Suède : effondrement du “cordon sanitaire” contre “l’extrême-droite” youpinisée

Le parti des démocrates suédois est pourri jusqu’à l’os, et il n’y a rien à espérer d’une influence accrue de leur part dans la politique suédoise. Voyez l’expulsion de la députée s’opposant au (((monopole médiatique))) pour bien le comprendre.

Je ne sais donc pas comment exactement il faut interpréter cette nouvelle, mais on pourrait y voir un signe que les “fronts républicains” sont de nature fragile et finissent par s’effriter.

RTBF :

L’opposition de droite suédoise, alliance de quatre partis, a implosé jeudi après un appel du pied des conservateurs à l’extrême droite, auquel leurs partenaires de centre droit ont dit leur hostilité.

Jeudi, la présidente du parti des Modérés (conservateurs), Anna Kinberg Batra, a opéré ce revirement historique pour son parti en se disant favorable à une coopération avec les Démocrates de Suède (extrême droite), jusque-là exclue. “Sur les sujets où il y a des conditions sur lesquelles il faut s’entendre, je ne pense pas qu’il faille s’interdire de parler avec les Démocrates de Suède”, a déclaré Mme Kinberg Batra au cours d’une conférence de presse à Stockholm. “Nous devons être prêts à agir ensemble avec une proposition de budget commune” à la droite, a-t-elle ajouté. Une telle proposition serait très probablement adoptée et forcerait le gouvernement à démissionner.

Depuis les législatives de 2014, le Parlement suédois est divisé en trois blocs minoritaires : la gauche qui soutient le gouvernement, l’opposition de centre droit et de droite, et l’extrême droite.

Utiliser le terme “extrême-droite” pour désigner ces gens est vraiment ridicule.

L’opposition peut donc donc faire chuter le gouvernement quand elle le veut, à condition d’unir ses voix du centre droit jusqu’à l’extrême droite. Elle l’a fait une fois, au moment du vote du budget en décembre 2014, avant de faire marche arrière et de finalement laisser la gauche au pouvoir. L’idée d’une coopération avec l’extrême droite, traditionnellement soutenue par un petit parti de droite, les chrétiens-démocrates, a déplu aux deux formations de centre droit, le Centre et les Libéraux.

Pour la presse, l’alliance du centre droit et de la droite était de fait morte. “Une conséquence très probable de ce coup de théâtre est que l’alliance est déchirée. Il n’existe pratiquement plus aucun terrain d’entente sur lequel la droite puisse construire sa politique”, a écrit dans un éditorial le quotidien de référence Dagens Nyheter. Les Démocrates de Suède ont déploré que le centre droit lui reste hostile.

Les partis du “centre-droit” représentent environ 10% des voix, et sans eux il est impossible de faire une alliance “de droite”. La situation parlementaire est solidement verrouillée, non sans rappeler les problèmes qu’a eu récemment l’Espagne ou qui frappent régulièrement la Belgique.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "Suède : effondrement du “cordon sanitaire” contre “l’extrême-droite” youpinisée"

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Steph
24 janvier 2017 19 h 51 min

Comment interpréter la fin du cordon sanitaire pour un parti enjuivé ? La réponse est dans la question je crois !
L’expression de cordon sanitaire appliqué à l’extrême-droite est, il me semble originaire de Belgique. À une époque pas si lointaine le Vlaams Blok de Filip de Man faisait 30% en Flandres. C’était 30% pour le nationalisme ethnique et la fin de l’immigration !
Et puis sont venus les libéraux de la N-VA. Leur cible principale, c’était le Wallon. Ah, foutu Wallon ! Par contre le Crépu, d’accord !
À force de reptations, la N-VA a pu passer de l’autre côté du cordon sanitaire. Aujourd’hui elle gouverne la ville juive d’Anvers, la région des Flandres et en coalition, la Belgique.

C’est pour cela qu’il ne faut pas trop s’apesantir sur la politique politicienne. Les politicards ne sont mus que par leur narcissisme. Ce qui compte, ce sont les financements des partis et des médiats. Le reste doit suivre.

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