L’état de l’affaire Richard Ferrand, premier scandale du quinquennat

Les électeurs, leurrés ou imbéciles, ont fait le choix de reconduire le Système en la personne d’Emmanuel Macron, le torrent de scandales reprend donc sans attendre.

Quelques semaines, quelques jours après la nomination du Gouvernement d’Édouard Philippe, c’est ainsi Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires (on ne sait trop ce que c’est au juste) et ancien député socialiste (le renouvellement des visages, vous dit-on), qui se trouve pris dans une affaire révélée dès le 24 mai par le Canard enchaîné.

Il ressort des informations livrées par ce journal que M. Ferrand, à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne, a choisi en sortie d’un appel d’offres pour des locaux que les Mutuelles recherchaient à Brest une société immobilière appartenant à sa compagne, quoique les locaux qu’elle proposait fussent “en mauvais état”. Mme Ferrand a alors créé une SCI, et obtenu grâce à la promesse de location de son conjoint un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix de ces locaux, lesquels ont, de leur côté, été rénovés par les Mutuelles de Bretagne de M. Ferrand pour un montant de 184.000€. Les actions de la SCI de Mme Ferrand ont en outre été multipliées par 3000 (3000 !) en six ans, suite à cette opération.

En résumé, Monsieur a sélectionné dans un appel d’offres le local de Madame, et l’a payé, argent grâce auquel elle a pu contracter un prêt d’un montant équivalent, et le rembourser. Monsieur a donc pris l’argent de la mutuelle qu’il dirigeait pour régler directement le prêt de Madame, portant son solde à zéro, car les travaux de rénovation des locaux insalubres ont été réalisés aux frais de la mutuelle. La SCI de Madame a grâce à cela pris une valeur phénoménale, qui vient grossir son patrimoine. Le couple peut être content, ils sont riches aux frais de la mutuelle.

L’appareil politico-médiatique se met immédiatement en branle : Christophe Castaner, socialiste battu aux régionales en PACA s’étant retiré pour faire gagner Estrosi contre le FN malgré les 45% de ce dernier au premier tour, abnégation qui la vaut d’être devenu porte-parole du Gouvernement, parle d’un homme “d’une probité exceptionnelle”, tandis que Benjamin Griveaux, porte-parole du nouveau parti unitaire de Macron pour les législatives, LREM, a déclaré : “La moralisation de la vie publique concerne l’argent public. Là, c’était de l’argent privé, dans le cadre de fonctions privées, ça n’a rien à voir”. On l’en croit. Si M. Ferrand avait violé une femme, il arguerait que les relations sexuelles ne concernent pas la vie publique.

Une enquête préliminaire est diligentée pour faire la lumière sur ces faits. Quelque doute qu’on puisse avoir dans l’intégrité de la Justice, l’équipe ministérielle réagit comme il se doit en pareille circonstance : Édouard Philippe déclare qu’il n’y a “aucune raison” que Richard Ferrand démissionne en l’absence de mise en examen, propos agrémenté de force protestations d’honnêteté et d’exemplarité. Castaner – encore lui – affirme que la décision du juge permettra de “sortir du débat moral” (qui est prié de s’effacer lorsqu’il concerne un “républicain”).

Le 31 mai, les “Décodeurs” du Monde publient, non pas une enquête (pas fous), mais un résumé de l’affaire Ferrand, lui donnant un fort relais dans la presse “respectable”. Le journal avait en outre publié, le jour précédent, un article soulignant d’autres petites babioles fâcheuses dans le passé du bon M. Ferrand : il aurait en outre, comme directeur général des Mutuelles de Bretagne, fait bénéficier de plusieurs contrats plusieurs de ses proches, y compris son fils, son ex-femme et plusieurs de ses assistants ; et, parlementaire, a déposé une proposition de loi favorisant les intérêts du monde mutualiste alors qu’il était toujours membre rémunéré de la mutuelle. Il aurait enfin engagé comme assistant parlementaire le compagnon de son successeur (une femme) à la direction des Mutuelles de Bretagne, qu’il a quittée pour entrer au Gouvernement, sans le déclarer.

Ferrand, jouant du manque de preuves formelles du Monde, “réfute et condamne” ces accusations, “sans avoir rien à cacher ni à craindre de la transparence” comme de juste, se justifiant par le fameux triptyque c’est pas vrai – c’est pas moi – c’est pas grave. Dans une des premières perles verbales de cette présidence, il justifie l’embauche de son fils comme assistant parlementaire par… la difficulté “de trouver un jeune [Breton], volontaire, pour travailler cinq mois, qui sa[che] lire et écrire correctement, aller sur Internet”. Les Bretons apprécieront, quoique leur carte électorale ne serve guère leur cause.

