Guide de l’Alt-Right (1/3) : l’histoire du mouvement

Ce guide est une traduction de celui du Daily Stormer (en), rédigé à la suite du discours d’Hillary Clinton contre “l’Alt-Right”.

Ce guide vise à présenter un tour d’horizon de ce qu’est l’Alt-Right – “droite alternative” en français” pour ceux ne la connaissant pas. Il y a aussi une deuxième partie qui aborde l’idéologie et les mèmes et une troisième qui traite des chefs, du discours médiatique et de l’avenir.


Hillary Clinton a parlé de l’Alt-Right dans son discours, et maintenant, tout le monde essaye de définir ce que c’est. Mais la plupart ont tout faux.

Beaucoup de gens ayant des points de vue différents se disent être membre de l’Alt-Right, mais quand les médias parlent de notre mouvement, ils font référence à des personnes spécifiques : des racialistes blancs, partisans de Trump, qui utilisent internet en tant qu’activistes pour troller leurs ennemis. Ceux-là sont le noyau du mouvement.

La base de l’Alt-Right (AR) est la dénonciation du génocide des Blancs par l’immigration de masse vers les États blancs rendue possible par l’idéologie libérale de la haine de soi et par les Juifs qui orchestrent ce programme.

Voilà la version courte de l’histoire :

L’Alt-Right est un mouvement populaire dans le sens le plus pur du terme, un mouvement qui ne peut exister que sur Internet, où tout le monde peut exprimer son opinion librement et où cette opinion peut atteindre des millions de gens si le talent et le contenu s’y retrouvent. Sur Internet, les hiérarchies sont seulement basées sur la valeur, ou la valeur perçue, d’une opinion. L’AR est une foule d’individus anonymes et démunis par le Système, et principalement de jeunes hommes blancs. Et cette foule s’est retrouvée sur le net pour débattre jusqu’à arriver à un consensus (pas à 100% mais on s’en approche), et agit maintenant comme un groupe politique par intelligence collective.

Le groupe est le mouvement.

Les gens ou les médias, lorsqu’ils essaient d’appréhender notre mouvement, sont tout de suite confus en raison de notre ton ironique et vulgaire. Cependant, l’AR est dans son essence très sérieuse et idéaliste.

La culture de ce nouveau millénaire est extrêmement nihiliste. C’est pourquoi j’ai compris, depuis mes débuts dans ce groupe, que, dans une époque nihiliste, l’idéalisme absolu doit être exprimé de façon ironique pour être pris au sérieux. Par contre, ceux qui essaient de se présenter comme sérieux seront immédiatement pris pour l’inverse et décrédibilisés à travers la lentille de notre monde post-moderne.

Maintenant, la version longue de l’histoire.

Dans ce qui suivra, je définirai ce qu’est l’AR et d’où elle vient. Ensuite, je parlerai de sa perception par les médias et de pourquoi, selon moi, leur point de vue est si différent du nôtre, et je terminerai par quelques remarques personnelles sur le destin futur de notre mouvement.

L’histoire réelle de l’Alt-Right

Il y a environ un an, un genre nouveau de mouvement nationaliste blanc commença à se former sur Internet, constitué principalement de jeunes qui n’avaient peu ou pas reçu l’influence des mouvements antérieurs.

Il existait alors plusieurs sous-cultures internet (dont certaines influencées par des mouvements traditionnels) qui, étant arrivées aux mêmes conclusions, se sont agglomérées. L’AR, c’est cet agglomérat.

Je vais lister ci-dessous chacune de ces sous-cultures ou factions pour ensuite en définir le point de convergence, le nexus étant la campagne de Donald Trump.

Pépés Donald trump

Vous remarquerez ce faisant que beaucoup de ces groupes se recoupent, et j’ai moi-même, comme beaucoup d’autres, fait partie de plusieurs d’entre eux. Le fait de les scinder en catégories fermées rend simplement la compréhension plus aisée.

