Culture de la Critique : La critique juive de la culture des Gentils, une reprise (5)

Le sommaire des parties déjà traduites est à retrouver ici.


Porté par l’effort honnête qui vise à écarter ces influences, le consensus scientifique en vient à se coaguler de plus en plus autour d’énoncés décomposables en sous-énoncés scientifiques dont la teneur en vérité joue un grand rôle dans leur établissement en tant que croyances fermes parmi les scientifiques. D. C. Stove dans Popper and After : Four Modern Irrationalists, fait remarquer que malgré les protestations du contraire dans une grande partie du monde intellectuel, la connaissance a connu une croissance gigantesque au cours des quatre derniers siècles. Toutefois, ce même progrès des connaissances consensuelles n’a pas eu lieu dans les sciences humaines, et je doute qu’il arrive tant que la recherche continuera à être menée sous l’égide d’une pensée séparant endogroupe et exogroupes.

Dans les mouvements que nous examinons, le travail intellectuel était placé sous le signe de la solidarité de groupe, car les intervenants individuels pouvaient toujours compter sur le fait que les autres défendissent des idées semblables et présentassent un front uni face à toute information gênante. Dans la péninsule ibérique, pendant la période de l’inquisition, le conflit entre groupes a eu pour conséquence de rendre impossible la pratique de la science. L’idéologie qui soutenait l’inquisition, y compris les opinions issues de la théologie sur la nature de la réalité physique, entra dans la composition d’une vision du monde collectiviste dans laquelle toute déviation de l’idéologie établie étaient considérée comme une trahison envers le groupe. Or, la science commande que ce genre de trahison soit quelque chose de possible et même d’intellectuellement respectable, ou pour être plus précis, elle commande l’impossibilité de toute trahison, étant présupposé que le point de vue sur la réalité d’untel ne découle pas d’une quelconque allégeance à un groupe, mais de son jugement indépendant (individualiste) qui découle des données à sa disposition.

Dans une science authentique, la structure fondamentale de la réalité ne peut pas être décidée a priori et imperméabilisée contre les démentis de l’expérience, comme cela arrive dès lors qu’un groupe prend parti pour telle interprétation de la réalité. Pourtant, c’était le cas pendant l’inquisition et la période d’orthodoxie médiévale chrétienne, et c’est le cas dans tous les mouvements intellectuels que nous passons en revue (et dans l’essentiel de l’historiographie juive, cf. SAID, chap. 7). Parce que ces mouvements contenaient un projet politique juif sous-jacent, les points doctrinaux essentiels et l’orientation de la recherche étaient conçus a priori pour être conformes aux intérêts en question. Et à cause de l’irrationalité foncière des idéologies ainsi produites, ces mouvements ne pouvaient pas revêtir d’autres formes que celles d’endogroupes autoritaires qui retranchaient les dissidents de leurs rangs. Au sein de ces groupes, l’accession à la réussite professionnelle impliquait nécessairement une soumission autoritaire à ses grandes définitions.

La situation est parfois plus compliquée, car la participation à la véritable culture scientifique peut elle aussi servir des intérêts ethniques juifs. Au deuxième chapitre, nous avons fait remarquer que R.C. Lewontin, biologiste des populations à Harvard, employait dans ses recherches empiriques des méthodes condamnées par le purisme méthodologique extrême qu’il opposait aux études du comportement humain sous l’angle évolutionnaire et biologique. Il n’est pas sans intérêt de noter que Lewontin était manifestement conscient du fait que la participation à une culture authentiquement scientifique crée « un compte en banque de légitimité dans lequel nous pouvons puiser pour poursuivre nos buts politiques et humanistes. » (‘Women versus the biologists’ New York Reviw of Books # 41 – 1994). Lewontin s’est donc d’abord fait un nom dans une vraie communauté scientifique, avant d’utiliser sa réputation au service du projet de son ethnie, par exemple en exigeant des sciences sociales une rigueur méthodologique à laquelle elles ne pouvaient satisfaire. Même la science véritable pour être changée en petite monnaie politique.

Plus profondément, il me semble qu’un aspect essentiel de l’histoire intellectuelle juive est l’idée qu’il n’y a pas de différence démontrable entre la vérité et le consensus. Dans le discours religieux juif traditionnel, la « vérité » était l’apanage d’une élite d’interprètes, qui formaient la classe éduquée de la communauté juive. Au sein de celle-ci, la « vérité » et la « réalité » n’étaient pas autre chose (et n’étaient pas pensées comme étant autre chose) que le consensus d’une partie suffisamment grande de la communauté interprétative.

