(((Google))) censure RT et Sputnik de ses résultats, affirme favoriser la “vérité” quand il favorise les idées dominantes

Quand des médias occidentaux tentent d’influencer la population russe, ce serait de la “liberté”.

Quand des médias russes tentent d’influencer la population occidentale, ce serait de la “propagande russe”.

En tout cas, selon la classe dominante au pouvoir aux États-Unis et en Europe de l’Ouest.

Bien sûr, les médias financés par la Russie et s’adressant à un public étranger ne recevraient pas ce financement s’ils ne servaient pas l’intérêt du pays – en ce sens, il est tout à fait exact qu’il s’agit de propagande. Mais prétendre qu’elle serait spécialement mensongère1 et que la presse occidentale dominante serait tout à fait honnête et servirait nos intérêts ; c’est tout autre chose !

RT :

Eric Schmidt, président exécutif de la société Alphabet, la holding qui contrôle désormais les activités de Google, a déclaré le 18 novembre que le géant américain d’internet développerait des algorithmes spécifiques pour contrer RT et Sputnik sur sa plateforme. L’objectif est de rendre leurs articles plus difficilement accessibles dans les résultats affichés par son moteur de recherches.

« Nous travaillons à détecter et rétrograder ce genre de sites, c’est-à-dire en gros RT et Sputnik », a déclaré Eric Schmidt durant une session de questions réponses lors du Forum international sur la sécurité à Halifax, au Canada. Il répondait à la question d’une personne lui demandant si Google facilitait la diffusion de la « propagande russe ».

« Nous sommes bien conscient de cela et nous essayons de développer les systèmes pour empêcher [le contenu d’être diffusé à de larges audiences]. Mais nous ne voulons pas interdire ces sites ; ce n’est pas comme cela que nous fonctionnons », a encore déclaré le président exécutif d’Alphabet.

L’interdiction pure et simple est plus brutale, mais aussi plus visible. Le but ici est de sauver les apparences tout en ayant à peu près le même résultat final – que le nombre de visiteurs de Russia Today venant de Google soit divisé par 10 ou réduit à 0 ne fait pas une très grande différence.

La discussion portait sur les services Google Actualités, qui regroupe les articles par sujet, puis référence les différents médias selon leur portée, la longueur et la véracité de l’article, et sur Alertes Google, qui informe ses utilisateurs des nouvelles publications.

RT a critiqué ces propos bien qu’aucun calendrier n’ait été communiqué, qualifiant cette proposition d’arbitraire et estimant qu’il s’agissait d’une forme de censure.

C’est une forme de censure.

[…]
Durant le débat, Eric Schmidt a assuré qu’il était « très fortement opposé à la censure », ce qui ne l’a pas empêché de déclarer qu’il croyait dans le « référencement », sans toutefois reconnaître que le concept pouvait remplir la même fonction.

Schmidt n’a pas d’attachement sérieux à la liberté d’expression, ce n’est qu’une posture. Rappelons que c’est son entreprise qui a volé le domaine du Daily Stormer.

Celui qui fut directeur exécutif de Google de 2001 à 2011, a précisé que les algorithmes de la compagnie étaient capable de détecter l’information « répétitive, relevant de l’exploitation, fausse et utilisée comme une arme ». Il n’a pas précisé pour autant comment ces caractéristiques pouvaient être déterminées.

Je suis très, très sceptique.

Détecter de la répétition avec des algorithmes, je veux bien. “Relevant de l’exploitation”, il faudrait déjà m’expliquer ce que cela veut dire. “Utilisée comme une arme”, dès lors qu’une information est présentée avec un but politique quelconque, il s’agit de propagande. De fait, même un article se donnant un air d’impartialité peut tout à fait servir une certaine propagande ; dès lors cette détection n’apparaît pas possible.

Mais le plus intéressant, sans doute, c’est cette histoire de fausseté.

C’est un mensonge pur et simple de prétendre qu’un algorithme informatique pourrait séparer le vrai du faux.

Oh, on peut faire des vérificateurs de démonstration mathématique, parce qu’il s’agit uniquement d’un enchaînement d’étapes formelles. Mais pour à peu près tout le reste – et tous les articles et sites que Google doit trier -, le vrai et le faux dépend d’éléments de réalités.

L’algorithme ne peut baser ses évaluations de “vrai” et de “faux” que sur la base des informations qu’on lui transmet. Il vit dans la matrice. Sa “réalité” “perçue” est une sorte de simulation informatique.

Là où l’humain peut se lever, aller dehors et voir que le soleil brille ou sentir qu’il fait plus frais la nuit ; l’ordinateur ne peut que s’appuyer sur les données qu’il reçoit. Même si l’humain fonde aussi une énorme partie de sa connaissance sur le travail d’autres personnes, à qui il accorde une confiance implicite, il dispose de capacités de vérifications bien supérieures. Si l’ordinateur est alimenté de données trompeuses, il peut très bien croire “vrai” le faux.

Un programme informatique conçu pour dire seulement des strictes vérités dont il pourrait être rigoureusement certain aurait du mal à dire plus que le cogito ergo sum de Descartes.

Aussi sophistiqués que soient les programmes de Google, il ne s’agit d’ailleurs pas d’IA conscientes capables d’une analyse rationnelle des données dont elles disposent. Rien ne les empêche, par exemple, de juger “vrais” des faits contradictoires.

Smith a d’ailleurs au fond avoué que ses algorithmes sont totalement incapables de distinguer le vrai du faux.

ZDNet :

Google a tenté de nombreuses façons de prendre le devant des fausses informations depuis l’élection de 2016, mais son algorithme de référencement a du mal à juger la vérité quand des groupes opposés soutiennent deux “faits” différents.
[…]
Selon Éric Schmidt, […] ces querelles en ligne rendent difficile pour l’algorithme de référencement de Google de séparer la vérité des mensonges.