Note : J’associerai à chacune une liste de sites et de personnalités. Ceux-ci ne sont pas forcément Alt-Right en soi, mais sont simplement associés aux diverses factions.

La culture troll

Trèfle pépé

De mon point de vue, l’identité de l’AR actuelle trouve ses origines sur 4chan avec le développement du trolling et des mèmes dans les années 2000. Avec l’apparition d’Internet, les gens on eu à leur disposition une masse illimitée d’informations et la possibilité de discuter de ce qu’ils voulaient librement pour la première fois dans l’Histoire.

C’est sur la section politique de 4chan, /pol/, que sont nés la plupart des concepts de l’AR. La plupart des utilisateurs de /pol/, étaient des anciens de la section /b/ où les techniques de trolling ont été inventées.

La nature anonyme du site permit à des personnes de divers horizons de se rassembler et de débattre d’un sujet, sans qu’un sujet ou une opinion ne puisse être associé à une étiquette politique, ni même à un pseudonyme Internet. Les blagues antisémites et racistes étaient monnaie courante sur /b/, mais c’est sur /pol/ que les sentiments sous-jacents à ces plaisanteries devinrent progressivement sérieux. Les habitués de /pol/ réalisèrent que tout cela était basé sur des faits. /pol/ devint donc rapidement un repère d’antisémites et de racistes donnant naissance au ton moqueur utilisé par l’AR.

Sur 4chan, la question juive était analysée par des spécialistes de l’actualité et des férus d’histoire, le féminisme déconstruit par des jeunes hommes frustrés, et les différences raciales jugées sur les données scientifiques et statistiques ; le tout complété par une réhabilitation d’Adolf Hitler et du NSDAP.

Badge pol

Cette idéologie nazie, formulée de façon neuve, fut ensuite combinée avec la culture troll basée sur :

  1. Les mèmes, de simples images drôles et virales se déclinant à l’infini, mais qui servent aussi à transmettre des concepts culturels voire tribaux.
  2. Le “Lulz”, perversion du mot “Lol”, tactique de trolling cruelle mais efficace, qui recherche le ridicule de la cible par tous les moyens.

Ce mélange de trolling et de théories politiques extrêmes s’est développé comme une méthode de militantisme internet. Et plus important encore, ce mélange fit de ce genre nouveau de militantisme politique une activité non seulement efficace, mais surtout très drôle.

Sites et personnalités

  • /pol/ – Berceau de l’Alt-Right, c’est sur ce forum à images que sont nées l’idéologie, le ton et l’esthétique de notre mouvement
  • weev – Le premier troll, responsable en grande partie des techniques de trolling modernes
  • Daily Stormer – Site néo-nazi qui s’approprie sans gêne les mèmes de 4chan
  • The Right Stuff – Un site de trolls nationalistes blancs branchés qui propose de nombreuses émissions radios. Créateur de (((l’écho)))
  • My Posting Career – Forum inclassable, mais qui a eu beaucoup d’influence sur le mouvement. Créateur du terme cuckservative (conservateur-cocu)
  • Ricky Vaughn – Personnalité Twitter
  • Paul Town – Autre personnalité Twitter
  • GotNews.com – Repère à trolls. Le propriétaire du site, Chuck Jonson, a lui même été diagnostiqué comme souffrant d’une forme aigüe du syndrôme du troll.

Contributions

  • Trolling
  • Mèmes
  • Lulz
  • Néo-nazisme sérieux se faisant passer pour du néo-nazisme ironique

La conspirosphère

Alex Jones

Tout au long des années 2000, les théories du complots ont constitué une grande part du mouvement dissident sur Internet. Ce groupe fut le prolongement de l’ancien mouvement anti-communiste, mais les théories se firent de plus en plus fantaisistes car alimentées par l’abondance d’informations d’Internet et par une société en pleine confusion

Le mouvement gagna en importance suite au 11 Septembre 2001, quand beaucoup se rendirent compte que les attentats avaient été fomentés par les services secrets et non par quelques musulmans. À cela se rattachèrent également des concepts anti-mondialistes, anti-Nouvel-Ordre-Mondial ainsi que des théories plus obscures sur la franc-maçonnerie, les illuminatis et le satanisme.

