Le syndicat national des journaliste indigné des attaques politiques dont les médias menteurs sont la cible

Indignés les journalistes du SNJ. Indignés, vous dit-on ! Ces hérauts de la bien-pensance offensés, voilà un vrai scandale !

AFP :

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, a dénoncé samedi le “jeu dangereux” des camps de Marine Le Pen et de François Fillon à l’égard des médias.

Le SNJ, réuni en comité national vendredi et samedi, “dénonce le jeu dangereux de certains candidats à l’élection présidentielle et proches de ces candidats, qui s’en prennent aux médias et aux journalistes, comme responsables de tous leurs maux”, indique un communiqué.

Responsables de tous leurs maux, sans doute pas ; responsables de manipulations partisanes, certainement. Il n’y a qu’à voir la promotionde Macron.

“Attaquer les journalistes, c’est agresser la démocratie”, ajoute le SNJ.

Attaquer des journalistes vendus qui se cachent derrière des paravents de “neutralité” pour effectuer un militantisme politique masqué et de surcroît néfaste n’a rien de scandaleux.

La secrétaire générale du SNJ Dominique Pradalié a précisé à l’AFP que ces attaques venaient “de droite et d’extrême droite”, de “Fillon et son entourage, et du Front national”.

C’est sûr que ce n’est pas la gauche qui va se plaindre ! (Même si les petits candidats dénoncent tous, non sans raison, leur sous-médiatisation.)

Elle a notamment cité un incident en février au cours duquel un journaliste de l’émission Quotidien (TMC) avait été évacué sans ménagement lors d’un déplacement de Marine Le Pen alors qu’il tentait de lui poser une question sur l’affaire des assistants parlementaires européens.

Il s’agit de l’émission du bobo Yann Barthès, qui officiait précédemment au “Petit Journal” de Canal+. Ces journalistes étaient sans nul doute à la recherche d’une petite phrase, d’une petite séquence de 30 secondes pour pouvoir attaquer le FN. Leur évacuation était probablement bien méritée.

Le SNJ avait déjà appelé en février François Fillon et ses soutiens à “se ressaisir” à la suite des attaques du candidat LR contre les médias.

François Fillon avait accusé en février les médias d’en avoir “trop fait” pour le “lyncher” et l'”assassiner politiquement” à la suite des révélations du Canard enchaîné sur de présumés emplois fictifs de sa femme. Lors d’une réunion publique du candidat LR, la foule avait aussi conspué les journalistes présents, emmenée par un autre ex-premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.

Quels que soient ses torts, le cocuservateur Fillon avait raison dans son accusation. Les médias n’avaient pas attendu de preuve pour s’emparer de l’affaire et lui consacrer une attention démesurée.

Reporters sans frontières s’était inquiété en février également des “attaques ciblées” contre les journalistes de la part de responsables politiques français et déploré un “climat nauséabond”.

Ce qui pue, c’est la pourriture du système en place (au sein duquel la caste médiatique tient une place majeure) et les envahisseurs qu’il importe.

Dans son communiqué, le SNJ, premier syndicat de la profession, appelle par ailleurs “à un grand débat public sur l’information et le secteur des médias, milite pour une éthique commune à toute la profession, la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles, la refonte des aides à la presse, nécessaires pour favoriser le pluralisme et lutter contre la concentration des médias”.

La liste de l’AFP oublie quelques “détails”. Le SNJ listait récemment, en revendication n°8 dans ses “10 revendications pour sauver l’information” :

Engagement de tous les médias pour une modération obligatoire des commentaires haineux, sexistes, racistes, homophobes, relayés sur les sites d’infos et les réseaux sociaux des médias.

Qu’un média décide de modérer ses commentaires, on pourrait encore concevoir que c’est son affaire ; mais il s’agit ici d’appliquer le flicage de la pensée prévu par les diverses lois anti-liberté d’expression.

Auteur: Blanche

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3 Commentaires sur "Le syndicat national des journaliste indigné des attaques politiques dont les médias menteurs sont la cible"

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Ksenia
2 avril 2017 12 h 51 min

Le même Reporter Sans Frontières nous annonçait il y a peu que la liberté de la presse ne cessait de chuter en France, la France étant descendue à la 45 éme place en 2016, loin derrière la Jamaïque ( 10 éme ) et le Cap Vert ( 22 éme)…
RSF avait fustigé le manque d’indépendance des ((( médias ))), appartenant à ((( Drahi ))), ((( Bloch ))) et le trio infernal Pigasse-Bergé-Niel…

Et aujourd’hui les journaleux s’inquiètent que les Français ne les trouvent pas crédibles ?….
Bien entendu qu’on ne les croit plus, et c’est tellement visible !
Il suffit de regarder une interview d’un cadre du FN interrogé avec agressivité, ou des reportages en caméra cachée sur ce parti seulement ( sur le Sévice Public, 3 reportages anti-FN ces derniers jours )… Sans oublier tous les reportages systématiquement russophobes et anti-Trump…
Ce sont ces journaleux aux ordres qui créent un climat nauséabond avec leur pensée unique !

2 avril 2017 15 h 19 min

François Fillon avait accusé en février les médias d’en avoir « trop fait » pour le « lyncher » et l’ “assassiner politiquement” à la suite des révélations du Canard enchaîné sur de présumés emplois fictifs de sa femme.

Depuis le début, ces médias ont prétendu respecter la “présomption d’innocence”.
Mais ils ont, tout du long, employé cette expression de “présumés emplois fictifs” qui correspond à une présomption de culpabilité, soit… l’exact opposé de la présomption d’innocence.

Et malgré cela, ils ont le culot de se plaindre qu’on remette en question ces pratiques tordues qui sont les leurs, alors qu’ils ne respectent pas ni l’esprit, ni même la lettre de la loi quand ça les arrange, mais se font de zélés inquisiteurs républicains lorsque des commentaires leur déplaisent et des médias alternatifs leurs fassent concurrence en permettant aux lecteurs d’accéder enfin à une qualité d’information digne de ce nom…

Tout cela est logique !

Ils se plaignent aussi au nom de la démocratie.
Mais, par les biais systématiques qu’ils utilisent, les journalopes empêchent les gens de se forger leur propre opinion à partir d’informations qui devraient être brutes et les plus objectives possible.
Ce sont donc bien les médias subventionnés et recevant l’argent de la publicité qui entravent un choix éclairé des électeurs et il est donc logique que ces derniers cherchent d’autres sources. Mais ça leur est reproché car alors ils pourraient retrouvé une telle liberté de raisonnement que le Système en place vacillerait voire serait renversé… et ses médias-menteurs avec lui !

dom
2 avril 2017 19 h 46 min

Mis à part pleurer chaque jour que Dieu fait sur la victoire de ces fumiers d’alliés en 45, je vois plus comment réagir à ce genre de truc…. ou alors si : en rire peut-être.

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