“Disons que ce groupe croit le fait A, et que ce groupe croit le fait B, et qu’ils sont passionnément en désaccord l’un avec l’autre, et qu’ils publient et écrivent tous à ce sujet, et ainsi de suite. C’est très difficile pour nous de comprendre la vérité”, a déclaré Schmidt au Halifax International Security Forum.

L’aveu est on ne peut plus clair : les algorithmes de Google n’ont pas le début d’un commencement de compréhension de la “vérité”, leur évaluation de la “vérité” n’est en réalité qu’un classement de popularité. Si un grossier mensonge est abondamment diffusé, l’algorithme considérera qu’il s’agit de la “vérité”.

Mais même si c’est déjà impressionnant de parvenir à identifier que deux textes parlent d’un sujet commun et d’identifier parmi les textes sur un sujet la thèse dominante ; ça fait beaucoup moins bien de dire “notre algorithme dit que l’opinion dominante” (l’influence disproportionnée des “faiseurs d’opinion” prise en compte) “est la vérité”.

Parce que, même si la plupart des gens sont des conformistes qui suivent ce qu’on leur raconte, la plupart des gens savent aussi que ce n’est pas forcément parce qu’une opinion est dominante qu’elle est vraie, avec une myriade d’exemples passés pour soutenir ce constat.

RT :

Le président exécutif d’Alphabet, proche de l’ex-candidate à la présidentielle américaine Hillary Clinton, a poursuivi : « Nous sommes partis du principe américain qui dit que le “mauvais” discours serait vaincu par le “bon discours”. Mais le problème que nous avons découvert l’an passé est que cela [peut] ne pas être vrai dans certaines situations, surtout lorsque vous avez un opposant qui a des moyens et qui tente activement de diffuser cette information ».

La supposition implicite de Schmidt, évidemment, c’est que le discours des (((médias))) anti-blancs serait le “bon discours” ! Digne d’un film (((hollywoodien))) : la gentille presse américaine héroïque, 100% bonne, contre les vilains méchants, 100% mauvais !

Cette supposition est fausse ! Le message des (((médias))) dominants s’appuie sur de nombreux mensonges, et l’hégémonie lui est nécessaire pour maintenir la population dupée. D’où leurs craintes face à la perte progressive de cette hégémonie.

Eric Schmidt a conseillé la campagne de Barack Obama en 2012 sur la gestion digitale et a fait de même pour la campagne d’Hillary Clinton en 2015, selon plusieurs emails du compte privé du directeur de campagne de la candidate démocrate, John Podesta, publiés en octobre 2016 par WikiLeaks.

Des courriels dont la véracité est certaine.

RT :

« La hiérarchisation artificielle des résultats de recherche […] est tout simplement de la censure directe et une violation de principes fondateurs de liberté de la presse », a déclaré la porte-parole du ministre russe des Affaires étrangères Maria Zakharova le 23 novembre pendant une conférence de presse à Moscou.

Le diplomate réagissait aux propos d’Eric Schmidt, président exécutif de la société mère de Google, Alphabet.

Parlons-en, de la hiérarchisation de l’information. C’est une façon décisive mais trop souvent négligée pour orienter l’information.

Sur Blanche Europe, le biais politique est particulièrement manifeste puisque nous n’avons pas les moyens de jouer au média généraliste, mais tous les médias du monde, même à supposer qu’ils rapportent des informations véridiques, sont orientés selon l’importance même qu’ils donnent à chacune.

[…]
La porte-parole de la diplomatie russe a suggéré que cette décision ait été prise sous une forte pression politique de la part des autorités américaines. Il convient de rappeler qu’en septembre 2017, Google a déclaré n’avoir trouvé sur ses plateformes aucune preuve de tentative d’influencer les élections américaines de la part de la Russie.

En même temps, quelques milliers de tweets (une goutte d’eau dans un océan de message) ont suffi à provoquer des hurlements médiatiques à la “perturbation russe”, alors bon, sommes-nous vraiment étonnés ?

Notons que même si (((Google))) parlait ici spécialement des russes ; un traitement semblable de “censure par la dissimulation” à l’encontre des sites pro-blancs est recherché dans la lutte contre les prétendues “fausses informations”.

1. On pourrait sans doute trouver certains mensonges rapportés par RT ou Sputnik. Certains articles concernant la crise ukrainienne, par exemple, sont particulièrement orientés. Mais ces mêmes sujets sont traités par les médias occidentaux avec un engagement partisan tout aussi important et un bien faible attachement à la vérité. Les cris d’orfraie cont Assad qui s’amuserait à “gazer” son peuple en sont une illustration. Ces médias russes sont surtout intéressants dans leur couverture des évènements qui se produisent en Europe de l’Ouest et aux États-Unis ; parce qu’ils se montrent sérieux et fiables, mais mettent en avant des informations différentes.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "(((Google))) censure RT et Sputnik de ses résultats, affirme favoriser la “vérité” quand il favorise les idées dominantes"

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Michael
30 novembre 2017 21 h 41 min

(((Eric Schmidt))) Jew. “le prochain Google viendra d’Israel” qu’il visite souvent.
Qui contrôle Google? : https://thezog.wordpress.com/who-controls-google/
(((Larry Page))) (((Sergei Brin))) ..

Le père de Brin :
– ‘We felt our Jewishness in different ways, not by keeping kosher or going to synagogue. It is genetic,’ ‘We were not very religious. My wife doesn’t eat on Yom Kippur; I do.’
– Genia interjects: ‘We always have a Passover dinner. We have a seder. I have the recipe for gefilte fish from my grandmother.’ (chut Genia les Goyim pourraient savoir)

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