Presque tous les parlementaires yankees sont en ordre de marche contre la Russie

L’élection de Donald Trump aux États-Unis s’est faite contre l’essentiel des élites politico-médiatiques et le personnage qu’il avait adopté au cours de la campagne leur faisait tout particulièrement peur. Par la suite, il a cependant revu sa position, tant sous l’influence de sa fille et de son beau-fils (((Kushner))) que pour obtenir le soutien des élus républicains au Congrès. Puis il a attaqué la Syrie du bon Bachar el-Assad et a multiplié les gages et les reniements.

Mais cela ne suffit pas au conglomérat des enragés des deux Chambres à Washington, qui profitent de l’abandon de l’isolationnisme pour pousser tant et plus à l’impérialisme.

AFP :

La chambre basse du Congrès des Etats-Unis a adopté mardi à une quasi-unanimité de nouvelles sanctions contre la Russie, un projet qui provoque la colère à Moscou mais aussi en Europe, car il permettrait de sanctionner des entreprises européennes.

La proposition de loi, qui doit encore être adoptée par le Sénat, inclut aussi des sanctions contre l’Iran, notamment contre les Gardiens de la révolution accusés de soutenir le terrorisme, et la Corée du Nord, pour ses tirs de missiles.

Les parlementaires américains, forçant la main du président Donald Trump au moment où il veut la tendre à Vladimir Poutine, veulent en premier lieu infliger des représailles à la Russie après une campagne de désinformation et de piratage attribuée à Moscou durant l’élection présidentielle américaine de l’an dernier.

L’annexion de la Crimée et les ingérences en Ukraine sont les autres motifs de punition avancés.

Les piratages russes sont un bobard relayé tambour battant par les médias menteurs, (((CNN))) au premier chef.

Depuis plus d’un an, la conspiration russe pour faire accéder Donald Trump à la présidence est une fiction continuellement rabâchée, alors que l’influence israélienne sur les élections est une réalité systématiquement censurée.

Les députés yankees sont prêts à avancer vers la troisième guerre mondiale, sous des prétextes complètement frauduleux et tellement indignes qu’ils en donnent le tournis. Le grand reproche qui est fait aux pirates informatiques ayant transmis des documents à Wikileaks, prétendument agents russes de Poutine, est d’avoir mis en lumière le gouffre de corruption qu’est la direction du Parti Démocrate.

En ce qui concerne les parlementaires républicains, ce sont presque tous des néo-conservateurs opposés à Trump. L’hostilité à l’Iran et à la Russie est une constante chez eux, que renforce encore leur soumission à la juiverie, laquelle cultive une rancune millénaire vis-à-vis de ces deux peuples.

Comme l’ont conclu les services de renseignement américains, cet ancien agent du KGB a tenté de s’ingérer dans nos élections”, a déclaré l’élu républicain Ed Royce. “Si on ne fait rien, la Russie continuera son agression”.

Le consensus est presque total au Capitole, où Moscou compte ses amis sur les doigts d’une main. Le vote a été de 419 voix contre 3. Le mois dernier, le Sénat avait voté sur un projet similaire par 98 voix contre 2.

Le texte prévoit aussi un mécanisme inédit qui déplaît à la Maison Blanche : les parlementaires vont s’arroger le droit de s’interposer si jamais Donald Trump décidait de suspendre des sanctions existantes contre la Russie.

L’exécutif a eu beau défendre son pré carré, les chefs républicains du Congrès ont été intraitables, tant les élus se méfient des intentions du milliardaire sur une éventuelle détente avec l’adversaire russe.

Si le texte passait le Sénat, Donald Trump pourrait mettre son veto. Mais il suffirait au Congrès de revoter à une majorité [des deux-tiers] pour le surmonter, et il est d’usage que les présidents s’épargnent cette humiliation en apportant un soutien tardif à la législation.

Ainsi bloqué par les parlementaires, Donald Trump a une marge de manoeuvre extrêmement limitée. Seul l’emprisonnement de l’ensemble des parlementaires de Washington et l’instauration d’un régime autoritaire fasciste pourrait permettre d’appliquer la consigne de bon sens : l’Amérique d’abord.

Cette décision en cours du Congrès américain, qui est quasiment une déclaration de guerre, produit déjà des ondes de choc.

Les Etats membres de l’Union européenne évoqueront d’ailleurs une éventuelle réponse lors d’une réunion mercredi à Bruxelles.

Plusieurs pays européens, notamment l’Allemagne, sont furieux car la loi donnerait au président américain la possibilité de sanctionner les entreprises qui travaillent sur des pipelines venant de Russie, en limitant par exemple leur accès aux banques américaines ou en les excluant des marchés publics aux Etats-Unis.

Cette disposition pourrait en théorie ouvrir la voie à des sanctions contre les groupes européens partenaires du projet de gazoduc Nord Stream 2 qui doit accélérer l’acheminement de gaz russe vers l’Allemagne à partir de 2019.

Sont notamment concernés le français Engie, les allemands Uniper (ex-EON) et Wintershall (BASF), l’autrichien OMV et l’anglo-néerlandais Shell.

Jusqu’à présent, la ligne rouge fixée par Washington et Bruxelles avait été que les sanctions n’affectent pas l’approvisionnement en gaz de l’Europe.