La Justice est de son avis (non qu’on se fût fait beaucoup d’illusions), et le parquet de Brest refuse la mise en examen. Ferrand jubile, vante son “honnêteté”, et déclare avoir “sa conscience pour lui” (la morale est revenue). Mais le Monde ne s’avoue pas vaincu, et fait publier, le 5 juin, par ses “Décodeurs” un article soulignant que Ferrand n’infirme aucune des accusations sur le fond. Il faut dire que dans l’intervalle, Alain Castel, avocat ayant conclu l’accord immobilier du couple Ferrand, a déclaré dans un entretien au journal Le Parisien que la défense de Ferrand était de “l’enfumage”, et que son comportement, légal peut-être, mais fort peu éthique, justifiait fortement l’ouverture d’une enquête.

Tout ceci survient, non seulement en plein début de mandat, mais alors que l’asin* François Bayrou, ministre de la Justice, doit présenter devant le Parlement une réforme de “moralisation de la vie publique”. L’image d’icelle est écornée.

Elle l’est d’autant plus que les législatives approchent, et que la guerre des clans fait rage pour les majorités, les groupes, et les maroquins individuels. Dans ce contexte, Ferrand est attaqué par tout le monde, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite en passant par le PS, LR et les écolos, qui mettent en cause le Gouvernement, s’en prennent à la perte de crédibilité de la réforme qu’entend proposer le gouvernement de Macron, et œuvrent à saper la dynamique de LREM pour le scrutin à venir.

L’affaire est suffisamment sérieuse pour que l’innocent Ferrand fasse distribuer à ses porte-parole et à ses militants un prêt-à-penser pour répondre aux questions des curieux et des journalistes. C’est ainsi que l’on voit, de façon hilarante, ces éléments de langage être repris par cœur sur des plateaux de télévisions, et copier mot pour mot… la défense de François Fillon contre les venimeuses attaques journalistiques de la campagne du premier tour de la présidentielle.

L’affaire se poursuit. Les développements ne sauraient se faner. Nous en apprendrons de belles. Le développement le plus récent est le dépôt d’une nouvelle plainte devant le parquet de Brest par l’association anticorruption Anticor.

Conclusion

Blanche Europe résume ainsi ce qu’il en est de cette affaire à l’heure actuelle. Mais ne soyons pas trop hâtifs. Dans cette crapulerie de République, on ne saurait imaginer qu’un tel dossier sorte au hasard. Au moment de l’affaire Fillon, et sans préjudice de la responsabilité de ce dernier (quoiqu’elle soit indéniablement très mince par rapport au battage assourdissant qu’en a fait la presse), il s’agissait de l’évincer du second tour pour y amener Macron contre Le Pen afin que Chouchou gagnât, car Fillon l’eût emporté.

On ne saurait démêler, aujourd’hui, quelles influences sont à l’œuvre (rivalités électorales ? combines de partis ? opération de communication ?), tant en ce qui regarde la parution du scandale que son traitement insistant par le Monde, et on se gardera d’être définitif sur le sujet. Ça n’est pas, du reste, nécessaire, sauf pour une éventuelle édification des esprits sur la réalité du fonctionnement des nobles institutions républicaines : le système démocratique est pourri, les relais de pouvoir sont au mains de traîtres, d’affairistes et surtout d’égoïstes intéressés par des prébendes. Cette affaire en est la première illustration du quinquennat, dont on peut entrevoir les effets à l’aune des précédents.

Auteur: Haken

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4 Commentaires sur "L’état de l’affaire Richard Ferrand, premier scandale du quinquennat"

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Driant
4 juin 2017 9 h 00 min

Laissons à tous les connards qui ont voté macron le soin de tirer les conclusions !

4 juin 2017 10 h 02 min

Oui maitenant ils se démerdent, ils ont voulus la peste et bien qu’ils se débrouillent avec la peste. Quand ils en auront marre de crever ils viendront peut être vers nous !

4 juin 2017 10 h 16 min

Vu que les ÉNORMES prélèvements “sociaux” sur les salaires sont confisqués pour financer le remplacement des Blancs par le plus de bougnoules possible, il est indispensable soit de choisir de ne rien avoir d’autre et prendre en charge ses soins, soit d’avoir une mutuelle.

