États-Unis : un juge bloque le décret censé couper le financement des villes protégeant les immigrés clandestins

Avant sa grande volte-face de début avril, Trump avait engagé quelques bonnes actions. Son décret bloquant l’entrée aux États-Unis des ressortissants de 6 pays était très mou mais avait néanmoins bloqué par des juges en dépit des lois. Trump, loin d’une attitude à la Andrew Jackson (qui a fameusement déclaré, à propos d’un vote de la Cour Suprême, “John Marshall a pris sa décision, maintenant laissons-le l’appliquer”), a laissé faire bien qu’il ait promis de porter l’affaire à la Cour Suprême.

Il avait aussi émis un décret censé couper le financement fédéral des “villes sanctuaires”, c’est à dire qui protègent les clandestins pour éviter qu’ils ne soient expulsés. Cette décision était potentiellement beaucoup plus importante dans ses conséquences. Mais elle n’a pas échappé aux juges.

AFP :

Un juge américain a en grande partie suspendu mardi l’application d’un décret du président Trump visant à priver de financements fédéraux les collectivités opposées à sa politique anti-immigration.

Le juge William Orrick, de la cour fédérale de San Francisco, a pris cette injonction temporaire de portée nationale en considérant que les arguments d’avocats représentant San Francisco et le comté californien de Santa Clara avaient des mérites. Le débat sur le fond aura lieu ultérieurement.

Ce juge avait versé 200.000 dollars à Obama pour financer sa réélection avant d’être récompensé par cette nomination.

Santa Clara, un exemple de ces “villes sanctuaires” qui se sont engagées à protéger leurs habitants sans-papiers, a salué dans un communiqué une décision “historique” et “un revers pour la politique de la peur”.

Avec San Francisco, cette agglomération avait assigné en justice le gouvernement de Donald Trump, espérant obtenir une redite de la suspension par les tribunaux d’un autre décret qui voulait interdire pour trois mois l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de six pays (initialement sept) à majorité musulmane, ainsi que l’arrivée des réfugiés.

Les autorités de Santa Clara affirment que le comté pourrait perdre près de 1,7 milliard de dollars à cause de ce décret qui entend retirer des subventions fédérales aux villes – et notamment aux forces de l’ordre locales – refusant de coopérer avec la police fédérale de l’immigration. San Francisco perçoit pour sa part jusqu’à 2 milliards de dollars par an de fonds fédéraux.

Parce qu’ils refusent d’appliquer la loi.

Lors d’une audience judiciaire mi-avril, les avocats de l’administration Trump avaient assuré qu’aucune de ces juridictions ne risquait dans l’immédiat de perdre ces financements, le décret voulant selon eux seulement les forcer à appliquer les lois sur l’immigration.

Le principe derrière le décret était simple : la perte des subventions étant insupportable, elle forcerait à respecter la loi.

Le procureur général assistant du gouvernement fédéral, Chad Readler, avait de son côté affirmé que le décret avait une portée “étroite” et ne concernerait qu’un nombre limité d’allocations de fonds du département de la Justice (DoJ) ou de la sécurité nationale.

Quand les défenseurs d’un même camp utilisent des arguments contradictoires, ça n’est pas bon.

Mais “le décret a suscité des incertitudes budgétaires en menaçant de priver des comtés de centaines de millions de dollars de subventions fédérales employées dans des secteurs clés”, a relevé le juge Orrick.

“Des fonds fédéraux qui n’ont aucun lien majeur avec l’application (des lois) sur l’immigration ne peuvent être remis en cause parce qu’une localité choisit une stratégie d’application des lois migratoires que le président désapprouve”, a-t-il ajouté.

“Une stratégie d’application des lois migratoires”, voilà le genre de doublepensée à laquelle sont prêts les anti-blancs.

Tout le but des villes sanctuaires est de ne pas appliquer les lois sur l’immigration ! Que se passerait-il si des villes, comtés ou États décidaient d’empêcher l’application des lois fédérales sur l’impôt ou les armes à feu ?

