Culture de la Critique : l’École de Francfort et la pathologisation des loyautés non-juives (7)

L’influence de l’École de Francfort

Même s’il est difficile d’évaluer l’effet produit par des ouvrages comme la Personnalité autoritaire sur la culture des Gentils, il est incontestable que la ligne directrice de la critique radicale qui lui était portée consistait, à l’instar d’autres ouvrages inspirés par la psychanalyse et ses dérivés, à pathologiser, chez les Gentils, le fort investissement parental et l’ambition de l’ascension sociale, en même temps que les sentiments de fierté envers la famille, la religion et le pays. Bien des attitudes essentielles de la révolution contre-culturelle des années 1960, qui fut globalement victorieuse, trouvent leur expression dans la Personnalité autoritaire : l’idéalisation de la rébellion contre les parents, les relations érotiques à faible investissement et le mépris de l’ambition d’une ascension sociale et d’une bonne situation, le mépris de la fierté familiale, de la religion chrétienne et du patriotisme.

Nous avons vu que malgré cette intention antagonique vis-à-vis de la gentilité, les extrême-gauchistes juifs des années 1960 continuaient à se reconnaître dans leurs parents et dans le judaïsme. La révolution contre-culturelle était en un sens très profond une mission destinée aux Gentils, visant à pathologiser leur fonctionnement adaptatif et leurs identifications collectives, tandis que l’identification au groupe juif et à sa continuité conservaient leur importance psychologique et leur valorisation morale positive. À cet égard, le comportement de ces gauchistes correspondait trait pour trait à celui des auteurs de la Personnalité autoritaire et à celui des Juifs impliqués dans la psychanalyse et l’extrême-gauche en général : la culture des Gentils et les stratégies de groupe des Gentils sont fondamentalement pathologiques et doivent être clouées au pilori si l’on veut rendre le monde plus sûr pour le judaïsme en tant que stratégie évolutionnaire de groupe.

Comme c’était le cas dans l’extrême-gauche politique, seule une petite élite culturelle pouvait atteindre le niveau extrêmement élevé de santé mentale incarné par le libéral authentique :

Le remplacement des arguments moraux et politiques par de la psychologisation sauvage permit non seulement à Adorno et à ses collaborateurs de rejeter comme inacceptables certaines opinions politiques pour des raisons médicales, mais elle leur servit aussi à fixer des normes impossibles, qui ne pouvaient correspondre qu’aux membres d’une avant-garde culturelle auto-constituée. Pour que fût reconnue leur « autonomie » émotionnelle, les sujets de leurs examens devaient énoncer les opinions correctes, mais aussi y croire profondément et les exprimer spontanément (Lasch, op. cit. p. 453)

Dans la période qui suivit la Deuxième Guerre mondiale, la Personnalité autoritaire devint une arme idéologique contre les mouvements populistes américains historiques, le MacCarthysme en particulier. « Les gens dans l’ensemble comprenaient assez mal la démocratie libérale et (…) d’importantes questions de politique générale devaient être tranchées par des élites instruites et non pas livrées aux suffrages populaires » (ibidem, p. 455).

Ces tendances s’illustrent dans The Politics of Unreason, volume intégré à la série Patterns of American Prejudice, financée par l’ADL. Ce livre fut écrit par Martin Lipset et Earl Raab en 1970. (Ces deux auteurs ont aussi écrit Prejudice and Society, publié par l’ADL en 1959. À l’instar de la série Studies in Prejudice [financée par l’AJCommittee], nous constatons l’existence d’un lien entre la recherche universitaire sur les rapports inter-ethniques d’un côté et les organisations militantes juives de l’autre. Dans sa carrière, Raab a conjugué enseignement universitaire et implication approfondie dans le militantisme juif.) Comme son titre le dit bien, The Politics of Unreason explique que les expressions d’ethnocentrisme politique et culturel des gens d’ascendance européenne sont irrationnelles et n’ont rien à voir avec l’intérêt ethnique légitime qui consiste à vouloir conserver le pouvoir politique. Les mouvements « extrémistes de droite » cherchent à conserver ou à restaurer le pouvoir de la majorité d’ascendance européenne aux États-Unis, mais « la politique extrémiste est la politique du désespoir » (p. 3).