Cérémonie étrange

Les théories véhiculées devinrent de plus en plus bizarres et le mouvement commença à s’essoufler vers 2010.

Les membres de la conspirosphère, par réaction, commencèrent à s’intéresser de plus en plus aux Juifs. Et même ceux qui refusent encore de voir l’évidence se sont rapprochés de l’AR pour maintenant défendre des idées sur la race et la culture similaires aux nôtres.

Sites et personnalités

  • Infowars – Le site amiral de la conspirosphère, géré par l’imposant Alex Jones. Depuis un an, le site a abandonné beaucoup des théories fumeuses de ses débuts pour se rapprocher de plus en plus de l’AR, mais sans encore oser parler des Juifs.
  • Rense – Le site numéro 2. Géré par Jeff Rense, c’est un site de référencement qui liste des liens vers d’autres contenus. Néanmoins, ces liens sont triés et ce site a eu une grande influence.
  • Red Ice – L’émission de radio d’Heinrich Palmgren, qui a débuté en couvrant les théories du complot, mais fait maintenant partie intégrante de l’AR.
  • Paul Joseph Watson – Collaborateur d’Infowars, Watson a abandonné la paranoïa anti-chemtrails pour maintenant se focaliser sur la critique du féminisme contemporain. Il est aussi connu pour avoir déclaré que les Juifs ne contrôlaient pas les médias.
  • Veteran’s Today – Site du juif Gordon Duff. C’est aujourd’hui le dernier bastion des « chapeaux d’alu », les conspirationnistes extrèmes (terre plate/creuse, extraterrestres, etc). Duff a aussi admis qu’il publiait sur son site délibérément de la désinformation.
  • David Icke – Un britannique persuadé que le monde est dirigé par les reptiliens, des extraterrestres venus d’une autre dimension. Fait intéressant : Toutes les personnes désignées par lui comme étant des reptiliens se trouvent aussi être juifs…

Contributions

  • La volonté de porter un regard critique sur le discours dominant et les médias

Libertarianisme et paléoconservatisme

Pat Buchanan

Bien qu’il y ait quelques subtiles différences entre ces deux idéologies, les deux termes sont la plupart du temps interchangeables. Le libertarianisme fut un mouvement qui gagna en visibilité dans les années 2000 avec les deux campagnes présidentielles de Ron Paul (2008 et 2012), mais dont les origines remontent aux campagnes de Pat Buchanan.

Au début de la décennie 2010, la plupart des libertaires perdirent foi en leur mouvement. L’idéologie libertarienne, qui n’avait pas réussi à convaincre les foules pendant les présidentielles, commençait à pâlir en comparaison aux idéologies ré-émergentes comme le Fascisme et la National Socialisme qui proposaient eux de réelles alternatives à notre système matérialiste et consumériste.

Dans le même temps, beaucoup se rendirent compte de l’insignifiance des problèmes économiques face à la menace immédiate des problèmes sociaux et culturels et à l’émergence de technologies rendant les modèles économiques obsolètes.

Sites et personnalités :

  • TakiMag – Blog anti-politiquement correct du paléoconservateur Taki Theodoracopulos.
  • Stefan Molyneux – Youtubeur qui a progressivement glissé du libertarianisme total vers le décryptage des problèmes sociaux et identitaires. Il ne parle toujours pas des Juifs.
  • Pat Buchanan – Ancien candidat à la présidentielle, reconverti chroniqueur et commentateur politique, il est un des seuls politiciens modernes à oser critiquer les Juifs.
  • Joe Sobran – Un chroniqueur politique, catholique et antisémite, aujourd’hui disparu.
  • Ron Paul – Politicien libertarien ayant brillamment échoué durant deux campagnes présidentielles.
  • Council of Conservative Citizens – Organisation de paléoconservateurs pro-blancs fondées dans les années 80. Récemment, l’organisation a été accusée d’avoir manipulé Dylan Roof.
  • American Free Press – Journal et site web promouvant le libertarisme et l’antisémitisme.

