Le gouvernement reconnaît que des troupes françaises en Syrie aident les “rebelles”

Sylvie Goulard admet la présence de “forces spéciales”

RT :

Le distingo est subtil. La France n’a pas de troupes au sol en Syrie, mais elle y a tout de même déployé des unités des forces spéciales. C’est ce qu’a reconnu la ministre des Armées, Sylvie Goulard, ce 26 mai 2017. « Une chose est d’engager des forces spéciales qui font des opérations ponctuelles. Une autre chose est d’envoyer des forces de manière massive », a-t-elle précisé au micro d’Europe 1, au lendemain du sommet de l’Otan qui s’est tenu à Bruxelles, le 25 mai.

C’est à dire que concrètement, ces soldats ne vont pas aller participer aux combats sur le front.

Une franchise qui a de quoi surprendre, alors que la France est depuis le début de la guerre en Syrie très discrète sur le déploiement de ses forces spéciales.
[…]
Peu nombreuses, mais potentiellement décisives dans un conflit, les forces spéciales sont constituées de spécialistes et de conseillers, principalement issus de l’Armée de Terre française. […] Seules quelques dizaines, selon l’AFP, de ces soldats d’élites sont déployées sur le terrain en Syrie.
[…]
Sylvie Goulard a par ailleurs rappelé que l’Armée de l’Air prenait en revanche toute sa part à la coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis, contre Daesh conduite par les Etats-Unis avec ses avions de chasse basés dans la région.

Le qualificatif vague de “coalition internationale” a aussi l’avantage pour les pays y participant de lui donner une impression de légitimité.

Le gouvernement Assad continue de regagner du terrain

AFP :

L’armée syrienne est parvenue à reprendre pour la première fois depuis 2014 l’autoroute reliant Damas à la cité antique de Palmyre, après avoir chassé grâce au soutien russe le groupe Etat islamique (EI) d’une large zone désertique, rapporte une ONG.

La ville millénaire, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et située en plein désert syrien, était accessible depuis mars à partir de Homs, troisième ville de Syrie (150 km plus à l’ouest).

Mais depuis jeudi soir, il est possible de s’y rendre de nouveau à partir de la capitale syrienne.
[…]
L’offensive pour reprendre ce dernier tronçon entre les deux villes avait commencé il y a une semaine, d’après l’OSDH.

Palmyre avait été conquise par l’EI en mai 2015, puis reprise par le régime en mars 2016 avant de retomber dans les mains des jihadistes neuf mois plus tard. Et en mars, l’organisation jihadiste la plus redoutée du monde a de nouveau été chassée de l’oasis.

La désert, qui représente près de la moitié du territoire syrien soit près de 90.000 km2, est devenu depuis le début du mois le principal champ de bataille de la guerre.

L’EI, qui en avait conquis en 2014 la quasi-totalité, a perdu ces derniers mois de larges territoires dans cette zone.

Dans le désert, l’armée syrienne progresse face aux jihadistes mais aussi face à des groupes rebelles soutenus par les États-Unis.

Selon le géographe Fabrice Balanche, expert de la Syrie, les forces gouvernementales ont nettement progressé au détriment de l’EI : elles contrôlent 46% du territoire contre 36% en mars, les Kurdes 21% et les rebelles 12%.

Depuis la victoire gouvernementale à Alep, il semble que ce ne soit qu’une question de temps pour que le gouvernement Assad récupère l’ensemble du territoire – sauf peut-être face aux Kurdes qui sont eux aussi dans une position assez solide.

Carte syrie
Situation au 12 mai 2017
Carte syrie
Situation au 25 mai 2017

La semaine dernière, des avions américains ont bombardé des forces pro-régime qui avançaient vers Al-Tanaf, ville frontalière de l’Irak, où des forces spéciales américaines entraînent des combattants locaux contre les jihadistes. Les frappes avaient fait huit morts parmi les miliciens pro-régime.

Très mauvais incident.

La progression des troupes loyalistes augmente le risque d’affrontements avec les forces de la coalition dirigée par les États-Unis, alors que les négociations internationales pour un règlement du conflit n’avancent guère.

Il faut comprendre ici que si les “rebelles” soutenus par les États-Unis affrontent déjà l’armée syrienne, leur échec va pousser “la coalition” à essayer d’arrêter cette dernière plus directement.

Lors des négociations, naturellement la partie qui gagne militairement n’a pas envie d’y abandonner ses gains.

Auteur: Blanche

Partager cet article sur

Publier un commentaire

4 Commentaires sur "Le gouvernement reconnaît que des troupes françaises en Syrie aident les “rebelles”"

10000

Montrer les commentaires les :   Plus récents | Plus anciens
27 mai 2017 14 h 00 min

On aide les rebelles qui vont ensuite enlever leur masque et rejoindre Daesh ( si ce n’est déja le cas !). Merci nos dirigeants corrompus qui préferent s’allier avec nos pires ennemis pour vaincre un “vilain dictateur”… putain de bouffons et après le gouvernement pleure les soldats Français morts ? Une balle pour ses traitres.

Michael
27 mai 2017 23 h 52 min

La ‘coalition internationale’ donne une impression de légitimité. Exactement, c’est bien dit. Vraiment des maîtres de la manipulation et de l’enfumage Un peu comme la (((communauté internationale))) qui s’indigne et condamne tous les non-alignés.

Driant
29 mai 2017 18 h 07 min

Voilà pourquoi je ne supporte plus les militaires français, et voilà pourquoi personne ne me fera plus croire que ces salopards sans honneur, sans foi ni loi (autre que l’obéissance aux gouvernements les plus félons !), pourraient un jour s’associer aux patriotes pour libérer la France des gnoules et des gauchiasses.

Quand l’armée française – ce ramassis de résidus de fausse couche – redescendra dans la rue, ce sera pour tirer sur les Français de souche patriotes, comme en février 34 ou comme le 26 mars 62 dans la rue d’Isly ! Honte à ces pourritures !

29 mai 2017 20 h 38 min

Je connais un soldat Blanc et il ne nous tireras jamais dessus, mais le reste par contre…la majoritée de l’armée est composée de nègres et de bougnoules en tout genre. Seul quelques groupes spécialisés et trop demandeur en intelligence sont composé de Blancs. Je ne cracherais pas sur les soldats Blancs qui croient ce battre pour le pays ( naiveté). Mais c’est un peu comme les gendarmes : je peut pas cracher sur un mec qui met sa vie en jeu pour protéger la population. Après totalement d’accord avec toi sur le fait que demain ils se retournernt contre nous.

Le peu de gens à nous qui reste à l’intérieur de l’armée servira à les ralentir mais il est indéniable que nous souffrirons de la population non Blanche et des traîtres dans les rangs de l’armée, sans parler des dirigeants totalement corrompus ou enjuivés ( voir Franc mac). Ne comptons pas sur eux pour nous aider, méfions nous d’eux.

wpDiscuz