Référendum hongrois : 98% contre les migrants, mais pas assez de participation

L’opposition de l’écrasante majorité de la population hongroise à l’installation de “migrants” décidée par l’Union Européenne ne fait pas de doute. Mais visiblement, la plupart n’ont pas pris la peine de se déplacer pour voter.

AFP :

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a connu dimanche un revers électoral avec son référendum contre le plan de l’Union européenne sur l’accueil des réfugiés, qui, malgré le plébiscite du “non”, est invalidé faute de participation suffisante.

Ceux qui ont voté ont massivement exprimé (98,32%) leur rejet des relocalisations de réfugiés au sein de l’UE, mais ils n’ont pas été assez nombreux pour que le chef de l’exécutif remporte cette consultation à forte valeur symbolique.

La participation est inférieure à 45% et les votes exprimés n’ont représenté que 40% des inscrits. Ils devaient représenter au moins 50% des inscrits pour que la consultation ait force légale.

Cela permet aux (((médias))) de donner l’impression qu’au fond les Hongrois ne sont pas si opposés que cela à la réinstallation des “migrants”. Avec les appels à l’abstention de ceux qui sont pour que l’UE impose des envahisseurs à la Hongrie, il est possible de donner une impression exagérée de l’ampleur de cette opposition.

On notera que le principe du quorum (participation minimale pour que le résultat soit valide) est totalement stupide : partout où cela est appliqué, cela entraîne systématiquement des appels à l’abstention du camp en faveur du statu quo.

Il serait possible d’exiger un nombre minimal de voix en faveur de la proposition gagnante (par exemple, dire qu’il faut qu’au moins 25% ou 30% des inscrits votent en faveur de la proposition ; et que la proposition emporte la majorité des suffrages), mais un système comme celui en vigueur en Hongrie est bancal.

Au terme d’une campagne contre les migrants qui a mobilisé tout le camp du pouvoir et les médias proches du gouvernement pendant des semaines, le conservateur Viktor Orban a refusé d’y voir un échec.

“Bruxelles ou Budapest, telle était la question, et nous avons dit Budapest. Nous avons décidé que la question (migratoire) relevait de la juridiction de la Hongrie”, s’est félicité le dirigeant qui avait pensé ce référendum comme un défi à la gouvernance de l’Union européenne, au nom de la souveraineté des nations.

L’Union européenne “ne pourra pas imposer sa volonté à la Hongrie”, a-t-il martelé.

Le Premier ministre entend ainsi donner force légale au vote des électeurs en proposant “un changement constitutionnel pour refléter la volonté du peuple”, selon ses déclarations dimanche soir.

Orban est plutôt du genre opportuniste. Il préfère rester dans l’UE pour que le pays continue à recevoir des subventions dont ses amis profitent bien, plutôt que d’en sortir en constatant qu’à terme les pressions pour réinstaller des immigrés arabes ou africains se feront de plus en plus fortes.

Mais enfin, s’il réalise ce changement constitutionnel pour essayer de plaire au peuple, cela ne ferait pas de mal.

[…]
Porté par le discours d’un gouvernement qui assimile l’immigration à une menace culturelle, aux violences, au terrorisme, Budapest n’a proposé à ce jour aucune place d’accueil de réfugiés relocalisés.

Parce que l’immigration n’est pas une menace culturelle ? Parce que l’immigration du Tiers-Monde n’entraîne pas une hausse des violences et du terrorisme ?

La Hongrie souhaitait, par ce référendum, s’affranchir de toute obligation de contribuer à cet effort européen. Le pays est censé accueillir au moins 1.294 migrants en vertu du plan européen de répartition de 160.000 personnes adopté il y a un an pour soulager les pays d’arrivée des migrants en Europe, la Grèce et l’Italie.

Les responsables européens ont à plusieurs reprises averti que cette solidarité n’était pas à la carte. Mais ils ont peu de moyen de forcer Budapest à remplir ses engagements, alors même que le plan de relocalisation est contesté par d’autres Etats membres et est mis en oeuvre dans la douleur.

Les anti-blancs enrobent toujours leurs décisions ignobles de jolis mots : un “effort européen” ; “soulager les pays d’arrivée” ; “solidarité”.

Alors que ce qu’ils souhaitent, c’est réinstaller de manière définitive des immigrés du Tiers-Monde dans toute l’Europe, pour lancer progressivement l’abâtardisation raciale des pays jusqu’alors épargnés.

Notons que ce programme des quotas est un tel fiasco que même Angela Merkel y a officiellement renoncé.

Les (((médias))) atténuent fortement l’importance de ce référendum en profitant de son échec à être valide selon les règles hongroises, parce qu’il mettait l’UE dans une position délicate : accepter qu’un pays reprenne sa liberté ou

[…]
Les électeurs devaient répondre à la question: “Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non-hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois?”.

L’opposition et les ONG de défense des droits de l’homme avaient appelé au boycott ou au vote nul dénonçant une “campagne de peur” dans un pays qui a vu transiter 400.000 migrants durant la crise de l’année 2015 et a dressé des barbelés à ses frontières avec la Serbie et la Croatie.

Les (((ONG))) sont pour une “campagne positive” : “Si l’Europe accueille 1 milliards d’africains, elle deviendra un paradis sur Terre” !

[…]
Le dirigeant du parti d’extrême droite Jobbik, Gabor Vona, seul véritable rival du Fidesz de M. Orban en vue des législatives de 2018, a appelé, après les résultats, à la démission du Premier ministre.

S’il n’y avait pas écrit “extrême-droite”, on pourrait presque croire que Gabor Vona soutenait le “oui” à lire ce texte. Le Jobbik a un très fort soutien, en particulier au sein de la jeunesse, mais Vona cherche à purger les idées “trop radicales” sur les races et les juifs de son parti…

Auteur: Blanche

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3 Commentaires sur "Référendum hongrois : 98% contre les migrants, mais pas assez de participation"

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Lybeks
3 octobre 2016 18 h 41 min

Au total, il y a 1,68% de 40% du peuple hongrois qui a activement voté «oui». On peut donc constater que le «oui» s’est pris une branlée monumentale face au «non».

J L E
3 octobre 2016 22 h 02 min

On peut critiquer le vote obligatoire comme en Belgique mais parfois c’est bien utile…

Sven le latin
4 octobre 2016 13 h 34 min

ce cas de figure montre a quel point la démocratie est une belle idée sur le papier mais irréalisable dans les faits !

pour que ce système fonctionne a l’avantage des peuples, il faudrait un peuple formé a bien des domaines qui prennent chacun au moins 10 ans d’investissement intellectuel (droit, économie, géopolitique etc…..) et qu’il soit déjà plus responsable que ce que sont nos peuples a l’heure actuelle (ça vaut pour TOUS les peuples sans exception d’ailleurs).

autre problème, le fait qu’il y ai des élections tous les quatre ou cinq ans ne permet pas a un gouvernement même bien intentionné de mettre en place une politique sur le long terme, puisque ledit gouvernement passera les trois-quarts de son temps a faire plaisir a l’électorat.

encore un autre problème : la démocratie est une guerre permanente entre des partis qui passent leur temps a se faire guerre et ou l’opposition ne fait que mettre des bâtons dans les roues du parti au pouvoir afin qu’il ne soit pas réelu et ainsi prendre sa place…. pour se voir mettre a son tour des bâtons dans les roues par les autres partis
impossible de diriger correctement un pays dans ces conditions.

c’est dommage parce que l’idéal démocratique est louable, mais l’Homme étant ce qu’il est n’est pas a la hauteur des exigences requises par un tel système.

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