Une mutuelle, c’est donc, dès qu’on touche un salaire, le seul moyen de pouvoir être remboursé des soins qui ne le sont pas par la “Sécurité [sic] sociale [re-sic]” : lunettes, dents, etc.

François Hollande se moque des sans-dents, comme l’a écrit une de ses anciennes concubines.

Mais Emmanuel Macron également puisqu’il s’est choisi comme porte-parole durant son année de campagne électorale présidentielle, ce Richard FERRAND que je persiste à vouloir appeler (((Eisen))) et qui, comme antérieurement .:Jacques Crozemarie))), a détourné des sommes considérables de la médecine vers des intérêts privés et personnels.

Quant au ministre de la Justice, c’est “le crétin des Pyrénées” * qui est devenu Garde des sots ?.
Après de la Taubira (fils délinquant) ou de la Dati (frère délinquant seulement “condamné” pour violences, alors qu’il a tabassé une femme qui refusait de lui prodiguer un acte à caractère sexuel, entraînant 10 jours d’ITT pour cette énième victime de la diversité), il est tout à fait à sa place dans leur république !

À côté de ce Richard Ferrand, François Fillon est vraiment un tout petit joueur. Pourtant, dans leur république de l’inversion, c’est le premier qui est au pouvoir, tandis que le second en a été éliminé (ce qui est déjà mieux que rien puisqu’il a fait 5 ans de déficits publics comme premier ministre de (((Nicolas Sarközy))) et avait fini par avoir très officiellement le même programme que Macron, avant de s’y est rallié dès 20h05 au soir du premier tour présidentiel).

Vu que les députés euro-mondialistes du Front national ont subi, eux et eux seuls, un e attaque concernant leurs attachés parlementaires, ils ont, Sophie Montel en tête, décidé d’établir une liste des députés européens qui ont les mêmes pratiques et dont le F.N. s’est inspiré en croyant que c’était la bonne interprétation des règlements.

Donc, la ministre Marielle de Sarnez est visée, avec 18 autres députés européens (dont d’autres soutiens d’E.M.) par une enquête sur des emplois fictifs d’assistants à Strasbourg.

Plusieurs candidats aux législatives d’E.M. devenue L.R.E.M. ont été suspendus, que ce soit par manque de judéolâtrie républicaine (Blanche Europe l’a déjà relayé) ou pour avoir donné à bail un logement insalubre à un prix exorbitant en Seine-Saint-Denis (Véronique avril).

Etc.

Cette dernière affaire montre d’ailleurs que les affaires privées inadmissibles rejaillissent sur la carrière politique, donc publique des candidats. Autrement dit, à mon avis, si Richard Ferrand est maintenu en poste, c’est bien qu’il est considéré comme au-dessus des lois, donc qu’il n’y a plus rien au-dessus de lui, sinon Jérusalem et que ça serait alors bien, sauf preuve contraire, un (((Eisen))).

* Formule de Jean-Marie Le Pen, en référence aux “crétins des Alpes” ayant un goitre et une limitation intellectuelle par manque d’iode, pour qualifier François Bayrou et sa nullité crasse.

Steph
5 juin 2017 6 h 27 min

Il y a une corrélation étonnante. Alors que monsieur Ferrand était réputé premier-ministrable, des médias juifs enquêtant sur sa personne se sont scandalisés de trouver la trace d’un don, dans sa réserve parlementaire, à une école palestienne. À la mi-mai, il fut sommé de s’expliquer sur cette question, mais les juifs ne furent pas convaincus par sa réponse, d’autant qu’il a toujours été pro-palestinien. C’est alors qu’est apparue, le 24 mai, l’affaire du Canard enchaîné, où officie l’inénarrable Haziza. Grâce à cette affaire le transfert de haine put s’opérer sans mal, de l’opinion juive à l’opinion goye.
Blanche Europe avait subordoré le règlement de comptes, et elle avait raison. À y regarder de plus près, c’est beaucoup de bruit pour pas grand chose, du moins pour un parlementaire.

P.S. : la découverte de la subvention viendrait de … Breizh-info ! avant de circuler dans la communauté juive.
http://www.richardferrand.fr/2017/03/pour-en-finir-avec-une-rumeur-de-la-fachosphere/
Breizh-Info est une sorte de “Fdesouche”. Les rédacteurs (directeur Yann Vallerie) ignorent volontairement la question de la finance juive, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, comme si elle était sans rapport avec notre déclin civilisationnel – alors que c’est le fil d’Ariane. Ils en viennent donc à s’allier aux juifs, sans doute dans l’espoir d’en voir un défendre la race aryenne et la lutte contre la haute-finance. LOL.

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