États-Unis : fin du programme de protection des jeunes immigrés arrivés illégalement – mais le Congrès pourrait le graver dans la loi

S’il était d’emblée prévisible que la présidence Trump ne remplirait pas ses promesses de campagne, le degré même de renoncement s’est avéré particulièrement élevé et décevant ; fruit de plusieurs facteurs : les élus républicains au Congrès sont pour la plupart vendus à divers groupes de pression et ont fréquemment cherché à le bloquer, les administrations en place (le renseignement par exemple) étaient remplies de gens hostiles qui ont fait pression, enfin Trump lui-même s’est entouré d’éléments corrompus comme (((Gary Cohn))) ou le général McMaster, sans parler de son (((beau-fils))). Après le départ de Bannon, la Maison Blanche apparaissait avoir été avalée par le “marais”.

L’annonce récente de Trump concernant l’annulation d’un programme de protection des immigrés clandestins est une bonne surprise… en apparence.

AFP :

Donald Trump a mis fin mardi au programme de son prédécesseur Barack Obama qui a permis à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers de rester aux Etats-Unis, une décision qui a provoqué de vives réactions dans le monde politique et économique.

Le sort des quelque 800.000 “Dreamers” (“rêveurs”) qui bénéficient actuellement d’un statut temporaire leur permettant d’étudier et de travailler est désormais extrêmement incertain.

Le qualificatif de “rêveurs” est une référence au “DREAM Act” – dont le nom était à lui seul un vil chantage émotionnel -, projet de loi présenté en 2001 – et plusieurs fois depuis – dont l’objet était d’inscrire dans la loi un processus permettant de distribuer la citoyenneté aux jeunes clandestins. Ce projet n’a jamais été adopté par le Congrès.

Le programme DACA, annulé par Trump, avait un effet équivalent, mais n’étant qu’un décret présidentiel il peut être annulé par le même moyen.

La Maison Blanche a appelé le Congrès à légiférer dans les six mois mais un compromis sur l’immigration, sujet qui divise Washington depuis des décennies, est loin d’être acquis.

À légiférer, mais en quel sens ?

En incitant le Congrès à voter une loi sur la question, la Maison Blanche l’incite indirectement à adopter l’odieux “DREAM Act”. Sachant que sur ce sujet, Trump a assez d’élus dans le camp anti-invasion pour pouvoir s’y opposer par son veto, cet appel apparaît injustifiable.

M. Trump n’a pas immédiatement pris la parole pour expliquer son choix mais insisté dans un communiqué sur la nécessité de donner “la priorité” aux travailleurs américains, thématique centrale de sa campagne électorale. “Nous devons nous rappeler que les jeunes Américains ont aussi des rêves”, a-t-il lancé.

Assurant quelques heures plus tard depuis le Bureau ovale qu’il avait “beaucoup d’amour” pour ces jeunes, il a renvoyé la balle dans le camp du Congrès.

C’est le même discours creux que lors de son reniement sur le sujet en avril.

A compter de ce jour, aucune nouvelle demande ne sera examinée. Les permis existants, qui portent sur une durée de deux ans, resteront en revanche valables jusqu’à leur expiration, date à laquelle leurs détenteurs n’auront plus le droit de travailler et pourront théoriquement être expulsés.

La décision a immédiatement provoqué une cascade de réactions indignées, dans le camp démocrate bien sûr, mais aussi chez certains républicains, dans le monde de l’entreprise et au-delà des frontières américaines.

En bref&nbsp: tous les ennemis des Blancs ; qu’il s’agisse de colons allogènes, de patrons à courte-vue, ou d’élus vendus ; ont hurlé leur mécontentement. C’est le contraire qui eût été étonnant !

Mais quels sont leurs arguments ? Ce serait “triste” ? Ce serait “mauvais pour l’économie” ? Entre chantage émotionnel et mensonge économique – une étude du Centre pour les Études sur l’Immigration démontre que l’expulsion des immigrés illégaux coûterait beaucoup moins que de les garder (en) -, il n’y a rien de sérieux.