Sans la communauté, nous ne pouvons pas donner un sens quelconque à des notions telles que « parole divine » ou « sainteté ». La canonisation de l’Écriture Sainte n’existe que dans le contexte de la compréhension de ces écritures par une communauté. La sainteté de l’écrit dépend de sa signification qui est « vraiment là » dans le texte. C’est seulement la lecture-compréhension communautaire des textes qui fait leur signification, signification qui les rend aptes à être appelés saints, sainteté qui est aussi réelle que la communauté elle-même (Agus, The Binding of Isaac and Messiahs : Law, Martyrdom and Deliverance in Early Rabbinic Religiosity, p. 34).

Comme nous l’avons vu au septième chapitre de SAID, l’idéologie religieuse juive est un ensemble extrêmement plastique d’énoncés, capable de rationaliser et d’interpréter n’importe quel événement d’une manière qui convienne aux intérêts de la communauté. Dans la communauté intellectuelle juive, l’autorité était toujours entièrement fondée sur la jurisprudence issue des docteurs reconnus (consensuels). Il n’est jamais venu à l’esprit des membres de cette communauté discursive d’aller chercher autre part une confirmation de leurs opinions, que ce soit dans une autre communauté discursive (chez les Gentils), ou en tâchant de comprendre la nature de la réalité elle-même. La réalité était ce que le groupe décidait qu’elle serait et tout écart de cette réalité socialement construite ne pouvait se produire que dans un espace intellectuel étroit, de façon à ne pas mettre en péril les objectifs fondamentaux du groupe.

L’acceptation du canon juif, tout comme l’adhésion aux mouvements intellectuels que nous examinons, était fondamentalement un acte de soumission autoritaire. Le coup de génie de l’action intellectuelle juive contemporaine a été de comprendre qu’il était possible de former des communautés herméneutiques fondées uniquement sur le consensus intellectuel à l’intérieur d’un groupe, y compris dans le cadre du monde discursif issu des Lumières, et qu’il était même possible de les disséminer avec succès dans la communauté non-juive au sens large pour servir au mieux les intérêts politiques spécifiquement juifs.

Bien sûr, la différence avec le monde d’avant les Lumières était que ces discours intellectuels devaient s’orner d’une façade scientifique pour pouvoir plaire aux Gentils. Ou bien, comme ce fut le cas dans la philosophie de la déconstruction de Derrida ou dans l’École de Francfort (abstraction faite de leur implications dans des travaux comme la Personnalité autoritaire), il fallait défendre la viabilité du scepticisme philosophique. L’application de vernis scientifique et de respectabilité philosophique ont permis à ces mouvements de se présenter comme les résultantes de décisions libres et individualistes, fondées sur une appréciation raisonnée des preuves et des données. Une telle prétention impliquait que de grands efforts fussent entrepris dans ces mouvements pour y masquer l’implication et la domination juive, ainsi que la portée et la teneur de leurs ambitions au service d’intérêts politiques spécifiquement juifs.

Cet effort de minoration de l’implication juive était clairement manifeste dans les mouvements politiques d’extrême-gauche et dans la psychanalyse, mais ils étaient également visibles dans l’anthropologie boasienne. Bien que les desseins politiques juifs de l’École de Francfort fussent beaucoup moins camouflés, une grande partie de son projet consistait à développer un corpus théorique applicable à toute conception universaliste de la société et indépendant de la formulation d’un projet politique spécifiquement juif. En conséquence, leur perspective idéologique et ses avatars post-modernes ont été accueillies avec faveur et enthousiasme par les intellectuels des groupes minoritaires non-juifs pourvus de leurs propres buts politiques.

Ce phénomène est un bon exemple de la susceptibilité des sociétés individualistes occidentales à l’invasion par de quelconques groupes collectivistes soudés. J’ai fait remarqué la forte tendance historique du judaïsme à prospérer dans les sociétés individualistes occidentales et à décliner dans les sociétés orientales ou collectivistes et occidentales (cf. SAID, chapitres 3 à 5 et PTSDA, chapitre 8). Les Juifs profitent grandement des sociétés ouvertes et individualistes où sont levées les barrières qui empêchent l’ascension sociale et où les normes du discours intellectuel ne sont pas prescrites par des institutions dominées par les Gentils, comme l’Église catholique. Mais, comme l’a écrit Charles Liebman, « Si les Juifs ont pris parti pour les Lumières, ils ont rejeté leurs conséquences » (The Ambivalent American Jew : Politics, Religion and Family in American Jewish Life, p. 157). Autrement dit, ils ont conservé un fort sentiment de leur identité de groupe au sein d’une société dont l’orientation officielle était individualiste. Les sociétés individualistes développent des institutions politiques républicaines et des institutions de recherche scientifique qui comptent sur le fait que les groupes soient éminemment perméables les uns aux autres et que les individus puissent très facilement les quitter au cas où leurs besoins n’y seraient pas satisfaits. Dans ces sociétés, les individus ont une faible loyauté envers les endogroupes et tendent à ne pas voir le monde en termes d’endogroupes et d’exogroupes. Il y a une forte tendance à voir les autres comme étant des individus et à les juger comme tels, même lorsqu’ils agissent en qualité de membres d’un groupe collectiviste.

