Le décret migratoire de Trump partiellement rétabli jusqu’à son examen approfondi par la Cour Suprême

C’est supposé être une victoire pour nous, mais sur le fond il n’y a vraiment pas grand chose. Le décret atténué était très faible et il n’est même pas pleinement rétabli.

Le Monde :

La Cour suprême, la plus haute cour d’appel américaine, a annoncé lundi 26 juin la restauration partielle du décret anti-immigration de Donald Trump, suspendu par plusieurs décisions de justice. L’institution de Washington examinera en octobre ce dossier potentiellement explosif.

Le décret interdit l’entrée sur le territoire américain pendant quatre-vingt-dix jours aux ressortissants de six pays — Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen — et pendant cent vingt jours aux réfugiés du reste du monde.

Mais les neuf juges en ont toutefois exclu les personnes ayant une « relation de bonne foi » avec de la famille ou une entreprise aux Etats-Unis. En clair, tout habitant de ces pays qui serait totalement inconnu des autorités américaines se verrait refuser l’accès au territoire des Etats-Unis.

En revanche, un ressortissant de ces pays venant rendre visite à un membre de sa famille établi en Amérique pourra venir, tout comme le pourra un étudiant admis dans une université américaine. Une distinction qui promet un casse-tête légal pour déterminer à quelle catégorie appartient une personne.

Bref, une large part des envahisseurs pourront toujours entrer d’ici à la décision finale de la Cour.

Le gel des entrées sur le sol américain pour les ressortissants des six pays jugés à risque étant prévu pour trois mois — le temps, selon l’administration, de mettre en place des procédures renforcées de contrôles des demandes —, il arrivera à expiration avant que la Cour suprême ne se prononce. Par conséquent, l’examen du texte à l’automne pourrait paradoxalement avoir lieu après la fin de la totalité de son application.

Ces “procédures renforcées” sont une vaste fumisterie.

Le président Donald Trump a accumulé les camouflets dans ce dossier très symbolique de sa présidence.

Ce que Le Monde qualifie de “camouflets” pourrait aussi être adéquatement qualifié de décisions politiques d’une justice bananière – comme nous l’avons expliqué à de multiples reprises, les textes de loi sont absolument clairs sur le pouvoir exclusif du président des États-Unis pour interdire l’accès au territoire du pays à quiconque, sur la base de n’importe quel critère, selon son propre jugement sur lequel la justice n’a absolument aucun droit de regard (mais les débats juridiques se sont concentrés sur la justesse de ce jugement plutôt que sur le fait que la justice n’a pas à l’évaluer).

C’est la tyrannie des juges.

Le fameux décret a connu deux moutures, qui avaient été bloquées par les tribunaux en février et en mars. Deux suspensions dénoncées par Donald Trump comme symptomatiques d’une « justice politisée ».

C’est peu dire.

Le texte a fédéré un vaste front d’opposition, en première ligne duquel on trouve des Etats démocrates, notamment sur la côte ouest du pays, où le président est particulièrement impopulaire. Dans chacun des revers que lui ont infligés les juges, la rhétorique antimusulmane du président, qu’il n’a jamais clairement reniée, a beaucoup pesé.

Alors que l’immigration en provenance de dizaines de pays rassemblant la large majorité de la population musulmane mondiale reste autorisée, les anti-Trump ont le culot de parler d’un décret d’interdiction des musulmans. Ah, si seulement la rhétorique enflammée avait été suivie d’effets en ce domaine ! Notons que même si le blocage concernait réellement l’ensemble du monde musulman il ne s’agirait pas moins d’un argument inepte puisque “n’importe quel critère” signifie bien “n’importe quel critère”

On notera au passage une manipulation grossière de la part du Monde :

Dans un communiqué diffusé rapidement après l’annonce de la Cour suprême, Donald Trump s’est félicité de cette « claire victoire pour notre sécurité nationale ». Emporté par son élan, M. Trump a même vanté une décision prise à l’unanimité, alors que trois juges ont exprimé un avis minoritaire.

L’avis minoritaire plaidait pour pour un rétablissement intégral, il est donc parfaitement évident que l’ensemble des juges préféraient un rétablissement partiel à un blocage complet !

Et je ne le sais même pas en ayant examiné les documents de la Cour, non, seulement parce que Le Monde l’avoue deux paragraphes plus loin !

[…]
Le fait que les juges les plus conservateurs, Samuel Alito, Neil Gorsuch et Clarence Thomas, se soient dissociés de l’avis majoritaire en plaidant, sans succès, pour le rétablissement intégral du décret de M. Trump souligne également les limites de cette décision pour le président.

Ces tactiques de désinformation sont révulsantes.

Les plus hauts magistrats du pays ont offert à Donald Trump une chance d’emporter une victoire judiciaire finale venant annuler les camouflets subis. De fait, le débat devrait se concentrer sur l’étendue des pouvoirs du président en matière d’immigration, un terrain que les conseillers du président et des juristes indépendants jugent assez sûr pour la Maison Blanche.

La Cour Suprême pourrait aussi bien proclamer que 1+1=3 si elle estime que le décret n’est pas légal et constitutionnel.

« L’interdiction d’entrée aux musulmans viole le principe constitutionnel fondamental selon lequel le gouvernement ne peut favoriser ou agir de façon discriminatoire à l’encontre d’une religion. Les tribunaux ont successivement bloqué cette interdiction discriminatoire et indéfendable. La Cour suprême a désormais l’occasion de l’annuler définitivement », a réagi pour sa part, lundi, Omar Jadwat, avocat de l’American Civil Liberties Union (ACLU), importante organisation de défense des libertés.

L’ACLU, ou plutôt l'(((ACLU))), milite moins pour les “libertés” que pour les “droits” de toute la vermine non-blanche – cette organisation a ainsi participé à forcer l’intégration raciale et à éliminer toutes les restrictions ségrégationnistes qui protégeaient la population blanche du Sud. Et il n’est jamais mentionné que tous les “droits” pour lesquels ils oeuvrent – “droit” à l’invasion migratoire, “droit” à entrer dans n’importe quel groupe ou organisation, “droit” à s’installer dans des quartiers blancs, etc. – se font au détriment de la possibilité pour la population blanche de préserver sa communauté et sa nation.

L'(((ACLU))) a aussi défendu quelques adversaires idéologiques, mais d’abord et avant tout afin de renforcer sa réputation et de ne pas paraître trop orientée. On n’a pas entendu l'(((ACLU))) à propos de (((SPLC))) contre Daily Stormer

Pour en revenir au fond, les droits constitutionnels ne s’appliquent en aucune manière aux non-citoyens vivant à l’étranger. Prétendre que moduler l’immigration de manière à affecter la composition religieuse des immigrés violerait la Constitution est une absurdité, puisque de fait toutes les décisions possibles refléteraient un certain choix. (Et c’est sans même discuter du fait que cette disposition constitutionnelle était surtout supposée interdire une préférence pour une dénomination chrétienne par rapport à une autre.) L’amendement constitutionnel invoqué était en place alors que le Congrès établissait des quotas ethno-raciaux et interdisait l’immigration depuis la quasi-totalité de l’Asie.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "Le décret migratoire de Trump partiellement rétabli jusqu’à son examen approfondi par la Cour Suprême"

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Michael
29 juin 2017 15 h 30 min

Pour quoi que ce soit de significatif, la marionnette Présidente doit passer par la Cour Suprême.. regardez moi cette bande d’infâmes youpins et servants.
Et si vous voulez de l’argent et gérer votre masse monétaire faut aller voir la (((FED))). Mais soyez poli. Sinon le Juif coule l’économie.

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