Pour ces deux auteurs, la tolérance en faveur du pluralisme culturel et ethnique est un trait constitutif de l’essence de la démocratie, ce qui fait que les groupes qui s’opposent audit pluralisme sont extrémistes et anti-démocratiques par définition. Citant Edward A. Shils (The Torment of Secrecy, p. 154), ils affirment que le pluralisme implique la présence de multiples centres de pouvoir, sans domination d’un groupe en particulier – opinion qui implique que l’intérêt qu’ont certains groupes ethniques de conserver et d’étendre leur pouvoir est fondamentalement anti-démocratique. La résistance des majorités face à l’accroissement du pouvoir et de l’influence des autres groupes est donc attentatoire au « centre spirituel fixe du processus politique démocratique » (p. 5). « L’extrémisme, c’est l’anti-pluralisme (…) Et le cœur opérationnel de l’extrémisme est la répression de la différence et de la contestation » (p. 6 ; souligné dans le texte).

Lipset et Raab condamnent l’extrémisme de droite pour son moralisme – geste étrange étant donné le rôle central du sentiment de supériorité morale qu’on voit partout à l’œuvre dans les mouvements intellectuels dominés par les Juifs que nous étudions dans le présent ouvrage, sans compter les propres affirmations de ces deux auteurs, selon qui l’extrémisme de droite est un « un mal politique absolu » (p. 4), à cause de ses liens avec l’autoritarisme et le totalitarisme. Ils lui reprochent aussi sa tendance à défendre des solutions simples à des problèmes complexes, ce qui revient, comme l’a fait remarquer Christopher Lasch, à en appeler à une élite intellectuelle pour proposer des solutions aux problèmes sociaux. Ils lui reprochent enfin sa méfiance à l’égard des institutions qui interviennent entre le peuple et son exercice du pouvoir, position qui plaide là encore en faveur du pouvoir des élites. « Le populisme identifie l’aspiration du peuple à la justice et à la moralité » (p. 13). Leur thèse est en fin de compte que la démocratie n’est pas le pouvoir qu’aurait le peuple de chercher à servir ses intérêts perçus. Au contraire, la démocratie est conçue comme ce qui garantit que les majorités ne résistent pas à l’expansion du pouvoir des minorités, même si une telle chose implique un déclin de leur propre pouvoir.

Au niveau le plus abstrait, le projet fondamental consiste à persuader les gens d’ascendance européenne des États-Unis que leur inquiétude au sujet de leur éclipse démographique et culturelle est irrationnelle et symptomatique de maladie mentale. Le concept adornien de « pseudo-conservatisme » a été employé par Richard Hofstadter, très influent historien d’Harvard, pour condamner ceux qui déviaient de l’orthodoxie de gauche : il leur diagnostiquait une psychopathologie qu’il nommait « anxiété de statut ». Hofstadter développait une perspective favorable au « consensus » en histoire, que Nugent décrivait comme « grognonne par principe à l’égard des mouvements populaires qui semblaient menacer l’hégémonie de l’élite ou de l’intelligentsia urbaine et souvent universitaire ; et férue de concepts qu’ils puisaient dans les sciences du comportement. »

Le pseudo-conservatisme était diagnostiqué, dans des termes qui dérivaient entièrement de la Personnalité autoritaire, comme étant un « dérangement dans le rapport à l’autorité, caractérisé par une incapacité presque complète à trouver d’autres modes relationnels avec autrui que la domination et la soumission complètes » (Hofstadter, The Paranoïd Style in American Politics and Other Essays, p. 58). Comme l’a fait remarquer Nugent, ce point de vue ignore largement « les réalités économiques et politiques concrètes qui déterminent le populisme, lequel n’est donc plus saisi qu’en termes de psychopathologie et d’irrationalité. » (The Tolerant Populists : Kansas Populism and Nativism, p. 26) Telle est exactement la méthode de la Personnalité autoritaire : les conflits d’intérêt réels entre groupes ethniques sont considérés comme ne représentant rien de plus que les projections irrationnelles faites par des personnalité inadéquates issues du groupe majoritaire.

Lasch attire également notre attention sur Leslie Freidman, Daniel Bell et Seymour Martin, qui expriment les mêmes tendances. (Dans The New American Right [1955], collection d’essais éditée par Daniel Bell, Hofstadter et Lipset se réfèrent favorablement à la Personnalité autoritaire, œuvre qui permettrait de comprendre les comportements et attitudes politiques de droite.) De son côté, Nugent mentionne un regroupement d’individus qui n’étaient pas historiens et dont les points de vue reposaient la plupart du temps sur des impressions et qui ne faisaient aucun effort d’examen détaillé : Victor Ferkiss, David Riesman, Nathan Glazer, Lipset, Edward A. Shils et Peter Viereck. Toutefois, ce groupe comportait des historiens qui « comptaient parmi eux quelques flambeaux de la profession » (op. cit. p. 13), comme Hofstadter, Oscar Handlin et Max Lerner – tous intellectuellement engagés contre la politique de restrictions migratoires.

