Une étude confirme les énormes différences d’opinion politique entre les “élites” et le peuple

Les auteurs et la méthodologie

Si vous n’avez pas envie de comprendre le contexte de l’étude, vous pouvez aller directement aux résultats.

Chatham House est un groupe de réflexion britannique basé à Londres, largement intégré dans le Système. Dans le cadre de sa mission d’analyse politique, il commissionne des sondages dont il rend publics les résultats tout en les analysant.

Ainsi en février dernier, nous avions rapporté une de leur étude selon laquelle une nette majorité des Européens sont opposés à toute immigration musulmane. En fait, il s’agissait d’un résultat partiel de l’étude dont il est question ici.

Cette semaine, c’est une nouvelle étude extrêmement intéressante qui a été rendue publique. L’étude complète est disponible ici (en) (PDF).

Alors, quels étaient le but et la méthodologie de cette étude ?

Dans son introduction, le groupe de réflexion explique qu’après plus de soixante ans après le traité de Rome ayant lancé ce qui est devenu l’Union Européenne, l’attitude des peuples jusqu’alors bienveillante et confiante s’est fortement modifiée. Dans le but de favoriser l’intégration européenne, Chatham House observe qu’il est important de comprendre les différences d’attitude entre le peuple et les “élites” à la manoeuvre.

Menée entre décembre 2016 et février 2017, l’étude a interrogé en ligne 10.195 habitants de dix pays – Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne France, Grèce, Hongrie, Italie, Pologne et Royaume-Uni – sélectionnés selon la méthode des quotas, afin de constituer l’échantillon du “peuple”.

Pour les élites, l’échantillon de 1823 personnes ; interrogées par téléphone, en face à face et en ligne ; a été construit parmi des personnes influentes dans quatre secteurs (politique, médias, entreprises et “société civile” – c’est à dire universitaires, associatifs, etc.) aux niveaux locaux, régionaux, nationaux et européens. La représentativité d’un tel échantillon est bien évidemment très difficile à évaluer, mais cela offre déjà une bonne idée d’ensemble.

Notons que chaque pays a reçu un poids égal dans les résultats généraux, ce qui surreprésente les petits pays. Néanmoins, cela donne une bonne idée de la situation générale. Les moyennes concernant les “pays de l’UE” sont faites en excluant le Royaume-Uni, du fait du processus en cours du Brexit.

Chatham House présente aussi “six défis” ayant particulièrement mis l’UE sous pression ces dernières années : la crise de l’euro, celle des “réfugiés”, le Brexit, la montée électorale des partis hostiles à l’UE, les pays d’Europe centrale et de l’Est qui s’éloigneraient de la “démocratie”, et enfin la perte de légitimité de l’UE dans l’opinion publique. Cependant, les difficultés rencontrées par la très mondialiste et anti-blanche UE ne sont pas ce qui nous intéresse particulièrement ici.

Les résultats : une division nette dans l’attitude face à l’UE et l’invasion migratoire

L’étude reconnaît que “l’intégration européenne a souvent été caractérisée comme une initiative menée par les élites”. Elle présente une quinzaine de comparaisons entre public et élites, qu’elle divise en deux catégories : celles où les deux groupes seraient en accord, et celles où ils seraient en désaccord.

C’est en fait très relatif.

Les “points d’accord”

Le premier exemple de sujet où il y aurait un “accord” concerne la solidarité financière envers les États membres les moins bien dotés. Si il y a plus de personnes d’accord que pas d’accord dans les deux groupes interrogés ; on trouve 77% des élites favorables à cette idée contre seulement 50% dans le peuple (32% se disant sans avis et 18% contre). Il faut aussi noter que le score du peuple est relevé par les pays qui bénéficieraient de cette aide ; et par le côté hypothétique et peu précis d’icelle. Concrètement, les Allemands ne laisseraient jamais passer une augmentation significative des transferts financiers vers les pays pauvres de l’UE.

Un autre sujet d’accord serait la perception du rôle de l’Allemagne dans l’UE : positif ou négatif. Là encore, si les deux groupes disent “positifs”, il y a une différence dans l’ampleur de la réponse (62% chez les élites contre 48% en général) ; la question n’ayant par ailleurs qu’un intérêt limité.

En ce qui concerne la “démocratie”, l’UE serait apparemment jugée plutôt “démocratique” en général (sans doute l’effet de la masse des moutons), bien que 74% des personnes interrogées pour l’échantillon du “peuple” estiment que les politiciens ne s’intéressent pas à ce que les gens comme eux pensent. On voit bien que le cirque électoral n’est pas un moyen efficace pour satisfaire les aspirations populaires.

