Pseudo-nationalisme casher : le Jobbik souhaite une bonne Hanouka aux Juifs

Dans l’observation des partis “d’extrême-droite” cherchant à passer par la voie électorale au cours de ces dernières décennies, le plus frustrant est sans doute ces partis qui, à mesure qu’ils commencent enfin à vraiment gagner du terrain grâce à leurs idées, décident alors d’essayer de se “modérer” pour essayer d’attirer un plus grand nombre – détruisant là leur raison d’être.

Un des exemples les plus frappants est la destruction au cours des années 1990 du Mouvement Social Italien – fasciste – par l’immonde Gianfranco Fini, tout cela dans le but d’obtenir pour lui-même quelques postes gouvernementaux.

On peut aussi penser à l’évolution du British National Party sous Nick Griffin, à la trajectoire actuelle du Front National en France ; ou encore aux trahisons des Vrais Finlandais qui n’ont pas défendu le pays contre l’invasion en 2015-2016 bien qu’étant au gouvernement.

Le Jobbik est un parti qui a été fréquemment qualifié de “nazi”, et qui à une époque penchait assez clairement du côté du racisme et de l’antisémitisme.

Pourtant, le lecteur de longue date avisé aura remarqué cependant que j’évite de vanter ses mérites, et que mon exemple constant de parti nationaliste authentique le plus implanté est l’Aube Dorée, en Grèce – alors pourtant que le Jobbik fait 4 fois les scores électoraux de l’Aube Dorée.

En effet, Gabor Vorna, dirigeant du Jobbik, avait commencé progressivement à essayer de modérer les positions de son parti, et à l’image du Front National aujourd’hui, a avalé que la croissance de son parti était du à cette modération ; apparemment sans comprendre que s’il détruit ce qui distingue le Jobbik du Fidesz – le parti du premier ministre Viktor Orban – il perd beaucoup de son intérêt.

Aussi, en avril 2015 Vorna avait promis de purger son parti du racisme (en) pour tenter de gagner en 2018.

Mais s’excuser et se traîner aux pieds des Juifs ne fonctionne pas. Dès que l’on commence à leur offrire des concessions pour essayer d’obtenir leur approbation, ils n’ont de cesse d’en demander encore, et encore, et encore – il n’y a qu’à voir leur attitude face au Front National et au FPÖ autrichien.

Times of Israël :

Un éminent Rabbin de Budapest a rejeté des vœux inhabituels offerts à l’occasion de Hanoukka par le parti d’extrême-droite Jobbik, citant son antisémitisme présumé.

Le rabbin Slomo Koves, leader de la Congrégation juive unie orthodoxe, a repoussé dans une lettre ouverte parue mercredi, les voeux envoyés par le président de la formation politique Jobbik, Gabor Vona, et reçus par son bureau.

Dans sa lettre, Gabor Vona a écrit qu’il veut “bâtir des ponts, pas des murs”. Comme l’a fait remarquer Zeiger (en), c’est la rhétorique que nous sortait Hillary Clinton au cours de sa campagne électorale.

Jobbik
Le Jobbik avant que Gabor Vorna ne décide qu’il a envie de se faire acheter.

“C’est une belle idée mais pour faire un geste qui soit véritablement authentique aux yeux des Juifs, Jobbik devrait tout d’abord agir pour se distancier du nombre immense de preuves qui attestent que ce mouvement est antisémite », a écrit Koves. Il a indiqué à JTA que c’était le premier « semblant de geste », tel qu’il l’a défini, envoyé par Jobbik à la communauté juive.

Koves a noté plusieurs incidents antisémites qui impliquent des membres de Jobbik, dont la promesse publique énoncée en 2014 par Vona lui-même de « démissionner immédiatement si quelqu’un devait découvrir que j’ai des ancêtres juifs ». L’année dernière, il avait réaffirmé cette déclaration dans une interview.