Ils avaient tous en commun, d’ « insister improprement » comme le dit Nugent, sur l’image du populiste en tant qu’antisémite – image qui exagérait et simplifiait à l’excès le mouvement populiste, mais qui parvint à rendre le mouvement moralement répugnant. Novik est plus explicite : il affirme que leur identification juive jouait un rôle important dans ces affirmations, en expliquant que certains historiens juifs américains (Hofstadter, Bell et Lipset) voyaient le populisme américain sous un jour défavorable parce qu’ « une seule génération les séparait du shtetl [village juif], où chaque insurrection paysanne des Gentils impliquait le pogrom. » (That Noble Dream : The « Objectivity Question » and the American Historical Profession, p. 341)

Cette remarque peut avoir quelque chose de vrai, mais je doute que les interprétations proposées par ces historiens juifs soient tout simplement des restes irrationnels provenant de l’antisémitisme est-européen. De véritables conflits d’intérêt étaient en cause. D’un côté, des intellectuels juifs qui servaient leurs intérêts d’intellectuels urbains briguant la fin de la prépondérance démographique et culturelle des Anglo-saxons protestants. De l’autre, ceux que Higham appelait « les gens du commun du Sud et de l’Ouest » (Send These to Me : Immigrants in Urban America, p. 49), qui luttaient pour maintenir leur prépondérance culturelle et démographique. (La lutte entre ces groupes est l’objet de l’examen de l’implication juive dans la formation de la politique migratoire US au septième chapitre, nous traiterons aussi ce thème dans l’examen des New York Intellectuals au sixième chapitre. Plusieurs des intellectuels que nous mentionnons ici sont considérés comme membres du mouvement des New York Intellectuals [Bell, Glazer, Lipset, Riesman et Shils], tandis que d’autres [Hofstadter et Handlin] sont plutôt des compagnons de route.)

En tant qu’avant-garde de l’élite intellectuelle juive urbaine, ce groupe d’intellectuels méprisait la classe moyenne en général. De leur point de vue, cette classe

s’attachait à des mœurs dépassées et folkloriques, comme leur religiosité conventionnelle, leur foyer et leur maison, leur culte sentimental de la maternité, et à des modes de production obsolètes. Elle tournait ses regards vers un âge d’or mythique situé dans le passé. Elle s’indignait des classes plus haut placées tout en intériorisant ses normes, préférant en imposer aux pauvres plutôt que de les rejoindre dans une lutte commune contre l’oppression. Elle était hantée par la crainte de tomber encore plus bas dans l’échelle sociale et s’accrochait aux signes de respectabilité qui la distinguaient de la classe des travailleurs manuels. Féroce adepte d’une éthique du travail, elle croyait que quiconque voulait un emploi pouvait en trouver un et que ceux qui refusaient de travailler pouvaient mourir de faim. Manquant de culture libérale, elle était la proie facile de toutes sortes de charlatanismes et de lubies politiques. (Lasch, op. cit. p. 458)

Souvenons-nous des remarques de Nicholas von Hoffman, à propos de la morgue exprimée à l’encontre des classes moyennes par les gens de gauche philo-communiste de l’époque, comme Hofstadter et les journalistes de The New Republic : « Dans la bataille culturelle qui agite cette période, les élites d’Hollywood, de Cambridge et des cercles de réflexion de gauche avaient peu de sympathie pour les hommes aux jambes arquées coiffés de leurs calots de la légion américaine, pour leurs femmes trop rondes et pour leurs jacasseries sur Yalta et sur la forêt de Katyn. Ces catholiques kitsch, qui décoraient leurs pelouses de flamands roses en plastique, ces petits-bourgeois de la couche inférieure et leurs angoisses de politique extérieure, non, c’était vraiment trop bas de gamme pour être pris au sérieux » (Was McCarthy right about the feft ? Washington Post, 14 avril 1996).

