Le parlement belge vote une loi permettant l’expulsion des étrangers nés en Belgique

La Belgique n’a pas l’absurdité qu’est le “droit du sol”, lequel accorde la citoyenneté à toute personne née sur le territoire d’un pays. Même s’il est beaucoup trop facile d’obtenir des papiers belges (les parents peuvent faire une demande si l’enfant a moins de douze ans et qu’ils résident depuis plus de dix ans dans le pays), c’est un bon point.

Un étranger n’a aucun droit particulier à demeurer dans un autre pays que le sien, lequel doit pouvoir à tout moment décider de lui faire quitter son territoire.

7sur7 :

La Chambre vote jeudi deux projets de loi installant un nouveau cadre pour l’expulsion de personnes étrangères en séjour légal parfois de longue durée, un texte porté par le gouvernement au nom de la protection de l’ordre public et de la sécurité nationale. Il inquiète une grande partie de l’opposition.

Ces lois ont été adoptées par le parlement.

Elles ne concernent qu’un nombre très réduit de cas, mais c’est toujours un pas dans le bon sens.

Les personnes visées ne devront pas nécessairement avoir été condamnées par la justice même si “de facto”, elles auront transité par la prison pour des faits criminels particulièrement graves, a estimé jeudi le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations Theo Francken.

Ce dernier a évoqué la volonté de s’attaquer aux “combattants syriens” partis de Belgique. On en compte environ 400 dont 40 sont étrangers avec un droit de séjour de longue durée en Belgique. “Ce gouvernement a retiré 17 cartes à des étrangers qui étaient en séjour en Belgique, les autres étaient avec un séjour ‘moins de 12 ans’, on ne pouvait rien faire, cela va changer”.

Bien sûr, l’opposition au gouvernement s’est opposée bruyamment à la loi non pas parce qu’elle est concernée par le sort d’une poignée de terroristes mais parce qu’elle comprend qu’il s’agit d’un sérieux recul pour ses propres positions politiques encore plus favorables à l’immigration-invasion que celles du gouvernement en place (qui la ralentirait bien un peu mais ne l’arrêterait pas).

Au coeur de l’évolution législative figure la possibilité désormais d’expulser des ressortissants étrangers nés en Belgique ou y vivant depuis la prime enfance, avant l’âge de 12 ans.

Le député MR Philippe Pivin a fait grand cas de la personnalité de Salah Abdeslam que la Belgique n’aurait jamais pu expulser car ayant passé sa prime jeunesse à Molenbeek. “Mais Salah Abdeslam étant Français, il eut alors fallu le renvoyer en France, ce qui ne l’aurait pas empêcher de participer aux attentats de Paris”, a répliqué Benoît Hellings (Ecolo).

Et on pourrait même arguer que grâce aux frontières ouvertes il aurait pu revenir en Belgique même si son expulsion avait été ordonnée. Mais c’est prendre les choses à l’envers.

Quand il y a plusieurs difficultés pour lutter contre un problème, on ne dit pas “c’est inutile de résoudre une des difficultés, il y en a d’autres”. Non, sous la seule condition qu’éradiquer le problème en vaille l’effort, on résout les difficultés une à une.

La clause d’expulsion des étrangers ayant passé leur enfance en Belgique ne demandant à peu près aucun effort, il est entièrement logique de la mettre en oeuvre.

Certains des bougnoules partis depuis la Belgique faire le djihad en Syrie n’ont que des papiers du Maghreb et pourraient y être renvoyés.

Le projet de loi est accueilli défavorablement par une partie de l’opposition qui invoque un problème de discrimination et d’efficacité.

On ne traite pas également les citoyens d’un pays et les étrangers, quelle scandaleuse discrimination ! Selon les défenseurs de cette thèse, c’est un “droit” pour tout être humain d’entrer clandestinement en Belgique, d’y être régularisé et de vivre des allocations belges.

Quant à l’efficacité, en quoi offrir des possibilités d’action supérieures au gouvernement et à la justice réduirait leur efficacité ? C’est inepte.

“Renvoyer des terroristes, c’est frapper à côté de l’objectif car ils reviendront. Vous feriez mieux d’offrir plus de moyens à la Justice”, a indiqué Emir Kir (PS).

Un turc qui défend les siens en prétendant s’intéresser à l’intérêt des belges. Quelle surprise.

Emir Kir
La Belgique devrait appeler quelques bons serbes pour virer ce kébab…

Pour Monica De Coninck (sp.a), “[toute personne] qui naît en Belgique appartient à la société belge, on ne peut créer deux catégories de citoyens, tous ont les mêmes droits et les mêmes devoirs”.

Cela tombe bien, naître en Belgique ne suffit pas à faire de quelqu’un un “citoyen” (et donc pas un membre de la société belge).

Même si, bien évidemment, je suis entièrement pour “créer deux catégories de citoyens” en distinguant les blancs de la racaille du Tiers-Monde ayant reçu des papiers belges.

L’opposition reproche au gouvernement de ne pas avoir précisé selon quels critères une atteinte à l’ordre public ou à la sécurité nationale pourra justifier une expulsion.

Ce qui offre la possibilité d’une application large. Je ne m’y attends pas vraiment, mais ce serait souhaitable.

Les exceptions relatives à la liberté de manifester ses opinions ou à celle de réunion pacifique ou d’association sont retirées de la loi sur les étrangers, le secrétaire d’Etat les jugeant superfétatoire au regard de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne.

Les expulsions relèveront dorénavant du seul Office des étrangers, en l’absence d’arrêtés du gouvernement et moyennant la disparition de l’avis de la commission consultative des étrangers. La possibilité d’être entendu pour les séjours de plus de trois mois est cependant ancrée dans la loi.

Les décisions doivent être motivées mais une exception est prévue lorsque les informations proviennent de la Sûreté de l’Etat. Là aussi, l’opposition y voit un problème alors que la défense des intéressés ne pourra pas avoir accès à des informations classifiées.

Un contrôle de proportionnalité tiendra compte de l’intégration et de la situation familiale. Le Conseil du contentieux des étrangers (CCE) contribuera à en juger.

Le recours suspensif de plein droit est supprimé, seule la procédure d’extrême urgence est maintenue.

Des régimes distincts sont instaurés selon la longueur du séjour, selon qu’il s’agisse de citoyens européens ou non.

Le projet de loi prévoit la possibilité d’imposer une interdiction d’entrée à des citoyens de l’UE.

Si on devait reprocher une chose à cette loi, c’est sans doute encore d’être trop mesurée ; du genre qui apaise la colère populaire mais ne modifie pas en profondeur la dynamique démographique décisive.

Auteur: Blanche

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2 Commentaires sur "Le parlement belge vote une loi permettant l’expulsion des étrangers nés en Belgique"

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roudoudou
11 février 2017 12 h 46 min

” Utinam dei sint in Gallia”, decet hostes manumilitari exegere !!!
‘ En Gaule que les Dieux soient avec nous”, expulsons l’ennemi d’une main guerrière”

TheOneMetal
11 février 2017 14 h 46 min

Excellent ! Pour une fois qu’un pays de U.E. fait ce genre de loi. Theo Francken est un très bon ministre. Mais évidement, il est antagoniste aux gauchistes.

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