Des pressions sur des prestataires de service internet pour faire rendre gorge aux sites nationalistes

« Si on ne peut les contredire, faisons-les taire. » Cette réaction rageuse et puérile des enfants appartient, comme de juste, à l’arsenal de la manipulation médiatique, qui emploie les tendances les plus primitives de l’homme pour le faire renoncer à la raison des adultes et courir où l’on veut qu’il aille.

Elle s’exprime, en l’espèce, à travers un article du site ProPublica, organisation (((indépendante))) (les principaux dirigeants et un bon nombre des journalistes sont juifs (en)) de journalistes réalisant des enquêtes reprises par d’autres médias. On y découvre de quelle façon le Camp du Bien se révulse lorsqu’il découvre que le Mal a la même expression que lui.

L’article s’intitule : « Comment un géant d’Internet aide la haine à prospérer en ligne » (en)

L’élite de la corporation ne fait, dès le départ, pas mystère de ses orientations :

Depuis son lancement en 2013, le site néonazi The Daily Stormer est rapidement devenu le point de ralliement des racistes sur Internet. Les femmes sont des putes, les Noirs sont inférieurs, et une cabale juive fumeuse organise le génocide des Blancs. Le site peut compter parmi ses lecteurs Dylann Roof, l’adolescent blanc qui a massacré neuf Afro-Américains à Charleston en 2015, et James Jackson, qui a mortellement frappé de coups d’épée un homme noir dans les rues de New York au début de cette année.

La fréquentation est également en hausse, ces derniers temps, du côté de sites suprémacistes blancs tels que The Right Stuff, Iron March, American Renaissance, et Stormfront, un des plus vieux sites nationalistes blancs d’Internet.

C’est un aimable fourre-tout (dont les énumérés ne conviendraient d’ailleurs peut-être pas), mais la diabolisation est lancée : on a compris que ces sites étaient très méchants, et que ce qui les concernerait ne devrait pas engendrer la sollicitude.

Les activités de ces sites extrémistes sont rendues possibles, en partie, par une entreprise d’Internet par ailleurs très grand public : Cloudflare. Basée à San Francisco, Cloudflare fait tourner plus d’une centaine de centres de données à travers le monde, servant en quelque sorte d’intermédiaire aux sites, accélérant la mise à disposition du contenu du site, et protégeant celui-ci de plusieurs types d’attaques. Cloudflare prétend que 10% des requêtes en ligne passent par son réseau, et les clients grand public de l’entreprise vont du FBI au site de rencontres en ligne OKCupid.

On tient le coupable !

L’utilisation communément répandue des services de Cloudflare par des groupes racistes n’est pas un accident. Cloudflare a déclaré qu’il ne lui appartenait pas de censurer des sites, et qu’il ne refuserait pas ses services même aux plus offensants des pourvoyeurs de haine.

« Un site Internet, c’est de l’expression. Ce n’est pas une bombe » a écrit Matthew Prince, PDG de Cloudflare, dans un communiqué de 2015 défendant la position de son entreprise. « Il n’est pas de danger imminent qu’il crée, et aucun fournisseur n’a d’obligation positive de surveiller un site et de rendre un jugement sur la nature théoriquement nuisible du discours qu’il peut contenir. »

C’est juridiquement parfaitement sensé, ainsi que moralement, mais ce n’en est pas moins le Mal : permettre au Mal de s’exprimer, c’est en être le complice. On en veut pour preuve que ce n’est « pas un accident » si tous ces sites fascistoïdes se donnent rendez-vous ici : Cloudflare devient leur support, presque leur porte-voix.

Mais quels sont, au juste, ces « services » que Cloudflare propose ? On l’a vu, il est question de protéger les sites des attaques. L’essentiel de ces attaques est la frappe appelée DDoS (Distributed Denial of Service), qui consiste à saturer, par un réseau d’ordinateurs, un site de sollicitations (connexions, requêtes…) jusqu’à ce que ses serveurs ne soient plus assez puissants pour soutenir la demande, et qu’il ne soit plus capable de répondre aux sollicitations ultérieures, telles que l’affichage pour quelqu’un qui viendrait le visiter. Les sites mentionnés sont très fréquemment victimes de telles attaques, notamment The Daily Stormer, en raison de son audience, tout récemment encore.

