Interdiction de National Action : une décision sans précédent

Nous avions publié il y a quelques jours la traduction d’une tribune d’un meneur de National Action qui détaillait pourquoi l’interdiction de National Action apparaissait comme improbable.

Cette tribune rappelait notamment qu’une organisation ne pouvait pas être interdite sur la seule base de ses positions politiques, et devait être convaincue de terrorisme ou d’incitation au terrorisme pour pouvoir être interdite – ce qui n’était pas le cas de National Action.

Mais l’hystérie répressive semble avoir été assez forte pour que le ministère décide d’outrepasser ces critères, classant National Action dans la liste des organisations terroristes interdites (en) en compagnie de l’État Islamique et d’une foule d’autres organisations djihadistes aux noms à coucher dehors.

Il nous faut reconnaître que les journaux anti-blancs comme The Independent ou le Daily Mirror avaient vu juste : leur source ministérielle existait réellement cette fois ci.

La décision du ministère de l’Intérieur

Times of Israël :

Le mouvement néo-nazi britannique « National Action », qui a salué le « sacrifice » du meurtrier de la députée Jo Cox, sera le premier groupe d’extrême-droite à être interdit en vertu de la législation antiterroriste britannique, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur.

Cette interdiction, qui prendra effet vendredi, est la première de ce genre, en vertu du Terrorism Act 2000, a confirmé à l’AFP un porte-parole du ministère de l’Intérieur.

« Je prends aujourd’hui des mesures pour interdire le groupe néo-nazi National Action. Cela signifiera qu’en être membre ou appeler à soutenir cette organisation sera un délit », a indiqué lundi dans un communiqué la ministre de l’Intérieur Amber Rudd.

Concrètement, depuis vendredi, toute personne vivant en Grande-Bretagne revendiquant son appartenance ou son soutien à National Action risque jusqu’à 10 ans de prison.

Le décret d’interdiction doit être présenté au Parlement lundi et prendra effet vendredi, après avoir été débattu mercredi et jeudi.

Cela n’a été qu’une simple formalité.

« National Action est une organisation raciste, antisémite et homophobe qui attise la haine, glorifie la violence et fait la promotion d’une idéologie abjecte », a ajouté la ministre.

« Elle n’a absolument pas sa place au Royaume-Uni », a-t-elle écrit.

Amber Rudd, nommée à ce poste par Thérésa May, cherche à appliquer la promesse de cette dernière d’éradiquer l’opposition aux Juifs.

Ces “conservateurs” sont la pire vermine anti-nationale que l’on puisse imaginer (et ils ont d’ailleurs entièrement trahi leurs promesses sur l’immigration).

Le site internet du groupuscule montre notamment des photographies de membres faisant le salut nazi. Il indique également avoir organisé un concours de la « Miss Hitler 2016 » et fait l’apologie du « pouvoir blanc ».

Tout cela est entièrement légal au Royaume-Uni.

Dans son exposé des motifs (en) (PDF), le ministère britannique de l’Intérieur déclare notamment :

Le groupe est virulemment raciste, antisémite et homophobe. Son idéologie promeut l’idée que la Grande-Bretagne va inévitablement voir une violente “guerre raciale”, à laquelle le groupe affirme qu’il participera activement. Le groupe rejette la démocratie, est hostile à l’État britannique et cherche à diviser la société en soutenant implicitement la violence contre les minorités ethniques et ceux perçus comme “traîtres à la race”.

C’est pour l’essentiel vrai, mais parler de “soutien implicite” à la violence est inepte – à ce titre on pourrait tout aussi bien dire que les films de propagande sur l’Holocauste incitent à la violence contre les Allemands (mais je doute que cela déranges les élites britanniques totalement enjuivées).

Mais si ce paragraphe illustre la motivation derrière la décision, c’est autre chose qui fournit le prétexte légal : quelques tweets.

Sur son compte Twitter, le groupe a défendu « le sacrifice » de Thomas Mair, l’homme qui a tué la députée europhile Jo Cox de plusieurs balles et coups de couteau le 16 juin, une semaine avant le référendum britannique sur l’appartenance du pays à l’Union européenne.

« #Votezlasortie, ne laissez pas le sacrifice de cet homme être vain. #JoCox aurait rempli le Yorkshire avec davantage de sous-humains », a ainsi écrit le groupe sur son compte Twitter.

Thomas Mair pepe
Une incitation au terrorisme, paraît-il.

La Cour criminelle de l’Old Bailey, à Londres, a établi que Thomas Mair, 53 ans, qui consultait notamment des sites néonazis, avait agi pour des motivations politiques et qualifié son crime de terroriste. Il a été condamné fin novembre à la prison à vie.

Pour faire simple, vu les définitions en vigueur au Royaume-Uni, terrorisme et crime motivé politiquement y sont synonymes.

La réaction de National Action

Benjamin Raymond, fondateur du mouvement, a publié un texte en réaction (en).

En voici les principaux passages :

Au 13/12/2016, National Action a cessé d’exister en tant qu’organisation. Ce nom n’est pas une colline sur laquelle le moindre d’entre nous a envie de mourir, il y a tellement plus que nous pouvons tous donner, et c’est notre devoir d’individus de continuer à lutter pour l’idée national-socialiste.

Beaucoup de titres médiatiques ont déjà suggéré que l’interdiction sera inefficace – “ils vont seulement changer leur nom” disent-ils, ce qui a fonctionné assez bien pour les musulmans.
[…]
Être haïs par une société qui est aussi profondément malade est maintenant la médaille d’honneur dont nous sommes le plus fiers.