Dans une apparente concession, toutefois, la Chambre a modifié un article de façon à ce qu’il cible uniquement les pipelines dont l’origine est en Russie – épargnant ceux qui, comme les oléoducs de la Caspienne venus du Kazakhstan, ne font que transiter par la Russie.

Le président est aussi prié de décider des sanctions “en coordination avec les alliés des Etats-Unis”.

De son côté, le Kremlin a averti que la poursuite de la politique de sanctions nuisait “aux intérêts de nos deux pays”.

Les intérêts pétroliers ne sont pas pour rien dans cette nouvelle manoeuvre belliciste menée au nom de la démocratie et du salut d’Israël.

Auteur: Basile

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5 Commentaires sur "Presque tous les parlementaires yankees sont en ordre de marche contre la Russie"

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Driant
26 juillet 2017 13 h 59 min

Il est clair aujourd’hui que Trump n’arrivera plus à rien, qu’il ait voulu ou non faire quelque chose, et qu’il termine ou non son mandat.
Que ce soit en Europe ou de l’autre-côté de l’Atlantique, tous les occidentaux marchent sur la tête. ça vient difficile de garder espoir en l’avenir.

Orto Grafix
26 juillet 2017 15 h 00 min

«Que meure l’Occident pour que vive notre Europe».
Il y a déjà … 40 ans … un certain Guillaume Faye (ensuite devenu une vieille fripouille libérale) le disait, et apparemment il n’était compris de personne sauf peut-être Pierre Vial, de Terre et Peuple, qui a parfois repris cette idée.
Tant que nous-mêmes nous n’aurons pas compris que nous devons extirper de nous l’essence occidentale …
Tant que nous n’aurons pas compris que nous ne devons surtout pas sauver cela, mais plutôt, sauver notre propre peau …
Nous continuerons de nous trouver dans le désarroi le plus complet.

Orto Grafix
26 juillet 2017 15 h 05 min

Et bravo à Basile pour ce point de vue lucide et courageux. Si j’ai bon souvenir, il y a encore un an on n’en était encore, concernant la Russie, à des points de vue pleins de «neutralité», genre «cette question nous divise».
La hargne apocalyptique de la République Calviniste, son amour profond envers l’éventualité de leur cher Armaguédon, s’est mis à sauter aux yeux de beaucoup de personnes, et c’est une bonne nouvelle. Continuons sur cette voie.

Alfur
27 juillet 2017 19 h 19 min

Dures leçons de science politique par les faits et les comportements !
Une simple remarque de bon sens :
Lorsque je lisais en début d’année les articles et commentaires enthousiastes sur la campagne de Trump sur ce site, j’étais plutôt sceptique…
Il est vrai que les propos étaient encourageants, enthousiasmants même pour notre cause, mais il ne s’agissait pas d’un programme : ce n’était qu’une campagne et “ les promesses n’engagent que ceux qui y croient“, phrase que l’on prête faussement à Pasqua et qui est en fait du radsoc et madré Henri Queuille (1884-1970) (plusieurs fois ministre et Président du Conseil sous la IVe).
Je reproche un peu aux rédacteurs de ce site d’avoir été un peu trop naïfs… Ces revirements de Trump sont un avertissement : que cela nous serve de leçon ! D’ailleurs il n’est même pas sûr qu’il s’agisse de revirements puisque nous n’avons aucune preuve qu’il avait bien l’intention de faire ce qu’il disait… C’est bien cela la vie politique en démocratie : propagande, manipulations, faux-semblants, mensonges, l’art de dresser un voile d’illusions et d’apparences pour parvenir à ses fins.
On n’a jamais vu, jamais, un Président de l’Empire des Etats-Unis s’opposer aux intérêts du Deep State économique et financier. L’alt-right en est pour ses frais. Quant aux prétendus “alliés européens”, qui ne sont que des dindons de la farce, ils ne comptent pour rien, comme les guerres menées par Obama au Proche-Orient et en Ukraine l’ont amplement prouvé. Pour renverser ce système il faudrait effectivement un régime dictatorial, ce qui ne se produira pas, puisque la dictature s’exerce déjà, uniquement et férocement contre ceux qui le menacent.

Orto Grafix
28 juillet 2017 5 h 25 min

Pour ceux qui savent lire l’anglais, quelques sites lucides américains (certes oui, «lucide américain» semble un parfait oxymore) développent en long et en large la situation en Amérique, ainsi que les situations que leur néfaste hégémonie a étendu en plusieurs pays, à travers notamment leur ridicule folie «démocratique» pro-islamique.
Qu’on se le tienne pour dit, ces sales cons d’obscurantistes s’intéressent à une seule forme de liberté : la liberté religieuse, c’est à dire la liberté d’être un profond imbécille en toute impunité. À travers ce biais là ils se mettent tout naturellement en guerre contre quoi que ce soit qui y soit opposé, tout comme leurs frères les djihadistes, «wahhabites», israéliens etc. sans oublier leurs fidèles serviteurs «Européens», défenseurs des «valeurs Européennes».
http://russia-insider.com/en/politics/media-mourns-end-cia-killing-syrians-and-strengthening-al-qaeda/ri20503

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