En réclamant que CloudFlare cesse de leur fournir cette protection, ProPublica demande à les rendre vulnérables à des attaques visant à les faire effectivement taire.

Cloudflare présente en outre un intérêt additionnel à des sites comme The Daily Stormer. Il communique aux sites haineux les informations personnelles de ceux qui critiquent leur contenu. Par exemple, lorsqu’un lecteur se rend compte que c’est Cloudflare qui fournit ses services à des sites comme The Daily Stormer, il écrit parfois à l’entreprise pour protester. Cloudflare, comme sa politique le prescrit, relaie ensuite le nom et l’adresse mail de la personne qui s’est plainte au site de haine, souvent à la surprise et au regret des plaignants.

Cette situation a conduit à des campagnes de harcèlement contre ceux qui avaient pris la plume pour protester contre les contenus offensants. Des personnes ont été menacées et harcelées.

ProPublica a contacté quelques personnes ciblées par The Daily Stormer après qu’elles, ou quelqu’un de proche, se furent plaintes auprès de Cloudflare des contenus du site. Toutes, sauf trois, ont refusé de parler en étant enregistrées, disant craindre de nouveaux harcèlements, ou ne pas désirer les revivre. La plupart d’entre elles ont déclaré qu’elles n’avaient aucune idée que leur signalement serait communiqué, bien que Cloudflare indique bel et bien sur le formulaire de signalement qu’il en « avertira le propriétaire du site. »

C’est beau la technologie.

Cette fonctionnalité est remarquable. On ne l’espérerait pas d’une entreprise française.

Blanche Europe, incidemment, est protégé par Cloudflare.

« Je n’étais pas au courant que mes informations seraient transmises. Je suppose que j’avais, naïvement, une attente de respect de ma vie privée » indique Jennifer Dalton, qui s’était plainte que The Daily Stormer demandât à ses lecteurs de harceler des usagers de Twitter après l’élection.

Andrew Anglin, propriétaire du Daily Stormer, s’est montré candidement franc quant à son sentiment au sujet des personnes qui signalent son site en raison de son contenu.

« Nous devons faire clairement comprendre à toutes ces personnes qu’il y a des conséquences à s’en prendre à nous » a affirmé Anglin dans un message en ligne. « Nous ne sommes pas une bande de bébés qu’on moleste. Nous nous vengeons. Et nous le faisons immédiatement. »

C’est bien ce qu’il faut faire.

De telles fonctionnalités réhabilitent la notion oubliée de responsabilité individuelle. La course aux droits et à la facilité pousse de nos jours les individus à se croire autorisés à faire ce qu’ils veulent sans rien assumer, y compris l’injure contre les autres et la censure de leur opinion par confort moral. Se voir tout d’un coup exposé personnellement en conséquence de cette incusrion qu’on a voulu faire dans la sphère d’expression des autres, c’est un scandale et une atteinte à la vie privée, à en croire les lâches.

Andrew Anglin a bien raison de rappeler ainsi ses ennemis à l’ordre, d’autant qu’eux ne se gênent pas pour lui nuire directement, ainsi qu’à ses proches, non sans en outre se prétendre les victimes.

ProPublica a interrogé l’avocat principal de Cloudflare au sujet de sa politique de partage des informations de ceux qui se plaignent des sites racistes. L’avocat, Doug Kramer, avocat-conseil de Cloudflare, a défendu la politique de l’entreprise, en disant qu’il relevait du « droit constitutionnel fondamental que les individus puissent faire face à leurs accusateurs. » Kramer a suggéré que certains des individus attaquant les clients de Cloudflare pouvaient avoir leurs propres motivations douteuses.

