Fin de la guerre contre l’État Islamique : Syrie et Irak revendiquent une reconquête totale des territoires perdus

Le conflit contre l’État Islamique avait perdu de son intérêt ces derniers temps, tout simplement parce que sa conclusion paraissait certaine. Après la chute de Mossoul, la reprise de Raqqa et la reprise de Deir Ez-Zor, les fanatiques djihadistes – dont les rapides avancées territoriales de 2014 et les abominables exactions avaient stupéfait le monde – contrôlaient un territoire toujours plus petit et dénué de force.

L’État Islamique vaincu en Syrie

RT :

« Toutes les unités des terroristes de Daesh sur le sol syrien ont été détruites et le territoire a été libéré », a annoncé le chef d’état-major des forces armées russes Valery Gerasimov le 6 décembre. « Il n’y a donc plus, à l’heure actuelle, aucun territoire contrôlé par Daesh en Syrie », a-t-il ajouté.

D’autres sources continuent d’affirmer que l’État Islamique contrôlerait toujours certains territoires – mais il s’agit de petites poches de désert à la valeur quasi-nulle ; ce qui fait peu de différence et ne durera sans doute pas longtemps.

Quelques instants auparavant, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré que « l’opération sur les deux côtés de l’Euphrate […] s’[était] terminée par la défaite complète des terroristes. »

« C’est sûr que l’on pourrait voir quelques foyers de résistances, mais le travail des combats s’est achevé de manière générale », avait-il ajouté.

Le président russe a néanmoins rappelé que le processus de paix dans le pays, dévasté par une guerre sanglante, serait « un immense et long travail ». Il a souligné l’importance de renforcer les zones, fragiles, de désescalades afin de parvenir à un cessez-le-feu généralisé.

En Syrie, une partie significative des territoires continuent d’être contrôlés par les Kurdes et par d’autres groupes rebelles. L’armée syrienne régulière du gouvernement Al-Assad a clairement l’avantage, et les autres parties devront sans doute renoncer à la plupart de leurs revendications lors des négociations pour obtenir un accord de paix ; mais entre temps le conflit militaire va se poursuivre.

Les forces syriennes régulières (soutenues par les russes) et les forces kurdes (soutenues par les américains) ont évité de s’affronter directement jusqu’alors. Un statut d’autonomie devra sans doute être concédé pour obtenir un règlement pacifique du conflit.

L’État Islamique vaincu en Irak

AFP :

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi [ndlr : en illustration] a annoncé samedi la victoire sur le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) qui avait menacé en 2014 l’existence même de l’Etat irakien en s’emparant du tiers du territoire.

La défaite militaire de l’EI en Irak, facilitée par l’appui crucial de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, marque un tournant dans la lutte lancée il y a trois ans pour en finir avec cette organisation jihadiste responsable responsables d’exactions et d’attentats sanglants.

Cible de multiples offensives depuis plus d’un an, l’EI a également perdu la majeure partie du territoire conquis en Syrie voisine, et son “califat” autoproclamé en 2014 est désormais en lambeaux.

“Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j’annonce donc la fin de la guerre contre Daech”, un acronyme en arabe de l’EI, a déclaré M. Abadi à l’ouverture d’une conférence organisée par le syndicat irakien des journalistes à Bagdad.

“Notre bataille est avec l’ennemi, qui voulait tuer notre civilisation, mais nous avons gagné par notre unité et notre détermination. Nous les avons vaincus en peu de temps”, a-t-il ajouté.

L’EI s’était emparé en 2014 lors d’une offensive éclair du tiers de l’Irak, mettant la main sur la quasi-totalité des régions sunnites dans l’ouest, le centre et le nord du pays.

En prenant le contrôle d’un territoire aussi vaste que l’Italie, à cheval sur la Syrie et l’Irak, l’EI avait proclamé un “califat” avec ses deux capitales Mossoul en Irak et Raqa en Syrie.

