Comment en un an l’AfD est devenue une force politique majeure en Allemagne

L’Afd est un parti politique allemand fondé en avril 2013, et dont le nom signifie “Alternative pour l’Allemagne”.

Aujourd’hui, s’il a encore du chemin à parcourir pour entrer ne serait-ce que dans un gouvernement de coalition à l’échelle fédérale, il est devenu une force majeure de la politique allemande. Dimanche, lors des élections qui auront lieu à Berlin, il est attendu qu’il obtienne autour de 14% des voix.

Ce parti était à l’origine essentiellement opposé à la monnaie euro, dont il dénonçait les conséquences néfastes. Dans l’ensemble, il était pseudo-conservateur, un peu à la manière de la CDU.

Lors des élections fédérales de septembre 2013, il obtint 4,7% des suffrages, échouant de peu à franchir la barrière des 5% nécessaire pour obtenir des députés.

Il obtint quelques succès lors d’élections régionales en 2014, dépassant les 10% en Thüringe et au Brandebourg.

La crise de direction de 2015

Après avoir séduit 7 à 8% de l’électorat, l’AfD replongeait, victimes de graves querelles de direction, entre la ligne de Bernd Lucke – fondateur du parti mais imbécile fini sur la question migratoire – et celle de Frauke Petry, actuelle présidente du parti.

Le 4 juillet 2015, les adhérents du parti choisirent Frauke Petry comme nouvelle présidente, entérinant une ligne politique se concentrant davantage sur le danger de l’immigration – alors que depuis le printemps les traversée en Méditerranée et par les Balkans atteignaient des niveaux records.

Bernd Lucke et d’autres cocus choisirent alors de claquer la porte du parti – allant se perdre à tenter de monter un nouveau parti.

Ces divisions internes avaient été mauvaises pour l’image du parti, mais ce changement de direction allait s’avérer décisif.

Merkel lance l’invasion de masse

Au cours de l’été 2015, les prévisions du gouvernement allemand sur les arrivées de “migrants” n’eurent de cesse de grimper. De 500.000, on arriva bientôt à 800.000, quand le lundi 31 août 2015, lors d’une conférence de presse qui restera dans les annales comme l’une des plus grandes trahisons de tous les temps, Merkel invitait tous les pseudo-“réfugiés” à venir en Allemagne.

L’AfD ne recueillait alors qu’environ 4% des intentions de vote selon les divers sondages.

La déférlante migratoire sonne les Allemands

En dépit de l’intense lavage de cerveau subi par les Allemands depuis leur tendre enfance pour leur faire haïr tout ce qui se rapproche du nationalisme, l’invasion massive par des hordes de sauvages du Tiers-monde a changé beaucoup de choses.

Soutenir les “réfugiés” quand cela se passe à 50km de chez soi c’est une chose, quand cela se passe à 500m de chez soi et qu’on est confronté aux conséquences réelles de l’invasion, c’en est une autre.

Foule d'envahisseurs à Munich

Les estimations passèrent bientôt de 800.000 envahisseurs à 1 million, puis à 1,5 million. Ce furent les efforts de la Hongrie et de pays voisins qui parvinrent à limiter finalement l’ampleur de l’invasion, sous les récriminations de Merkel et de ses alliés.

1,1 million d’envahisseurs furent finalement enregistrés (en) alors que de nombreux autres pays d’Europe avaient eux aussi du accueillir un large nombre d’envahisseurs – Suède, Autriche, Danemark et Pays-Bas au premier rang.

Cette crise confirmait les dangers dont prévenait l’AfD. Ceux dont le désir de mettre fin à l’invasion dépassait la peur d’être politiquement incorrect se tournèrent alors de plus en plus vers l’AfD, qui atteint le cap des 10% à la mi-novembre, luttant pour la place de 3ème force politique du pays.

Les viols de Cologne, un nouveau choc

Lors du réveillon du nouvel an, eut lieu à Cologne une attaque massive des “réfugiés” contre les femmes allemandes, avec des centaines d’agressions sexuelles dont plus d’une centaine de viols. Ce ne fut d’ailleurs pas un cas isolé, puisque de nombreuses autres villes allemandes furent touchées cette nuit là, même si les évènements de Cologne étaient uniques par leur ampleur.

