Scandale en Autriche : (((Silberstein))) avait organisé une campagne de diffamation au profit du SPÖ

Blanche Europe avait rapporté en août un scandale qui secouait le SPÖ – le parti social-démocrate d’Autriche : (((Tal Silberstein))), juif de cour payé plus de 30.000€ par mois par le SPÖ, était arrêté en Israël pour diverse fraudes dans le cadre d’une affaire de corruption à grande échelle.

On pouvait légitimement se demander si derrière son salaire exorbitant versé par le SPÖ ne se cachaient pas des services illégaux. Basile écrivait alors :

C’est peut-être le début d’une affaire de type (((Stavisky))) qui pourrait secouer Autriche.

Une nouvelle révélation va en ce sens.

AFP :

La campagne pour les législatives autrichienne est prise en pleine convulsion, à huit jours du scrutin, après des révélations qui secouent le parti social-démocrate (SPÖ) au pouvoir mis en cause dans une occulte opération de calomnies contre le favori des sondages.

“Débâcle”, “catastrophe industrielle”, “torrent de boue” : les titres qui claquent en Une des tabloïds sont aussi lapidaires que l’affaire éclaboussant l’entourage du chancelier Christian Kern apparaît complexe.

Elle met en cause des membres de l’équipe de campagne du SPÖ soupçonnés d’être impliqués dans une campagne de diffamation du favori de l’élection, Sebastian Kurz, 31 ans, jeune ministre des Affaires étrangères conservateur (ÖVP) au sein de la grande coalition qui dirige le pays.

Deux fausses pages Facebook sont apparues durant la campagne, colportant des ragots à propos de l’étoile montante de la politique autrichienne, avec les codes visuels racoleurs et les montages grossiers désormais typiques des “fake news”.

L’ensemble avait sa logique : le compte “Tout sur Sebastian Kurz”, aux relents xénophobes et antisémites, était destiné à détourner du candidat conservateur les partisans de l’extrême droite en présentant le ministre comme un “immigrationiste”, prêt à ouvrir les frontières du pays.

Ce qui n’est sans doute pas tout à fait faux.

L’autre compte visait davantage à dissuader les modérés et libéraux de voter pour M. Kurz. Ce dernier, devenu en mai patron des conservateurs, fait la course en tête avec une constance et une avance qu’une cinquantaine de débats télévisés – un record pour une campagne législative – n’ont jamais infléchies.

Les témoignages et indices qui se succèdent depuis cinq jours pointent les agissements de proches de l’équipe de campagne sociale-démocrate, laissant les commentateurs politiques pantois.

“Nous nous somme réveillés au coeur d’un tsunami”, a reconnu lundi un des cadres du SPÖ. Deux jours [plus tôt], après les premières révélations, le numéro 2 du parti et directeur de la campagne, Georg Niedermühlbichler, avait annoncé sa démission. [ndt : La photographie d’illustration représente Niedermülbichler lors de sa conférence de presse de démission.]

Le chancelier a vigoureusement démenti toute implication, qualifiant l’opération anti-Kurz d’« immorale” et “incroyablement stupide”.

Affirmer tout ignorer des agissements de ses subordonnés, ça n’est pas bon : menteur ou incompétent, aucune hypothèse n’est bonne.

L’affaire éclate avant une élection que le SPÖ avait déjà quasiment perdu espoir de remporter, bataillant pour décrocher la seconde place également convoitée par le FPÖ, la formation d’extrême droite. Un objectif qui semble aujourd’hui lui-même compromis.
[…]
La plupart des journaux n’ont pas de qualificatifs assez sévères à l’égard du chef de l’exécutif pour s’être laissé entraîner dans une collaboration avec un conseiller en stratégie israélien, Tal Silberstein, soupçonné d’être à l’origine des fausses pages Facebook.

Le consultant était déjà affligé d’une réputation sulfureuse et recherché en Roumanie pour une vaste escroquerie présumée lorsque le SPÖ a passé contrat avec lui au début de l’année.

Il aurait monté l’offensive anti-Kurz avec une petite équipe travaillant en marge du parti.

Embaucher un escroc connu pour monter une escroquerie, cela a sa logique.

Décidément, les mots séculaires de Vacher de Lapouge que citait Basile en août sonnent toujours aussi juste :

Le Juif, obéissant à ses aptitudes prodigieuses de spéculateur et d’escroc, traite toute affaire politique comme une spéculation ou une escroquerie. Il ne voit que le résultat immédiat, que l’avantage direct, sans s’inquiéter des répercussions. C’est le parfait opportuniste, jamais il ne se doute que l’avenir est fils du présent, il ne vit que dans et pour le présent. C’est pourquoi sa direction politique n’est pas seulement immorale, mais encore et surtout destructive.

AFP :

[…]
Le chancelier “a-t-il vraiment pensé qu’il suffisait de demander à M. Silberstein de ne pas franchir la ligne rouge pour que celui-ci s’exécute ?”, s’agace un éditorialiste alors que l’homme était connu pour ses méthodes de campagne peu orthodoxes.

Si Kern ignorait que (((Silberstein))) est un escroc aux méthodes malhonnêtes, alors c’est un pur imbécile.

L’hypothèse plus probable est que Kern savait bien que (((Silberstein))) aurait recours à des méthodes tordues – mais que cela lui importait peu.

[…]
La déception des analystes est à la mesure de l’attente que l’arrivée du chef du gouvernement avait suscité en mai 2016. Son prédécesseur avait jeté l’éponge après la déconfiture du candidat social-démocrate au premier tour de la présidentielle.

Extérieur au sérail politique, manager respecté après six ans à la tête du rail autrichien, télégénique aux méthodes de communication innovantes, Christian Kern devait redonner du souffle au parti affaibli, sur fond de crise des gauches européennes.

La tâche s’est avérée plus ardue que prévu au sein d’une formation dont il n’a pas pu [réconcilier] les clans et les tendances : libérale et attachée à la lutte des classes, ferme sur l’immigration et pro-réfugiés, pour ou contre un dialogue avec l’extrême droite qui pourrait entrer au gouvernement après les législatives.

Des divergences irréconciliables.

Les législatives autrichiennes se tiennent dans à peine une semaine, et elles promettent d’être intéressantes !

Le scénario dessiné par les sondages donne l’ÖVP (le parti cocuservateur) en tête devant le FPÖ (le parti anti-immigration) avec lequel il établirait une coalition. Le FPÖ a déjà été en coalition avec l’ÖVP au début des années 2000, et une nouvelle coalition ne produirait malheureusement pas d’effet révolutionnaire ; mais on peut parier que les hurlements médiatiques seront néanmoins nombreux.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "Scandale en Autriche : (((Silberstein))) avait organisé une campagne de diffamation au profit du SPÖ"

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Chadechire
8 octobre 2017 13 h 31 min

Ce ne sont que des chamailleries youpines totalement stériles à notre noble cause aryenne dont se nourrit les dégénérés de la majorité de notre Race  !!! Vu de notre dimension, c’est affligeant, minable, pitoyable et j’en passe….

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