Qui avait commencé les bombardements intensifs contre les civils au cours de la Seconde Guerre Mondiale ?

Traduction de l’article du New Observer.


Le récent 71ème annivesaire du bombardement de Dresde a rappelé le fait délibérément obscurci que ce sont les Britanniques, et non les Allemands, qui ont débuté les bombardements massifs de civils au cours de la Seconde Guerre Mondiale, et que cela demeure l’un des plus grands crimes de guerre impuni du vingtième siècle.

Les élites britanniques en particulier aiment perpétuer l’histoire du “Blitz” chaque année vers septembre, de façon à ré-affirmer leur statut de victime – alors qu’en réalité, le bombardement allemand de Londres n’a eu lieu qu’après des mois d’attaques incessantes de la Royal Air Force (RAF) contre les villes allemandes, sans représailles.

Dans le cadre d’une campagne de propagande générale post-Seconde Guerre Mondiale pour dépeindre les Allemands dans la lumière la plus sombre possible, les médias contrôlés ont toujours affirmé que les Allemands ont bombardé les civils en premier, utilisant les deux exemples des attaques de la Luftwaffe sur Varsovie, en Pologne, de septembre 1939, et le bombardement du 14 mai 1940 sur Rotterdam, aux Pays-Bas.

Le récit de propagande raconte que les Allemands ont bombardé ces villes et ainsi créé le précédent des bombardements massifs de civils – et auraient ensuite poursuivi cela avec le “Blitz” sur Londres.

Seulement après tout cela, affirme le récit, les Allemands ont-ils “récolté ce qu’ils avaient semé”.

Ce mythe a été répété tant et si bien par les médias contrôlés qu’il est devenu la version “populaire” du cours de la guerre.

La réalité, comme tant d’autres choses à propos de la Seconde Guerre Mondiale, est à l’opposé complet.

Couverture de Bombing Vindicated

En 1944, le mécontentement public en Grande-Bretagne sur la politique de bombardement des civils de la RAF avait atteint des niveaux records, et pour contrer cette dissension, l’ancien secrétaire principal britannique du ministère de l’Air, J.M. Spaight, a publié un ouvrage intitulé Bombing Vindicated (Le bombardement justifié), qui vise à justifier les bombardements intensifs de civils allemands.

Spaight fut honnête dans son livre sur les origines du bombardement des civils, et a admis ouvertement que les bombardements de Varsovie et de Rotterdam ne pouvaient pas être comparés aux tactiques de la RAF, disant : “Quand Varsovie et Rotterdam ont été bombardées, les armées allemandes étaient à leurs portes. Le bombardement aérien était une opération de l’offensive tactique.”

En d’autres termes, le bombardement de Varsovie a eu lieu dans le cadre d’une bataille tactique donnée. L’armée allemande avait engagé le siège de la ville le 16 septembre 1939, et les Polonais ont bravement – et avec acharnement – résisté jusqu’au 27 septembre, transformant la ville dans une forteresse de facto, que les Allemands ont combattu pour la soumettre.

L’attaque de la Luftwaffe fut mené par conséquent dans les règles établies du conflit, ce ne fut pas un bombardement intensif de civils.

Le bombardement de Rotterdam était un scénario semblable : des parachutistes allemands avaient été en fait défaits dans leur tentative du 10 mai de prendre le contrôle de la ville de La Haye – une victoire de la brave armée néerlendaise qui est restée presque non-remarquée, ignorée par les médias de masse anglo-saxons – et c’était aux troupes au sol de pousser l’invasion.

La résistance néerlandaise ailleurs était beaucoup plus forte que ne l’avaient anticipé les Allemands, et une tentative par l’armée allemande pour prendre le contrôle de l’Afsluitdijk [ndt : une digue] de 32 kilomètres de long dans le Nord de la Hollande a aussi été défaite dans une bataille de deux jours du 12 au 14 mai 1940. La résistance néerlandaise acharnée commençait à retarder tout le plan allemand.

Le 13 mai, l’armée allemande avait atteint Rotterdam, mais une fois encore la résistance militaire néerlandaise a arrêté son avance.

Les défenseurs néerlandais, sous le bon commandement du colonel Pieter Scharoo, tenaient la rive Nord de la Nouvelle Meuse, qui coule à travers la ville, et a complètement bloqué le passage des forces allemandes.

Le matin du 14 mai, Hitler a édicté sa “directive numéro 11 : concernant le théâtre néerlandais des opérations” où il a ordonné ce qui suit :

La capacité de résistance de l’armée néerlandaise s’est révélée plus forte qu’attendu. Des raisons politiques autant que militaires exigent que cette résistance soit brisée aussi tôt que possible. C’est la tâche de l’armée de capturer la Forteresse Hollande en consacrant assez de forces du Sud, combinées avec une attaques du front Est. En plus de cela, les forces aériennes doivent, en affaiblissant les forces qui jusqu’à présent ont soutenu la 6ème armée, faciliter la chute rapide de la Forteresse Hollande.