Le Mexique, dont sont originaires l’écrasante majorité des enfants et jeunes adultes concernés, a exprimé sa vive inquiétude, réclamant une solution “rapide” pour mettre fin à l’incertitude juridique dans laquelle ces derniers se trouveront dans les mois à venir.

Le Mexique ne se réjouit pas à l’idée d’accueillir des centaines de milliers de jeunes gens “dynamiques”, “rêveurs”, “ambitieux”, “productifs”, etc. ? Tiens donc ? Ne pourraient-ils pas être des “chances pour le Mexique” ?

C’est révélateur.

“C’est une triste journée pour notre pays”, a lancé Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Microsoft a dit être déçu par cette décision qu’il considère comme “un recul pour le pays tout entier”.

Ces entreprises technologiques dirigées par des youpins ou des indiens sont citées au même titre que des entités gouvernementales et des hommes politiques. En un sens, vu le pouvoir délirant de ces oligopoles, ce n’est pas absurde ; mais quelle est la légitimité de ces gens pour nous dicter le bien et le mal ?

Fait rare, Barack Obama est sorti du silence qu’il s’est imposé depuis son départ de la Maison Blanche pour dénoncer une décision “contre-productive” et “cruelle” pour “ces enfants qui étudient dans nos écoles, ces jeunes adultes qui débutent leur vie professionnelle”.

“In fine, c’est une question de décence élémentaire. Il s’agit de savoir qui nous sommes et qui nous souhaitons être”, a-t-il lancé.

Laisser entrer des envahisseurs et les tolérer n’est une “question de décence élémentaire” qu’aux yeux des ennemis du pays et de sa population blanche.

[…]
Si le Congrès se montrait à nouveau incapable de trouver une solution dans les six mois, “je réexaminerai l’affaire”, a prévenu le président américain mardi soir dans un tweet.

Dénonçant la décision prise de manière “unilatérale” par l’ancien président démocrate, le ministre de la Justice Jeff Sessions [ndlr : illustrant cet article] a estimé mardi qu’elle avait en particulier “privé d’emploi des centaines de milliers d’Américains en permettant que ces emplois soient occupés par des immigrants clandestins”.

“Nous ne pouvons accepter tous ceux qui voudraient venir ici, c’est aussi simple que cela”, a-t-il déclaré.

Le ministre de la Justice du Texas, Ken Paxton, dont l’Etat était le chef de file de la contestation conservatrice contre le programme, a lui crié “victoire”.

Il est en effet important de rappeler le contexte dans lequel cette décision intervient : plus d’une dizaine d’États républicains avaient engagé une procédure judiciaire contre le décret DACA, estimant qu’il outrepasse les prérogatives du président. Cette pression a certainement joué un rôle clé pour forcer Trump à l’abandonner.

Jeff Sessions, qui avait refusé que son ministère défende le décret DACA, a sur ce terrain fait ce qu’il convenait.

[…]
Deux sénateurs, l’un républicain, Lindsey Graham, l’autre démocrate, Dick Durbin, ont tenu une conférence de presse commune pour réclamer que le débat sur ce thème débute le plus tôt possible.

“Il n’est pas possible que ces enfants soient les victimes d’un processus politique dysfonctionnel”, a martelé M. Graham, soulignant la nécessité d’agir vite pour éviter d’aboutir à l’expulsion de ces jeunes “rêveurs”, dont le surnom fait référence au Dream Act, projet de loi de réforme de l’immigration n’ayant jamais abouti.

Les traîtres sont à pied d’oeuvre.

Il est important qu’ils échouent.

Auteur: Blanche

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9 Commentaires sur "États-Unis : fin du programme de protection des jeunes immigrés arrivés illégalement – mais le Congrès pourrait le graver dans la loi"

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Fragment
6 septembre 2017 23 h 47 min

“En un sens, vu le pouvoir délirant de ces oligopoles, ce n’est pas absurde ; mais quelle est l”

C’est mon navigateur (firefox)…ou il y a un problème chez vous?
Ce n’est pas la première fois que l’un de vos articles est “tronqué”!…dites m’en plus SVP!

Cordialement!

