Trump s’oppose clairement au retrait des statues confédérées

Nous avons rapporté plus tôt aujourd’hui la formidable conférence de presse de Donald Trump – où harcelé par des journalistes ne se satisfaisant pas de ses déclarations condamnant les violences d’où qu’elles viennent ni de sa dénonciation rituelle du racisme, il avait dénoncé la réécriture de l’Histoire par les gauchistes, refusé de condamner les seuls nationalistes en affirmant à raison que les antifas étaient violents et avaient initié les violences, notant enfin qu’à vouloir effacer Robert E. Lee – le célébrissime général en chef de la Confédération – il faudrait aussi effacer George Washington et Thomas Jefferson, 1er et 3ème présidents du pays et propriétaire d’esclaves (et ayant tenu des positions racistes).

La vermine anti-blanche avait été profondément choquée.

Eh bien, ce jeudi, il en a remis une couche.

AFP :

Très critiqué après ses propos sur Charlottesville, Donald Trump a tenté de déplacer le débat jeudi en affirmant que l’histoire américaine était “mise en pièces” par le retrait de statues de personnages des Etats sudistes confédérés, favorables à l’esclavage.

L’AFP présente cela comme une tentative d’esquive. Et on en parle, du harcèlement médiatique depuis 5 jours ? Quand il y avait des attentats terroristes islamistes et qu’Obama refusait d’employer le terme “islam radical”, ces médias passaient-ils leur temps à le harceler et à le critiquer ?

Et puis, plutôt qu’une esquive, c’est là une contre-attaque.

En trois tweets, le président américain a pris position de manière tranchée dans ce débat sensible qui a refait surface après les violences de Virginie où des suprémacistes blancs s’étaient initialement rassemblés pour protester contre la suppression annoncée d’une statue du général sudiste Robert E. Lee.

Certains Américains voient dans ces monuments en hommage à la confédération d’Etats du sud, qui a déclenché la guerre civile notamment pour défendre l’esclavage, la célébration d’un passé raciste.

L’AFP trafique l’Histoire. Premièrement, le Sud n’a pas déclenché la guerre – il a fait sécession et c’est Lincoln qui a attaqué le Sud pour interdire la sécession. Deuxièmement, l’esclavage n’a eu qu’un rôle secondaire dans les causes de la guerre, derrière des conflits économiques. 95% des Blancs du Sud ne possédaient pas d’esclave et l’esclavage était légal dans plusieurs États qui combattirent pour le Nord. Il est en revanche exact que les gauchistes considèrent ces monuments comme un symbole raciste.

D’autres estiment que les enlever revient à effacer un pan entier de l’histoire américaine. Les suprémacistes blancs, eux, en ont fait leur cheval de bataille.

Ce ne sont pas les cocuservateurs qui vont s’en charger, alors il faut bien quelqu’un.

Selon le sondage NPR/PBS et NewsHour/Marist publié jeudi, près de deux Américains sur trois (62%) sont favorables à ce que les statues célébrant des personnages des Etats confédérés restent en place. Si les républicains sondés apportent un soutien massif au statu quo, les démocrates eux sont divisés: 44% veulent les conserver, 47% les voir disparaître.

C’est extrêmement significatif. En dépit d’une propagande médiatique unilatérale depuis des mois et des années, presque la moitié des électeurs américains de gauche demeurent pour le maintien des statues des héros confédérés ! Et trois-quarts de ceux penchant à droite sont pour ce maintien.

Mais il n’y a que les nationalistes blancs, ou presque, pour aller les défendre physiquement.

Plusieurs d’entre elles ont été retirés ces derniers jours, à Baltimore et ailleurs.

Au-delà du débat de fond, les termes utilisés par le président américain et le moment choisi contribueront à alimenter les critiques de ceux qui, au sein-même de son propre camp, s’indignent de son manque de clarté dans la dénonciation des groupuscules d’extrême droite.

Les Paul Ryan, les John McCain, les Lindsey Graham, etc. ne sont pas dans le camp de Trump. Ils ont toujours été contre lui.

“Triste de voir l’histoire et la culture de notre grand pays mises en pièces par le retrait de nos magnifiques statues et monuments”, a tweeté Donald Trump, jugeant que c’était “stupide”.

“La beauté qui est retirée de nos villes et de nos parcs nous manquera terriblement et ne pourra jamais être remplacée!”, a-t-il ajouté.

C’est clair. C’est net. C’est courageux. Dire que les monuments confédérés ne pourront jamais être remplacés est extrêmement puissant.

Selon un récent rapport du Southern Poverty Law Center (SPLC), spécialisé dans les mouvements extrémistes et les droits civiques, plus de 1.500 symboles confédérés demeurent encore dans l’espace public aux Etats-Unis, la plupart dans le sud. Ce chiffre inclut plus d’une centaine d’écoles publiques.

