Rififi au FN : la pédale Philippot part après des sanctions

Philippot est entré au FN en 2011, et l’année suivante déjà il était élevé au rang de vice-président par Marine Le Pen ; qui porte l’entière responsabilité de toutes les nuisances commises par ce personnage.

Quelles sont ces nuisances ?

Elles sont de deux sortes :

Finalement, c’est Marine Le Pen qui s’est débarrassée de lui, très certainement parce qu’elle a fini par le considérer comme une menace personnelle. Les ambitions du personnage auraient pu l’alerter bien plus tôt, mais c’est son insistance à conserver son groupe “Les Patriotes” fondé en mai qui s’est avéré être la pierre d’achoppement.

AFP :

Nouveau cran majeur dans le conflit au FN : Marine Le Pen a retiré mercredi à Florian Philippot son portefeuille de la stratégie et de la communication en le maintenant vice-président, le sanctionnant pour avoir refusé de quitter la tête de son association “Les Patriotes.”

La décision est tombée en soirée, via un communiqué : la présidente du parti a “décidé” ne lui laisser qu’une vice-présidence “sans délégation”, ce qui le laissera membre de droit des plus hautes instances du parti.

Motif affiché de la sanction : le refus de M. Philippot de “mettre un terme au conflit d’intérêts résultant de sa double responsabilité de vice-président du FN chargé de la stratégie et de la communication et de président de l’association politique +les Patriotes+” lancée mi-mai dans la foulée de la présidentielle.

Le Pen ne l’a donc pas viré directement, mais dans un parti spécialisé en purges internes, c’est une humiliation profonde (mais méritée).

Quelques minutes plus tôt, M. Philippot avait campé sur sa position sur CNews, refusant de “quitter +Les Patriotes+” ou “renoncer à (s)es convictions” après une dernière mise en garde de Mme Le Pen mercredi matin.

“Et si on veut me démettre et m’empêcher de travailler à la refondation du FN, il faudra le faire. Je le regretterai amèrement”, a lancé le vice-président.

L’eurodéputé a dénoncé à la télévision un “prétexte” au moment où, engagé dans un débat de “refondation” depuis la présidentielle, “le FN est en train de changer complètement de ligne, de faire un retour en arrière absolument terrifiant, qui affole des milliers de personnes”.

Oui. Qui affole des milliers de personnes : à peu près la taille du fan-club de Philippot.

Et qui en satisfait des millions : les électeurs du FN.

Franchement, qui aime Philippot en dehors des médias anti-blancs qui l’invitent tout le temps pour représenter le FN ? Philippot a fait le pari d’être trop important pour être sanctionné, il a découvert que ce n’est pas le cas.

Au-delà du réel conflit de personnes, certains frontistes espèrent affaiblir les options idéologiques défendues par M. Philippot. L’élu de Grand Est est farouchement anti-euro et veut un discours portant aussi bien sur les questions sociales, sociétales que sécuritaires, quand d’autres sont plus libéraux économiquement et plaident pour un parti focalisé sur la lutte contre l’immigration et “l’islamisme”.

Si la question économique et celle de l’euro est un vrai sujet d’opposition au sein du FN (qui voit beaucoup de bêtises être dites) ; les opposants à Philippot ne veulent pas abandonner les “questions sociales” et “sociétales”. Ils ne considèrent simplement pas que des hausses inconsidérées de minimas de toutes sortes constituent une option “sociale” efficace (et se méfient des allocations ayant pour résultat d’aider fortement les masses immigrées, préférant par exemple rétablir des aides sociales aux classes moyennes). Quant au terrain “sociétal” (un mot de novlangue qui désigne toutes les dégénérescences présentées en “progrès”), la plupart entendent bien s’y exprimer… pour s’opposer aux mesures destructives que Philippot soutient en bon gauchiste mental.

Mais la sanction est aussi et surtout la suite logique de plusieurs mois de conflit croissant entre la présidente du FN et celui qui était jusque-là considéré comme son bras droit et son alter ego idéologique.

Lundi, déjà, en bureau politique, Marine Le Pen l’avait mis en garde : “C’est comme un divorce, ça peut se passer bien ou mal. Tu seras triste, je serai triste, mais le Front s’en remettra”, avait-elle dit en substance, selon deux participants.

Dans l’entourage de Marine Le Pen, on mettait en avant mercredi soir le caractère “proportionné” de la mesure à l’égard du chef d’orchestre du “marinisme” depuis 2011, principale figure d’ouverture d’un parti qui a tenté ces dernières années de se “dédiaboliser” et obtenu des résultats électoraux croissants avant une présidentielle et des législatives 2017 pas à la hauteur de ses espérances.

Le premier tour des législatives a vu un résultat pire qu’en 2012, tant son électorat était dégoûté.

[…]
Céder, s’étranglait au contraire une source proche de l’énarque dans l’après-midi, “serait un suicide politique ! Ca veut dire quoi, on doit se prosterner c’est ça ?”

Peut-être qu’il aurait pu s’attendre à ce que son plan de transformation totale, du fait de son inefficacité électorale, entraîne un rejet de la part d’autres cadres du parti qui sans être particulièrement des personnes de principe n’ont pas l’échec pour objectif ?

[…]
“S’il y avait un sondage interne, 90% des frontistes demanderaient le départ de M. Philippot”, estime un proche de Marine Le Pen.

Quand on est à ce point détesté par les gens de ce qui est supposé être son camp…

Rien à voir, assurent plusieurs marinistes, avec Bruno Mégret, le “félon” qui avait quitté le FN en 1998 avec la moitié de ses cadres.