Par conséquent, dans ces sociétés, des mouvement intellectuels très collectivistes peuvent être considérés par des tiers comme résultant de choix individualistes et rationnels faits par des agents libres. L’étude des faits suggère que les Juifs ont manifesté leur souci de présenter les mouvements intellectuels juifs comme résultant de choix libres et éclairés. Les auteurs juifs ont pesé de tout leur poids pour présenter l’engagement juif au service de causes politiques d’extrême-gauche comme étant l’expression du « libre choix d’une minorité bien douée » (Rothman & Lichter, op. cit. p. 118) et j’ai fait remarquer le rôle des médias dans la confection du portrait de Freud en chercheur de vérité acharné. En vertu de leur nature collective et du déploiement ciblé de leurs énergies, l’activité de ces groupes peut exercer une influence bien supérieure à celle des individus atomisés et fragmentés. Les travaux des individualistes peuvent être aisément passés sous silence, marginalisés, ou frappés d’anathème ; en revanche, la collectivité continue de dominer le discours intellectuel grâce à sa force de cohésion et à son contrôle des moyens de production intellectuelle. Toutefois, sur la longue durée, il n’est pas déraisonnable de penser que l’orientation individualiste de l’Occident dépend de l’absence de groupes puissants et soudés agissant au sein de la société (cf. SAID, chapitres 3 à 5).

Un autre fait n’est pas sans importance concernant ces mouvements intellectuels apparus après l’époque des Lumières : aucun d’entre eux n’a développé de raison particulière et positive pour justifier la perpétuation de l’identification juive. Les matériaux qui nous avons ici réunis indiquent qu’une telle tentative n’aurait pas été la bienvenue, étant donné qu’en un sens très fondamental, le judaïsme représente l’antithèse de l’individualisme des Lumières et du type de discours scientifique et intellectuel qu’il implique. Dans la sphère économique et sociale, le judaïsme représente la possibilité qu’une stratégie ethnique d’un groupe soudé provoque des réactions anti-individualistes dans les exogroupes non-juifs et menace la viabilité des institutions politiques et sociales individualistes. Dans la sphère intellectuelle, le judaïsme a produit des entreprises collectivistes qui ont systématiquement perturbé la recherche en sciences humaines, en faveur du développement et de la dissémination de théories visant à servir certains intérêts politiques et sociaux particuliers.

Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que même si ces théories visaient à manipuler la culture au service de certains intérêts spécifiquement juifs, elles ne pouvaient pas « avouer leur nom » ; autrement dit, elles devaient s’abstenir au maximum de mentionner ouvertement que l’identité collective juive ou des intérêts collectifs juifs étaient en jeu, et ne pouvaient pas non plus développer une défense spécifique du judaïsme qui fût acceptable dans le contexte intellectuel de l’époque d’après les Lumières. Au deuxième chapitre de SAID, j’ai fait remarquer que la contribution juive à la culture non-juive dans l’Allemagne du XIXe siècle avait été réalisée d’un point de vue particulariste à l’extrême, selon lequel l’identité du groupe juif était d’une importance subjective capitale, malgré son « invisibilité ». De la même manière, à cause de ce besoin d’invisibilité, les théories et les mouvements que nous examinons étaient forcés de minorer l’importance du judaïsme en tant que catégorie sociale – réalisant ainsi le cryptage [« crypsis »] que nous avons traité en détail au sixième chapitre de SAID, l’identifiant comme la technique commune parmi les Juifs pour combattre l’antisémitisme. En ce qui concerne l’École de Francfort, « ce qui frappe l’observateur, c’est l’intensité avec laquelle tant de membres de l’Institut niaient, et dans certains cas nient encore, que leur identité juive eût une quelconque importance » (Jay, The Dialectical Imagination : A History of the Frankfurt School and the Institute of Social Research, p. 32).