Contributions

  • Début de la révolte contre le politiquement correct et critique de l’influence juive.

La manosphère

Hommes avec une bière

Au même moment où 4chan re-découvrait Adolf Hitler, la communauté rassemblée sur les forums de technique de drague commençait un processus de métamorphose. Les PUA (Pick-Up Artistes ou artistes de la drague) finirent par rejeter les principes de notre société féminisée et former leur propre mouvement, la manosphère.

Ces groupes, partis de la critique du féminisme, commencèrent à s’intéresser aux Juifs (qui se trouvent aussi avoir créé et promu le féminisme) comme élément destructeur de la civilisation occidentale. Déjà habitués à évoluer dans le politiquement incorrect, ces groupes n’eurent pas de mal à s’aventurer sur d’autres terrains interdits.

Sites et personnalités

  • Return of Kings – Blog de l’iranien Roosh V, qui originellement traitait purement de techniques de drague et d’anti-féminisme, et qui s’est depuis diversifié en s’intéressant à une variété de problèmes sociaux et politiques.
  • Château Heartiste – Blog de drague qui, comme RoK, a basculé vers la politique.
  • Davis Aurini – Youtubeur et auteur
  • Matt Forney – Personnalité de la manosphère

Contributions

  • Anti-féminisme
  • Anti-homosexualité
  • Droits des hommes

#Gamergate

Héros de jeu vidéo

Le Gamergate est une controverse qui s’est déroulée sur Internet courant 2014. L’histoire est compliquée, mais on peut la résumer ainsi : c’est la résistance des gamers (amateurs de jeux vidéos) contre les SJW (gauchistes pro-féministes, pro-minorités) voulant imposer le politiquement correct dans les jeux-vidéos (supprimer le cliché sexiste de l’héroïne court-vêtue, ajouter des personnages de couleur, etc).

La controverse du Gamergate fut pour beaucoup un point d’entrée direct dans l’AR. En effet, les joueurs, pour la plupart de jeunes mâles blancs, virent leur hobby attaqué par des SJW et des féministes, et finirent par entrer en contact avec notre mouvement dans leur quête de réponses.

Il faut noter que durant le Gamergate, les joueurs remportèrent de sérieuses victoires contre l’ennemi et réussirent à faire en sorte que les jeux vidéos reste un divertissement fait par des jeunes mâles blancs pour des jeunes mâles blancs. Il est aussi à noter que le Daily Stormer est le seul site à avoir réussi à faire licencier une féministe (en) d’une entreprise de jeux vidéos.

Après le Gamergate, moot (administrateur de 4chan) prit la décision de bannir les gamers de 4chan (décision que prit moot alors qu’il était en couple avec une journaliste juive de Gawker). Ce fut l’exode et le mouvement émiga vers 8chan pour en faire sa nouvelle base d’opération. Sur 8chan, beaucoup de joueurs entrèrent en contact avec des membres de l’AR et nous rejoignirent.

Sites et personnalités

Contributions

  • Désignation de l’ennemi (les SJW) dans la guerre culturelle.
  • Rejet du politiquement correct dans les jeux-vidéos

Le nationalisme blanc ancienne école

Lincoln Rockwell, chef du parti nazi américain

Tous les groupes sus-mentionnés entrèrent en contact (à des degrés divers) avec éléments des mouvements nationalistes blancs traditionnels qui existaient déjà depuis les années 50.

