Nous sommes pour le sain, le beau, le bon, le juste ; pas pour le “normal”

La langue du mouvement doit rester compréhensible

Nous ne pouvons pas mener tout à la fois de front un combat pour changer la langue et un combat pour changer la culture. Nous sommes obligés de garder un certain contact avec la culture dominante, aussi corrompue soit-elle, et l’on ne pourra pas la subvertir si l’on emploie un vocabulaire qui n’est compris que des nôtres.

Chercher à se couper de la masse pour essayer de préserver sa pureté, c’est aussi se condamner à l’impuissance. Il faut être en contact pour pouvoir l’influencer, même si cela demande des efforts supplémentaires pour préserver son intégrité. Songeons ici à cette phrase fameuse d’Archimède : “Donnez moi un point d’appui, et j’ébranlerais la Terre.” La situation ici est analogue.

Certains usages linguistiques mériteraient certainement d’être changés, certains abus de vocabulaires aussi.

Il y en a certain que l’on peut raisonnablement éviter. En plus de tout ce qui est tiré du sabir des banlieues, on peut citer par exemple tous ces mots en “phobe” dont nous affublent les gauchistes peuvent être tournés en dérision. Les personnes ayant peur de mettre leur main au feu sont des pyrophobes ayant une peur irrationnelle de la chaleur ! Parce que si on est contre quelque chose, c’est forcément une forme cachée de patriarcat blanc oppressif ! Ils ne doivent pas être utilisés sur un ton sérieux pour nous qualifier.

Mais il y en a d’autres qu’on ne peut pratiquement pas combattre, parce qu’ils sont trop profondément implantés dans la culture dominante et que chercher à les changer, tout en étant secondaire par rapport à l’urgence du combat racial, nous rendrait inaudible.

Ainsi mercredi je publiais un article mentionnant ces registraires bannissant le Daily Stormer mais fournissant leurs services à des sites “pédophiles”.

Le terme “pédophile”, pris étymologiquement, devrait signifier “qui apprécie beaucoup les enfants, est particulièrement intéressé par eux” ; ce qui est par exemple le cas des femmes saines. Beaucoup de mots en “-phile” servent à désigner diverses passions de collectionneurs. Ainsi, le “tintinophile” collectionne-t-il tout ce qui est en rapport avec Tintin. Il n’y a là absolument aucune connotation sexuelle.

En revanche, le terme “pédophile” dans l’usage courant sert à désigner l’attirance sexuelle envers les enfants prépubères (un abus récent consiste à étendre la notions aux adolescents pubères n’ayant pas atteint la majorité sexuelle, extension inepte la biologie n’étant pas définie par les lois). C’est un contre-sens absolu sur le plan étymologique, qui donne à un concept particulièrement infâme une désignation somme toute bénigne.

À l’avenir, il serait bon que cela soit corrigé. Qu’un autre mot ne présentant pas ces défauts linguistiques le remplace ou même que ce mot disparaisse purement et simplement – c’est un concept qui s’explique facilement par une périphrase en cas de besoin, et qui idéalement devrait finir par n’être mentionné que lors de discussions historiques.

Mais en dépit de toutes ces considérations, nous ne pouvons pas nous mettre soudain à employer ce mot pour dire autre chose ou chercher à employer un mot obscur pour le remplacer : toute l’énergie employée là est perdue ailleurs, en des points de lutte plus pressants.

Enfin, notons que comme toute sous-culture, évidemment, nous avons aussi certains mots de vocabulaires spécifiques, mais qui sont complémentaires, supplémentaires ; destinés à désigner des concepts que l’on ne rencontre peu ou pas en dehors de notre tendance.

Le sain plutôt que le “normal”

Nous ne pouvons pas chercher à réviser d’emblée tout le vocabulaire, disais-je, mais il est en revanche possible d’employer des mots que tout le monde comprend pour en remplacer d’autres.

Et il est un changement qui me paraît tout à fait important : cesser d’employer le mot “normal” pour exprimer une connotation positive.

Quelques exemples en vrac d’un tel usage, tirés directement des commentaires de Blanche Europe :

  • “Plus rien n’est normal, l’ordre n’est plus respecté et l’anormal est devenu banal.”
  • “On y arrive doucement, être normal et éduquer ses enfants normalement c’est honteux !!”
  • Ou encore : “Félicitation pour l’éducation de tes enfants, je trouve que dans ma famille nous ne sommes pas assez racistes, ce n’est pas normal !”

On retrouve implicitement un jugement de valeur, avec le normal comme bien.

Pourquoi le mot “normal” tend-t-il à avoir une connotation positive ? Il est intéressant de constater que, dans une lointaine origine, la norme était une règle supérieure que l’on était censé suivre. Or, tant le mot norme que le mot normal désignent aujourd’hui d’abord ce qui est conforme à la plupart des cas, banal, ordinaire (la norme en étant l’ensemble, le normal un élément). Comment en est-on arrivé là ? En société, le principe idéal ne peut être suivi que très imparfaitement. Le normal correspond au niveau de conformité au principe idéal jugé acceptable, qui correspond directement à celui atteint par la plupart. Par ailleurs, l’être humain est un animal social, et l’exclusion du groupe était autrefois quasi-équivalente à une peine de mort.

Tout s’explique donc : la notion de normalité en est venue par glissement à désigner un champ de l’acceptable dont les limites découlent directement de ce que font les masses. La normalité, assurance de l’acceptation sociale, est perçue positivement ; alors que l’anormalité, violation qui a le double-tort de violer une règle (sans doute instituée pour une bonne raison) et d’aller contre le conformisme, est perçue avec dégoût et horreur.

Il y a bien des situations, cependant, où le normal n’est pas bon.

