Kévin MacDonald : la polarisation croissante aux États-Unis est bonne

Traduction de l’article de The Occidental Observer :


L’attaque par la gauche contre à peu près chaque petit morceau de la culture américaine traditionnelle s’accélère fortement. Rien que dans les mois écoulés, il y a eu des attaques bien médiatisées contre les statues confédérées qui se sont rapidement transformées en attaques contre Thomas Jefferson, George Washington, et Christophe Colomb. Inviter quiconque peu ou prou associé aux idées conservatrices – sans dire à l’Alt-Right ou même à l’Alt-Light – pour livrer un discours sur un campus universitaire est une invitation pour des manifestations et des émeutes. Aller à un match de NFL est soudainement devenu un acte politique, les fans étant invités à des manifestations contre des symboles de l’Amérique encore profondément vénérés par une majorité des Américains : le drapeau et l’hymne national. Et bien davantage.

Il y a plusieurs raisons probables pour cette brutale accélération des attques contre l’Amérique blanche, son histoire, et sa culture.

Tout d’abord, Hillary Clinton a perdu l’élection. La gauche était sur le point de passer en mode fin de partie, donc perdre a été incroyablement frustrant, en particulier alors qu’il était attendu qu’elle gagne facilement. Clinton aurait pu nommer un remplaçant pour Antonin Scalia à la Cour Suprême, ce qui aurait été le glas du Premier Amendement. Il y a maintenant un large corpus de littérature académique par des universitaires gauchistes (mais je me répète) sur le contrôle des propos liés à la diversité : “Nous avons gagné la guerre intellectuelle. C’est fini, donc quiconque en désaccord avec nos déclarations sur la race et le genre peut et doit être réduit au silence – mes sentiments.” Et les gauchistes comme Elena Kagan aimeraient utiliser ces idées dans des opinions majoritaires – en effet, elle a déjà écrit à ce sujet (en).

Clinton aurait poursuivi la politique DACA d’Obama (ou aurait poussé à les transformer en citoyens) et elle aurait promu un “Plan d’Immigration complet” à la Gang-des-huit (en) qui aurait considérablement augmenté l’immigration légale, donné l’amnistie aux illégaux, etc. Toutes les dates pour la mise en minorité des Blancs auraient été accélérées, au grand plaisir de toute la classe dominante.

Deuxièmement, Donald Trump a gagné. Peu importe ce que vous pensez de la performance effective de Trump, le fait est que tout au long de la campagne et depuis qu’il a débuté son mandat, les médias et à peu près toute la gauche le qualifient de nazi et de suprémaciste blanc (j’ai écrit 5 articles (en) pour Vdare à ce propos).

Cela a eu l’effet de mobiliser la gauche, et quand Trump a gagné, ils étaient apoplectique – au bord d’une victoire complète avec une victoire d’Hillary “garantie”, avoir des “suprémacistes blancs” à la Maison Blanche. Les larmes qui ont coulé après que Trump a gagné ont été remplacées par de la colère et de la haine pure.

Et parce que cela a été présenté depuis le début comme une lutte entre les forces du bien (notre future multiculturel glorieux) contre le mal (le passé américain “suprémaciste blanc promu par le nazi à la Maison Blanche), tout était justifié. Les médias devaient abandonner les normes du journalisme et faire tout ce qu’ils pouvaient pour détruire l’image de Trump. La violence contre les soutiens de Trump et certainement contre l’Alt-Right est entièrement justifié. Etc.

La conséquence est un niveau de polarisation politique qui n’a pas été vu dans ce pays probablement depuis la Guerre de Sécession. Mais la polarisation est ce qui devait se produire pour tout mouvement possible en direction de l’Alt-Right. La pire chose possible aurait été une élection Hillary contre quelqu’un du genre de Jeb Bush, où l’Amérique continue d’aller vers l’Armageddon en dormant. La mobilisation de la gauche a rendu claires les lignes de fracture. Il s’agit de supprimer la culture traditionnelle de l’Amérique, et il s’agit de supprimer les Blancs du centre de l’histoire américaine. C’est une affaire de remplacement – d’abord les monuments, ensuite le peuple.

Une solide majorité des Américains s’oppose au retrait des statues, et au moins une pluralité1 s’oppose aux manifestation de la NFL – des pourcentages qui seraient certainement bien plus élevés si seuls les Blancs étaient sondés. Cela signifie que la majorité américaine traditionnelle bouge vers une prise de conscience explicite de ce qui est en jeu. Les Blancs raisonnables regardant cela se dérouler ne peuvent pas croire que le futur multiculturel glorieux sera quoi que ce soit d’autre qu’un désastre pour l’Amérique blanche. La haine pour l’Amérique blanche qui était si évidente pour les militants de l’Alt-Right suinte jusqu’aux “blancs ordinaires”. La haine ne va que s’intensifier quand les Blancs auront moins de pouvoir. Et quand les élections de 2018 et 2020 auront lieu, il y aura une pression terrible sur les candidats pour prendre position sur ces questions.