Hordes sauvages à Cologne

Les autorités gouvernementales et les médias avaient de concert maintenu le silence sur ce drame, avant que face à l’explosion de l’affaire sur les réseaux sociaux, ils se voient contraints d’en parler.

Depuis, certains ont tenté une réécriture orwellienne des évènements afin de disculper la presse de son évidente complicité.

Si la majorité des gens restèrent dans l’aveuglement volontaire, ce choc a donné une nouvelle impulsion à l’AfD, qui monta dans les semaines qui suivirent aux alentours de 12%, en dépit d’une diabolisation à outrance du parti pour des propos fermes mais logiques.

Le parti a lui-même cessé de diaboliser des partis comme le FN et le FPÖ, signant un pacte de coopération avec ce dernier.

Les dirigeants de l’AfD tiennent maintenant de manière régulière des propos que le Front National trouverait trop “extrêmes”. Quand on songe que la base de soutien populaire est pourtant beaucoup plus forte en France, on ne peut qu’être stupéfait par l’imbécilité de la stratégie actuelle du FN.

Succès aux élections régionales de mars

En mars 2016 avaient lieu des élections régionales dans trois régions allemandes : la Saxe-Anhalt, le Bade-Würtemberg, et la Rhénanie-Palatinat.

Ce fut un large succès pour l’AfD, qui dépassa les sondages de plusieurs pourcents, obtenant de 12% à 24%.

Si le parti n’est membre d’aucune des coalitions dirigeants ces régions – les autres partis appliquant une stratégie de “cordon sanitaire” – il a prouvé par là que les sondages indiquant sa progression au plan national représentent une réalité concrète. Merkel a choisi de s’entêter dans sa politique de destruction intégrale de l’Allemagne, mais ses soutiens au sein même de son parti, la CDU, se sont érodés.

Été 2016 : l’AfD surmonte une crise interne alors que les “réfugiés” commettent des attentats

Le cas d’un élu de l’AfD en Bade-Würtemberg qui, bien avant son élection, avait qualifié à raison les Juifs d’ennemis intérieurs, a semé la zizanie pendant plusieurs semaines de juin à juillet, entraînant notamment la scission de la branche locale du parti.

Cet épisode avait porté un coup au parti, et déjà les observateurs anti-blancs se réjouissaient d’avance de la chute du parti qu’ils prédisaient.

Malheureusement pour eux, la réalité est revenue frapper à la porte une fois de plus, avec une attaque terroriste à la hache dans un train et un “réfugié” se faisant exploser devant un restaurant.

Même si ces épisodes n’ont provoqué que des blessés, ils ont provoqué un choc dans l’opinion allemande, de nombreuses personnes réalisant que des attentats comme ceux de Paris, Bruxelles et Nice pourraient bientôt avoir lieu chez eux aussi.

Élections au Mecklembourg, un statut national encore confirmé

L’élection du parlement régional de Mecklembourg-Poméranie Occdientale, dans une région qui représente 1% de la population du pays, n’attire pas normalement une telle attention.

Mais dans le contexte actuel, elle a pris une signification nationale avec Merkel faisant en personne campagne pour son parti.

Mais ces efforts furent vain, puisque le résultat du scrutin a vu l’AfD passer devant la CDU avec plus de 20% des suffrages.

La position de Merkel s’est beaucoup fragilisée, et seule l’absence de figure nationale rivale au sein de son parti lui permet d’y préserver la direction.

Les sondages donnent actuellement 15% des voix à l’AfD pour les élections législatives de 2017.

Mais celles-ci interviendront après une série de votes majeurs dans d’autrs pays – élection présidentielle autrichienne, élection présidentielles américaine, élections présidentielles et législatives françaises.

Il va sans dire que des victoires d’Hofer et Trump avec une percée du FN légitimeraient beaucoup ce qui est qualifié actuellement “d’extrême-droite”, bien qu’étant simplement une opposition à l’immigration de masse, encore tout à fait aveugle à la question raciale.

De nombreux allemands auront de plus l’occasion de voir de leurs propres yeux le désordre apportés par les envahisseurs.