Au cours de l’année et demi qui vient de s’écouler, a expliqué Koves, “Jobbik a joué un double jeu : Evoquer du bout des lèvres les valeurs démocratiques pour passer pour un parti dévoué au peuple et pour prendre le pouvoir, tout en laissant entendre à son public de ne pas prendre ce type de démonstrations au sérieux”.

Et il ne faut pas non plus prendre au sérieux les démonstrations d’amour pour les Turcs et l’Islam de Gabor Vona (en) ? Ah j’oubliais, Gabor Vorna croit que les Hongrois sont un peuple frère des peuples turcs.

Il peut être sûr qu’avec ce message, il ne va pas se faire d’amis. Son rêve de “Grande Hongrie” copine avec les Turcs n’a aucune chance d’advenir.

[…]
Mais l’année dernière, les propos tenus par Jobbik ont commencé à glisser d’une rhétorique xénophobe à des messages plus positifs, dépeignant le parti comme non corrompu et en contact avec la classe ouvrière.
[…]
“J’aurais été heureux d’accepter ces voeux mais je crains que dans les circonstances actuelles, ils ne puissent être considérés que comme une initiative vide de sens que nous ne pouvons accepter. Je suis sûr que ces voeux seront utilisés pour la propagande du parti”, a ajouté Koves.

“Si les Juifs acceptent ces vœux, ils pourront les utiliser pour montrer qu’ils ne sont pas aussi mauvais. Et si nous les rejetons, ils pourront dire qu’ils ont essayé mais que ces sales Rabbins n’ont pas voulu leur adresser la parole ».

Pauvre rabbin mis en difficulté par ces goyim !

Auteur: Blanche

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14 Commentaires sur "Pseudo-nationalisme casher : le Jobbik souhaite une bonne Hanouka aux Juifs"

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steph
2 janvier 2017 23 h 02 min

Les nationalistes de l’Occident dégénéré donnent des leçons aux nationalistes hongrois ! ça ne devrait pas être l’inverse ?
Connaissez-vous un seul parti de l’Ouest, corporatiste, opposé au FMI, à l’OTAN, à toutes les stratégies juives y compris le sionisme ?
C’est le cas du Jobbik.
Connaissez-vous un seul de ces partis dont le leader est très populaire chez les jeunes, et qui pourrait bien prendre le pouvoir d’ici 5 à 10 ans ?
C’est le cas de Gabor Vona.
Or tous les juifs du monde connaissent déjà le Jobbik. Comment voulez-vous alors accéder au pouvoir, ou à quelques ministères, sans déchaîner les hyènes ? Un peu de diplomatie ne fait pas de mal, tant que cela n’altère pas l’essence du programme.
Quant aux déclarations du leader à propos de l’islam … elles sont comparables à celles d’Hitler.

P.S. : la garde nationale a été interdite par la loi, et non par une décision du Jobbik.

Oscar Stépanov
3 janvier 2017 7 h 34 min

Certes, à part les soupçons de turcophilie, d’islamophilie et de judéophilie (euuuh … à la fin ça fait beaucoup, quand même), le Jobbik est un parti intéressant. Son côté anti-Occidental attire l’attention. Hélas ce semble être au nom d’une sympathie eurasiatique, beaucoup plus – voire à 100% – qu’au nom d’une réflexion saine concernant l’authentique identité Européenne, dont on peut craindre que les Hongrois se moquent comme de l’an 40.

