Pour Pierre Gattaz, patron du MEDEF, “notre force pour l’avenir, c’est le métissage”

Je découvrais il y a quelques jours, presque par hasard, un entretien que Pierre Gattaz avait accordé en juillet à une certaine Agence Ecofin et qui concernait l’Afrique.

Si de larges pans de l’entretien concernent des questions économiques à l’intérêt secondaire, il est aussi révélateur en ce qui concerne la vision du monde sinon crue du moins exprimée par le “patron des patrons” de France : si, dans le domaine économique, l’analyse objective des faits est de première importance pour obtenir des résultats, on la voit largement céder le pas à des croyances idéologiques. Évidemment, pour ne pas fâcher les partenaires économiques, la langue de bois est de rigueur ; mais sur la durée elle finit par être prise au sérieux (et il me semble que nous avons atteint ce stade).

Agence Ecofin :

AE : Vu l’ampleur des besoins de l’Afrique, le potentiel de son marché en devenir et la taille des concurrents asiatiques, les entreprises européennes doivent-elles envisager une stratégie commune ? Le peuvent-elles ?

PG : Elles le peuvent et le doivent, car les enjeux dépassent les relations bilatérales. […] Nous sommes en train de travailler et de proposer un nouveau plan stratégique Union Européenne (UE) – Union Africaine (UA). C’est à travers ce partenariat, basé sur un nouveau paradigme, que doit se développer une stratégie commune pour favoriser les échanges entre les entreprises d’Europe et d’Afrique. […] Il faut […] avoir une approche commune sur ces sujets, car l’Europe est le premier partenaire économique et commercial de l’Afrique, et premier contributeur en fonds de développement.

Ma remarque ici concernerait plus la question que la réponse : il y a un enjeu d’influence politique et économique en Afrique car c’est un territoire regorgeant de ressources. Mais le “potentiel” du “marché” africain ? Cela se limite à peu près aux classes supérieures bénéficiant des rentes liées aux matières premières ou à certains produits agricoles exportés ; tout indique que les masses miséreuses se reproduisant à une vitesse folle demeureront des masses miséreuses – en premier lieu en raison de leur stupidité ahurissante.

Ceci dit, Gattaz parle beaucoup du “développement”, alors qu’une fois que l’on divise la croissance économique africaine par sa croissance démographique, on obtient une quasi-stagnation.

[…]
AE : Le MEDEF a affirmé, le 18 mai, sa volonté de bâtir un partenariat stratégique et durable avec l’Afrique. Plusieurs pays anglophones sont ciblés (Kenya, Ouganda, Rwanda et Nigeria). Parmi les pays subsahariens francophones seule figure la Côte d’Ivoire. Aucun pays d’Afrique centrale n’est mentionné. Que justifie ce choix ?

PG : Pour le MEDEF, le partenariat stratégique avec le continent est prioritaire, oui. Il doit répondre à trois critères : une dynamique gagnant-gagnant, une place centrale donnée à l’entreprise et une priorité donnée à la jeunesse et à l’emploi.
[…]
Sur l’ensemble du continent, il y a des talents immenses.

Dans l’ensemble de l’Afrique Noire, on n’a pas 10 millions de personnes avec un QI au-dessus de 110 – soit moins qu’en France ! (Et le QI n’est qu’un des facteurs.) Évidemment, il y a une part de langue de bois dans cette déclaration, mais enfin !

L’Afrique centrale est une zone importante également qui s’inscrira naturellement dans notre planification. Il est vrai que certains pays d’Afrique centrale traversent une période économiquement plus difficile, que ce soit en raison de la chute des matières premières, ou d’instabilité sécuritaire. Notre approche sur certains de ces pays est différente.

Ce n’est pas une “période” plus difficile ; c’est une constante ! Quand, exactement, la République Démocratique du Congo a-t-elle jamais été stable, par exemple ?

[…]
AE : Dans le même ordre d’idées, les entreprises françaises se préparent-elles à l’ouverture l’an prochain de la Transsaharienne qui reliera Alger à Lagos en traversant le Sahel ?

PG : C’est un axe important qui contribuera au désenclavement de la sous-région, indéniablement. […] Il n’y aura de vraie stabilité que lorsque les activités économiques créatrices d’emplois apporteront plus de prospérité aux populations multi-ethniques de cette région.

En paraphrasant, “l’économie résoudra les problèmes ethniques”. Ah bon ? Quels sont les précédents ?

En Afrique noire, les pays disposant d’une manne économique (minéraux, pétrole) ont au contraire une tendance marquée à plus d’instabilité parce que le partage des recettes fait conflit.

Prenons le Mali, et supposons qu’une entreprise arrive avec succès à y installer des usines améliorant la prospérité de Bamako. Les Touaregs, qui se sentent politiquement oppressés par la majorité noire du pays, vont-ils soudain se réjouir et mieux s’entendre avec le gouvernement central ? Cela ne tient pas la route.

[…]
AE : La fuite des capitaux et l’évasion fiscale constituent des handicaps majeurs au développement de l’Afrique. Quelle est la position, et éventuellement l’action, du MEDEF face à ce problème ?

PG : L’informel est une réalité forte dans les économies africaines à prendre en compte et qui a des spécificités à appréhender. Toutefois, une part croissante des acteurs estime nécessaire de réduire la part de l’informel, afin d’augmenter le nombre de contributeurs aux budgets nationaux. Cela ne sera pas possible sans mise en place de cadres réglementaires fiscaux structurés et adaptés.

Ici, Gattaz développe une vision simpliste selon laquelle l’état d’un pays découle de ses lois. Or, même avec des lois excellentes, encore faut-il qu’elles puissent être appliquées ! Au-delà de l’Afrique, l’examen des mairies américaines aux mains de noirs ou de pays comme le Brésil démontrent que la corruption et le désordre sont consubstantiels à l’Africain. L’Italie du Sud et la Grèce, perçus en Europe comme corrompues, sont des modèles d’intégrité en comparaison.