Dès lors, ces 15% apparaissent comme un véritable minimum – un score de 20% ne serait pas très étonnant.

L’alliance CDU-SPD devrait recueillir moins de 47-48% des voix dans les urnes afin de n’avoir pas à elle seule une majorité absolue au parlement – un scénario qui apparaît possible bien qu’encore très incertain (les sondages placent les deux partis à environ 52% pour l’heure). Elle aurait alors probablement recours à des alliances avec d’autres partis, comme les Verts ou le FDP, mais elle deviendrait beaucoup plus instable et fragile.

Le NPD, victime collatérale

Le Parti National-démocratique d’Allemagne, fondé en 1964, est un parti véritablement nationaliste. Les autorités fédérales y placent bien sûr des agents – ce qui avait fait échouer la tentative d’interdiction du parti en 2003 – mais le coeur de son programme n’en est pas moins vraiment centré sur la nation.

S’il n’est pas ouvertement raciste ou anti-youpin, c’est d’abord et avant tout en raison des lois allemandes extrêmement sévères sur le sujet – une nouvelle tentative d’interdiction a été lancée l’an passé et le jugement de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe est attendu avant la fin de l’année.

L’épée de Damoclès de l’interdiction est sans doute une des raisons qui a nui électoralement au NPD cette année ; cependant il est aussi indéniable qu’une proportion significative de ses électeurs – autour de la moitié dans les scrutins régionaux – ont été capturés par l’AfD.

Deux types d’électeurs sont concernés : ceux qui trouvent le NPD un peu trop extrême mais voulaient tout de même arrêter l’invasion (espérant par exemple mettre la pression sur la CDU) ; et ceux qui estiment que le NPD n’a pas assez de chance d’atteindre la barrière des 5%.

Il n’y a malheureusement, à ma connaissance, pas de statistiques sur la question, et il est donc impossible de savoir quelle est la part des deux groupes – je ne peux que conjecturer que le deuxième groupe est numériquement le plus important.

Hélas, il est difficile de voir comment le NPD pourrait parvenir à se sortir de cette ornière.

Auteur: Blanche

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4 Commentaires sur "Comment en un an l’AfD est devenue une force politique majeure en Allemagne"

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Belge
16 septembre 2016 23 h 41 min

En espérant que Petri soit une dirigeante et pas encore un fonctionnaire people.

Warezerie
17 septembre 2016 2 h 18 min

Ce serait bien que tous les Allemands voient et écoutent ce qu’a à dire cette pourriture de (((Gregor Gysi))) président du parti d’extrême gauche Die Linke.

Cela donnerait un sérieux coup de boost à l’AFD.

Ksenia
17 septembre 2016 13 h 30 min

Bravo à Frauke Petry dont la ligne politique intelligente semble réveiller les Allemands qui n’osaient pas voter pour une vraie droite. Quelle ascension fulgurante depuis qu’elle en a pris les rênes .
Le FN ferait bien de s’inspirer de cette droite anti-immigration décomplexée, au lieu de créer des collectifs de type ” Banlieues Patriotes ” qui n’attireront aucun électeur…

Reconquista
17 septembre 2016 16 h 41 min

Nous avons de la chance avec les dirigeants de l’AfD. Frauke Petry, Björn Höcke, Jörn Meuthen, Alexander Gauland, Beatrix von Storch. Des têtes toutes bien faites (pour reprendre Montaigne). Ils sont objectifs, font fi du politiquement correct et leur programme tient la route. Demain, 18 septembre, auront lieu les élections législatives locales de Berlin. J’espère que l’AfD remportera au moins 15% des voix mais je crains que le parti socialiste ne remporte la majorité car Berlin est traditionnellement socialiste. Si la CDU (parti de Merkel) et les Verts (qui détestent l’Allemagne et les Allemands) s’enfoncent, c’est toujours cela de gagné. Tous sont très tendus et le maire de Berlin, Michael Müller (parti socialiste) a récemment craché son venin : 10 à 14% (de voix pour l’AfD) serait un signe de montée du nazisme. Méprisable! Un gouverment sans opposition est une dictature. C’est ce que nous avons en Allemagne actuellement, l’AfD pourrait rétablir l’équilibre.

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