Ne comprenant pas l’humour de la nouvelle génération, rejetant son ton trop extrème, ou ne comprennant pas son rejet du féminisme, certains membres de ces mouvements ne voient pas l’AR d’un très bon oeil.

Sites et personnalités

  • Stormfront – Le site de référence du nationalisme blanc
  • David Duke – Le grand-père du mouvement nationaliste blanc aux États-Unis.
  • VDARE – Site édité et géré par Peter Brimelow qui s’intéresse principalement à l’immigration. Propose un panel d’auteurs intéressants, en particulier James Kirkpatrick
  • The Occidental Observer – Site du professeur Kevin MacDonald, spécialiste des stratégies évolutives des groupes juifs.
  • Traditionalist Youth Network – Site du mouvement de Matt Heimbach, le Traditionalist Workers Party.
  • VNN – Site et forum d’Alex Linder, autre site de référence du nationalisme blanc.
  • American Renaissance – Organisation dirigée par Jared Taylor.
  • Occidental Dissent – Site d’inspiration sudiste

Contributions

  • Concepts et idées traditionnels du nationalisme blanc
  • Statistiques de QI

Les identitaires

Statue d'homme

Un peu comme les mouvements nationalistes blancs traditionnels, les mouvements identitaires se sont développés à l’écart de l’Alt-Right et ne sont entrés en communication avec elle que récemment.

Les identitaires cherchent principalement à faire en sorte que les Américains se réapproprient les aspects importants de la culture européenne (ce qu’ils perçoivent manquer aux mouvements nationalistes traditionnels).

Les différences entre les mouvements ancienne école et les identitaires ne sont pas très claires, mais on peut dire que les mouvements identitaires mettent généralement l’accent sur la culture et sont dans l’ensemble moins hostiles à l’homosexualité et moins focalisés sur la pureté génétique que d’autres factions.

Sites et personnalités

  • Counter-Currents – Site de Greg Johnson où l’on peut retrouver une collection d’essais de qualité. Ils ont aussi une maison d’édition.
  • Radix Journal – Blog de Richard Spencer.

Contributions

  • Le terme Alt-Right
  • Tout un tas de livres et d’articles

Le redémarrage du nationalisme blanc

Redémarrage

L’AR est, encore à ce moment, toujours acéphale. Les membres viennent créer ou consommer du contenu sur différents sites Alt-Right et se retrouvent pour discuter sur Twitter, Reddit ou 4chan.

Il existe une multitude de figures dont les membres apprécient les opinions, mais pour cause de manque de doctrine unifiée, aucun chef réel ne semble se détacher. Le groupe, c’est le mouvement.

Il est aussi important de comprendre que l’AR est fondamentalement un mouvement de jeunes, pour la plupart des milléniaux (Génération Y). Les gens au delà de la trentaine ne sont pas enclins à changer leur vision du monde facilement, et c’est pourquoi les membres les plus âgés de l’AR proviennent souvent du nationalisme blanc ancienne école.

Si tant de groupes venant d’horizons politiques et de démarches intellectuelles différents se rejoignent sur des solutions communes, ce n’est pas un hasard. Pour la plupart, ce sont juste des personnes qui ont honnêtement cherché des explications aux problèmes actuels. Grâce à leur curiosité naturelle et à l’accès illimité à l’information qu’offre Internet, tous ces individus sont arrivés aux mêmes conclusions objectives et étayées concernant les Juifs, la race et tout le reste.

Voilà probablement la meilleure définition de ce qu’est l’Alt-Right de la perspective de ses membres : le rassemblement de jeunes hommes blancs qui sont arrivés aux mêmes réponses par des raisonnements différents.

L’AR peut être vue comme un redémarrage du nationalisme blanc. C’est bien sûr une simplification, mais qui reste vraie dans l’ensemble. Les jeunes se sont mis à la recherche de la vérité, l’ont trouvée, mais au lieu de se joindre à un parti pré-existant proposant une idéologie similaire (nationalisme blanc traditionnel), ont préféré créer leur propre mouvement.