Oscar Stépanov
3 janvier 2017 1 h 07 min

1) Pseudo-nationalisme
Riche, incroyablement riche sujet …
Tant que la tactique du «noyons le poisson» et de «faisons semblant de n’avoir compris» (à ce qui a tué l’Europe) sera en vigueur, il n’y aura aucune véritable sortie possible : notre cause sera immanquablement trahie par des opportunistes.
En France je ne connais qu’une seule personne dédiée à la politique qui y ait fait occasionnellement exception : Pierre Vial, du groupe Terre et Peuple. Cependant, eux aussi savent se comporter comme des bureaucrates très-très-sérieux.
2) La Hongrie …
À chaque fois que je signale, aux magyarophiles (amoureux de la Hongrie) qu’une grande partie d’entre eux se perçoit comme cousins de la Turquie, un silence se fait et la conviction me gagne qu’une fois de plus, ayant affirmé que deux et deux font quatre, j’ai «démontré» combien je suis un hurluberlu «haineux».
Qui dit Hongrois dit Hun. Il est commun parmi eux de s’appeler Attila, ou d’ériger une yourte en souvenir des glorieux ancêtres tels que Gengis Khan. De fait, la langue Hongroise est du groupe des langues finno-ougriennes. Leur origine est dans les Monts Oural, en Russie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_finno-ougriennes
Il semble que des mélanges se soient faits avec des populations carrément asiatiques. En Roumanie, les gens reconnus d’ethnie Magyare (Hongroise) se distinguent souvent par des traits raciaux comme leur tête arrondie.

Sven le latin
3 janvier 2017 11 h 20 min

les Hongrois se perçoivent comme cousins des Mongols, pas des Turcs….. autrement ils ne les auraient pas repoussés pendant des siècles.

a propos de leur langue, le hongrois fait partie des langues finno-ougriennes, tout comme le finnois, si je suis votre raisonnement les finlandais sont cousins des turco-mongols aussi ?

mais bon a ce compte là, les espagnols du sud, les portugais et les italiens du sud sont des métis européens/arabes, la totalité des peuples des balkans (roumains, yougoslaves, grecs, bulgares, albanais….) sont des métis européens/turcs, et puis les russes sont des métis européens/mongols aussi puisque ayant subi la domination des Khans durant 2 siècles !

donc au final la moitié des pays européens est bonne a etre qualifiée de métèques ! c’est pas sérieux

Dritte
3 janvier 2017 19 h 29 min

Le saviez-vous ? (oui je reprends les codes de Twitter, car visiblement on a affaire à une ribambelle d’imbécile sur ce site) l’Autriche et la Hongrie ont autant de métis (européen/extra européen) que le Portugal (en sachant qu’une grosse partie de la population blanche portugais a immigré à l’époque pour le Bresil, ou était situé la centralisation de l’empire) pourquoi ne jamais en parler ? La France et la Suisse ont autant de métis que l’Espagne, pourquoi ne jamais en parler ?

Je ne parlerai même pas des pays des Balkans (hors Croatie) qui sont les plus touchés d’Europe et l’Italie, qui est le pays occidental le plus touché par le phénomène (la fameuse Italie du sud qui s’étend de Palerme à Bologne haha soit 3/4 du pays)

Les musulmans au Portugal ? 0,1% de la population. Les mosquées ? Hahaha. Les migrants ne veulent pas y venir (aide sociale pas avantageuse) et le peu qui ont bien voulus y mettre les pieds ont été parqués dans un camp proche d’une statue d’un héros de la reconquista tenant la tête d’un maure décapite en levant son glaive 🙂 et faut savoir que la très grosse majorité de l’immigration extra européenne est situé à Lisbonne.

Beaucoup de nationalistes me font penser à tous ces connards que je peux croiser au quotidient: “ah t’es portugais ? T’as pas une tête de portugais pourtant” l’agacement est présent.

Une dernière pour la route: le saviez-vous ? Le Portugal est un des pays les plus paisibles du monde.

