Renvoi du directeur du FBI : les médias se déchaînent à nouveau contre Trump

Le renvoi de James Comey

James Comey était le directeur du FBI jusqu’à la semaine dernière, et il avait réussi à se faire détester par tous les camps au cours de la campagne électorale : il avait refusé d’inculper Clinton dans l’affaire de son serveur courriel en dépit de claires violations des lois ; mais avait rouvert l’enquête quelques jours avant l’élection. Il avait fini par recommander à nouveau la non-inculpation, mais il avait réussi à se faire détester des deux camps.

Les démocrates avaient été nombreux à critiquer fortement James Comey et même à appeler à son renvoi (en), mais à peine Trump l’a-t-il fait qu’ils se sont acharnés contre sa décision.

AFP :

Le président américain Donald Trump est pris dans une tempête politique depuis qu’il a limogé le directeur du FBI James Comey, une décision selon lui sans lien avec l’enquête de la police fédérale sur une éventuelle collusion avec la Russie.
[…]
Des élus des deux partis s’interrogent depuis mardi soir sur les motifs et le calendrier du limogeage. L’opposition soupçonne le président américain de vouloir entraver une enquête qui entache son nom et cible certains de ses proches.

Ces investigations, ouvertes l’été dernier, s’intéressent aux piratages russes contre le camp démocrate et à une éventuelle “coordination” entre des membres de l’équipe de campagne Trump et la Russie.

La même thèse est ressassée depuis des mois, mais on n’en a toujours pas vu la moindre preuve.

Le dirigeant américain dément toute collusion et a souligné, dans sa lettre à M. Comey, que le directeur lui avait dit qu’il n’était pas lui-même ciblé.

Malgré cette mention de l’affaire russe, la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders a déclaré que le limogeage n’avait rien à voir avec la Russie et était due aux “atrocités” et aux “faux pas et erreurs” du directeur lors de l’enquête sur les emails de la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton l’an dernier.

“Il envisageait de congédier le directeur Comey depuis le jour où il est entré en fonction”, a-t-elle déclaré. “Le président ne lui faisait plus confiance depuis des mois”.

Mercredi matin, Donald Trump a justifié ainsi sa décision : “Il ne faisait pas du bon travail, c’est très simple”.
[…]
“Maintenant qu’il a été viré, ils prétendent être mécontents. Des hypocrites!”, a tweeté Donald Trump.

Quant au revirement de M. Trump, sa porte-parole a expliqué qu’être candidat était différent d’être président.

Dans une lettre d’adieu à ses collègues, révélée par CNN, M. Comey a écrit : “Je pense depuis longtemps qu’un président peut limoger un directeur du FBI pour n’importe quelle raison, ou pour aucune raison du tout. Je ne m’étendrai pas sur la décision ou la manière dont elle a été appliquée. J’espère que vous non plus. C’est fait, et tout ira bien pour moi”.

À écouter certaines réactions, on pourrait croire que ce limogeage est un crime.

Notons par ailleurs une douce ironie : Comey était viré quelques heures après un discours de soumission absolue à la juiverie organisée (en). Vu l’influence croissante de la juiverie à la Maison Blanche fêtée récemment par la tribu (en) et directement liée aux retournements de veste de Trump, il n’y a cependant probablement aucun rapport.

[…]
En mars, le premier flic des Etats-Unis avait confirmé au Congrès l’existence de l’enquête sur une éventuelle “coordination” entre proches de Donald Trump et Moscou. Il avait contredit M. Trump sur la mise sur écoute de la Trump Tower par l’ex-président Barack Obama (2009-2017).

Ce n’est pas comme si il n’y avait jamais eu de chef de service de police/renseignement américain mentant sous serment au Congrès ! Il suffit de regarder le cas de son collègue James Clapper.

Ah, et puis ça n’est pas comme si l’action d’une haute responsable du gouvernement Obama pour faire espionner les proches de Trump n’était pas avérée (en). Je n’en avais pas discuté à l’époque parce que peu après ces révélations Trump lançait son attaque contre la Syrie, mais c’était une affaire d’espionnage politique particulièrement grave.