Les instigateurs et les praticiens de ces théories tâchèrent de cacher leurs identités juives, comme le fit Freud, et de pratiquer une auto-tromperie massive, à la façon des extrême-gauchistes juifs chez qui la chose était manifestement monnaie courante. Rappelons-nous ces gauchistes juifs qui croyaient en leur propre invisibilité en tant que Juifs, tout en apparaissant aux yeux d’autrui comme des Juifs quintessentiels et tout en veillant toujours à placer des Gentils aux postes de pouvoir visibles au sein du mouvement. Cette technique consistant à placer des Gentils en position de représentants exemplaires d’un mouvement dominé par les Juifs a été couramment utilisée par les groupes juifs qui cherchaient à complaire aux Gentils sur toute une série d’affaires juives. Cet aspect apparaîtra nettement quand nous étudierons, au chapitre suivant, l’effort juif visant à influencer la politique d’immigration. À titre d’exemple et de confirmation, mentionnons qu’Irving Louis Horowitz oppose les nouvelles minorités ethniques et sexuelles qui défendent leur cause particulière en se mettant « très en avant » dans le monde de la sociologie, à la tendance des Juifs à se mettre peu en avant comme tels (The Decomposition of Sociology, p. 91). Même si les Juifs dominaient la sociologie américaine depuis les années 1930, les intérêts et les projets politiques spécifiquement juifs n’étaient jamais mis en exergue.

Compte tenu de ces faits, il est franchement ironique que les intellectuels juifs néoconservateurs se soient placés aux avant-postes quand il s’est agi d’exiger que les sciences humaines adoptassent un paradigme scientifique et non pas les idéologies subjectivistes et racialistes anti-scientifiques, typiques des récents idéologues multi-culturalistes. Donc Horowitz, dans l’ouvrage sus-cité, montre que les Juifs ont dominé la sociologie depuis les années 1930 et furent les maîtres d’œuvre du déclin des paradigmes darwiniens et de l’émergence des modèles conflictuels de société fondés sur la théorie politique de la gauche radicale. Horowitz fait néanmoins remarquer que la domination juive sur la sociologie est désormais menacée par les politiques de discrimination positive à l’embauche qui limitent le nombre de Juifs admis dans la profession, et par l’antisémitisme et les programmes de recherche politiquement motivés de ces nouvelles minorités ethniques qui influencent de plus en plus la profession. Face à un tel état de choses, Horowitz se fait l’avocat d’une sociologie scientifique et individualiste : « la croissance et la survie des Juifs sont servies au mieux dans un régime démocratique et par une communauté scientifique. » (op. cit. p. 92)

Les matériaux que nous présentons auraient beaucoup de pertinence si l’on voulait théoriser la manière dont la psychologie humaine évoluée interagit avec les messages culturels. Les évolutionnistes ont manifesté un intérêt considérable à l’égard de l’évolution culturelle et de ses rapports à l’évolution organique. Dawkins dans Le Gène Égoïste a développé l’idée des « mèmes », unités culturelles réplicatives qui se transmettent dans les sociétés. Les mèmes peuvent avoir une valeur adaptative ou mal-adaptative pour les individus ou les sociétés qui les adoptent. En ce qui concerne le thème de notre ouvrage, les mouvements intellectuels et culturels juifs peuvent être considérés comme des mèmes conçus pour favoriser la perpétuation du judaïsme en tant que stratégie évolutionnaire de groupe. Leur teneur adaptative pour les Gentils qui les adoptent est toutefois extrêmement discutable ; en effet, il est peu probable qu’un Gentil qui croit par exemple que l’antisémitisme est forcément un signe de maladie mentale se comporte de façon adaptative.

La question est donc : quels sont les traits évolutifs de l’esprit humain qui expliquent l’inclination de certains à adopter des mèmes hostiles à leurs intérêts ? D’après les éléments que nous avons rassemblés dans cette étude, il semble que l’une des composantes essentielles soit que ces mèmes sont propagés par des sources extrêmement prestigieuses, ce qui suggère que l’un des traits de notre psychologie évoluée est une grande inclination à adopter les messages culturels qui proviennent de ceux qui jouissent d’un haut statut social. La théorie de l’apprentissage social sait depuis longtemps que les modèles, pour être plus efficaces, doivent posséder prestige et haut statut social et que cette tendance s’accorde bien au point de vue évolutionnaire selon lequel la recherche d’un haut statut social est un trait universel de l’esprit humain. Comme les autres influences issues de modèles, donc, les mèmes mal-adaptatifs sont mieux propagés par les individus et les institutions jouissant d’un haut statut social et nous avons vu que les mouvements intellectuels juifs ont eu constamment pour porte-parole des individus représentant les institutions intellectuelles et médiatiques les plus prestigieuses. Ils ont aussi tâché de se draper dans le manteau de la science, en vertu du haut statut ce celle-ci. Des individus comme Freud sont devenus des icônes culturelles, de véritables héros de la culture. Les mèmes culturels qui émanaient de sa pensée avaient donc toutes les chances de prendre racine dans l’ensemble de la culture.