Cela signifie que la racialisation de la politique que nous avons tant soulignée ici va s’accélérer. Les ~60% de l’Amérique blanche qui votent républicain vont augmenter.

Mais cela ne va se produire que si le GOP est vu comme une alternative authentique à la haine anti-blanche qui est si apparente à gauche. Trump doit repousser les limites sur les questions liées à la diversité plutôt que soutenir des membres des élites du GOP comme Luther Strange2. Il doit construire le mur et faire pression pour une immigration légale plus faible. Et il doit rester ferme sur les questions culturelles comme les monuments et les manifestations BLM.

Même s’il est incapable d’accomplir ses buts politiques liés à la diversité en raison de l’opposition des démocrates et des républicains cocus au Congrès, il ne gagne rien à abandonner ces buts. Sa seule chance est de faire de ces questions des questions de campagne où les candidats sont forcés à prendre position.

La polarisation politique signifie que les émotions prennent une part importante. Quand la politique est polarisée aussi intensément qu’elle l’est maintenant, la route vers la victoire passe par l’exploitation des émotions générées par la mobilisation gauchiste.

La polarisation est bonne par elle-même, mais elle est aussi évidemment bonne pour l’Alt-Right. L’Alt-Right a été poussée dans le champ politique par Hillary Clinton et les médias ayant l’intention de nuire à Trump. Mais la polarisation signifie que des pourcentages très substantiels de l’Amérique blanche deviennent très liés émotionnellement avec des questions que l’Alt-Right a défendu tout du long. La polarisation signifie que les Américains gravitent vers les extrèmes, et l’Alt-Right sera là pour les accueillir.

L’image d’ensemble est que le programme inauguré par l’École de Francfort et promu par la communauté juive organisée atteint une étape critique. C’était un petit pas depuis la théorie que l’ethnocentrisme blanc serait le problème fondamental (par opposition à la lutte des classes du marxisme classique) vers la promotion de la culpabilité blanche et l’immigration non-blanche de masse. La nouvelle élite hostile a encouragé la politique ethnique des minorités et l’hostilité envers les Américains traditionnels et leur culture. Il était inévitable qu’il y aurait une forte réaction négative à cela par un pourcentage substantiel des Blancs américains – même avec toute la propagande – alors que la haine devient de plus en plus évidente. Nous le voyons maintenant. Et c’est seulement le début.

Une polarisation pas vue depuis la Guerre de Sécession [ndt : appelée “Guerre civile” aux États-Unis]. Mmmm, peut-être est-ce un signe avant-coureur du futur.


1. En français, le mot “majorité” est plombé par deux usages distincts qui créent une ambiguïté permanente. Le sens de “majorité absolue”, qui désigne au moins la moitié, et le sens de “majorité relative” – la majorité est alors le plus grand groupe même s’il est minoritaire… Le premier sens est le plus courant et le plus pratique, ce qui fait qu’on peut écrire “Merkel n’a pas eu de majorité” alors que son parti a bien eu une “majorité relative”. Quand, cependant, il s’agit d’exprimer qu’un groupe est le plus grand, même s’il représente moins que les autres coalisés, il faut bien employer un mot. Étymologiquement, “majorité” conviendrait, mais seul il se révèle trompeur vu le sens usuel. Écrire tout le temps “majorité relative” serait pénible. Les anglais utilisent dans ce cas le terme plurality, or il s’avère qu’il s’agit d’un terme qui provient directement du mot français “pluralité” dont c’est l’un des sens. C’est désuet, mais il vaudrait mieux que ça ne le soit pas.

2. Il y a quelques jours de cela a eu lieu une primaire en Alabama pour une élection partielle à venir pour remplacer Jeff Sessions. Elle opposait Roy Moore, un juge ultra-chrétien de la Cour Suprême de l’Alabama connu pour des prises de position conservatrices faisant hurler la gauche, à Luther Strange, qui a été nommé pour le moment à la place de Sessions par le gouverneur de l’Alabama et qui a reçu près de 30 millions de dollars de financement extérieur à l’État. Dans cette bataille opposant un conservateur sincère proche des idées exprimées par Trump lors de sa campagne et un vendu, Trump avait soutenu le vendu. Roy Moore, le bon gars, avait tout de même gagné nettement ; et devrait devenir sénateur lors de l’élection à proprement parler.