Escape from Freedom d’Erich Fromm, auteur associé à l’École de Francfort, est un autre bon exemple de cet assaut mené contre la classe moyenne. Dans ce livre, la classe moyenne est considérée comme fortement encline à développer des formations réactives « sado-masochistes » (en participant à des groupes autoritaires !) pour répondre à leurs frustrations tenant à leur statut économique et social. Il n’est guère surprenant que la petite-bourgeoisie, cible de cet assaut idéologique – qui englobe aussi, pourrait-on ajouter, le Mittlestand des politiques allemandes inspirées par Guillaume II – a fréquemment eu tendance à utiliser l’antisémitisme pour expliquer son déclassement et son échec à s’élever socialement. Ce groupe a aussi souvent incorporé les groupes soudés et autoritaires pour réaliser ses objectifs politiques. Mais dans le contexte de la Personnalité autoritaire, le désir d’ascension sociale et la crainte du déclassement, caractéristiques de beaucoup de mouvement populistes, sont des signes de maladie psychiatrique, les pathétiques effets d’une socialisation inappropriée, appelés à disparaître dans la société utopique de l’avenir.

Bien que la Théorie critique eût cessé d’être un guide pour les mouvements protestataires du début des années 1970, son influence est demeurée très forte dans le monde intellectuel en général. Dans les années 1970, les intellectuels de l’École de Francfort continuaient de faire feu sur les conservateurs allemands. Ceux-ci les voyaient comme les « parents adoptifs des terroristes » et comme les fomentateurs « de la révolution culturelle qui s’emploie à détruire l’Occident chrétien » (Wiggershaus, op. cit. p. 657). « L’inséparabilité des concepts d’École de Francfort, de Théorie critique et de néo-marxisme, indique qu’à partir des années 1930, la pensée de gauche productive sur le plan théorique dans les pays de langue allemande s’est concentrée sur Horkheimer, Adorno et l’Institut de Recherche Sociale » (ibidem p. 658)

Toutefois, l’influence de l’École de Francfort est allée bien au-delà du monde germanophone, et je ne parle pas seulement de la Personnalité autoritaire, des écrits d’Erich Fromm et des œuvres si influentes d’Herbert Marcuse, gourou de la contre-culture de la Nouvelle gauche. Dans le monde intellectuel contemporain, il y a plusieurs revues qui perpétuent cet héritage, comme New German Critique, Cultural Critique et Theory, culture and Society : Explorations in Critical Social Science. L’influence de l’École de Francfort s’est beaucoup accrue à la suite de la victoire du mouvement contre-culturel de la Nouvelle gauche des années 1960.

L’École de Francfort peut s’enorgueillir d’avoir été la principale source d’influence du colloque de la très post-moderne Modern Language Association en décembre 1994. Kramer et Kimball ont mentionné la quantité de références élogieuses à Adorno, Horkheimer, et en particulier Walter Benjamin, qui eut l’honneur d’être le savant le plus cité de ce colloque. Le marxisme et la psychanalyse n’étaient pas des influences absentes de ce colloque. Un moment fort a eu lieu quand le marxiste radical Richard Ohmann reconnut que les humanités avaient été révolutionnées par « l’héritage critique des années soixante » (Farewell to the MLA, The New Criterion (1995), p. 12). Ce point, soulignent les deux auteurs, est souvent nié par la gauche universitaire, mais c’est un lieu commun dans les publications conservatrices comme The New Criterion, et un de leurs thèmes centraux.

Michel Foucault, auteur post-moderne extrêmement influent, a mis en valeur la proximité entre l’École de Francfort et le postmodernisme contemporain : « si j’avais pu connaître l’école de Francfort, si je l’avais connue à temps, bien du travail m’aurait été épargné, il y a bien des bêtises que je n’aurais pas dites et beaucoup de détours que je n’aurais pas faits en essayant de suivre mon petit bonhomme de chemin alors que des voies avaient été ouvertes par l’école de Francfort » (in Wiggershaus, op. cit. p. 4 ; original : Dits et Écrits IV, texte 330 ). Tandis que l’École de Francfort avait pour stratégie de déconstruire la pensée scientifique et universaliste au moyen de la « raison critique », le postmodernisme a opté pour le relativisme complet et l’absence de normes, afin de prévenir toute apparition d’une théorie générale de la société ou d’un système philosophique ou moral universellement valable. (Norris, The Truth about Postmodernism, p. 278 sq.)

