L’AFP et 20 minutes condamnés pour diffamation contre le FN, sanction minime

Si j’ai peu de sympathies pour le FN mariniste qui a abandonné une large part des anciens poins intéressants du parti ; il demeure présenté dans les médias anti-français comme le MAL. Bon, pas aussi méchant qu’Hitler, mais presque !

Et les tactiques médiatiques utilisées à son égard valent donc celles utilisées contre les mouvements pro-français plus radicaux : insinuations, raccourcis, présentation sélective (un journaliste interrogeant des militants FN ou nationalistes cherchera à montrer seulement ce qu’il estime comme pouvant nuire, par exemple), mensonges sur des faits d’ordre général (l’impact de l’invasion migratoire est l’exemple le plus évident ; que ce soit en criminalité, en impact économique, en impact culturel, etc. ; mais il y en a d’autres)… et puis aussi la diffamation pure et simple.

Cette dernière se présente sous plusieurs formes : exploitation d’un mensonge médiatique (Holocauste, etc.) pour qualifier la partie adverse de menteuse ; partie prise pour le tout (utiliser certaines allégations idiotes de certains individus/groupes pour tous les attaquer – ceci dit, nous leur rendons la pareille) ; qualificatifs péjoratifs généraux (“extrémiste”, “xénophobe”, “bas du front”, etc.)… Il s’agit de nous présenter comme déraisonnables et dangereux, et ce n’est réalisé qu’en distordant abondamment la vérité.

Une autre méthode fréquemment utilisée consiste à demander à une cible de réagir à des allégations, et d’utiliser cette réaction comme prétexte pour diffuser les allégations mensongères. Ainsi, le média sème la rumeur en se protégeant juridiquement.

Les allégations sont souvent générales, et fréquemment les parties attaquées n’étant pas en position de répliquer (imaginez une diffamation contre Blanche Europe : je ne risque pas de porter plainte…) ; elles demeurent impunies.

L’an dernier, cependant, l’AFP – Agence France Presse, de loin principal créatrice de contenu journalistique original en français, qu’elle revend aux médias – et 20 minutes avaient oublié de se montrer prudents.

RT :

Reconnus coupables de « diffamation publique », les responsables de la publication de l’AFP et de 20 minutes ont été condamnés chacun à 1 000 euros d’amende et 2 000 euros de dommages et intérêts à verser au Front National (FN), ainsi que 2 000 euros chacun pour les frais de justice.

Cette sanction ne devrait pas trop les traumatiser…

La diffamation est une forme de méfait particulier, en ce que les nuisances sont proportionnelles au pouvoir d’influence. Une diffamation émanant d’un individu ordinaire peut être particulièrement odieuse, mais elle n’a pratiquement aucun impact. Dans une société juste, les lois en tiendraient compte.

L’AFP a été condamnée pour une dépêche datée du 5 avril 2016 et titrée « Panama Papers : la liste des pratiques fiscales opaques s’allonge, le FN et la Société générale épinglés ».

Cette dépêche reprenait des informations publiées par le journal Le Monde, qui s’était procuré, dans le cadre d’un groupe de journalistes d’investigation, des documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca mettant en cause des membres de l’entourage de Marine Le Pen, la présidente du parti.

Le tribunal correctionnel de Paris relève que si l’article « fait état de l’implication de membres du “premier cercle des fidèles de la présidente du Front national” », il n’évoque ni ne suggère aucune implication du FN. En utilisant le terme « épinglé », l’AFP a donc, pour la justice, « excédé les limites qu’impose le devoir de prudence dans l’expression ».

De son côté, le quotidien 20 minutes était attaqué pour le sous-titre d’un article du 5 avril 2016 portant sur le même scandale des Panama Papers et indiquant « Fraude : le système dénoncé aurait été utilisé par le FN pour sortir de l’argent de France au moyen de sociétés écrans et de fausses factures ».

Le tribunal a relevé que l’emploi du mot « fraude », alors que l’article lui-même ne donnait « aucun élément de nature à caractériser l’utilisation d’un système offshore par le FN », était diffamatoire.

Dès la parution de l’enquête du Monde sur le scandale international qui allait notamment conduire à la chute du Premier ministre islandais, des dirigeants du FN avaient nié toute implication de leur parti dans cette affaire.

Je note que le tribunal n’a pas condamné l’AFP et 20 minutes à diffuser la nouvelle de leur condamnation… C’eut sans doute été plus utile, pourtant, que ces amendes.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "L’AFP et 20 minutes condamnés pour diffamation contre le FN, sanction minime"

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Michael
24 octobre 2017 14 h 35 min

Tellement vicieux et sournois de la part des médias Juifs (et malin il faut l’avouer) de présenter ce FN de gauchiasses comme extrême droite, et de le diaboliser afin qu’il incarne.
Voilà la “droite extrême”, 24/7 sur nos chaînes, le FN nous sert si bien. Voyez, vous avez la liberté d’expression.

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