En réponse à cet ordre, les forces allemandes à Rotterdam ont préparé un assaut combiné pour le 14 mai, utilisant des chars d’assaut, des troupes du génie et des parachutistes pour réaliser un franchissement amphibie de la Nouvelle Meuse en amont et ensuite essayer de prendre la ville par Kralingen, situé à environ un kilomètre et demi du centre-ville. Dans le cadre de ces attaques terrestres, la Luftwaffe a été appelée afin de fournir un tir de précision sur les forces néerlandaises.

Dans le même temps, des négociations ont été ouvertes entre les forces allemandes assiégeantes et les défenseurs néerlandais pour la reddition de la ville.

Dans le cadre de ces discussions, le commandant allemand a demandé l’annulation de l’attaque aérienne, mais un délai critique dans la transmission des messages a fait en sorte que seulement 40 des 100 avions attaquant ont reçu le message d’annulation – et en conséquence, la ville a été bombardée par 60 bombardiers allemands Heinkel He 111.

Aussi tragiques que furent les bombardements de Rotterdam et Varsovie – en fait, aussi tragiques que ne le fut toute la guerre – la réalité demeure que ces deux frappes étaient en soutien direct de troupes d’attaques au sol, et n’étaient pas des frappes contre des civils dans le but de semer la terreur sans aucun objectif militaire.

C’était en fait la RAF britannique, sous les ordres directs de Winston Churchill, qui a débuté les bombardements intensifs de civils – le 10 mai 1940, le jour où le nouveau premier ministre est entré en fonction. Ce jour là, les bombardiers britanniques ont attaqué la ville allemande de Fribourg-en-Brisgau, dans le Sud-Ouest de l’Allemagne, tuant 57 personnes.

À partir du 10 mai 1940, les bombardiers britanniques ont bombardé des cibles civiles allemandes presque toutes les nuits.

Même alors, Hitler a ordonné à la Luftwaffe de ne pas répondre à l’identique, et de ne bombarder que des cibles militaires en Grande-Bretagne, comme les aéroports et les ports, en préparation d’une invasion planifiée du Royaume-Uni.

Le 25 août 1940, une attaque allemande contre une raffinerie de pétrole sur les rives de la Tamise dans l’Est de Londres a eu lieu dans le cadre de cet assaut tactique. Certaines des bombes sont tombées à côté de la raffinerie, dans l’East End de Londres, sans provoquer de victimes – mais en réponse à ce bombardement, décrit par l’officielle Histoire de la Défense du Royaume-Uni comme “non intentionnel”, les premières attaques de masse par des bombardiers britanniques sur Berlin ont eu lieu six jours plus tard.

Après cela, les attaques britanniques régulière sur des cibles non-militaires de Berlin ont eu lieu et se sont accrues tout au long de la guerre.

En dépit de ces attaques sur Berlin, Hitler a encore refusé de répliquer. Mais cette situation ne pouvait pas durer, et après presque quatre mois, la Luftwaffe a enfin reçu l’ordre de répliquer.

Dans un discours au Palais des Sports de Berlin, le 4 septembre 1940, Hitler a annoncé ainsi la réplique allemande :

Alors que les aviateurs allemands et les avions allemands volent au-dessus du sol anglais de jour, il y a rarement un anglais qui franchisse la Mer du Nord de jour. Ils viennent donc au cours de la nuit, et comme vous le savez, ils délivrent leurs bombes sans disrcimination et sans aucun plan sur les zones résidentielles, les fermes et les villages. À chaque fois qu’ils voient un signe de lumière, une bombe est lâchée dessus.

Au cours de ces trois derniers mois, je n’ai pas ordonné la moindre réponse ; pensant qu’ils cesseraient ce comportement absurde.

M. Churchill a pris cela pour un signe de faiblesse.

Vous comprendrez que je dois maintenant donner une réponse, nuit pour nuit, et avec une force croissante. Nous mettrons fin au jeu de ces pirates de nuit, comme Dieu nous en est témoin.

Comme l’a détaillé J.M. Spaight dans son ouvrage, ce sont les Britanniques qui ont “réalisé le plein potentiel” du bombardement intensif contre les civils, et les bombardiers britanniques étaient conçus pour bombarder les villes, alors que “l’esprit teutonique” n’a jamais même considéré une telle politique, voyant en lieu et place une force aérienne comme simplement un outil pour “ouvrir en explosant” un chemin pour les armées attaquantes.

Spaight a aussi écrit que l’espoir d’Hitler que “Churchill cesserait cette absurdité” était “stupide” et que de plus le “Blitz” sur Londres qui a suivi était en fait mineur en comparaison de ce qui avaient déjà été jeté sur les villes allemandes par la RAF, et à ce qui s’est passé en 1943 et 1944 (les bombardements de Hambourg, Cologne, et Munich – où, se vantait Spaight, les feux pouvaient être vus à plus de 200 kilomètres).