Il faut aussi relever que les mouvements que nous avons examinés se sont tous développés dans une atmosphère de cryptage ou de semi-cryptage, au sens où le projet politique juif n’était pas dans le programme théorique proposé et que les théories elles-mêmes n’avaient pas de contenu juif explicite. Les intellectuels non-juifs qui en approchaient étaient donc peu enclins à les voir comme des expressions de la compétition culturelle entre Juifs et Gentils, ou d’un projet politique spécifiquement juif. Ils étaient au contraire bien plus disposés à considérer les avocats de ces doctrines comme des « gens comme vous et moi » – comme des individualistes qui cherchent scientifiquement des vérités fondées sur les êtres humains et leur société. La psychologie sociale sait depuis longtemps que la ressemblance mène puissamment à l’amitié, phénomène qui est susceptible d’une analyse évolutionnaire (faite par Rushton dans ‘Genetic Similarity, human altruism and group selection’ in Behavioral and Brain Science # 12 – 1989). Autrement dit, si ces doctrines avaient été défendues par des juifs orthodoxes traditionnels, avec leur accoutrement et leur façons de parler différentes, elles n’auraient jamais eu la force de percussion culturelle qui a été la leur. De ce point de vue, le cryptage et le semi-cryptage juifs sont des éléments primordiaux du succès du judaïsme dans les société d’après l’époque des Lumières – thème que nous avons traité au neuvième chapitre de SAID.

Cependant, en parlant de mécanismes évolutifs qui favorisent l’acceptation d’idéologies mal-adaptatives parmi les Gentils, nous n’avons pas tout dit. Au huitième chapitre de SAID, j’ai fait remarquer la tendance générale à l’auto-tromperie parmi les Juifs, robuste schéma répétitif qui se manifeste à différentes époques historiques et qui touche un grand éventail de questions, comme l’identité personnelle, les causes et la portée de l’antisémitisme, les caractéristiques des Juifs (par exemple, le succès économique) et le rôle des Juif dans les processus culturels et politiques des sociétés traditionnelles et contemporaines. L’auto-tromperie peut avoir son importance, en favorisant l’implication juive dans les mouvements que nous examinons. J’ai relevé des données en ce sens dans le cas des extrême-gauchistes juifs, et Greenwald et Schuh ont montré de façon convaincante que les partis-pris ethniques en faveur de l’endogroupe, manifestés chez les universitaires qui étudiaient les préjugés, n’étaient pas conscients. Nombre de Juifs impliqués dans les mouvements en question peuvent sincèrement croire qu’ils ont vraiment rompu avec l’idée de défendre des intérêts spécifiquement juifs, ou qu’ils défendent les intérêts des autres groupes autant que ceux des Juifs. Ils peuvent sincèrement croire qu’ils n’ont pas de parti-pris dans leurs schémas répétitifs d’association ou de citations d’auteurs dans les articles scientifiques, mais, comme l’a expliqué R. Trivers dans Social Evolution, les meilleurs trompeurs sont ceux qui sont eux-mêmes trompés.

Pour finir, les théories de l’influence sociale dérivées de la psychologie sociale sont elles aussi pertinentes et justiciables d’une analyse évolutionnaire. J’ai suggéré que les mèmes générés par ces mouvements intellectuels juifs acquièrent leur influence, au moins au départ, à cause des processus d’influence des groupes minoritaires. La question de savoir si cet aspect de la psychologie sociale peut être considéré comme relevant de traits évolutifs de l’esprit humain reste à résoudre.

Auteur: Basile

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5 Commentaires sur "Culture de la Critique : La critique juive de la culture des Gentils, une reprise (5)"

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Rho 2
30 juillet 2019 6 h 25 min