Le postmodernisme contemporain et l’idéologie multiculturaliste ont adopté plusieurs principes fondamentaux de l’École de Francfort : le primat de l’éthique et des valeurs pour tout ce qui touche à l’instruction et aux sciences sociales ; l’idée que la science empirique, aspect de la domination sociale, est oppressive ; le refus de la possibilité de valeurs communes, de toute idée universelle, de toute culture nationale (voir aussi l’examen de la « théorie post-coloniale » chez Jacoby, descendant intellectuel de l’École de Francfort [Marginal Returns : The trouble with post-colonial theory, Lingua Franca, 1995, p. 35]) ; l’ « herméneutique du soupçon », par laquelle toute tentative de concevoir de tels universaux ou une culture nationale est contrecarrée et « déconstruite » – ce qui est au fond la même chose que la « dialectique négative » d’Adorno.

Il y a là l’acceptation implicite d’un modèle de société balkanisé, dans lequel certains groupes et leurs intérêts possèdent a priori une valeur morale, sans qu’il soit possible de développer une théorie rationnelle et scientifique de quelque groupe que ce soit, et encore moins une théorie universelle des affaires pan-humaines. Aussi bien l’École de Francfort que les postmodernistes acceptent implicitement un modèle où règne la compétition entre groupes antagonistes, sans qu’il y ait moyen de réaliser un consensus, bien qu’il existe une différence de traitement en vertu de laquelle les majorités sont considérées comme pathologiques et doivent faire l’objet d’une critique radicale.

C’est une ironie absolue de voir que cet assaut contre l’universalisme occidental donne raison à l’ethnocentrisme des groupes minoritaires, alors même qu’il abolit tout fondement possible de l’ethnocentrisme. Intellectuellement, on se demande bien comment on peut être en même temps postmoderniste et Juif militant. La rigueur intellectuelle voudrait que toutes les identifications personnelles fissent l’objet de la même logique déconstructrice, à moins, évidemment, que l’identité personnelle elle-même n’impliquât de profondes ambiguïtés, de la tromperie et de l’auto-tromperie.

Auteur: Basile

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9 Commentaires sur "Culture de la Critique : l’École de Francfort et la pathologisation des loyautés non-juives (7)"

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Rho 2
24 juin 2019 4 h 49 min

Le but est finalement toujours le même, à savoir rendre impossible le maintien des valeurs et des cultures nationales chez les goyims et convaincre ceux-ci de s’en remettre à une prétendue “élite éclairée” pour diriger leurs vies et le monde.
Élite éclairée qui se trouve être, pure cohencidence, constituée en totalité ou presque des membres du seul groupe auquel on permet de conserver sa propre culture et ses valeurs. Ben oui, car il s’agit, ne l’oublions pas, des “élus de Dieu”.
Je suggère, puisqu’ils sont donc assurés d’être tous assis à sa droite ( tiens, c’est bizarre, les youtres et culs-bénis haïssent la droite mais ne rêvent que d’une chose, c’est d’être assis de ce côté, ce qui risque de faire basculer le canapé divin ) de les envoyer au plus tôt LE rejoindre. Ainsi ils pourront se passer avec Jéhovah, Ieshoua, et la tourterelle qui parle, ces derniers étant là pour driver leurs serviteurs, à savoir les shabbat-goys que nous aurons envoyés rejoindre leurs maîtres, le DVD des aventures de Moïse en Égypte. Incarné par Charlton Heston, un Aryen, alors que ce bon youtron, comme le gourou devenu Ieshoua, devait plutôt avoir une sale gueule proche de celles d'(((Hanouna))), des (((Benguigui : Berry, Bruel et compagnie))), des (((Khan : avec ou sans Strauss))), de (((Darmon))), d'(((Elmaleh))), de (((Ghenassia dit Macias))), ou de celles de toutes les raclures youtres qui occupent la quasi-totalité du temps d’antenne du juif électronique. On comprend que Ceci est un Billet de Mille ait préféré ouvrir son casting à notre race.
Pendant qu’ils seront tous montés sur ce nuage céleste ( et non dans un nuage, j’ai déjà dit que l’incinération, c’est pas écologique ), nous pourrons donner libre cours à nos pathologies mentales de goyim en faisant la fête et en baisant comme des bonobos pour repeupler nos terres enfin dépolluées…

