Chasse aux sorcières de la prétendue ingérence russe : (((CNN))) en difficulté face à ses mensonges

Contexte

La plus grande affaire de ces derniers mois dans les (((médias dominants))) d’outre-Atlantique concerne la prétendue ingérence russe dans les élections américaines : d’abord, l’affirmation que la Russie serait derrière le piratage du serveur du DNC (entité dirigeante du parti démocrate) et derrière celui de la messagerie courriel de John Podesta ; dont les contenus ont été diffusés par WikiLeaks, le tout étant qualifié de “piratage des élections” (une expression qui n’aurait de sens que pour le trucage direct des votes). Ensuite, l’affirmation d’une collusion entre les équipe de Trump et la Russie pour ces opérations.

Fin décembre dernier, je rapportais qu’il n’y avait pas de preuve pour soutenir l’accusation de piratage russe.

Malheureusement, Trump a eu le tort de laisser entendre que ce piratage russe serait avéré et de concentrer sa défense sur la deuxième ligne – celle de la collusion pour laquelle aucune preuve non plus n’a été fournie. Par la simple répétition, sans avoir jamais fourni de preuve valable (l’allégation d’une entreprise embauchée par les démocrates et qui n’a été vérifiée par personne est tout ce que nous avons), les (((médias))) considèrent désormais qu’il s’agit d’un “fait” indiscuté. On pourra au passage remarquer la similitude avec les procédés du procès de Nuremberg, où les vainqueurs se sont dispensés de fournir des preuves matérielles pour les faits “de notoriété publique” comme le prétendu (((Holocauste))).

Tout cela a mené à la nomination par le (((numéro deux du ministère des Affaires Étrangères))) d’un procureur spécial chargé d’enquêter sur la supposée collusion, Robert Mueller, qui remplit son équipe d’adversaires politiques de Donald Trump. Le but est clair : il s’agit d’organiser la destitution de Trump, dont les compromis ne suffisent apparemment pas.

Trump a d’ailleurs apparemment retrouvé un peu de sa vigueur pré-élection.

AFP :

Le président américain Donald Trump a fustigé lundi l’absence de preuves dans l’affaire russe et estimé que les auteurs des allégations à son encontre lui doivent des “excuses”.

“Après 4 mois à regarder la Russie à la loupe, ils ont zéro +enregistrement+ de connivence par des gens de T (Trump)”, a tweeté Donald Trump, en référence à un argument martelé par son camp selon lequel il n’existe aucune preuve tangible de collusion avec la Russie pendant la campagne présidentielle.

Un argument qui pourrait être contré simplement : fournir une telle preuve tangible. Ce qui n’a pas été fait.

“Il n’y a ni collusion, ni entrave. On me doit des excuses !”, a-t-il poursuivi.

En fait, il y a une véritable conspiration pour accuser les équipes de Trump (et Trump lui-même) de conspiration avec les Russes…

Donald Trump a répété ses attaques à l’encontre de son prédécesseur Barack Obama à qui il reproche de n’avoir “rien” fait contre l’ingérence russe.

Selon le Washington Post de vendredi, la CIA avait averti Barack Obama dès août 2016 que des piratages du parti démocrate avaient été ordonnés par le président russe Vladimir Poutine dans le but de nuire à la démocrate Hillary Clinton et d’aider Donald Trump pour la présidentielle du 8 novembre.

“La raison pour laquelle le président Obama n’a RIEN fait à propos de la Russie après avoir été informé par la CIA de l’ingérence est qu’il pensait que Clinton allait gagner et il ne voulait pas +faire tanguer la barque+”, a assuré le président américain, dans la même série de tweets.

C’est un discours à double-tranchant, car il paraît là encore admettre que la supposée ingérence est avérée.

(((CNN))) pris au piège de sa désinformation

RT :

Ca pourrait tanguer sérieusement à CNN. James O’Keefe, activiste conservateur, a piégé John Bonifield, un producteur-réalisateur de la chaîne d’information continue. Ce dernier, filmé en caméra cachée, admet sans ambages que la ligne éditoriale anti-russe est avant tout destinée à faire de l’audience. « C’est essentiellement des conneries parce que nous n’avons aucune preuve irréfutable », admet-il .

« A mon avis, ils [CNN] n’ont rien, mais ils veulent continuer de creuser », ajoute-t-il, toujours filmé à son insu. « Nous faisons des audiences incroyables [avec la supposée ingérence russe dans l’élection de Donald Trump] », souligne le journaliste qui dit comprendre que Donald Trump dise être victime, d’une « chasse aux sorcières ».

Résumer cette affaire à une simple course à l’audience est évidemment réducteur. Ce qui reste de crédibilité à (((CNN))) est engagé aussi, et ça l’est d’abord dans un but politique. Le soutien quasi-unanime des grands médias américains à Hillary Clinton au cours de la dernière présidentielle est un fait avéré et indiscutable, et (((CNN))) – dont le patron est (((Jeff Zucker))) – était en première ligne.

Qu’un de leurs employés à un poste important (superviseur des reportages sur la santé pour CNN) doute sérieusement de leur discours sur le prétendu piratage russe et explique que le (((patron))) de la chaîne donne directement pour instruction de mettre cette prétendue affaire en avant est tout sauf négligeable.