Là encore, c’est inattaquable. La responsabilisation des individus est confortée par la mention de leur mauvaise foi : plutôt que de porter une réponse viable, les offensés ont voulu faire taire Anglin et ses camarades en coupant leur source d’expression ; de la même façon que ProPublica, par cet article, cherche à saper Cloudflare qui n’a pas courbé la tête, afin d’atteindre Anglin par ricochet.

Des sites haineux tels que The Daily Stormer sont devenus une source d’intérêt intense depuis l’élection racialement clivante de 2016 : quelle est leur popularité, qui les soutient, comment ils sont financés. La plupart de leurs animateurs ont soutenu Donald Trump, et contribué à répandre toute une gamme de théories du complot visant à nuire à Hillary Clinton.

Malgré les revirements de Trump, les gauchistes ne sont pas contents. C’est trop dur à digérer pour eux que d’avoir perdu leur hégémonie culturelle. Il s’agit pour eux d’interdire tout ce qui peut leur être une concurrence. D’ailleurs, la loi s’en occupe :

En témoignant, mardi, devant le Comité judiciaire du Sénat, le Chef Will D. Johnson, président du Comité des Droits civiques de l’Association internationale des Chefs de Police, a souligné la portée et la menace de la haine sur Internet.
[…]
« Bien que les discours de haine soient offensants et blessants, le Premier Amendement protège généralement une telle expression » a déclaré Johnson. « Cependant, il y a une tendance croissante à utiliser Internet pour intimider et harceler des individus sur la base de leur race, leur religion, leur orientation sexuelle, leur genre, leur identité de genre, leur handicap, ou leur origine nationale », a-t-il dit.

Pour faire usage de leur liberté d’expression en vertu du Premier Amendement, donc.

On sent qu’il le déplore. La loi est bonne quand elle protège l’intégrité des inepties susmentionnées, elle devient mauvaise quand elle en tolère la critique. Se moquer de cette liste grotesque constituerait en soi un « discours de haine » offensant et blessant.

ProPublica interroge ensuite un avocat, qui fait observer que rien n’oblige Cloudflare à censurer les contenus des sites qu’il protège, et que cela relève du « sens de la responsabilité collective de l’entreprise. » Il ajoute que d’autres fournisseurs ont fait le choix de la censure, y compris Google, qui a (bien volontiers) préféré se séparer d’Anglin plutôt que de contribuer à ses activités en ligne. Dès lors, Cloudflare se rend suspect en ne censurant rien, même s’il est sans la plus parfaite légalité :

Selon [Jonathan] Vick, de l’ADL [NdT : (((Anti-Defamation League)))], le fait que Cloudflare touche de l’argent d’Anglin est différent de s’il avait seulement utilisé un service gratuit.

« C’est une relation directe » a-t-il déclaré. « Pour moi, cela soulève des interrogations. »

Anglin, en effet, utilise un service payant (200 dollars par mois). Ça change tout.

Mais revenons à la force de frappe des méchants nazis : il était question de « harcèlement. » Si l’on ne peut punir ces sapajous en ligne, on trouvera bien du moins de quoi démontrer leur force de rétorsion sur les internautes qui se plaignent, et ainsi rendre Cloudflare responsable, par sa politique de communication des données des plaignants, de participation à des crimes concrets.

Une des personnes avec qui s’est entretenu ProPublica, et dont les informations avaient été communiquées aux animateurs du Daily Stormer a indiqué que sa plainte avait été postée sur le site, mais que ça « ne [l]’intéress[ait] pas de parler de [s]on expérience, étant donné que c'[était] quelque chose qu[‘il n’avait] pas envie de revivre. » Quelqu’un d’autre dont les coordonnées avaient été postées sur le site a déclaré que, bien qu’elle ait reçu quelques courriels étranges, elle n’était pas au courant que ses coordonnées avaient été rendues publiques. Elle a poursuivi en indiquant qu’elle allait abandonner son adresse mail, à présent qu’elle le savait.

