Accentuation de la répression judiciaire contre les “discours de haine”, en attendant les opinions de haine

Condamnations aux Pays-Bas

Le temps passant en direction de la guerre raciale, la coercition des autorités publiques sur les peuples se renforce dans la même mesure où ceux-ci menacent de ne pas la respecter. La dernière mode consiste à pourchasser les individus qui expriment sur Internet des opinions malvenues. Les (((réseaux sociaux))) fournissent aimablement leur concours à la curée, censurant à tour de bras articles et commentaires malplaisants. On en lit le plus récent exemple dans cet article du New York Times (en) :

Vingt-deux personnes ont été poursuivies pour harcèlement à l’encontre de la politicienne Sylvana Simons, quoique celle-ci ait déclaré dans son dépôt de plainte qu’elle avait reçu des commentaires injurieux de la part de 40.000 internautes. Un des accusés, condamné à 80 jours de travaux d’intérêt général, la plus lourde condamnation de cette journée, était accusé d’avoir inséré numériquement le visage de Mme Simons dans une vidéo de membres du Ku Klux Klan en train de lyncher des hommes.

Cette Sylvana Simons est une négresse du Surinam, ancienne colonie néerlandaise, émigrée aux Pays-Bas pour y devenir animatrice de radio-télévision, puis, plus récemment, candidate au sein du parti Denk, parti ouvertement turco-allogène défendant les intérêts des métèques aux Pays-Bas et soutenant l’accroissement de l’immigration (en illustration). C’est à ce titre, cent fois justifié, que Simons a été ciblée par tant de critiques.

Elle se trouvait également avoir participé aux manifestations contre “Zwarte Piet”, une figure culturelle néerlandaise correspondant à notre Père Fouettard, et représentée par un homme au visage grimé de noir. Immanquablement jugé raciste, le costume est tous les ans contesté par les étrangers, les cocus indigènes cédant un peu plus de terrain à chaque fois en interdisant sa présence dans davantage de lieux et d’événements. Les internautes n’ont pas manqué de le relever, et de l’ajouter à son passif (que l’adhésion à un tel parti rendait cependant suffisant).

[…]
“La liberté d’opinion est bonne, particulièrement si elle s’insère dans un débat social” a déclaré le tribunal dans son jugement. “Mais si cette opinion est une insulte, une menace, une provocation ou une discrimination, c’est un délit pénal.”

Le tribunal a ajouté qu’il espérait que les condamnations auraient un “effet dissuasif.”

Vous avez bien lu, “liberté d’opinion”, pas “d’expression”.

[…]
Interrogée par des journalistes après le verdict, Mme Simons s’est réjouie de son contenu.

“Pour moi, ce jugement marque la fin d’une période intense, mais j’espère que ce sera le début d’un débat social” a déclaré Mme Simons à l’extérieur du tribunal. “Je pense qu’il est important que nous ayons à présent un cadre légal.”

Sans quoi les gens seraient bien capables de penser des choses qu’il ne faut pas.

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Ou même de déterminer eux-mêmes de méchantes idées en étant neutres à la base. Quand ça arrive, il faut reconfigurer.

Parmi les 20 accusés condamnés, quatre ont reçu une obligation de TIG, et 16 ont été soumis à une amende de 150 à 450 euros.
[…]
L’issue du procès ne semble pas avoir eu l’effet dissuasif qu’espérait le tribunal. Immédiatement après que le verdict eut été prononcé, un téléphone fit entendre la chanson “Oh Susannah” en-dehors de la salle d’audience. La chanson servait de bande-son dans la vidéo incriminée du lynchage qui était jugée dans ce procès.

Celui qui a fait ça mérite des félicitations, l’esprit d’à-propos et le minimum de courage nécessaire à ce défi n’étant plus si répandus.

Quant aux condamnations, si elles sont toujours trop lourdes, elles restent néanmoins assez minces relativement à ce qui aurait pu être décidé en France, où les amendes se comptent en milliers d’euros et où les juges ne sont pas avares de peines de sursis.

Contre tous les citoyens, dans tous les pays

Tant les éminences que les quidams sont soumis à cette police de la pensée, comme le fait connaître cet article (en) :

Cécile Kyenge, membre italienne noire du Parlement européen et ancienne ministre de l’Intégration, a salué une décision du tribunal de Milan ordonnant à un de ses collègues de ce Parlement de lui verser 50.000 euros pour avoir émis des injures répétées à son encontre.

Kyenge, la première ministre noire d’Italie, a tweeté que la décision des juges jeudi avait montré que “le racisme est un crime, pas simplement une opinion politique.”

Il s’agit là encore d’une tentative de criminaliser une opinion. Quoi que les politicards en disent, quoi que les officines antiracistes clament dans leur propagande, le racisme est une opinion, pas un délit. C’est sa manifestation publique en paroles ou en actes qui est un délit, sous divers chefs d’inculpation, ce qui est une diabolisation encore insuffisante aux yeux de ces gens-là : ils souhaiteraient bien qu’avec les mots disparussent les idées, comme c’est l’idée (réellement exprimée dans le livre, elle, au contraire de trop nombreuses références qu’on trouve à cet ouvrage en ligne) dans 1984.

L’homme, Mario Borghezio, député de la Ligue du Nord, avait déclaré à la radio en 2013 :

[Sur la fonction de Kyenge au Gouvernement] : “C’est un gouvernement bunga-bunga, ils veulent changer les lois sur la citoyenneté de naissance, et Kyenge veut imposer ses traditions tribales du Congo.”

Borghezio a également déclaré que Kyenge – une ophtalmologue qualifiée – “avait volé un travail à un docteur italien.”

Il a également déclaré, entre autres choses, que “les Africains sont différents. Ils appartiennent à une ethnie très différente de la nôtre. Ils n’ont pas produits de bons gènes.”

Ces différents propos – même si, dans le cas d’un désir d’établir des faits précis, ils devraient être mieux ordonnés – correspondent globalement à la réalité, qu’on découvrira en parcourant l’historique de la congoïde (dont le commencement consiste en une entrée illégale sur le territoire italien). La dernière opinion exprimée est, cependant, clairement raciste. Il ne faut pas s’en étonner : le tempérament italien est plus propice à de telles sorties que celui des pays plus nordiques.

Quoique l’amende infligée soit très lourde, et que son infliction signifie que l’immunité parlementaire de Borghezio a été levée, il faut se réjouir que de telles opinions sont ouvertement émises : c’est bien cela que nous ennemis cherchent à combattre.

Auteur: Haken

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