Alexandre
24 juin 2019 11 h 04 min

Sincères remerciements et félicitations pour cette très belle traduction d’une étude fondamentale de l’excellent K. McDonald, laquelle éclaire on ne peut mieux la genèse et l’évolution du marasme dans lequel se trouvent bon nombre de nos contemporains, du point de vue social comme intellectuel et moral. J’attends la fin de cett publication pour la diffuser, avec vos références, autour de moi.
Cependant, dans une perspective de propagande intelligente, la mise en exergue de ce septième chapitre me semble appropriée, pour constituer l’accroche qui mènera le public à réfléchir sur tout le reste. Il me semble constituer la parfaite synthèse de ce qui a précédé, avec la mention d’auteurs connus, fort prisés du public (Fromm, en particulier et, dans une certaine mesure, Benjamin), et ce chapitre se suffit à lui-même tout en étant d’un accès aisé avec un fort pouvoir d’attraction (à chaque ligne, on en attend la suite…)
J’invite donc ceux qui pratiquent les réseaux sociaux à extraire de ces chapitres des passages correspondant aux dicussions qui peuvent se dérouler sur ces réseaux, quitte à adapter ces passages aux publics visés, en épousant leur niveau de langage, en les enrichissant de références et d’exemples davantages populaires, etc., tout en renvoyant la source originale et, si possible, à ce même site.

Basile
24 juin 2019 12 h 15 min

@ Rho
Kevin MacDonald était étudiant dans les années 70 et il a été pris comme tant d’autres de sa génération dans la spirale du gauchisme. Son style universitaire est très froid et distancié, mais on sent qu’il parle avec le coeur : les chefs juifs de ces groupuscules gauchistes enjoignent les fidèles goyim à se “libérer” de toute attache et à tout “déconstruire”, à maudire leur parents et leur lignée… ce qui aboutit à une profonde destruction sociale et psychique et parfois à la déchéance (Situation peut-être d’autant plus tendue dans le cas de l’auteur si l’on prend en compte que son père était flic). Il voyait en même temps que les youps n’avaient pas ces problèmes identitaires, qu’ils étaient complètement tarés eux aussi mais soutenus par leurs familles… Gloups… Puis un jour il a dû comprendre que le gauchisme c’est le judaïsme, et là tadaaaa, il devient Kevin Premier Youpinochtone !

@ Alexandre
Merci de ton enthousiasme ! Si tu peux contribuer à propager la pensée du bon Kevin, fais au mieux. L’idéal serait qu’à la fin en plus d’un beau pdf comme Thaddaüs sait si bien le faire, on aboutisse à un bouquin physique…
Mais je ne suis pas sûr que ce genre de texte “attire” beaucoup de lecteurs même de notre camp. Il y a en ce moment sur twitter une polémique entre Boris et l’Egyptien Hossam Messiha porte-parole de la Poissonnière qui tourne autour de la question de la légitimité à parler au nom des Français et donc de l’identité. Eh bien figure-toi que la moitié ou plus des gens sur twitter (ce qui n’est pas forcément représentatif mais quand même) pensent que l’immigré Messiha est plus légitime que Boris. Donc tu peux te faire une idée du niveau moyen et peser la force de l’immonde imposture de ce “nationalisme”. Tu penses bien que ce ramassis de traîtres en puissance et en acte ne vont pas s’intéresser à ce que raconte Blanche Europe et en particulier cette traduction. Donc pour résumer : nous parlons à une infime minorité.
P.S. Ces gars-là, Fromm, Benjamin, ne sont pas des noms très connus… surtout Fromm, je n’avais jamais entendu parler avant de lire KMD. Peut-être dans les facs de sciences humaines… mais ces gens-là veulent tous nous voir en prison, ils ne nous lisent pas, c’est peine perdue de parler à des gauchistes bourgeois, c’est à peu près comme parler à des Juifs.