En outre, M. Comey aurait réclamé la semaine dernière au ministère de la Justice des moyens supplémentaires pour l’enquête de ses agents, selon des médias.

Selon des médias partisans prêts à tout pour promouvoir leur programme politique.

[…]
L’opposition démocrate réclame la nomination d’un procureur spécial pour superviser l’enquête, ce que la Maison Blanche a jugé “pas nécessaire”.

Si de nombreux républicains soutiennent le président, plusieurs ténors ont exprimé leur embarras ou leur mécontentement, notamment John McCain ou le chef de la commission du Renseignement du Sénat, Richard Burr.

Les mêmes vermines néo-conservatrices qu’à chaque fois.

[…]
Les sénateurs de la commission ont en outre émis mercredi une assignation pour que l’ancien conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, le général Michael Flynn, leur mette à disposition tous les documents qui pourraient les éclairer sur les liens éventuels de proches du président Trump avec Moscou.

M. Flynn avait été poussé à la démission le 13 février après la révélation de contacts répétés avec l’ambassadeur russe à Washington avant et après l’élection.

Au début de son mandat, Trump avait nommé certaines personnes ne soutenant guère sa vision politique déclarée, mais aussi beaucoup la soutenant. Le renvoi de Flynn avait été le premier recul sérieux.

Les médias qui se déchaînent à nouveau

Pour ne pas être attaqué par les médias, il faut suivre à la lettre le programme politique recommandé par leurs propriétaires et relayé par leurs journalistes.

Le mois dernier, alors que la propagande sur la prétendue collusion avec la Russie battait son plein, la frappe contre la Syrie avait entraîné la disparition du sujet du champ médiatique.

Pendant que Trump enchaînait reniement après reniement après reniement au cours du mois d’avril, les médias américains étaient restés beaucoup moins agressifs (même si les plus gauchistes continuaient des attaques pour satisfaire leur lectorat, frappant notamment sur ses collaborateurs comme le très bon ministre de la Justice Jeff Sessions).

Mais maintenant, ceux qui furent ses soutiens les plus dévoués sont toujours furieux de ses trahisons alors que l’accalmie médiatique s’est achevée et que les efforts pour l’éliminer ont redoublé.

AFP :

Donald Trump a connu des semaines difficiles depuis son arrivée au pouvoir. Celle qui s’achève restera comme l’une des plus rudes de sa présidence naissante.

Le limogeage brutal du patron des FBI, mais aussi l’entrelacs d’explications brouillonnes et contradictoires qui a accompagné cette décision majeure a alimenté les suspicions sur la portée réelle – et l’issue – de l’enquête sur les liens entre son équipe de campagne et Moscou.

S’employant à souffler sur les braises à coups de tweets vengeurs et d’interviews fracassantes, le magnat de l’immobilier a aussi suscité des interrogations sur son rapport à la fonction présidentielle.

Ce n’est pas Trump qui a commencé par faire toute une affaire du limogeage de Comey ; ce sont la presse et ses adversaires politiques qui en ont fait un scandale.

Et, de fait, imposé avec chaque jour un peu plus de force une comparaison avec l’un de ses prédécesseurs dont il se serait volontiers passé : Richard Nixon, qui, empêtré dans l’affaire du Watergate, fut contraint à la démission il y a plus de 40 ans, le 8 août 1974.

Le principal point commun, c’est que Nixon avait lui aussi toute la presse juive sur le dos.

Tout cela me fait penser à ces fameux mots de Mon Combat :

La part de beaucoup la plus forte prise à la “formation” politique, que l’on désigne en ce cas d’une façon très heureuse par le mot de propagande, incombe à la presse. Elle assume en tout premier lieu le travail d’« information » et devient alors une sorte d’école pour les adultes. Seulement, cet enseignement n’est pas aux mains de l’Etat, mais entre les griffes de puissances, qui, pour la plus grande part, sont tout à fait néfastes. […] Mon premier étonnement fut le peu de temps qui est nécessaire à cette puissance, la plus pernicieuse de l’Etat, pour créer une opinion déterminée, même si elle va complètement à l’encontre des idées et des aspirations les plus réelles et les plus certaines de la communauté : En quelques jours, la presse sait, d’un ridicule petit détail, faire une affaire d’Etat de grosse importance, et inversement, en aussi peu de temps, elle fait tomber dans l’oubli des problèmes vitaux jusqu’à les rayer complètement de la pensée et du souvenir du peuple.