L’Alt-Right s’est appropriée la plupart des mèmes du nationalisme blanc ancienne école, les réutilisant avec divers degrés d’ironie. Cela étant dit, rien de fondamental au plan idéologique ne sépare les deux mouvements. La différence réside dans les méthodes utilisées pour accomplir l’objectif final.

Contre-culture aujourd’hui, culture dominante demain

L’objectif final de l’AR est en premier lieu est de créer une contre-culture stable et autonome, la faire croître, pour finalement en faire la culture dominante du futur, exactement de la même façon que la contre-culture des révolutionnaires juifs des années 60 est aujourd’hui devenue la culture dominante de l’Occident.

Je suis depuis longtemps conscient de cet objectif, et j’ai élaboré des stratégies pour le réaliser. J’ai étudié en détail la stratégie utilisée par les révolutionnaires juifs et essayé d’adapter cette méthodologie à notre époque digitale.

Règles pour les radicaux

Un ouvrage particulièrement important pour moi [ndlr&nbsp: c’est Andrew Anglin qui parle] fut le livre de Saul Alinsky Rules for Radicals (en français, Manuel de l’animateur social (PDF)).

Ce livre est un manuel de subversion qui codifie la stratégie utilisée par les Juifs pour détruire les traditions et les normes sociales européennes et les remplacer par un programme plus conforme à leurs intérêts.

Étant donné le caractère totalitaire du Système actuel, notre seul réel avantage est notre statut de marginaux. Quand David, mi-roi, mi-truand, tua Goliath, il le fit par la ruse, et gagna ainsi une victoire décisive qu’il n’aurait jamais pu gagner à la loyale. Les Juifs répétèrent ce modus operandi dans les années 60. Aujourd’hui, c’est à notre tour.

David contre Goliath

Ce n’est pas très élégant et beaucoup nous le reprochent. Le nationalisme blanc ancienne école n’arrive pas à comprendre cette méthodologie. C’est d’ailleurs le seul point qui sépare l’AR de ce mouvement. Dans une interview récente, Jared Taylor, le fondateur d’American Renaissance dénonçait nos méthodes vulgaires.

Cela m’a amené à me poser la question : la respectabilité vaut-elle réellement mieux que la victoire ?

Non. Bien sûr que non. Absolument pas.

Notre lutte est une lutte pour la survie, notre survie. Nous devons gagner par tous les moyens, ou bien nous disparaîtrons.

Auteur: Ludwig

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8 Commentaires sur "Guide de l’Alt-Right (1/3) : l’histoire du mouvement"

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Jacot
3 octobre 2016 21 h 27 min

Très intéressant, merci Ludwig et je m’aperçois que nous ne vous avions pas souhaité la bienvenue parmi les contibuteurs de cet excellent site !
Bravo pour cet effort de synthèse !

3 octobre 2016 21 h 41 min

Je me joins à Jacot : Merci Ludwig, quel article motivant !

LC2009
4 octobre 2016 2 h 37 min

Passionnant. Merci pour cette traduction !

Conversano ne serait-il pas le fondateur de l’alt-right française qui s’ignore ?

Waffen-SS
4 octobre 2016 19 h 16 min

Un grand merci Ludwig pour m’avoir éclairé sur ce mouvement de l’Alt-Right,dont je ne connaissais que ce que Blanche nous a relaté lors de l’attaque fielleuse de l’enjuivée Clinton.
Comme notre kamerad Jacot,bienvenu parmi nous et que ton abnégation comme tous les contributeurs de ce site,ainsi que Blanche,soit couronnée par la victoire totale sur nos maîtres juifs qui tiennent nos pays à travers le monde.

Victoire
18 novembre 2017 13 h 33 min

vidéo de très bonne analyse

https://www.youtube.com/watch?v=HhV8k_O7oQ8

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