Alexandre
24 juin 2019 17 h 55 min

Nous ne sommes probablement pas de la même génération, car qu’est-ce qu’on a pu m’en baver de l’ Erich Fromm, à mes vingt ans… Auteur de référence de pas mal de gens qui atteignirent cet âge en 1980 ou approchant. Quelque peu auparavant, pour les esprits forts, ce fut Marcuse. Enfin apparut Walter Benjamin, vers la fin de la décennie. Pour le peu que je m’en suis intéressé, ces (((personnages))) me sont tous apparus fort lourds, indigestes et sans véritable intérêt… sinon en raison de l’attraction phénoménale et de la cléricature hypnotique qu’ils exercèrent sur les personnes de mon âge qui lisaient encore (et ils étaient fort nombreux…).
Un auteur que Kévin McDonald ne cite point mais qui fut à sa manière le gourou de toute une génération, née entre 1956 et 1966, fut (((Wilhelm Reich))) – je note en passant que les fiches Wikipedia en français ne mentionnent que rarement l’origine ethnique des auteurs référencés, alors que l’édition en anglais de cette même encyclopédie en ligne, la mentionne scrupuleusement, avec force détails intéressants.
Avec ce (((Reich)))-là, c’était pipi, caca, moumou à la sauce flower power, quoique lui-même décéda dix ans auparavant; vous ne pouvez imaginer le succès ! Ce Wilhelm-là était assez franc du collier, sans détours, quoiqu’il finit par donner dans le charlatanisme à prétention scientifique le plus délirant. Son sale travail fut recyclé à tours de bras, tantôt en l’édulcorant, tantôt en le porno-graphiant davantage encore, en fonction des publics visés. Fromm, plus romantique et philosophe, eut en définitive une influence plus insidieuse. Quoiqu’il en soit, si je m’attarde sur ce sujet, c’est que les magazines grands publics (mode, people, musique, féminin, ado, etc.) – étant donné (((qui))), dans l’immense majorité des cas, les produisent et les dirigent – alimentent le peu de pensée qu’ils charrient quasi exclusivement à ces deux sources, aujourd’hui encore, et partout dans le monde.
Voir à ce propos ce lien : http://www.zones-subversives.com/article-wilhelm-reich-et-la-revolution-sexuelle-105132788.html
Autre question soulevée, le peu d’intérêt pour notre mouvement et les travaux que nous diffusons ou tâchons de faire connaître… Il ne faut pas perdre courage, cela prend du temps. La génération à laquelle j’appartiens, à mon corps défendant, et qui pourrait être celle de vos parents, peu à peu se montre accessible au doute… fort timidement, je m’en aperçois moi-même, et dans un parfait état d’effarouchement. Pourtant, je vous jure que c’est déjà une victoire, fort modeste sans aucun doute mais guère insignifiante, tant au fil de leurs existences, ses membres se sont montrés légers et présomptueux. Ce sont eux qui occupent à présent le devant de la scène laborieuse ; s’ils pouvaient ne serait-ce que de ne plus autant la ramener, sur le mode : qu’est-ce qu’on bien pu faire avancer les choses ! qu’est-ce que nous fûmes non-conformistes et intelligents ! cela éclairerait déjà pas mal la vue de plus jeunes, encore inconscients ou fourvoyés dans des impasses. Et on peut espérer un effet de boule de neige, grossissant jusqu’à devenir une avalanche assez puissante pour balayer le désert de houille et de m… qui est en train de nous submerger.

Cela ne m’étonne guère qu’une majorité de couics penche pour l’enchocolaté plutôt qu’en faveur de Boris. Malheureusement. Mais ce phénomène procède exactement du succès des thèses de l’Ecole de Francfort, lesquelles ont culminé et se sont ramassées dans le concept de « patriotisme constitutionnel » (du philosophe Juergen Habermas, ou de l’apologie du Pays légal débarrassé de tout Pays charnel) qui constitue à la fois la pierre de touche et la pierre de voûte de l’Union dedans les Choux de Bruxelles. À l’aune de cette philosophie, le premier métèque venu est plus autorisé que quiconque d’entre nous à nous enseigner, et notre identité, et notre histoire, et notre destinée ; et cela d’autant mieux qu’il nous sera d’autant plus étranger. Ce n’est pas une plaisanterie mais la (((philosophie))) de notre époque, son « Zeitgeist », pour combien de temps encore…. Le plus sidérant, dans tout cela, c’est encore la crédulité et l’intensité avec lesquelles nos contemporains intègrent de semblables insanités.
Mon pays d’origine connaît un système démocratique singulièrement participatif, relativement aux grandes démocraties qui l’entourent… Il n’en demeure pas moins que la majorité de ses citoyens demeurent fermement convaincus que le jeu du football consiste à se mettre tout plein d’autogoals ! (Cela depuis le milieu des années 70’, en accélération et approfondissement constants). Et puis cela ne semble pas devoir changer ; premièrement, parce que la culture politique (connaissance des institutions, de leurs mécanismes et finalités, connaissances en matière d’histoire et de politique générales) atteint un niveau d’effondrement inédit en Europe… grâce à l’école publique et obligatoire, entre autres facteurs. Deuxièmement, la naturalisation à marche forcée de ressortissants massivement non caucasiens amène sur la marché de la démocratie une foule de clients, parfaitement ignorants comme intéressés à leurs sales manies exclusivement et à ce que le système peut leur offrir de surcroît. Aussi dis-je volontiers à mes compatriotes que leur Pays ne sera bientôt plus qu’une province de la Grande Albanie Universelle…