Une autre question très intéressante concerne l’identité européenne. Malheureusement, les résultats sont inutilisables parce que les mêmes mots peuvent servir à recouvrir des réalités très différentes.

Ainsi, je dirais certainement que je suis fière d’être française (au sens ethnique et national), et fière d’être européenne (ce qui est dans mon esprit un synonyme de “de race blanche”) ; mais j’exècre le machin de Bruxelles. Alors qu’un politicard anti-blanc pourrait se dire “fier d’être français” (au sens de l’adhésion aux “valeurs républicaines”) et “fier d’être européen” (au sens de son appartenance à un pays membre de l’UE). Ces visions irréconciliables produisent une même réponse.

Que les élites immigrationnistes interrogées se sentent ainsi à la fois plus fière de leur “identité européenne” et de leur “identité nationale” que l’échantillon général (même si celui-ci doit inclure plusieurs pourcents de non-blancs qui biaisent le résultat) prouve que ces termes sont compris et interprétés de manière très différente.

Une autre question posée concernait la meilleure réalisation et le pire échec de l’Union Européenne. Les réponses données variaient, mais l’approche même de la question était incorrecte : les personnes estimant qu’il y a plusieurs bonnes réalisations ou une seule ; et un seul échec significatif ou plusieurs ; ne se distinguent guère dans une telle question.

Seule la présence d’une option “aucune” en ce qui concerne les meilleures réalisations – choisie par 2% des “élites” et 14% du “peuple” – permettait d’obtenir une différence claire.

On notera néanmoins qu’alors que les “élites” s’inquiétaient surtout de la bureaucratie (plus de 35%), la question migratoire était la première inquiétude du public (22% citant “la crise des réfugiés” et 17% “l’immigration de masse”). Les autres possibilités ont vu des réponses assez proches, même si l’euro est plus polémique au sein du public que chez les élites.

Les désaccords

Le premier point examiné par l’étude concerne la perception des bienfaits apportés par l’UE aux “gens comme vous”. Même si ce n’est pas la question qui nous intéresse le plus, loin de là, les résultats sont extrêmement clairs :

Perception bienfaits UE

L’étude s’intéresse ensuite à l’approfondissement du pouvoir de l’UE. Le public y est bien plus hostile que les élites – 48% du public demande à ce que des pouvoirs soient retournés aux États membres contre 22% souhaitant un plus grand pouvoir de l’UE ; alors que 37% des élites sont pour un approfondissement et seulement 31% se disent pour un retour de pouvoirs politiques aux États membres.

Une question similaire sur l’attitude envers la formation d’États-Unis d’Europe a obtenu une réponse similaire, à ceci près que beaucoup de membres des “élites” s’étant déclarés indécis à la question précédente se sont dit clairement opposés à cette idée ci, à un niveau supérieur même au public.

Le public se montre aussi beaucoup plus enclin à croire que le Brexit est le prélude d’un éclatement avec d’autres États qui vont partir dans les prochaines années (55% des personnes interrogées contre 43% chez les élites ; et surtout seulement 18% disant que cela ne se produira pas contre 40% chez les élites).

Un autre sujet où l’étude est particulièrement intéressante – et apporte un éclairage nouveau avec des données plus concrètes que la pure spéculation – concerne l’attitude envers l’invasion migratoire.

Voici, traduit, le tableau de comparaison :

Attitude du public et des élites envers l'immigration

Les différences sont énormes. Les élites soutiennent très majoritairement la thèse d’une invasion extra-européenne bénéfique, “enrichissant” la vie culturelle, n’aggravant pas la criminalité et n’étant pas un poids économique. Cela est totalement déconnecté de la réalité du terrain ; c’est une vision abstraite sans rapport avec les faits objectifs. Le peuple en général quant à lui, en dépit des quelques pourcents d’extra-européens et de membre des “élites” inclus, est très largement hostile à l’invasion migratoire (44% la disant néfaste contre 25% bénéfique ; 51% contre 24% la jugeant criminogène ; 55% contre 21% la jugeant néfaste pour le budget des aides sociales).

En ce qui concerne la question des quotas de réfugiés, l’étude affirme cependant que 49% du public y serait favorable, 27% estimant que les États devraient chacun décider de la proportion accueillie et 24% qu’aucun État membre ne devrait avoir à accepter le moindre réfugié. C’est, au regard de l’hostilité manifeste face à l’invasion migratoire, un résultat pour le moins étonnant. En comparaison, cependant, on observe à nouveau des élites bien plus favorables à ce projet de “quotas”.