Aucun penseur libre ne peut appartenir à une communauté qui repose sur la croyance en une vérité révélée, hypothèse déjà absurde à la base car cette prétendue parole divine a été rédigée par un homme ou plusieurs et non dictée directement à la foule des fidèles par cette hypothétique entité toute-puissante, et que ce seul fait devrait suffire à semer le doute sur l’origine divine de ladite parole. Si cela ne se produit pas, et qu’aucun des membres de cette communauté ne remet en question la validité des dogmes auxquels tous les membres du groupe doivent se plier, considérant comme vrai les interprétations des dits textes sacrés qui font consensus au sein de cette communauté, c’est qu’aucun d’eux n’est capable d’une pensée libre. Autrement dit, qu’il n’est pas équipé pour penser librement et se forger lui-même sa propre vision du monde et une compréhension des phénomènes qui s’y déroulent.
Une telle incapacité est bien évidemment d’origine génétique puisque ce sont nos gènes qui déterminent nos aptitudes.
J’ai déjà souligné que les sémites, pas plus que les nègres, n’ont produit de véritables créateurs. C’est bien pourquoi les sciences humaines, qui sont devenues le champ de la diffusion d’idéologies qui n’ont que l’apparence de théories scientifiques mais ne sont que des mèmes visant à asseoir la suprématie juive sur la subversion des goyims, stagnent et ne pourront réaliser aucun progrès comparable à celui, extraordinaire, que les sciences physiques ont connu au cours des cent cinquante dernières années.
Car cette explosion des connaissances scientifiques est l’oeuvre d’esprits Aryens, habitués à manipuler des symboles multivoques, à se situer dans un espace-temps ouvert et infini, à supposer l’existence d’autres dimensions et d’une infinité de perceptions possibles et complémentaires de la réalité, chaque individu étant en quelque sorte le centre de l’univers et interagissant directement avec lui. Soit l’exact opposé de l’esprit sémite, totalement prisonnier de la vision étroite qui résulte d’une pensée communautaire et donc d’une conception consensuelle et de facto jurisprudentielle de la réalité. Le sémite ne peut qu’interpréter la loi de son groupe ; il est incapable d’en découvrir une autre.
Et peu lui importe d’ailleurs puisqu’elle répond parfaitement à ses besoins.
Ceux-ci sont les mêmes depuis que sa race existe et peuvent se résumer en deux mots : possession et pouvoir.
Le juif n’a pas de fenêtre ouverte sur l’infini, contrairement à nous. Lui qui prétend révérer un dieu immatériel et non représentable, dont il a volé le concept à des Aryens, comme l’essentiel des mythes que raconte sa fameuse Thora, est en fait l’être le plus matérialiste qui soit.
Le juif accorde donc une importance considérable aux apparences ; rien ne lui plaît tant que d’étaler son pouvoir et sa réussite. Les humoristes juifs eux-mêmes se gaussent de ce désir immodéré de frimer qu’ils partagent avec les nègres.
Ce ne sont pas des êtres spirituels.
Ils n’ont ni besoin de créer de la beauté et de l’harmonie, ni curiosité et soif de connaissance, ni goût pour l’exploration de territoires inconnus, ni celui de prendre des risques pour se dépasser en réalisant des exploits qui reculent les limites de l’humain. Ils n’ont que les désirs communs de toute créature désireuse de satisfaire ses besoins fondamentaux : la gueule et le cul. Qui ont du bon, j’en conviens !
Mais eux n’ont que ça comme désirs et du coup, n’ayant d’autres moyens de parvenir à une sensation de plénitude, ils n’ont aucune limite dans l’expression ou la satisfaction de ces désirs. D’où leur avidité caricaturale et leurs perversions sexuelles.
Et ceux qui se veulent plus rigoureux dans leurs comportements n’en sont pas moins, eux-aussi, dépourvus de toute réelle spiritualité.
Car ils se complaîsent alors dans l’accomplissent de nombreux rites, dont le ridicule saute aux yeux de tout goyim normalement constitué, et dans une soumission absolue à des coutumes vestimentaires non moins ridicules mais qui ont l’avantage de les couper des gens impurs que nous sommes, et célèbrent avec joie ( c’est d’ailleurs le seul moment où ils sont autorisés à en manifester ) les épisodes de leur histoire où ce peuple a, et de la façon la plus abominable qui soit, massacré des non-juifs.
Rien de spirituel dans l’accomplissent de tels rites ; ce qui est essentiel à leurs yeux est que tout le processus et tous les préparatifs matériels se déroulent à la perfection selon les prescriptions des rabbins. On reste dans le domaine matériel et du conformisme absolu.
Il est donc normal qu’un tel peuple soit incapable de contribuer de quelque façon que ce soit à l’élévation spirituelle de l’humanité. Ils en sont une branche à jamais stérile, un cul-de-sac de l’évolution, comme le sont les nègres.
Mais, à défaut d’être réellement capables de créer de nouveaux concepts, ils maîtrisent le verbe et peuvent donc faire illusion. N’ayant pas les facultés qui permettent aux Aryens de découvrir, petit à petit, par la science et l’introspection, la vérité sur l’univers et sur eux-mêmes, ils compensent ce manque par une aptitude extraordinaire à mentir et un culot qui ne l’est pas moins et leur permet de rouler dans la farine ces naïfs de goyims.
Cette choutzpah leur a permis d’imposer leurs idéologies fumeuses selon les procédés parfaitement exposés par Kevin MacDonald. Elle leur permet aussi de manipuler les foules au moyen de tous les médias et réseaux sociaux dont ils se sont emparés.
En usant des mêmes procédés ; ils ne connaissent que ça.
Tricher est tellement naturel pour eux que, comme le souligne cet article, ils en arrivent parfois à se tromper eux-mêmes !
Mais cela n’a aucune importance car même les mensonges qu’ils se racontent entre eux servent leurs propres intérêts.

