Orban échoue à faire inscrire dans la constitution son texte contre les relocalisations forcées de “migrants”-envahisseurs

AFP :

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a subi mardi un nouveau revers, après l’invalidation de son référendum, en échouant à faire inscrire dans la Constitution sa politique hostile aux migrants, cible d’une surenchère de l’extrême droite.

Le référendum n’avait pas été invalidée, il n’avait simplement pas de force contraignante. 98% des votants avaient soutenus le texte, et dans l’ensemble de la population le soutien n’était qu’un peu moindre.

M. Orban a manqué de deux voix la majorité des deux tiers nécessaire pour faire passer ce texte rendant illégale, en droit hongrois, la relocalisation par l’UE de réfugiés en Hongrie.

Le rejet de l’amendement est un camouflet législatif inédit pour le Premier ministre souverainiste élu en 2010 et réélu en 2014, qui a fait adopter, selon les analystes, plus de 600 lois durant son mandat et une nouvelle Constitution déjà amendée six fois.

Il s’était personnellement engagé dans cette révision constitutionnelle qui visait à prolonger le bras de fer engagé depuis plusieurs mois contre le plan européen de répartition de milliers de réfugiés dans l’UE.

“Après le référendum, c’est la deuxième fois que le scénario voulu par Orban ne s’est pas réalisé. Pour un parti qui se targue d’être efficace, c’est une défaite rare et significative”, a déclaré l’analyste Csaba Toth à l’AFP.

L’initiative de cet amendement avait été prise par le Premier ministre dans la foulée de son référendum d’octobre contre le mécanisme européen de répartition des réfugiés, invalidé en raison de l’abstention.

Favorable sur le principe à cette réforme à valeur essentiellement symbolique, le parti d’extrême droite Jobbik avait conditionné son soutien à la suppression d’un régime de permis de résidence accordé depuis 2013 aux riches investisseurs extra-européens, Russes, Chinois et ressortissants de pays du Moyen-Orient pour l’essentiel.

Sérieux concurrent pour le parti Fidesz de M. Orban dans la perspective des prochaines législatives prévues en 2018, l’extrême droite hongroise avait trouvé dans ce vote une occasion inespérée de faire pression sur la majorité.

Face à ce “chantage”, le gouvernement a lui-même choisi de s’infliger la défaite, selon Csaba Toth. “Il a pensé que ne pas faire un compromis avec Jobbik était plus important que d’obtenir le changement de Constitution”.

De cette manière, le Premier ministre pourra dire que son parti est “le seul à défendre les intérêts de la nation, que les autres sont des traîtres”, analyse le politologue Bulcsu Hunyadi.

En permettant aux riches arabes de s’installer en Hongrie si ils mettent assez d’argent sur la table ?

La question des terroristes est de toute façon secondaire ici : les riches d’autres pays ne devraient pas pouvoir débarquer, acheter de nombreuses propriétés, faire grimper les prix de l’immobilier, et se voir accordé un droit de résidence.

Présents dans l’hémicycle, les députés Jobbik, tout comme les socialistes, n’ont pas pris part au vote. Les élus du parti d’extrême droite ont brandi une banderole portant l’inscription : “Le traître, c’est celui qui laisse entrer les terroristes contre de l’argent”.

Tout à fait !

Interrogé sur l’éventualité de représenter le projet de loi, Orban a déclaré s’en remettre à la décision de son parti.

Au total, le projet de révision constitutionnelle a recueilli 131 voix, celles du Fidesz et de son petit partenaire chrétien-démocrate. La majorité qualifiée requise était de 133 voix.
[…]
Le projet d’amendement constitutionnel prévoyait que “les populations étrangères ne peuvent pas être réinstallées en Hongrie” et que les ressortissants de pays tiers à l’UE ne peuvent vivre en Hongrie que sur la base de requêtes individuelles, examinées par les autorités.

Des analystes interrogés par l’AFP ont cependant estimé que l’amendement n’aurait “pas vraiment” eu “d’impact juridique” et qu’il s’agissait avant tout d’un “instrument de politique intérieure, pour donner l’image d’un défi à Bruxelles”.

Cela mettait l’UE dans une position impossible, la stratégie était tout à fait bonne, et ce n’est pas par hasard que les médias pro-UE ont tout fait pour présenter le référendum comme un échec.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "Orban échoue à faire inscrire dans la constitution son texte contre les relocalisations forcées de “migrants”-envahisseurs"

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Earl Turner 31
8 novembre 2016 22 h 47 min

La seule solution est de sortir de cette UE. Même si la Hongrie avait inscrit ce texte dans sa constitution les textes de l’UE prédominent les lois nationales. Dans tout les cas le message hongrois est clair : les clandos savent qu’ils ne seront vraiment pas les bienvenus en Hongrie.

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