Enfin, la comparaison se conclut par quelques opinions sur les valeurs. L’ambiance dégénérée générale et le conformisme moutonnier de larges pans de la population donnent certains résultats assez regrettables, mais les “élites” traîtresses demeurent systématiquement plus dégénérées que le peuple. Ainsi, 70% des personnes interrogées des “élites” se sont dit pour le prétendu “mariage homosexuel”, contre 56% du public d’ensemble ; 36% seulement trouve que la jeunesse manque de respect pour les valeurs traditionnelles contre 63% pour la population d’ensemble ; 18% des élites se disent pour la peine de mort dans certains cas contre 43% du public (en France la majorité est pour la peine de mort).

Trois autres questions reflètent moins les valeurs que des perceptions sur la situation actuelle. Le public est plus enclin (49% contre 35%) à considérer que travailler dur ne suffit pas pour réussir, la chance et les relations étant plus importantes. C’est sans doute exagéré ; au sens où une personne vraiment dotée de bonnes capacités innées peut réussir. Mais avoir de bonnes relations demeure bien trop important ; et surtout j’ajouterais qu’il faut souvent “vendre son âme” pour arriver aux plus hauts postes. Arrivé à un certain stade, il faut trahir les siens pour le bénéfice du Système afin d’être pleinement promus.

Les deux dernières questions demandaient si le pays où la personne vit était un meilleur endroit où vivre il y a vingt ans ou maintenant. Sans surprise, les élites disent maintenant (42% contre 32% il y a vingt ans) alors que le public dit il y a vingt ans (54% contre 27% maintenant).

Conclusion

Le reste de l’étude analyse les différences au sein du public – on découvre que les personnes d’esprit “autoritaire” (une manière assez particulière pour dire “de droite” puisque sociologiquement l’esprit “de droite” correspond à un désir de hiérarchie et d’autorité ; qui a cependant l’avantage de ne pas couvrir les tendances libérales se revendiquant “de droite) sont bien plus hostiles à l’UE et à ses diverses “valeurs” que les personnes d’esprit “libéral”.

L’analyse des différences intra-“élites” montre aussi que celles de l’entreprise sont les moins solidement derrière l’Union pseudo-Européenne, et que sur certains sujets ces “élites” sont loin d’être unanimes. Néanmoins, leur attitude envers l’invasion migratoire, malheureusement, ne fait pas vraiment partie des sujets de divergence.

Les élites ayant par essence une influence disproportionnée sur la vie politique – qui n’est pas gênante lorsque ces élites sont constituées de personnes morales et rationnelles mais qui l’est énormément quand elles sont remplies de traîtres, d'(((ennemis))) et d’imbéciles – on peut s’attendre à ce qu’elles continuent de pousser vers des décisions impopulaires et nuisibles, et à un approfondissement de la division entre le peuple et ces “élites”.

Cette division est en tout état de cause un facteur d’instabilité politique et de fragilité des régimes anti-blancs d’Europe.

Auteur: Blanche

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3 Commentaires sur "Une étude confirme les énormes différences d’opinion politique entre les “élites” et le peuple"

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25 juin 2017 16 h 39 min

La propagande inversée provoque un abrutissement, surtout des masses non-blanches plus enclines à suivre le bruit du vent et séduite par la république faite pour elles sur-mesure, mais également de la bourgeoisie conformiste la plus sale (qui se croit française en votant pour (((Nicolas Sarközy)))… ) et d’une part du plus bas peuple, endoctriné et bougnoulisé : ce “quart-monde” empoisonné par capillarité au voisinage des poches de tiers-monde.

Les faits conduisent à un réveil de tous ceux qui sont alertés, soit directement par les visions d’horreurs de nos rues, écoles, télés, etc., soit par les mensonges permanents du (((Système))). En effet, quand ça se contredit dans la même phrase pour nous influencer sur le registre de l’émotion, nous sommes, un jour ou l’autre, amenés à nous poser des questions sur la fausseté de ce qu’on nous raconte.

Billy
25 juin 2017 16 h 49 min

les personnes d’esprit « autoritaire » (une manière assez particulière pour dire « de droite »

Oui c’est l’hypocrisie habituelle des gauchistes :

Gauchiste – On a créé l’autorité X pour gérer Y
Mec vivant de Y – Euh mais pourquoi on gérait très bien Y avec le système actuel ?
Gauchiste – Non mais intérêt général, justice sociale, .
Autorité X – Votre pratique là ça ne va pas, va falloir changer tout ça.
Mec vivant de Y – Mais pourquoi ? Personne ne s’est plaint … Et on serait les seuls à suivre ces directives arbitraires.
Autorité X – Ta gueule je suis l’autorité.
Mec vivant de Y – On en peut plus il faut supprimer l’autorité X.
Gauchiste – Facho.

25 juin 2017 17 h 02 min

Pas mal ton exemple 🙂

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