Tyrannie judiciaire : un juge bloque l’interdiction des transgenres dans l’armée

L’armée américaine, comme à peu près toutes les armées au monde, soumet ses recrues à divers tests de capacités. Diverses maladies mentales sont jugées incompatibles avec la tâche militaire et les personnes affectées peuvent de plein droit se voir refuser de servir dans l’armée.

Croire être d’un autre sexe que celui qui est biologiquement sien, et vouloir se mutiler pour se conformer à cette idée, est une forme de maladie mentale sévère, autrement plus grave que beaucoup de celles de la liste des troubles disqualifiants (en) ; comme la dépression, les troubles de déficit de l’attention, et différents troubles comportementaux.

Aussi, s’il est légitime de rejeter les personnes affectées de ces autres formes de troubles psychiques, il l’est tout à fait de rejeter les “transgenres”, qui engendrent de plus de lourds coûts médicaux pour être maintenus dans leur état transformé.

La décision de Trump était juste et légitime.

Mais, une fois encore, on a la machine judiciaire, remplie de juges dont les talents reconnus étaient non pas leur fidélité dans le respect et l’application des lois, mais leurs préférences partisanes, qui vient semer le désordre.

Le Monde :

C’est un nouveau coup d’arrêt pour l’administration Trump. Une juge américaine a bloqué lundi 30 octobre la décision du président américain d’interdire le recrutement de militaires transgenres, au motif [ndlr : la décision de Trump] notamment que les coûts médicaux impliqués seraient « énormes » pour l’armée américaine.

Selon cette magistrate du tribunal du district de Columbia, cette mesure est en effet « basée sur un désir de réprouver les transgenres en général », et non sur « des inquiétudes légitimes concernant leurs compétences militaires ou leur poids sur le budget ».

Une fois encore, on a un juge qui, plutôt que d’être les rouages mécaniques et impartiaux de l’application des lois qu’ils devraient être, fait de la politique.

Elle ne dit pas : “Le président n’est pas légalement habilité à prendre cette décision” ou “Cette décision circonvient à telle ou telle loi”, parce que c’est une décision qu’il est habilité à prendre et ne viole aucune loi. Mais elle se permet tout de même de bloquer la décision, en disant “les raisons pour lesquelles il a pris la décision sont mauvaises”.

Si toute décision du président peut être annulée par le premier juge fédéral venu ; autant supprimer la présidence et directement confier ses attributions à la caste judiciaire ; ça sera plus clair !

Au cœur de l’été, Donald Trump avait décidé de s’attaquer à cette mesure emblématique de l’ancien président démocrate Barack Obama. Ce dernier avait en effet décidé que l’armée devrait commencer à accueillir des recrues transgenres au 1er juillet 2017.

Une idée combattue par Donald Trump, qui avait annoncé au moins d’août dans un mémorandum que les transgenres ne seraient plus admis dans les rangs de l’armée américaine. Le président américain avait toutefois laissé au département de la défense le soin de trancher le cas de ceux qui seraient déjà enrôlés.

Cinq militaires transgenres avaient porté plainte contre M. Trump et le Pentagone à la fin du mois d’août, dénonçant notamment une décision discriminatoire.

C’est aussi “discriminatoire” de rejeter les dépressifs, ou les débiles mentaux. Ce n’est pas pour autant qu’il faudrait se mettre à les recruter.

La discrimination, c’est distinguer ce qui est différent. Cela n’a rien d’intrinsèquement mauvais, et c’est souvent très appropriés.

De fait, la juge Colleen Kollar-Kotelly a ordonné lundi « un retour au statu quo » en attendant que le verdict dans cette procédure judiciaire soit rendu. Le tribunal de district de Columbia ne s’est cependant pas prononcé sur la prise en charge des traitements médicaux des militaires concernés déjà au sein de l’armée.

Il y a déjà plus de soixante ans, Mencken écrivait :

Le pire qui s’est probablement produit en Amérique au cours de ma vie est la chute de la confiance envers les tribunaux. Plus personne ne peut plus être sûr que dans un cas donné, ils respecteront le mandat le plus clair de la Constitution. Au contraire, tout le monde commence à être plus ou moins convaincu qu’ils ne le feront pas. Les juges sont choisis non parce qu’ils connaissent la Constitution et sont en sa faveur, mais précisément parce qu’ils apparaissent s’y opposer.

Naturellement, ce constat s’étend a fortiori aux lois ordinaires ; et depuis ce temps les choses se sont bien aggravées.

Je suis plus convaincue que jamais que, sous un régime sain, l’institution judiciaire doit être châtrée. Dès qu’elle peut s’ériger en caste, et dès qu’elle devient la suprême décideuse, elle s’oriente vers la tyrannie judiciaire. De plus, la tâche de juge, qui ne devrait sans doute pas pouvoir constituer une carrière à elle seule, devrait non pas simplement exiger des connaissances légales, mais aussi une bonne moralité. Écarter ces esprits corrompus qui seraient prêts à dire que le feu mouille pour servir un intérêt particulier ou idéologique est une nécessité.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "Tyrannie judiciaire : un juge bloque l’interdiction des transgenres dans l’armée"

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LC987
2 novembre 2017 22 h 27 min

les chiens des cours aboient, la caravane de la cour suprème arrangera ça bientôt.

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