C’est ainsi que l’on parvenait en quelques semaines à sortir de façon magique certains noms du néant, à y attacher par une large publicité, des espérances inouïes, à leur créer enfin une popularité telle qu’un homme de véritable valeur ne peut de sa vie en espérer autant ; des noms qu’un mois auparavant personne n’avait entendu prononcer, étaient lancés partout, alors qu’au même moment des faits anciens et bien connus, relatifs à la vie de l’Etat ou à la vie publique, étaient enterrés en pleine santé.
[…]
Lorsqu’un de ces rôdeurs de barrière entreprend* ses chers concitoyens d’aussi fourbe façon, il s’entoure, comme un poulpe de son nuage d’encre, de belles phrases pleines de loyauté et d’onction ; il se répand en protestations sur les « obligations du journaliste » ou en d’aussi piètres mensonges.

Cela n’a pas changé !

Auteur: Blanche

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3 Commentaires sur "Renvoi du directeur du FBI : les médias se déchaînent à nouveau contre Trump"

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dom
16 mai 2017 12 h 55 min

Je me demande ce que signifie toute cette mascarade puisque Trump a fait lui-même allégeance aux juifs ? Mais comme ce n’est jamais assez, les courbettes et les génuflexions n’étant jamais assez basses, l’argent n’étant jamais suffisant ne peut-on penser que ce sont les juifs eux-mêmes qui soufflent sur les braises ?

16 mai 2017 21 h 07 min

C’est le résultat de la “dédiabolisation” : ça ne sert à rien.

Un politicien ne doit JAMAIS pardonner à ceux qui l’ont diaboliser, ne jamais leur donner de lest, car une fois que le mal a été dit et fait, ça revient régulièrement, donc ne jamais tolérer la moindre attaque mensongère, la moindre manipulation et, à chaque fois, attaquer les médias sur leurs mensonges et s’étonner à haute voix qu’ils n’aient pas encore présenté leurs excuses ni expliqué à la population qu’il lui ont menti, qu’ils l’ont manipulée, ni promis qu’ils ne recommenceraient plus à utiliser ces méthodes de voyous.

Marine Le Pen, malgré son (((directeur de campagne))), a eu droit à tous les vices médiatiques contre elle.
Donald Trump a vu son image littéralement démolie. Les moments d’accalmie sont seulement ceux durant lesquels (((on))) ne remue plus les ignominies contre lui.
Mais dès qu’il ne semble plus suffisamment soumis, qu’il exprime l’idée d’exercer un tout petit peu de pouvoir selon ses engagements publics, alors le tintamarre revient… et même en France où, à la suite de sa rencontre avec des diplomates russes, on lui reproche d’avoir livré des “informations classifiées” et “mis en danger la sécurité du [U.S.A.] pays”.
En réalité, il a dit “aux Russes” [amalgame douteux et généralisation raciste dans la bouche des journalistes…] que des islamistes en Irak et en Syrie voulaient piéger des ordinateurs portables pour faire exploser en vol des avions civils.

Et même Emmanuel Macron, pourtant totalement soumis à la Matrice cosmopolite, doit tout de même évincer des candidats aux législatives pour leur insuffisante soumission personnelle.
ça ne suffit pas, ça ne suffit jamais, on subit encore et toujours des kabbales de la part des Juifs et de leurs laïcs francs-maçons comme ceux de .:TF1.

16 mai 2017 21 h 22 min

De toute façon tout est bon pour critiquer Trump. Demain il ferait tomber une cuisse de poulet par terre les médias l’humilierait publiquement ! Ou alors ils diraient que c’est la faute de Poutine…
Les Fakes News s’en donnent à coeur joie pour le faire chier.
Les derniers gros titres des journaux en France sur Trump : il a un bouton rouge et quand il clique dessus on lui apporte une cannette de coca cola !! Ouaaaah sensationnel le truc de fou… mais j’ai de la pitié pour les abrutis qui relatent ce genre de fait, on se croirait dans la presse people.

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