Nous savons tous, au fond, qu’il nous faut provoquer une révolution… Notre modèle a pu jouer encore sur les institutions démocratiques ou républicaines, représentatives, et se fier à sa connaissance intuitive et pratique de la conscience profonde du peuple allemand, de ses ressorts ethniques et de son souci existentiel fondé sur des faits actuels et une connaissance suffisante de son histoire. Il en fut de même en Italie et en Espagne (avec la Phalange de José Antonio de Riveras), aux heures les plus périlleuses de l’histoire contemporaine de ces Etats. Encore que ces heures nous semblent à nous, et à raison, bien vénielles encore, en comparaison de ce que nous subissons et nous menace de plus en plus effrontément, de jour en jour plus massivement. L’effondrement anthropologique qui se poursuit depuis 1945 ne nous permet plus d’envisager une telle sortie par le haut, sur l’exemple du mouvement national-socialisme, après le putsch manqué de Munich.

En guise de conclusion.
Ci-dessus : « pour combien de temps encore… » et « révolution ». – Vous n’ignorez pas ce que pense un certain Boris sur ces questions. Entre autres réflexions, il partage la conviction selon laquelle, lorsque disparaîtra du décor la génération des boumeurs ; pour ceux qui demeureront de caucasiens dans nos contrées, le choc sera implacable ! C’est à cela que nous devons œuvrer : préparer les plus conscients d’entre ces derniers des Mohicans à ce qui ne manquera pas d’arriver, les y préparer physiquement, intellectuellement, moralement. Même s’ils ne constitueront en définitive qu’une infime minorité ; elle formera le levain qui fera lever la pâte. Avec assez d’intelligence et de détermination, l’avenir leur appartiendra ou, du moins, il ne se fera pas sans eux, et dans un rôle prééminent. Enfin, prévenir, informer, diffuser… afin que la vérité qui, tantôt, éclatera sous les yeux du grand nombre n’aille pas jusqu’à les aveugler irrémédiablement, de sorte à ce qu’ils se rendent sans opposer de résistance.
L’Europe, en voie de régénération, ne requerra pas des centaines de millions de ressortissants indigènes… Ses époques les plus florissantes abritaient un nombre d’habitant inférieur peut-être même à la France ou à l’Allemagne actuelles ! Dans un monde qui tourne autour du soleil, la qualité primera toujours sur la quantité. Raison de poursuivre, sans jamais baisser les bras.

Basile
24 juin 2019 19 h 52 min

@ Alexandre.

Oui, en gros nous sommes des merdes et nous n’avons pas le droit d’exister, donc n’importe quel romanichel ou congolais est mieux placé pour nous apprendre la vie.

J’ai un peu tiqué sur ton affirmation

S’ils pouvaient ne serait-ce que de ne plus autant la ramener, sur le mode : qu’est-ce qu’on bien pu faire avancer les choses ! qu’est-ce que nous fûmes non-conformistes et intelligents ! cela éclairerait déjà pas mal la vue de plus jeunes, encore inconscients ou fourvoyés dans des impasses. Et on peut espérer un effet de boule de neige, grossissant jusqu’à devenir une avalanche assez puissante pour balayer le désert de houille et de m… qui est en train de nous submerger.

Les vieux ne font pas la révolution, au maximum ils la soutiennent. Et puis les jeunes n’écoutent pas les vieux, qu’ils jugent à tort ou à raison responsables de la situation pourrie qui est la leur. Je peux te confirmer que tout le monde ici déteste avec passion les soixante-huitards. Ce qu’ils attendent des vieux c’est effectivement
1) qu’ils ne se la ramènent pas parce qu’ils ont perdu tout droit à la parole, sauf les valeureux seniors qui peuvent montrer leurs états de service (par exemple les vieux qui ont cassé du fellagah en Algérie ou du gauchiste en 68 comme B. Lugan ou notre cher Rho)
2) qu’ils fassent leur autocritique sincère et en acte en nous soutenant matériellement, car on n’a pas un sou et on est menacé.

Benito
24 juin 2019 14 h 25 min

Bonjour je suis très intéressé par vos analyses pouvez me contacter par email ? Merci beaucoup

25 juin 2019 20 h 58 min

Benito, à qui vous adressez-vous ? Si c’est à Rho 2, il ne peut pas voir votre adresse. Si c’est à Basile, précisez-le !

Basile
24 juin 2019 23 h 02 min

@ Alexandre : Est-ce que l’adresse courriel que tu as renseignée est active ? Je t’ai envoyé un courriel le mois dernier qui est resté sans réponse..

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