En plus d’une demande de baisse des impôts sur les entreprises étrangères, il ajoute :

[…]
Mais la clé vient également de la diversification des économies.

Parlons-en !

Pourquoi les industries ont-elles été délocalisées massivement vers la Chine, mais non vers l’Afrique noire ? La “stabilité politique” est certes une première cause – qui découle déjà largement des différences raciales -, mais les différences en capacité de travail constituent un autre facteur majeur – là où le Chinois est industrieux, méticuleux, et obéissant ; l’Africain est paresseux, et chaotique. (Ce n’est que désormais avec une différence de salaire de 1 à 10 que cela commence à être envisagé, et encore seulement vers certains pays.)

Par ailleurs, le développement des services dans une économie moderne nécessite tout à la fois une base économique agro-industrielle générant des surplus et des gens d’une intelligence suffisante. Avec 70 de QI de moyenne, l’Afrique noire a beaucoup trop peu de personnes capables d’assumer ces emplois en devenant employé de banque, infirmière, etc.

[…]
AE : Un Chinois qui s’installe à Kinshasa, 6 mois plus tard, parle le lingala. Les Européens, qui ont plutôt tendance à demander aux Africains de s’adapter à eux, ne doivent-ils pas repenser leur rapport à l’Afrique ?

PG : Il s’agit probablement d’un exemple circonscrit et ponctuel. Bien au contraire, nous avons des retours différents quant à l’attitude de certains concurrents étrangers par rapport aux usages locaux. Une des forces des entreprises françaises à travers le monde, c’est leur capacité d’adaptation. La France est riche de sa diaspora en Afrique, qui maîtrise souvent très bien les usages locaux et qui travaille parfaitement avec ses homologues.
[…]
Notre force pour l’avenir, c’est le métissage et la coconstruction. N’oublions pas non plus la diaspora africaine en France qui est une valeur ajoutée pour les projets des entreprises françaises sur le continent.

Voilà, voilà.

En quoi se mêler génétiquement avec les colons africains – moches, bêtes et méchants – serait une force ? Pas le début d’un commencement de justification ; c’est une déclaration d’adhésion à la religion de la “diversité” raciale.

Gattaz se réjouit aussi de la présence massive d’envahisseurs africains, les voyant comme une “valeur ajoutée” pour les projets économiques impliquant l’Afrique.

Conclusion

Les propos de l’ignoble traître Gattaz illustrent le refus idéologique de comprendre la situation réelle de l’Afrique, s’obsédant à voir sa misère comme simplement conjoncturelle, prescrivant le “développement” comme antidote.

Ils illustre aussi une tendance d’ensemble dans les grandes entreprises en Occident, où on sacrifie au culte de la “diversité” ; espérant élargir ses marchés et avoir une masse sans identité obsédée par le consumérisme ; quoique cela assure à moyen-terme conflit et pauvreté.

Les personnes de gauche affirmant que “l’extrême-droite fait le jeu du grand capital” doivent d’ailleurs recourir à de sacrées gymnastiques mentales (ou plus simplement, ne pas penser) pour parvenir à une conclusion si absurde.

Auteur: Blanche

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6 Commentaires sur "Pour Pierre Gattaz, patron du MEDEF, “notre force pour l’avenir, c’est le métissage”"

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Gudridur
9 septembre 2017 15 h 33 min

Les oligarques ne rêvent que d’une chose, la désubstantialisation des cultures au point d’en faire des éléments de décorum pour la sous culture consumériste.
Ils caressent l’espoir que dans le confort émollient de la société consumériste, les masses jaunes et marrons finissent par ne conserver que les aspects les plus saillants et extérieurs de leurs cultures.

Orto Grafix
10 septembre 2017 20 h 30 min

Môssieu Gattaz, et autres crapules vendues ou/et pleinement intégrées au système économique anglo-américain (alias «libéralisme» : ça sonne joli, non ?), sait prendre son air infiniment raisonnable pour nous raconter que 2 + 2 = 5. Car n’en doutons pas, l’Europe ne s’est pas faite à force d’avoir évolué à l’écart du reste de l’humanité, mais bien, à force de «profiter» à chaque instant des richesses du «métissage».

Jacques
10 septembre 2017 21 h 08 min

Que faire devant des trahisons comme celle ci ?
Je ne vois que la violence.

STOP GÉNOCIDE DES BLANCS
11 septembre 2017 11 h 48 min

Le grand patronat a toujours été pro-immigration, il n’est pas difficile de comprendre qu’importer une masse salariale du tiers monde, reverra à la baisse les salaires des Français de souche, et en plus de ça le facteur raciale, religieux, culturelle accentue la division dans les masses salariales.
Diviser pour régner.

PierreAntoineCostaud
11 septembre 2017 20 h 51 min

DE LA MAUVAISE INFLUENCE DE PIERRE BERGE SUR LES ESPRITS FRAGILES

A force de vanter dans tous les “diners en ville”, la virilité, l’endurance sexuelle et l’odeur sauvage des négroïdes, il ne faut pas s’étonner que bon nombre de petits dégénérés de la haute bourgeoisie capitaliste se décident “à franchir le pas”…Pierre Gattaz par exemple…Sa personnalité timide et réservée cachait en réalité un tempérament volcanique et passionné qui ne demandait qu’à éclater…depuis qu’il a été “initié à l’Afrique par des partenaires stratégiques”, il a changé du tout au tout…désormais il assume totalement la part de négritude qui est en lui….
“L’Afrique c’est l’avenir mes chéries…. quel pied…mé-ti-ssez-vouuus….”

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