D’après le magistrat, la question principale reste les déclarations répétées de Trump selon lesquelles le financement est “une arme” à utiliser contre les villes qui résistent à ses politiques et montre que l’intention du gouvernement fédéral est “anticonstitutionnelle”.

“La Constitution donne au Congrès et non au président les pouvoirs de dépenses” fédérales, a encore observé le juge Orrick.

Le pire c’est que, contrairement à l’affaire de l’autre décret, cet argument légaliste paraît valable.

Sa décision pourrait avoir un impact sur plus de 300 villes et comtés à travers le pays.

Elle permet toutefois encore au DoJ de maintenir ses menaces proclamées envers neuf villes – y compris Chicago, La Nouvelle Orléans et Philadelphie – de supprimer des allocations pour des programmes spécifiques si ces villes ne coopèrent pas avec les agents fédéraux de l’immigration.

Sinon, j’ai une autre solution.

Article 1324 du titre 8 du Code des États-Unis :

Toute personne qui, sachant qu’un étranger est venu aux États-Unis en violation de la loi, dissimule, héberge ou protège de la détection un tel étranger en n’importe quel endroit, dont n’importe quel bâtiment […] devrait être emprisonné pour une durée ne dépassant pas 5 ans.

Tous les maires de villes sanctuaires, tous leurs chefs de police, en prison !

Ah, j’oubliais.

Il faudrait des juges pour les condamner, et les juges sont en révolte ouverte contre tous ce qui pourrait ralentir la tiers-mondisation des États-Unis. C’est le problème avec la tyrannie des juges, il n’y a personne pour les arrêter.

AFP :

Le maire de New York Bill de Blasio a dénoncé le “souhait illogique et anticonstitutionnel de faire des immigrés de boucs-émissaires”.

Cela n’a aucun sens, mais le cocu De Blasio (qui s’est métissé avec une immonde négresse) devait dire quelque chose contre le décret.

[Celui] de Chicago a promis que sa municipalité ne “resterait pas passive pendant que le président Trump menace des villes américaines parce qu’il ne partage pas nos valeurs”.

(((Rahm Emanuel))), vermine intégrale, souhaite que les États-Unis soient au maximum envahis afin d’y marginaliser les Blancs

Les villes “sanctuaires” comme Los Angeles, New York, Chicago ou Philadelphie affirment que pousser encore davantage dans la clandestinité des étrangers entrés illégalement a des effets néfastes, ces personnes n’osant plus contacter la police, notamment pour signaler des crimes.

Oui, ou bien alors cela aide à les expulser du pays où ils n’ont absolument rien à faire.

Le gouvernement central est, lui, irrité par les autorités locales qui refusent de livrer à la police aux frontières en vue de leur expulsion des étrangers tout juste interpellés ou qui ont purgé une peine dans une prison d’Etat.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les autorités américaines ont accentué la répression de l’immigration illégale en soutenant qu’elle alimentait la criminalité, même si aucune étude sérieuse ne le prouve.

Il y a un sérieux problème de données fiables insuffisantes (en), mais les clandestins sont essentiellement des Hispaniques, pour lesquels on sait qu’ils ont un taux de criminalité plusieurs fois plus élevé que celui des Blancs (bien que significativement inférieur à celui des Noirs ce qui fait que l’impact sur la moyenne est plus limité).

Depuis son investiture, le président républicain fait l’expérience douloureuse du partage des pouvoirs inscrit dans la Constitution, voyant plusieurs de ses grandes mesures retoquées soit par des juges soit au Congrès.

Le pouvoir judiciaire écrasant l’exécutif, ce n’est pas le “partage des pouvoirs inscrit dans la Constitution”.

Concluons avec quelques citations de Thomas Jefferson sur la tyrannie des juges.