Basile
30 juillet 2019 10 h 54 min

Cher Rho, je me permettrais d’ajouter une petite chose à ton brillant et vigoureux développement.

Au début du texte, quand l’auteur cite le passage sur les rabbins assemblés qui interprètent les textes, l’auteur juif dit assez clairement que c’est l’interprétation des rabbins qui rend le texte saint. Je ne vois pas de trace d’une vérité d’origine transcendante, déjà révélée et complète, qu’il faudrait seulement clarifier. Si c’était le cas, les rabbins n’auraient pas le culot théologique d’affirmer : “c’est seulement la lecture-compréhension communautaire des textes qui fait leur signification, signification qui les rend aptes à être appelés saints, sainteté qui est aussi réelle que la communauté elle-même”.

Je crois bien que l’auteur juif est en train de dire que le dieu des juifs, c’est eux-mêmes.

Ce serait l’egregore de la collectivité interprétative des rabbins morts et vivants qui insufflerait et ré-insufflerait “l’esprit” à la lettre morte des textes. Or cet esprit n’est peut-être que la connexion entre la réalité extérieure perçue et les intérêts de la juiverie.

Si cette possibilité est vraie, alors le Dieu-guide-et-esprit des juifs ne serait rien d’autre que la stratégie évolutionnaire du groupe, une sorte d’instinct qui les pousse à dominer le monde en le liquéfiant. D’où peut-être le fait que Kevin MacDonald dit toujours “le judaïsme en tant que stratégie évolutionnaire de groupe”, il ne dit pas la judaïté en tant que… ni la juiverie en tant que…

Je n’ai pas encore lu les deux autres livres de la série, SAID et PTSDA, mais c’est mon pressentiment.

autescousios
30 juillet 2019 12 h 53 min

« Je crois bien que l’auteur juif est en train de dire que le dieu des juifs, c’est eux-mêmes. »

Ami Basile, tu as visé dans le mille.
C’est ce qu’on appelle la théorie du temple vide : contrairement aux autres religions, les synagogues sont vides de représentations. Même le Temple à Ieroushalaim ne contenait rien, à part l’Arche d’Alliance dans le « Saint des Saints » gardé par deux « chérubins », meuble portatif qui symbolisait le contrat passé entre le peuple élu et son Iahvé, en fait le contrat du peuple juif passé avec lui-même.
Ceci explique que, même athée, un juif reste juif avant tout.
Iahvé, dieu des juifs, inventé par les juifs pour les juifs. Iahvé n’est qu’une métaphore pour « peuple élu ».

Bonus pour le peuple élu :
Chaque cocu chrétien ou musulman qui prie le dieu des juifs renforce leur égrégore.
La christianisation a vraiment été une opportunité capitale et décisive pour eux.
Comme disait Coluche, il n’y a que 15 millions de juifs dans le monde, mais le monde entier ne parle que d’eux.

