérés, avec tout ce que l’on sait et tout ce que l’on voit, alors ils ne le seront jamais.

Earl Turner 31
10 septembre 2019 19 h 45 min

Il n’y a pas d’enthousiasme dans mes propos. Quand j’écris “j’essai de voir le verre à moitié plein” c’est bien pour tenter de relativiser, de trouver un côté positif malgré la négativité de la situation.
Pour le reste on est d’accord.

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