Le (((SPLC))) a pour objectif de les anéantir.

[…]
Cette controverse rappelle celle sur les drapeaux confédérés, ravivée en juin 2015 après l’assassinat de neuf Noirs dans une église de Caroline du Sud par un suprémaciste blanc qui aimait poser avec.

À chaque fois la même indignation médiatique artificielle ; à chaque fois la même frénésie de censure. En effet, il y a des points communs.

Lors d’un hommage au pasteur noir abattu, le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama avait appelé l’Amérique à reconnaître que ces symboles allaient au-delà du simple souvenir historique et qu’il était en temps de changer d’approche.

Notons que l’AFP n’utilise pas le conditionnel (“que ces symboles iraient”) mais l’indicatif. Quand une personne contestant la doxa dit une vérité objective facile à vérifier, elle est présentée sous le registre de l’opinion ; mais quand ça va dans le sens de la doxa, tout est présenté dans le registre du factuel.

Il est vrai que le drapeau confédéré est plus qu’un souvenir historique ; c’est aussi un symbole politique (et sa diabolisation y contribue), mais ceci n’en est pas moins stupide et faux :

“Pendant trop longtemps, nous avons été aveugles face à la douleur que ce drapeau confédéré causait dans de trop nombreuses villes”, avait-il lancé. Le retirer, c’est “reconnaître que la cause pour laquelle les soldats confédérés se sont battus, la cause de l’esclavage, n’était pas la bonne”.

Steve Bannon, toujours une des cibles principales de la presse, tient le coup :

Dans un climat particulièrement tendu au sein de l’équipe présidentielle, Steve Bannon, le très controversé conseiller stratégique de Donald Trump, a défendu dans le New York Times les tweets matinaux de l’ancien magnat de l’immobilier.

“En demandant +Washington, Jefferson, Lincoln, où est-ce que tout cela nous mène ?+, le président créé un lien avec les Américains, leur culture, leur histoire, leur tradition”, a-t-il déclaré, ironisant [sur] “la gauche qui veut dire que tout est du racisme”.

L’AFP est aussi mécontente que la racaille journalistique soit ciblée :

Face au malaise suscité par ses propos sur Charlottesville, Donald Trump s’en est aussi pris jeudi à sa cible favorite : les journalistes.

“Le public apprend (encore davantage) combien les médias Fake News sont malhonnêtes. Ils ont totalement déformé ce que j’ai dit sur la haine, le sectarisme, etc. Honte !”, a-t-il tweeté au petit matin.

Notre article examinant les affrontements de ces derniers jours entre Trump et les médias le démontre. Ne se satisfaisant pas des condamnations générales de la haine et de la violence, ne se satisfaisant même pas des condamnations explicites des racistes et nationalistes, les médias n’exigeaient pas moins qu’une condamnation totale de tous les manifestants de “UniteTheRight” et une exonération totale de tous les antifas – non, que ces antifas soient salués en héros. Une conférence de presse supposée traiter d’un décret sur l’infrastructure a été entièrement occupée par des questions hostiles sur Charlottesville. Oui, Trump s’en prend aux journalistes. À raison.

Même si Trump n’est pas un nationaliste blanc, sa prise de position ici est bonne et courageuse. Elle a un effet très bénéfique pour casser l’unanimisme que tentent de présenter les (((médias))), et nous ne pouvons que la saluer.

Auteur: Blanche

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5 Commentaires sur "Trump s’oppose clairement au retrait des statues confédérées"

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STOP GÉNOCIDE DES BLANCS
18 août 2017 11 h 05 min

Bravo au président Trump !
Trump devrait trancher définitivement en faveur des nationalistes blancs, car les dénigrer, c’est miner sa base électorale, quitte à trancher qu’il choisisse les nationalistes plutôt que les gauchistes qui de toute façon ne vote pas pour lui !

STOP GÉNOCIDE DES BLANCS
18 août 2017 11 h 08 min

Et absolument protéger l’histoire des pays du sud des Etats-unis, ce serait une catastrophe identitaire absolue, si les gauchistes arrivent à enlever les monuments des confédérés

dissident
18 août 2017 23 h 42 min

vous avez raison, malheureusement, il vient de se separer de Bannon

19 août 2017 23 h 04 min

Quitte à se faire cogner dessus par tout le monde il devrait continuer sur ses idées avec les politiques qu’il veut. Il se sépare de Bannon pour faire plaisir aux “autres” mais il ne devrait pas.

88
18 août 2017 12 h 52 min

Charles Lindbergh’s warning
https://www.youtube.com/watch?v=1W_Gzz-KRo0

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