Rho 2
6 août 2019 21 h 21 min

@Basile et Autescousios :
Je crois bien que vous avez trouvé quelque chose de fondamental ; peut-être le plus grand secret des juifs.
Vous êtes de vrais génies, les gars !
Je n’ai pas le moindre doute que vous ayez découvert l’exacte vérité.
Basile, en indiquant que le dieu des juifs n’est autre qu’eux-mêmes ; ce qui explique bien des choses, notamment l’absence l’au-delà dans ce prétendu monothéisme .
Autescousios en soulignant que chaque prière des chretins, qui adorent ce même dieu, renforce de facto l’égregore de la communauté juive, constituée de tous les membres de cette tribu, fussent-ils athées.
À mon avis, mais j’ignore si vous pensez la même chose que moi, ce point soulevé par Autescousios implique que le soutien que les chrétins apportent aux juifs ne se situe pas seulement sur un plan politique, social, ou économique. Ça va bien plus loin que ça. Si vous avez lu « Le livre de Ptah » d’Alfred Eton Van Vogt, vous savez à quoi je fais allusion. Ça a l’air complètement dingue mais je suis persuadé que les juifs, pour ce qui les concerne, en sont persuadés ; ça s’inscrit d’ailleurs très bien dans leurs traditions cabalistiques et leurs pratiques occultes. Et cela rend compréhensible l’introduction du christianisme, virus mental destiné à mettre les goyims au service de Iaveh, donc de leur communauté, et le fait que les églises porteuses de cette religion asservissante aient tout fait pour effacer le savoir que possédaient nos ancêtres.
Qui n’était pas seulement philosophique, artistique ou technique mais portait aussi sur des domaines que les juifs n’ont, pour leur part, jamais exclu du champ de la connaissance. Ainsi, grâce à ce « virus » propagé par les apôtres juifs, et leur chef Ieshoua, prétendument révoltés contre leurs maîtres traditionalistes, les youtres ont obtenu non seulement le monopole des activités qui permettent de s’enrichir sans travailler la terre, la pierre ou le métal , ce qui est fondamental au plan symbolique, à savoir la finance et le commerce, et en particulier celui des esclaves qui leur permettait de mener à bien leurs plans eugéniques ( amélioration de leur race et affaiblissement de la nôtre par métissage avec des races ennemies ), mais aussi le monopole des prières et autres pratiques qui contribuent à l’énergie spirituelle des peuples.
D’où la hargne et la férocité avec laquelle leurs shabbat-goys ont fait disparaître tous nos temples, nos arbres sacrés, ou les ont recouverts par leurs églises.
Ceci dit, ils n’ont pu éradiquer totalement les anciennes croyances ; la trinité n’est pas un concept hébraïque !
Et ceux qui ont construit ces églises y ont caché bien des choses destinées à cèler et à transmettre le savoir de leurs aïeux.
Cela étant, ça a marché quand même…
Je pense moi aussi que Kevin MacDonald a eu l’intuition que le dieu des youtres n’était autre qu’eux-mêmes mais il a situé cette analyse sur un plan plus rationnel que celui que j’évoque.
À la réflexion, et après avoir pensé à certains écrits méconnus de Jung, je pense que celui-ci a décelé ce côté occulte du plan de domination des juifs.
D’où la fureur de Freud quand il (Jung) a osé aborder ce domaine.
Vous allez peut-être penser que je suis complètement frappé mais je suis persuadé que c’est là un de ses volets essentiels et que cette histoire d’égregore va bien au delà d’une simple image symbolique. En tout cas, il est clair que les juifs en sont pour leur part totalement persuadés et ces gens ne font rien pour rien.
Nos aïeux n’auraient eu aucun scepticisme à l’évocation d’une telle hypothèse. Leurs chamanes leur démontraient tous les jours qu’il y a d’autres forces que celles qu’on mesure en newtons…

Rho 2
6 août 2019 22 h 08 min

Autre rectification : …la terre, le bois, la pierre ou le métal…
Les juifs ont obtenu de s’enrichir en ne travaillant que ce qui se trame ( le tissu ou les intrigues ), ou par le commerce et la négociation. Tailler, sculpter, forger, sont des activités qui supposent l’esprit de géométrie, indispensable à la représentation, que seuls possèdent les goyims. En énonçant « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ! », Pythagore écartait de facto les juifs des loges de constructeurs. Et c’est d’ailleurs toujours le cas pour les loges compagnoniques. ( ne pas confondre avec les loges maçonniques qui ne sont qu’une imposture des culs-bénis ou de leurs dissidents marxistes, et sont, elles, souvent youtronnées jusqu’au trognon ).
De toute façon aucun cerveau juif ne peut appréhender et encore moins maîtriser ce qu’on y enseigne. Leur fameux temple sacré de Jérusalem n’a d’ailleurs pas été édifié par un juif. Son architecte, Hiram, était Phénicien et païen.
Les juifs sont incapables de création spatiale (peinture, sculpture, architecture) tout comme leurs cousins et vivaient d’ailleurs comme eux sous des tentes…
Il y a quelques artisans habiles ou de bons architectes dans le monde musulman mais ce ne sont pas de purs sémites mais des métis d’Arabes et des peuples qu’ils ont conquis. Idem chez les youpins.
Les purs juifs ne maîtrisent que le verbe et les incantations. Hélas, ils le maîtrisent fort bien, ces enculés !
On comprend que l’un d’eux, « celui que Ieshoua aimait » ( comme s’il s’était appelé Marie-Madeleine, à un détail près ) ait proféré : « Au commencement était le verbe »…
En tout cas, eux, la magie, ils y croient encore. La formule « Abracadabra » est d’ailleurs une prononciation déformée du nom que l’on ne doit pas prononcer…
Alors le renforcement de leur égrégore par les prières de ces cons de goyims, ça ne peut faire de doute pour eux.
Ils doivent se sentir on ne peut mieux chez les chrétins évangéliques…

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