Si on considère que l’anormal couvre les deux extrêmes du mieux et du pire (un usage cohérent avec les définitions courantes), alors les exemples abondent : la personne extrêmement intelligente pourrait être qualifiée “d’anormale”, tout comme des pensées trop complexes.

Mais même sans cela, on trouve des cas évidents :

  • La personne “normale” est particulièrement lâche dès que ce qu’elle croit juste va à l’encontre du conformisme perçu, un phénomène qui explique en bonne part l’état actuel de l’Occident.
  • Aujourd’hui, il est “normal” de se dire anti-raciste : même jusque dans les rangs de ceux s’opposant à l’invasion migratoire, beaucoup ont leur “bon noir” ou “bon arabe” afin d’essayer de prouver ne pas être raciste (ce qui vire parfois à l’absurde).

La prévalence du terme “normal” pour désigner le bien est en soi un signe de la domination d’une sorte de conformisme plébéien, où le principe fondamental devient secondaire.

Nos idées sont vraies, justes, bonnes, saines, bénéfiques, naturelles. Nous sommes pour le beau et le bon, revendiquons-le clairement !

Cessons d’employer à tort et à travers le mot normal, allons droit à la source.

Il reste utile, par ailleurs, d’activer les instincts de troupeautement moutonniers en surévaluant volontairement notre influence et notre soutien populaire.

Nos idées étaient “normales” il y a un siècle, elles le seront à nouveau dans le futur, mais elles n’auront jamais cessé d’être naturelles, justes et bonnes.

Mème travail famille patrie

Auteur: Blanche

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12 Commentaires sur "Nous sommes pour le sain, le beau, le bon, le juste ; pas pour le “normal”"

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Gregleblanc
26 août 2017 6 h 33 min

Oui nous allons devoir de nouveau définir ce qui doit être la normalité.

rlc
26 août 2017 7 h 57 min

Toujours bon de rappeler les choses essentielles.

Aegishjalmur
26 août 2017 11 h 01 min

Le terme “pédophile” est effectivement employé à tort. Le mot “pédomane” est beaucoup plus approprié puisqu’il signifie non pas “amis des enfants” mais “folie des enfants”…

Jean
26 août 2017 10 h 52 min

Définir les mots avant de discuter avec quiconque est le premier pas pour se comprendre puis argumenter. C’est la base de la dialectique.

26 août 2017 14 h 05 min

Le terme « normal » qualifie une situation au regard d’une norme. Le terme est populaire, les gens le comprennent et aiment l’employer. Pourquoi s’en priver. Si la norme repose sur des valeurs défendant le sain, le beau, le bon et le juste alors cela ne pose aucun problème.

Adolph Hitler, « Mon combat », tome 2 page 102 : « D’ailleurs, l’éducation, en ce qui concerne la race, trouvera son achèvement définitif dans le service militaire. Ce temps de service doit être considéré comme le dernier stade de l’éducation normale donnée à l’Allemand moyen. »

Les jeunes qui vont faire une période dans l’armée française peuvent constater que celle-ci est bougnégrifiée à 30 %. L’inversion de la norme s’est développée à partir de 1981. Est considéré aujourd’hui comme normal (ou en passe de l’être) ce que l’on considérait hier comme une tare : folie, homosexualité, inceste, pédophilie, zoophilie…

Si un français ( qui se considère comme « normal »), voyant que Macron s’est marié avec sa grand-mère y voit une situation « anormale » et le prend pour un « taré », alors cela me parait assez sain comme réflexe.

Orto Grafix
26 août 2017 18 h 02 min

Chercher à se couper de la masse pour essayer de préserver sa pureté, c’est aussi se condamner à l’impuissance.

Telle est votre conviction, pleine de «bon sens». Vous n’allez cependant pas empêcher quelques autres de se rendre compte:
– que deux et deux font quatre;
– qu’une immense majorité de nos cons-citoyens sont royalement irrécupérables;
– que les vérités idéologiques dont nous avons besoin forment un ensemble imprésentable au quidam de base, imprégné jusqu’à la moëlle des mensonges qui se sont accumulés, telles les couches géologiques, pendant environ 20 siècles.
Je crains que le «quidam de base» soit largement présent parmi les «nationalistes», aujourd’hui plongés – et comment en serait-il autrement ? – dans le plus complet désarroi.

Kolovrat
27 août 2017 17 h 19 min

qu’une immense majorité de nos cons-citoyens sont royalement irrécupérables

Les vieux baby-boomers qui ont votés pour le système tout leur vie ne peuvent pas être récupérés. Par contre les jeunes sont très influençables et peuvent nous rejoindre si on s’y prend bien. C’est cette tranche d’âge qui nous intéresse le plus.

que les vérités idéologiques dont nous avons besoin forment un ensemble imprésentable au quidam de base, imprégné jusqu’à la moëlle des mensonges qui se sont accumulés, telles les couches géologiques, pendant environ 20 siècles.

Et pourtant l’Alt-right aux Etats-Unis est en train de convertir beaucoup de monde vers le Nationalisme Blanc et vers le NS car leur méthodes de communication et de propagande sont bonnes, ils sont en train de faire en sorte qu’être NS devienne cool et à la mode, quand c’est le cas en général les gens et surtout les jeunes suivent l’idéologie sans broncher.

Tout est une question de com et de propagande.

27 août 2017 19 h 18 min

Tout est une question de com et de propagande.

En effet, et ce n’est pas en se coupant de la masse que nous arriverons à convertir qui que se soit !

D’accord aussi avec Blanche, le défaitisme est une trahison et nous ne pouvons gagner quoique ce soit si nous pensons perdre ( logique ). En partant perdant nous le serons.

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