La comparaison avec Mégret a néanmoins une certaine pertinence. Même en ayant réussi à emporter avec lui la plupart des cadres, il a fini rapidement marginalisé. Et puis, Mégret n’avait pas tous les torts – le père Le Pen avait un tort grave, son népotisme, que son soutien à sa fille pour la présidence du parti confirma. Philippot, partie prenante de toutes les actions néfastes de la fille Le Pen, n’a pas d’excuse.

AFP :

Florian Philippot et ses proches ont annoncé jeudi leur départ d’un Front national “rattrapé par ses vieux démons” et rompu avec Marine Le Pen, qui a dénoncé en retour la stratégie de “victimisation” de son ancien bras gauche.

“Bien sûr que je quitte le Front national”, a annoncé sur France 2 l’eurodéputé, cravate rouge et croix de Lorraine à la boutonnière.

Pour le moment, Philippot va bénéficier d’invitations médiatiques parce que les médias adorent pouvoir dire du mal du FN. Inviter son ancien n°2 et le laisser raconter à quel point les membres du FN ont des tendances “xénophobes” (si seulement) est pour eux un délice.

Mais ils finiront par se lasser, et ensuite Philippot disparaîtra.

Ceci dit, ce départ ne garantit pas que la Le Pen va partir dans la bonne direction.

[…]
Celle-ci a mis en garde ceux qui “ont pensé qu’il existait d’autres lignes que la (sienne) : Florian Philippot a décidé de me rejoindre sur la base de cette ligne” ni droite, ni gauche. Elle a annoncé dans la foulée être “la plus solide et la mieux placée” au FN pour l’élection présidentielle de 2022 et s’est également formellement déclarée candidate à sa succession à la présidence du FN lors du congrès en mars.

Elle a viré Philippot parce qu’elle le considérait comme une menace personnelle, mais elle n’a pas renoncé à ses ambitions irréalistes. Elle a le charisme d’une marchande de poissons et des idées stupides auxquelles elle s’accroche pourtant.

[…]
Quelques frontistes ont annoncé suivre “Florian”, comme sa lieutenante et eurodéputée Sophie Montel ou le comédien Franck de Lapersonne.

Bon débarras.

[…]
Débarrassé de cette “fracture relationnelle”, selon le mot du député du Gard Gilbert Collard, le FN n’en a pas pour autant fini avec les interrogations sur sa ligne.

De nombreux ténors proches du FN appellent Marine Le Pen à donner un coup de barre à droite. “Maintenant, à Marine Le Pen de ne pas faire du Philippot sans Philippot” a exhorté sur CNews Robert Ménard, maire de Béziers, élu avec le soutien du FN.

Ça, ce n’est pas gagné.

Philippot en moins, c’est bien, mais Marine Le Pen et son arrivisme sont toujours là. Ce n’est pas parce qu’elle a indirectement viré Philippot que ses torts et ses tares disparaissent.

Auteur: Blanche

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19 Commentaires sur "Rififi au FN : la pédale Philippot part après des sanctions"

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PierreAntoineCostaud
22 septembre 2017 21 h 52 min

PAS L’UNE…SANS L’AUTRE

En tête de liste des problèmes au FN, il y a:
-Floriane, la Gaulliste de gauche, qui ne voit dans les jeunes remplaçants venus du sud de la méditerranée que des “patriotes” en devenir…
-Marine, la soixante-huitarde repentante type, qui recherche désespérément auprès de nos (((maîtres))) le pardon des prétendus crimes de son père qui ont tant perturbés sa petite enfance….

WhiteFeeling
22 septembre 2017 22 h 00 min

Cette éviction est une manière habile pour Marine Le Pen de se dédouaner de ses derniers échecs électoraux en rejetant la faute sur Philippot, l’ex-no 2 du parti, et de faire croire momentanément aux militants que le FN effectue une purge et va s’orienter vers une refondation doctrinale “nationaliste”. Tout cela n’est que du vent médiatique. Tant que la question relative à notre identité raciale ne sera pas au coeur des débats au sein du FN, avec toutes les conséquences que cela implique philosophiquement et spirituellement, toutes les stratégies politiques et économiques mises en place sont vouées à l’échec.

Hélas, bon nombre de nationalistes ou d’identitaires Français sont incapables d’aborder objectivement cette question raciale et surtout d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Pourtant, c’est l’émergence massive d’une conscience raciale claire et cohérente qui nous sauvera, et non les bidouillages “doctrinaux” électoralistes dont le FN est si friand, comme tous les autres partis d’ailleurs. Ceux qui s’engagent actuellement sérieusement dans cette prétendue refonte idéologique du FN feraient bien de réfléchir en profondeur à tout cela, la question raciale n’est pas une option, c’est une nécessité vitale pour nous les Aryens.

STOP GÉNOCIDE DES BLANCS
23 septembre 2017 0 h 24 min

Je pense que malgré ces remous médiatique, la base du FN soutiendra n’importe quels candidats à la tete du FN, les 11 millions de gens qui ont voter pour le FN, sont davantage sensible aux idées du FN, que des personnes qui le représente.
La base est la, il faut faire frutifier ces profits.
La victoire peut arriver encore.

RLC
23 septembre 2017 3 h 49 min

(((David Rachline))) qui va prendre sa place en tant que Directeur de la communication..

Witte le russe
23 septembre 2017 5 h 45 min

Philiplotte serait un grand ami du maxiste ali sus oral. Bon débarras. Philiplotte va trahir ta race avec les soussss race Amen

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