Majx
7 septembre 2017 1 h 10 min

Devons-nous souhaiter que l’Amérique ne se negrifie pas, ne se détruise pas ? Pas sûr.
Tenons à l’esprit qu’elle constitue la principale force négrificatrice et destructrice mondiale, platement et fièrement au service de l’ennemi racial, et ne possède aucune culture politique lui permettant d’évoluer vers du meilleur.

Orto Grafix
7 septembre 2017 2 h 30 min

Tiens. Serait-ce que j’ai de l’influence ? Ou que j’avais de l’avance ?
Les gens ont de plus en plus en vie de virer la couche «consensuelle» de boue qui couvre leurs yeux. Tant mieux !
Idem d’ailleurs concernant la question religieuse, sujet essentiel sur lequel il y a aussi du progrès.
C’est d’ailleurs lié …. L’Amérique est une contrée essentiellement abrahamique, vautrée sans la moindre réserve dans la luxure «spirituelle» sémite. Ceux qui veulent continuer de le dissimuler s’apercevront bientôt qu’ils se ridiculisent. Leur «bon sens» est lui-même, qu’ils en aient conscience ou non, une cochonnerie issue de ces religions de m(…) issues du Proche-Orient. L’examen de la Réalité, à la façon Européenne, se fait avec rigueur, avec discernement, avec respect de cette conviction inscrite dans le patrimoine génétique de toute véritable Aryen : le Savoir est la source de toute Liberté.

Orto Grafix
7 septembre 2017 2 h 34 min

Et excusez-moi pour mes petites fautes orthographiques … Je promets de me resaisir.
(Â propos, Blanche, votre «m’avoir fait remarqué» m’a fait mal aux yeux).

9 septembre 2017 13 h 46 min

Le problème étant que si l’on suit ta logique autant vitrifier la plupart des pays Blancs de ce monde et ce serait particulièrement stupide.
De plus ce que tu dis sur un pays ne concerne pas forcément tout ses habitants.

L’Amérique est une contrée essentiellement abrahamique, vautrée sans la moindre réserve dans la luxure «spirituelle» sémite.

Ce n’est pas parce que les élites sont des malades qui font une politique stupide depuis des années que le peuple tout entier l’est aussi. D’ailleurs qu’appele tu luxure spirituelle sémitique ?
Comme en France tous les Français ne pensent pas comme les élites, prenons le cas de Macron. D’ailleurs beaucoup n’ont même pas votés tant ils ne croient plus en la démocratie.
Tout passe par une rééducation alors que toi tu veut ( si je comprend bien) laisser tomber les USA qui ne seraient qu’un ramassis de dégénérés. Je ne dis pas que les Américains sont tous beau, forts et pro Blancs loin de là.
Si vous venez à souhaiter la négrification des USA c’est que vous êtes au même niveau que les juifs et les gauchistes.
Gardez vos pulsions suicidaires pour vous plutôt que de souhaiter le pire à des Blancs qui ne demandent qu’à vivre.

Orto Grafix
7 septembre 2017 2 h 44 min

Ni Trump ni Sessions ni aucun autre ne répondra à ce propos ci, le plus révélateur, le plus essentiel, qui est tenu par Obama :

Il s’agit de savoir qui nous sommes

Est-ce un pays Blanc comme beaucoup veulent continuer de le penser, ou est-ce un groupe d’hurluberlus calvinistes, qui tôt ou tard – comme l’ont fait les Boers en Afrique du Sud – devait, doit et devra se tirer une énorme balle dans le pied ?!
==> Il suffit de se poser des question pour avoir des réponses !

albert
7 septembre 2017 7 h 57 min

Avec ou sans Trump les ” States ” sont le type de l’Erat totalitaire sémitisé , pire que l’Union Soviétique avant qu’ Uncle Joe n’en nettoie ( imparfaitement )les écuries
La Droite et la Gôche furent résolument atlantistes , pro IUS .. A fuir . N’importe quoi mais pas ça .

9 septembre 2017 13 h 28 min

En bref&nbsp: tous les ennemis des Blancs

Petit soucis dans la phrase !

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