Lettre à Abigail Adams, 11 septembre 1804 :

Rien dans la Constitution ne leur a donné [aux juges fédéraux] le droit de décider pour l’exécutif, plus que pour l’exécutif de décider pour eux. […] L’opinion qui donne aux juges le droit de décider quelles lois sont constitutionnelles et lesquelles non, non seulement pour eux, dans leur propre sphère d’action, mais pour la législature et l’exécutif aussi dans leurs sphères, ferait du pouvoir judiciaire une branche despotique.

Lettre à John Wayles Eppes, 1807 :

L’erreur originelle [était dans] l’établissement d’un pouvoir judiciaire indépendant de la nation, et qui, depuis la citadelle de la loi, peut tourner ses armes contre ceux qu’il était supposés défendre, et contrôler et façonner leurs manières d’agir selon sa propre volonté.

Lettre à Charles Hammond, 18 août 1821 :

Le germe de la dissolution de notre gouvernement fédéral est dans la constitution du pouvoir judiciaire fédéral, un corps irresponsable (car la destitution est à peine un épouvantail) travaillant comme la gravité nuit et jour, gagnant un peu aujourd’hui et un peu demain, et avançant ses pas sans bruits comme un voleur, sur le champ de la juridiction, jusqu’à ce que tout soit usurpé.

Abraham Lincoln, qui a lancé la stupide guerre de sécession, avait aussi fait une remarque à ce sujet lors de son discours de prise de fonction :

Le citoyen sincère doit confesser que si la politique du gouvernement est fixée irrévoquablement par des décisions de la Cour Suprême, à l’instant où elles sont prises, dans des contentieux ordinaires entre parties, dans des actions personnelles, le peuple aura cessé d’être son propre dirigeant, ayant, dans cette mesure, pratiquement abandonné son gouvernement aux mains de cet éminent tribunal.

La notion démocratique de peuple se dirigeant lui-même est un peu simpliste ; mais on voit bien dans l’affaire des décrets de Trump bloqués que le pouvoir des juges a atteint un niveau insupportable.

Je ne connais pas l’organisation politique idéale, mais il est absolument certain que le pouvoir des juges doit y être sévèrement régulé.

Auteur: Blanche

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3 Commentaires sur "États-Unis : un juge bloque le décret censé couper le financement des villes protégeant les immigrés clandestins"

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27 avril 2017 10 h 11 min

Voila, Trump abandonne la plupart de ses promesses et celles qu’il avait réussi à mettre en oeuvre sont interdites. Les gauchistes et les juifs ont gagnés aux USA.

Snapdragon
27 avril 2017 10 h 39 min

Ça dépend sur quel échelle de temps.
À court terme ils ont gagnés mais leur système est voué à l’effondrement sur le long terme .
C est pourquoi il nous faut des zones sécurisé en attendant que tout s’effondre.
Pour gagner une guerre il faut parfois savoir perdre une bataille…

Driant
28 avril 2017 8 h 09 min

Les juges doivent redevenir des fonctionnaires ordinaires. En aucun cas, le “judiciaire” n’aurait dû devenir un “pouvoir” comme l’ont – si stupidement – prévu les constitutions de nos pauvres démocrassies occidentales. La compétence des juges (je ne dis pas “pouvoir”) aurait dû se limiter au droit pénal, au droit social, au droit des affaires, mais jamais il n’aurait dû exister de droit constitutionnel.

La marche de l’état et les grandes options sociales doivent relever du seul politique. Ce doit être l’affaire exclusive des élus et du peuple à travers eux.

Ce système de “cour suprême” est une aberration qui procède de la même erreur. Des juges ne devraient rien avoir à dire sur la définition d’une constitution et sur son organisation.

La raiepublique et la démocrassie qui lui est consubstantielle constituent la forme d’organisation sociale la plus perverse qui se puisse imaginer. Par définition, elles ne peuvent rien entraîner d’autre que la gabégie, la décadence et puis la disparition des sociétés qui pour leur malheur en ont fait le choix. Ce qui se passe aux Etats-Unis et en France, aujourd’hui même sous nos yeux, en est la preuve irréfutable.

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