L’armée irakienne désemparée avait battu en retraite face au rouleau compresseur des jihadistes et devant l’imminence du danger, la principale figure spirituelle de la communauté chiite en Irak, l’ayatollah Ali Sistani, avait lancé un appel à la mobilisation générale.

Cet appel a mené à la création des forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi qui comptent des dizaines de milliers d’hommes et qui ont aidé les forces gouvernementales dans leurs offensives contre l’EI.

Remises sur pied, les forces irakiennes, aidées par la coalition internationale, avaient lancé progressivement la contre-offensive en reprenant en 2016 Fallouja et Ramadi dans l’ouest mais surtout Mossoul, la deuxième ville du pays, en juillet dernier.

La dernière bataille a eu lieu dans le désert près de la frontière syrienne.

“Je vous annonce la bonne nouvelle : la libération par les forces irakiennes de toute la frontière irako-syrienne” dans le nord-ouest du pays, a proclamé M. Abadi.
[…]
Cependant, selon les experts, l’EI garde une capacité de nuisance et peut encore faire couler le sang en retournant à la clandestinité et en menant des attentats spectaculaires.

En outre, pour en finir totalement avec l’EI, l’armée irakienne a annoncé son intention de nettoyer à une date non précisée le Wadi Houran, une vallée d’Irak située dans la province occidentale d’Al-Anbar et qui s’étend de la frontière saoudienne jusqu’à l’Euphrate et se poursuit jusqu’aux frontières syro-jordaniennes.

L’EI est toujours présent dans ce relief accidenté –avec des gorges pouvant atteindre 200 m de profondeur–, où il a établi des caches et dispose de dépôts d’armes.

Conclusion

Les forces restantes de l’État Islamique qui ont échappé aux armées syriennes et irakiennes et qui ne peuvent (ou ne souhaitent) se fondre dans la population vont sans doute continuer à mener une lutte de guérilla ; mais d’un point de vue européen, c’est vraiment sans importance.

Les bougnoules apprentis-djihadistes ne pourront plus compter sur un réseau aussi bien organisé afin d’aller “se former”, et des attentats soigneusement organisés comme ceux du 13 novembre ne paraissent pas devoir se reproduire de sitôt ; quoique les attaques émanant d’individus isolées devraient continuer de foisonner.

Car, bien sûr, ce n’est pas cette défaite djihadiste qui transformera les hordes d’envahisseurs allogènes en bons européens.

Auteur: Blanche

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8 Commentaires sur "Fin de la guerre contre l’État Islamique : Syrie et Irak revendiquent une reconquête totale des territoires perdus"

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Pierre
13 décembre 2017 19 h 10 min

Nous ne devons jamais oublier (((qui))) est derrière L’EI…

Michael
13 décembre 2017 19 h 56 min

oui.. petit rappel sur (((ISIS))) : https://www.youtube.com/watch?v=ZK4YCk94XeE

Terre Ensoleillée
5 janvier 2018 17 h 34 min
Pierre
13 décembre 2017 19 h 11 min

Mais l’opération a échoué, Bachar Al-Assad est toujours là et l’Etat syrien toujours debout !

Michael
13 décembre 2017 19 h 23 min

Bashar a tenu bon, impressionnant. C’est Israel qui fait la gueule, raté les rats. Pas faute d’avoir diabolisé Bashar et les Russes dans leurs (((médias))).

budospirit
13 décembre 2017 20 h 22 min

Il faut reconnaitre que Poutine est un sacré stratege que ce soit en Tchetchenie ou en Syrie il a prouvé que l on pouvait gagner une guerre asymetrique sans lui la Syrie serait au mains de daesh .
Mais dans l avenir je pense que les muslims feront la guerre en occident pour arriver a leurs fin la oumma mondiale

Kevin le boss
14 décembre 2017 1 h 32 min

Oui, j’ai peur que les musulmans reportent encore plus leur haine sur l’Occident maintenant qu’ils n’ont cette “perspective” d’un califat en train de se reconstruire.

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