C’est notre intention là où c’est possible de mener une contestation légale à cette décision scandaleuse. L’interdiction maladroite de National Action était entièrement injuste. Chaque point de ce document profane est une distortion délibérée et un mensonge malicieux indigne de la plus basse presse de caniveau. C’est le cas en particulier pour les points liés à la prétendues “promotion de la violence et du terrorisme”, ce sont des crimes au Royaume-Uni, pourtant en trois ans pas un seul individu n’a été inculpé pour un crime lié à notre militantisme politique, sans parler d’un délit lié au terrorisme. Tous les point sombreraient face à une évaluation judiciaire même hâtive – nous les dénions tous.

Sachant que les tribunaux n’hésitent souvent pas à manipuler le sens des lois quand il s’agit de persécuter les nationaliste, et vu l’importance politique de l’affaire, je m’attendrais plutôt à une confirmation de l’interdiction.

[…]
Le national-socialisme survivra à tout, nous connaissons l’oppression, nous avons été formés dans l’oppression – dans un système où la droite radicale est la cible de violence par l’État et ses agents gauchistes, seuls nous avons prospéré. Avec la force de la croyance nous avons encaissé les coups et nous sommes adaptés jusqu’à ce que nous ayons produit un corps de ceux qui sont sans doute les militants politiques les plus engagés en Grande-Bretagne. Les masses hilotiques sont couardes jusqu’à ce qu’elles soient assez grandes en nombre et menées par une poignée de braves – telle est l’histoire de toutes les révolutions.
[…]
National Action est mort, longue vie au national-socialisme !

Auteur: Blanche

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5 Commentaires sur "Interdiction de National Action : une décision sans précédent"

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17 décembre 2016 20 h 13 min

“Être haïs par une société qui est aussi profondément malade est maintenant la médaille d’honneur dont nous sommes le plus fiers.” Je n’aurais pas dit mieux, nous sommes le vaccin à la dégénérescence grandissante de la société. Salutations à National Action qui a eu le mérite de diffuser des idées logiques pendant un temps et ainsi former des futurs soldats national socialistes. J’ai suivi jusqu’à la fin du mouvement leur site et je peut vous assurer que beaucoup de jeunes pret à l’action ( hommes et femmes) étaient présent dans leurs rangs. Il faut croire que la Grande Bretagne qui est un des pays les plus infiltrés par les rats est aussi un pays où de nombreux “nazis” se sont enfin réveillés. Cette interdiction prouve bien que le (((système))) a peur, peur de l’ampleur que prenait ce mouvement et la radicalisation de ses membres. Je me souviens de leurs affiches : White Zone, ou alors les affiches : vous entrez dans une zone Nazi… que de beaux slogans qui nous ont profités. Ils ont été interdits mais il reviendront !!! Hitler Was Right, Refugees Not Welcome.

18 décembre 2016 1 h 19 min

Si on veut être actif sur Twitter, il faut être anonyme : pseudonyme et liaison cryptée/ poste protégé, non enregistré, ligne provisoire ou à un autre nom, etc.

Même si le contexte de guerre peut donner lieu à un traitement juridique différent, l’Union des fascistes britanniques (British Union of Fascists, B.U.F.) avait déjà été, en 1940, victime de la répression pour des raisons politiques.
Ses principaux membres n’ayant pas pu quitter le Royaume-Uni avaient été préventivement emprisonnés durant la guerre car ils étaient pacifistes et militaient donc pour le maintien de la paix entre Anglais et Allemands.
Bref, c’étaient déjà des “terroristes”.

odin29
19 décembre 2016 19 h 40 min

Ces jeunes Anglais n’ont pas à rougir, être interdit en tant que néo-nazi est un honneur. Le fameux colonel Laurence ( d’arabie ) était, lui aussi, pro Hitlérien et on a jamais retrouvé le ” chauffard ” qui l’a assassiné. Qu’on se rassure… certains jeunes Anglais n’ont pas dit leur dernier mots.

Driant
19 décembre 2016 13 h 41 min

Cette interdiction n’a rien d’étonnant et si elle est sans précédent, elle pourrait bien ne pas rester la seule. Rappelez-vous seulement la râclure de chiotte Hollande déclarant à l’issue de l’attentat du Bataclan que les responsables étaient le Front National. Quand on est capable d’une telle ignominie, d’une telle abjection, toutes les portes sont ouvertes.
On dit que le Système a pris un coup depuis le Brexit, l’élection de Trump, le référendum en Italie… Mais il est toujours là et apparemment, ses dirigeants et ses séides redoublent d’activité et à mon avis, rien qu’en France, de très mauvaises surprises nous attendent dans les cinq mois qui nous séparent encore du premier tour de la présidentielle, en avril prochain.

19 décembre 2016 13 h 53 min

Selon les paroles d’Hollande on pourrait penser que ce sont des militants d’extrême droite qui après avoir affichés un drapeau du troisième reich sur les murs de la salle de concert ont abattus froidement les gens présents dans la salle. Ne savais tu pas que les “déséquilibrés” qui poignardent des Blancs ou les écrasent en voiture crient pour se donner du courage : heil Hitler !! N’oublions pas que l’ennemi c’est le fascisme LOL. Raclure de chiotte ça convient bien à ce gros lard.
Il est toujours là mais c’est un peu la panique à bord pour eux tout de même, rien que l’élection de Trump (((ils))) ne s’y attendaient pas… tiens en parlant de ça j’ai vu passer un article sur le net qui explique que les juifs des USA craignent un nouvel lolocauste et que certains font leurs valises : bon vent !!
Avant la présidentielle, pour Noel je pense que nous allons avoir un attentat, hélas. Ou alors (((ils))) étoufferont l’affaire afin que le résultat de l’election présidentielle Française ne soit pas sous le coup de la “haine”. Nous verrons bien.

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