CNN a choisi de ne pas sanctionner Bonifield (en), sans doute pour éviter d’attirer plus encore l’attention sur cet aveu terrible.

[…]
La vidéo pourrait être embarrassante pour CNN. Le média d’information continue planétaire s’est en effet récemment pris les pieds dans le tapis, avec la publication d’un article fautif sur la Russie, et ce sont trois journalistes qui en ont fait les frais. « En conséquence de la rétractation d’un article publié sur CNN.com, CNN a accepté la démission de [ses] employés à l’origine de la publication ». Il s’agit de Thomas Franck, rédacteur, Eric Lichtblau, rédacteur en chef adjoint d’une cellule d’investigation, mais aussi lauréat du prix Pulitzer, ainsi que de Lex Harris, rédacteur en chef du service incriminé.

Que l’affaire soit assez mauvaise pour qu’ils se sentent obligés de licencier les (((responsables))) est parlant.

Les trois journalistes virés
(((Lichtblau))), Frank (?) et (((Harris)))

Déjà très critique vis-à-vis de la chaîne, l’une de ses cibles favorites, Donald Trump a rapidement réagi à l’annonce de ces départs.

« Le média des fake news CNN envisage de grands changements de son encadrement, maintenant qu’ils ont été pris à publier leurs articles russes bidons », a tweeté le président des Etats-Unis.

« Ils ont pris le média des fake news CNN la main dans le sac », a-t-il poursuivi. « Mais qu’en est-il de NBC, CBS et ABC ? Qu’en est-il des ratés du New York Times et du Washington Post ? Ce sont tous des médias qui diffusent des fake news ! », a-t-il conclu.

Le 22 juin 2017, le site de CNN avait publié un article alléguant qu’un conseiller de Donald Trump, Anthony Scaramucci, était entré en contact avec le PDG d’un fond souverain russe lors du Forum économique de Davos en janvier 2016. Le but de la prise de contact aurait été de favoriser une levée des sanctions contre la Russie, selon l’auteur de l’article.

Mais, en raison de l’absence de preuves tangibles ainsi que du démenti des personnes mises en cause, la rédaction en chef de CNN avait décidé de retirer l’article du site le 24 juin 2017. La fake news ne citait effectivement à l’appui de sa démonstration qu’une seule source, et anonyme de surcroît, sans que celle-ci ne soit recoupée.

Il est certes parfois impossible d’avoir mieux qu’une source anonyme, mais le problème est qu’il est souvent tentant pour ces manipulateurs d’en rajouter. Comment pouvons-nous distinguer entre la vraie source anonyme et la fausse ? Ce n’est pas comme si ces (((médias))) menteurs avaient mérité notre confiance.

CNN, déjà épinglée avec virulence par Donald Trump en janvier 2017, a ouvert une enquête en interne et s’est engagée en outre à revoir son dispositif de vérification de ses informations. Tout article concernant la Russie devra désormais être vérifié et validé par le rédacteur en chef de CNNMoney ou le vice-président du média lui-même.

Ils vont continuer à sortir de la désinformation, ils vont seulement s’assurer de mieux protéger leurs arrières.

Auteur: Blanche

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7 Commentaires sur "Chasse aux sorcières de la prétendue ingérence russe : (((CNN))) en difficulté face à ses mensonges"

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Le Tosque
28 juin 2017 20 h 56 min

C’est un intéressant revers, de la part de ces extrêmistes du mensonge et de la poudre aux yeux.
Bien sûr ils continueront de rester les mêmes fripouilles, totalement insensées, véritable troupeau de cinglés meRdiatiques qui n’hésitent pas à amener l’Amérique vers un risque de guerre nucléaire avec la Russie, profitant de la mentalité bornée et ignare du public Américain.

autescousios
28 juin 2017 22 h 14 min

Mais heureusement, la mentalité ouverte et savante de notre cher public européen si bien informé (particulièrement en France, n’est-ce pas ?) va servir de contrepoids salutaire…

29 juin 2017 12 h 13 min

On a les mêmes en France hélas. Un public abruti qui croit toute la merde qu’on lui présente et des médias enjuivés et manipulateurs.
D’ailleurs pour toutes nos grandes chaines de téléviSion l’ingérence Russe est une évidence et à part taper sur Trump et les Russes ils ne savent rien faire ( j’oublie la propagande habituelle sur la tolérance et le vivre ensemble…).

autescousios
29 juin 2017 22 h 25 min

C’était de l’ironie bien sûr, mais comme vous semblez avoir du mal à la discerner, estimez-vous utile que je fasse une petite note à votre attention les prochaines fois que j’en userai ?

30 juin 2017 8 h 59 min

Mais j’avais particulièrement bien compris votre ironie ! Je ne faisais qu’appuyer le fait de l’intelligence des masses Européennes si aptes à gober la merde qu’on leur présente.

autescousios
1 juillet 2017 0 h 04 min

Ah, j’aime mieux ça, mais je pense que la méprise aurait été évitée si vous aviez adressé votre comm à « Le Tosque » plutôt qu’à moi…

2 juillet 2017 18 h 04 min

En effet, petite erreur de ma part.

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