De plus, a dit Spaight, les forces aérienes allemandes n’étaient utilisées pour rien d’autre jusqu’à ce qu’il soit ordonné de répliquer contre la campagne britannique. Comme Spaight l’écrit :

Quoi que voulût Hitler, il ne voulait certainement pas que le bombardement mutuel se poursuivît. Il n’avait pas voulu qu’il eût jamais commencé. Il voulait, ayant débuté, qu’il soit annulé. Il y a quantité de preuves qu’il ne voulait pas que les derniers types de bombardement deviennent la norme. Il avait fait de son mieux pour que cela soit interdit par un accord international.

C’était donc la politique britannique qui a ultimement mené à la destruction de Dresde en février 1945. La ville ne contenait aucune cible militaire, et ne possédait même pas un seul canon anti-aérien.

La ville était remplie de réfugiés – et même de prisonniers de guerre alliés (le plus célèbre étant l’auteur Kurt Vonnegut, dont le livre Abattoir 5 était fondé sur ses souvenirs du bombardement).

Quelques 700.000 bombes incendiaires furent lâchées sur Dresde, une bombe pour deux habitants. Les températures en surface ont atteint jusqu’à 1600 degrés Celcius. Des milliers de personne en nombre inconnu – les estimations varient jusqu’à 135.000 ou plus – ont péri dans la tempête de feu résultante, et la ville entière a été réduite en cendres et gravats.

Les médias contrôlés sont également réticents à déterminer le rôle de Churchill et de la RAF dans le bombardement de Dresde, et cherchent toujours des raisons pour excuser ce crime de guerre.

La réalité est que Churchill et le commandement du bombardement de la RAF sous Sir Arthur Harris savaient parfaitement ce qui se produirait et aussi qu’il n’y avait pas de justification militaire pour l’attaque.

La vérité sur le rôle de Churchill dans la destruction de Dresde a été révélée dans une note de service1 détenue par la Branche Historique de l’Air de la RAF, qui cite le premier ministre britannique comme n’étant intéressé que par le nombre de réfugiés civils qu’il pourrait faire “griller” dans cette attaque :

Je ne veux pas recevoir la moindre suggestion sur la façon dont nous pouvons détruire des cibles militaires importantes dans l’arrière-pays de Dresde, je veux recevoir des suggestions sur la façon dont nous pouvons griller 600.000 réfugiés de Breslau à Dresde.

1. Winston Churchill, comme cité dans un procès verbal par la secrétaire privée assistante du Maréchal en Chef de l’Air, Sir Wilfrid Freeman, le 26 janvier 1945 dans le fichier CMS 608 de la Branche Historique de l’Air.

Auteur: Blanche

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5 Commentaires sur "Qui avait commencé les bombardements intensifs contre les civils au cours de la Seconde Guerre Mondiale ?"

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OTOOSAN
17 février 2017 11 h 28 min

Ce qui a donné plus tard la théorie des cinq cercles de John WARDEN III

“Les Anglais ne combattent pas Hitler », avait remarqué l’ambassadeur américain, Joe Kennedy, « mais le peuple allemand » (p.189).” David Irving et Churchill “

Sonny Crockett
17 février 2017 13 h 56 min

Pour celui qui n’aime pas bouquiner, il y a 3 incontournables pour connaître toute la vérité sur la seconde guerre mondiale: les films “Hitler la plus grande histoire jamais racontée” et “Hellstorm” (tous deux visibles gratuitement sur Youtube) et, surtout, l’oeuvre majeure: Les vidéos (des centaines d’heures) de Vincent Reynouard. Une somme d’une valeur inestimable !……De toute façon, il suffit de lire les commentaires qui suivent les vidéos Youtube traitant du IIIe Reich pour voir que le réveil général est bien réel. Le gros mensonge est sur le point de s’effondrer. Ce n’est qu’une question de temps…

17 février 2017 19 h 31 min

Un massacre horrible, ils doivent reconnaitre leur culpabilité mais comme d’habitude pour eux seuls les nazis sont les monstres alors que quand on regarde bien…

Earl Turner 31
17 février 2017 23 h 29 min

Il faut vraiment être débile pour préférer vivre dans l’Europe actuelle que dans une Europe qui serait régie, depuis plus de 70 ans, par des équivalents nationaux au NSDAP.

Waffen-SS
18 février 2017 21 h 53 min

Il est tout à fait normal que (((Churchill))) ait ordonné le crime de Dresde,cela alimentait sa haine juive à l’encontre du peuple allemand.
Peuple qui sous la direction de son Guide osa vouloir s’émanciper de la finance juive de Wall-Street…affront impardonnable qui n’attendit que l’excuse de l’invasion de la Pologne en 1939 pour lui déclarer la guerre juive.
La première guerre juive(14-18) décima notre paysannerie européenne.
La seconde lui mis le deuxième genoux à terre…pour le moment car l’aryen est indestructible.

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