« Toute cette situation me met très mal à l’aise » a-t-elle déclaré.

Scott Ernest s’était plaint de la conduite du Daily Stormer après qu’Anglin, son propriétaire, s’était servi du site pour, prétendument, harceler une femme de la ville de Whitefish, dans le Montana. Après sa plainte, Ernest s’est retrouvé à recevoir environ deux douzaines de courriels ou d’appels téléphoniques.

« Va te faire foutre, crève » disait un courriel. « Va crever » disait un autre. Les commentateurs du site spéculaient sur tout, depuis l’hygiène d’Ernest jusqu’à demander, de manière suggestive, pourquoi, d’après un statut Facebook, il semblait qu’Ernest eût un enfant chez lui.

Ernest a affirmé que les courriels et les appels téléphoniques qu’il avait reçus n’étaient pas traumatisants, mais qu’ils étaient inquiétants.

« Ses menaces de harcèlement peuvent se muer en violence » a-t-il déclaré à propos d’Anglin.

Ce passage parle de lui-même. Rien, sinon une vingtaine de messages et d’appels combinés, dont certaines « victimes » n’avaient même pas réalisé qu’elles étaient prises pour cibles par les horribles nazis du Web. Voilà la « haine » au nom de laquelle il faudrait faire taire The Daily Stormer.

L’article ne serait pas complet sans des insinuations plus personnelles. Ainsi, on lit plus loin :

Dans un message, l’architecte du site [NdT : The Daily Stormer], Andrew Auernheimer, a indiqué qu’il avait des relations personnelles avec des gens de Cloudflare, et qu’ils l’avaient assuré que la société travaillerait à protéger le site par plusieurs moyens – y compris en ne livrant pas de données aux tribunaux européens.
[…]
Un ancien employé de Cloudflare, Ryan Lackey, a déclaré dans un entretien que, quoiqu’il ne cautionnât pas une grande partie de ce que faisait Auernheimer, il lui avait, à l’occasion, donné quelques conseils techniques en tant qu’ami, et avait aidé à résoudre quelques problèmes du Stormer.

Voilà tout ce que ProPublica a pu trouver pour charger encore un peu la barque.

Et cela vous gagne des Pulitzer.

Auteur: Haken

Partager cet article sur

Publier un commentaire

9 Commentaires sur "Des pressions sur des prestataires de service internet pour faire rendre gorge aux sites nationalistes"

10000

Montrer les commentaires les :   Plus récents | Plus anciens
Jean
5 mai 2017 9 h 12 min

Internet, gage de liberté, horreur des gauchistes ! Une liberté non régulée, c’est la fin…

5 mai 2017 21 h 44 min

Et dire qu’ils luttent sois disant contre le contrôle d’internet ( les gaucho anarchistes ) ! C’est l’hôpital qui se fout de la charité. On veut être libre sur internet et ne pas être surveillés et censurés mais par contre il faut faire taire les racistes. Hypocrisie de merde.

5 mai 2017 21 h 42 min

“Dans un message, l’architecte du site [NdT : The Daily Stormer], Andrew Auernheimer, a indiqué qu’il avait des relations personnelles avec des gens de Cloudflare, et qu’ils l’avaient assuré que la société travaillerait à protéger le site par plusieurs moyens – y compris en ne livrant pas de données aux tribunaux européens.”
Si Cloudflare ne livrent pas nos données c’est très bien. Mais pourrons t’ils tenir longtemps ? Les juges rouges et les judes font pression pour nous faire taire une bonne foi pour toute. Nous arrêterons de promouvoir nos idées lorsque nous serons morts, et même morts notre idéologie sera portée par nos frères, nos soeurs et nos enfants

Snapdragon
6 mai 2017 22 h 20 min

Au niveau légal oui. Mais y aura un hic s (((ils))) utilisent leur arme principal, l argent. Si cloudfare se fait racheter .