Auteur: Blanche

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4 Commentaires sur "Kévin MacDonald : la polarisation croissante aux États-Unis est bonne"

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Aegishjalmur
2 octobre 2017 14 h 16 min

Lire Kevin MacDonald sur Blanche Europe est une excellente chose !
Les traîtres à la cause blanche que sont objectivement les tenants de la Nouvelle droite et ceux du nationalisme-révolutionnaire (Éléments, R&A, Ch.Bouchet et consorts) répètent souvent à satiété que les Américains sont des mongoliens et autres caricatures…
Mais qu’ils nous citent un seul auteur de la trempe d’un Kevin MacDonald, qui a si bien su décomposer l’ensemble des manœuvres juives depuis le début du XXe siècle pour dissoudre les sociétés d’ascendance européennes – (((École de Francfort, Franz Boas,etc.))).
Ils ne pourront simplement pas : il n’existe aucun auteur européen de la pointure de MacDonald pour disséquer la Question juive dans le monde euro-américain. Outre la traduction de son maître-ouvrage “The Culture of Critique” sur Blanche Europe, je conseille aussi vivement à ceux qui souhaitent découvrir MacDonald dans le texte d’utiliser dans les Liens utiles de blancheurope.com celui de l’éditeur Akribeia, qui propose les seules traductions françaises de cet auteur américain incomparable…

albert
2 octobre 2017 17 h 21 min

Les bons auteurs ne manquent pas . Je songe à Claude Nancy , à Amaudruz , à Pierre Chassard .pour ne citer que des pointures indiscutées .
Le problème c’est d’aller effectivement dans le bon sens . Nul ne peut ignorer que la totalité des autorités en place est volens nolens contre nous . Il est impensable qu’une formation politique ne souscrive pas au credo en vogue . Le FN n’échappe pas à la règle . Il n’y a de réelle opposition nulle part ailleurs que parmi le happy few ..
S’en prendre à Eléments , R et A , me semble une erreur . Dans ces revues subsistent des résidus de pensée libre . Cela , faut-il le préciser , ne durera pas .
Relisez les Protocoles . La deuxième phase est sérieusement entamée en Occident
La liberté ne subsiste plus pour nous que dans l’Est européen .
Le socialisme à la russe fut un mal bien moindre que le monde libre . Son principal mérite fut d’avoir imposé des régimes réactionnaires dans une partie du monde . Le marxisme s’est réalisé en Occident. Il faut le comprendre ..
– critiquez tant que vous voulez Alexandre Douguine et les partisans de l’eurasisme . Leurs solutions ne sont guère conçues à notre usage .

Kevin le boss
2 octobre 2017 16 h 46 min

Oui, les gens “normaux”, et pas que les blancs d’ailleurs, se rendent bien compte de ce qu’est le mouvement antifa, le doute n’est plus possible. Mais si l’on veut que les personnes de bon sens bougent (plus rapidement) vers l’Alt-Right et les mouvements patriotiques encore faut-il leur prouver leur valeur.

Il faudrait passer de la ré-information, de la contestation bien sûr indispensables à un volet plus économique. C’est plus facile à dire qu’à faire, je sais. Si les blancs façonnent une économie à eux, qu’elle est valable, qu’il ne s’agit pas seulement de faire des t-shirts ou d’éditer des livres, mais bien de bâtir une économie alternative touchant le plus de secteurs possibles – d’une économie entre les mains de gens éduqués, travailleurs et créatifs qui veulent simplement vivre en paix sur leur terre autour d’un socle de valeurs inaliénable – les blancs qui doutent, qui hésitent encore, seront de moins en moins nombreux.

Je parle surtout pour la France où ce passage semble avoir du mal à se faire. Je ne sais pas ce qu’il en est ailleurs. Il faudra prioritairement de bons conseillers juridiques. L’idée, sur le papier, est simple : l’argent des patriotes va aux patriotes. Je crois qu’on est tous d’accord. Si on arrive à la mettre en oeuvre…

On a vu qu’à Lyon, le Bastion Social a su s’attirer des sympathies ou du respect y compris de l’autre bord. C’était dans le domaine de la solidarité mais ça peut marcher dans le domaine économique.

Désolé pour le côté “y a qu’à, faut que” mais ça me tenait à coeur depuis un moment…

PierreAntoineCostaud
2 octobre 2017 18 h 31 min

DE LA THEORIE…A LA PRATIQUE…

Et oui, petit à petit les choses se précisent….Ils sont nombreux ceux qui depuis 1945 travaillent consciemment ou inconsciemment (les fameux idiots utiles) à “déconstruire” 3000 ans de civilisation aryenne…

Mais il y a un moment où les défaites de la race blanche (décolonisation, immigration, lessivage des cerveaux par la sous culture capitaliste autant que par les sectes marxistes) cessent d’être “seulement” des défaites intellectuelles, théoriques ou conceptuelles…et commencent à devenir une question qui touche au destin individuel de chacun…il y a un moment où l’agression contre la race blanche, c’est un bougnoulonégroïde qui “me” vole, “me” viole, “me” cambriole…c’est un Youpin comme Madoff qui ruine “mon” fonds de pension de retraite….ce sont des médias et des politiciens qui cachent de moins en moins leur but de m’exterminer, “moi et les miens”…l’heure de vérité approche, la fameuse “majorité silencieuse” va devoir faire des choix déchirants…et vite… fini le confort douillet de la décadence bobo….bienvenue dans la guerre de civilisation, la vraie : la guerre pour la survie raciale…

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