Le National-Libéral
8 janvier 2017 19 h 09 min

Théoriquement la majorité des européens aujourd’hui ont bel et bien des origines extra-européennes. Les maures ont pollué l’Espagne et le Portugal mais merci Isabelle la catholique, les juifs et les musulmans qui n’ont pas voulu se convertir ont été expulsé et même mieux, l’Espagne a fait pression sur le Portugal pour qu’ils les expulse a sont tour.
Tandis que les turcs ont pollué les Balkans à la fois ethniquement et religieusement (40% de musulmans en Bosnie et en Albanie tandis que le Kosovo est à plus de 90%). Et le meilleur pour la fin, les Huns et les Mongols ont pollué la Russie occidentale, l’Europe de l’est et du centre (qui sait, peut-être que Hitler avait des origines asiatiques ?). À cause de tous ces foutus métissages, beaucoup de blanc sont aujourd’hui peut-être blanc qu’à 98% mais il est impossible de savoir qui l’est ou pas à cette dose là. Vous savez, David Lane a dit la même chose que j’ai mis dans ce commentaire et il a ajouté quelque chose de très important et c’est que justement à cause de tous ces métissages, il est nécessaire de préserver notre patrimoine génétique restant et c’est ce qui doit compter aujourd’hui. Et heureusement cela n’a pas empêché de voir en Espagne, au Portugal, en Roumanie ou en Grèce des blondes aux yeux bleus malgré la contamination par les hordes de jaunes et de bougnoules. Qu’en pensez-vous ?

Oscar Stépanov
3 janvier 2017 14 h 00 min

Non, les Finlandais ne se sentent pas cousins des turco-mongols.
Les Hongrois se sentent descendants d’un mélange de populations issues de l’Oural (comme les Finlandais) et, aussi, de l’Asie Centrale : les turco-mongols.

Oscar Stépanov
3 janvier 2017 14 h 03 min

Et que la réalité vous semble «sérieuse» ou non, elle n’en reste pas moins réelle.
Les Hongrois admettent bel et bien comme prestigieuse leur filiation envers Attila et les Huns, filiation qui se trouve inscrite dans le nom de leur pays.

Oscar Stépanov
3 janvier 2017 14 h 14 min

Je ne me prononce pas sur vos extrapolations sur les Russes et Est-Européens.
Quant aux Espagnols (je suis à moitié de ce côté là), du Sud comme du Nord, ils n’ont été que très légèrement exposés à des métissages. Voyez sur Internet «expulsion des morisques» (1609). Dès la fin du 15ème siècle le plus gros d’entre eux avait été expulsé, puis ceux qui faisaient semblant d’être christianisés le furent en 1609 sauf quelques uns, ce qui donne effectivement quelques individus, aujourd’hui, d’allure sémite. Mais … savez-vous ceci ? «Le mieux est l’ennemi du bien».
Au Sud de l’Europe comme au Sud-Est, les gens sont – de loin – plus aptes à repousser les envahisseurs que les Bisounours blonds-aux-yeux-bleus du Nord.

Parabel
4 janvier 2017 6 h 10 min

Entièrement d’accord avec toi Oscar

Santiago Matamoros
8 janvier 2017 17 h 33 min

Le tres faible “métissage” n’est pas dû a l’expulsion des maures mais au fait que numériquement ils étaient insignifiant. Quand aux maures expulsés , une parti était en fait de race espagnol converti.

Ksenia
3 janvier 2017 13 h 48 min

Ce Gabor Vorna trahit, lui aussi, les électeurs de base du Jobbik pour un plat de lentilles électorales, mais bientôt ceux-ci se tourneront vers le Fidesz si plus grand chose ne les distingue. Orban semble même plus à droite que lui.
Considérer la Turquie comme un peuple frère est une aberration, ce délire étant très loin d’être partagé par les Hongrois.
Clamera- t’il demain que l’immigration est une chance pour la Hongrie ?

3 janvier 2017 20 h 51 min

C’est quoi le problème de tout ses politiques à vouloir s’allier avec la Turquie bon sang ? Je comprend pas, ils nous envahissent aujourd’hui, laissent les frontières ouvertes de leur côté, nous narguent constamment et nous enculent avec leur pacte de migration et certains les considèrent comme des frères ? Ce n’est pas sérieux. Dommage que un autre parti nationaliste tombe aussi bas, comme tant d’autres avant lui…

Earl Turner 31
3 janvier 2017 22 h 47 min

Bon, au moins le Jobbik n’essai pas encore de créer un pont avec les Roms.
“Je préfère être battu sur mes idée qu’élu sur celles de mes adversaires.” JMLP

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