6 mai 2017 22 h 29 min

Oui enfin Cloudflare est quand même très important et gère de très nombreux clients. Je ne pense pas qu’ils se fassent (((racheter))).

Vivre_ensemble
6 mai 2017 8 h 47 min

Certains insectes comme les cafards ou les blattes fuient également la lumière du soleil…

ゴルゴ13
6 mai 2017 23 h 50 min

Après les attentats de Charlie Hebdo les grands acteurs de l’internet ont été reçu à l’Elysée. Gates, (((Zückerberg))), je ne sais plus qui de chez Apple, plus des autres qui n’ont pas voulu poser pour la photo. Quelques semaines plus tard Cloudflare banissait la quasi totalité des noeuds de sortie tor pour la raison, valable il est vrai, que les principales attaques DDoS venaient du réseau en oignon. Cela aurait pu être vrai si le captcha anti-robot avait été soluble pour les humains. Or ce n’était pas le cas. Il était juste impossible d’accèder à la moitié de l’internet légal de façon anonyme*. Ils pouvaient se retrancher derrière leur argument que ce n’était pas une censure puisqu’il y avait ce fameux captcha, mais la vérité est que personne n’a jamais pu décoder le texte et qu’il n’y avait pas d’option audio pour les mal-voyants ou les aveugles – oui, on peut utiliser internet quand on est aveugle, beaucoup de distributions GNU/Linux incluent la prise en charge des claviers braille dès l’installation. C’est de la censure. Ils ou (((ils))), ce sont bien tous les mêmes, veulent qu’à la fin tous les individus soient identifiés nommément. Depuis c’est la course à l’échalotte, il devient de plus en plus difficile d’être anonyme sur le net. Cloudfront (Amazon) est également pas très tor-friendly. Vous me direz qu’il y a les VPN pour l’anonymat, mais un bon VPN est payant et rares sont ceux qui acceptent les paiements en cryto-monnaie. De plus personne ne peut croire à la promesse du no-log.

Le projet a déjà été évoqué à plusieurs reprises, Youtube aimerait rendre sa plateforme accessible uniquement aux utilisateurs inscrits, donc aux possesseurs d’un compte Google qui exige de donner un numéro de téléphone ou carrément une photocopie de sa carte d’identité pour les IP qui ne viennent pas de FAI. Plus d’anonymat signifie la surveillance généralisée. Dans quelques années seuls les gourous de l’informatique et les hackers de haut niveau pourront encore être anonymes.

Je n’utilise pas tor pour troller des messages de haines planqué comme un lâche. Mes activités même légales n’ont pas à être surveillées. Quand je marche dans la rue je n’aime pas être flashé par les caméras de surveillance équippées de reconnaissance faciale. L’argument du terrorisme conduit à surveiller tout le monde. Je refuse d’être surveillé.

* Depuis ça s’est un peu arrangé, pas parce que Cloudflare serait devenu plus coulant, mais parce que le réseau tor a connu une explosion spectaculaire et que les noeuds de sortie se développent plus vite que Cloudflare n’a le temps de les repérer. Désormais c’est environ une chance sur deux de passer au travers.

Albers
7 mai 2017 22 h 02 min

comment fait-on pour prononcer votre nom ?

ゴルゴ13
7 mai 2017 22 h 24 min

Oui, désolé, c’est vrai que tous n’ont pas appris les principaux alphabets du monde… C’est l’occasion de m’expliquer.

Cela se prononce golgo thirteen à l’occidentale ou quelque chose comme gor’go seutine en japonais.

Voyant qu’un site ami de celui-ci était très branché culture japonaise j’ai choisi comme pseudonyme un des rares mangas que je connais avec Akira. Ca date un peu, c’est très mature, très violent, viril, avec cette droiture morale particulière aux Japonais.

Je songe à changer de pseudo pour une meilleure lisibilité. Nous verrons ce qu’en pensent les admins.

wpDiscuz