Situation explosive dans les prisons françaises

Les prisons n’ont jamais été remplies de gens très gentils et disciplinés – les criminels ne sont pas les éléments les plus ordonnés et paisibles de la société, loin de là.

Ceci dit, la forte criminalité afro-maghrébine exploser le taux de détention. En effet, en dépit d’une population globalement vieillissante – ce qui normalement réduit la part des hommes jeunes, segment le plus criminogène, dans la population – la population carcérale a augmenté de 35% de 2001 à 2014.

Les anti-français attribuent cela essentiellement à l’augmentation de la durée moyenne de détention (passée de 4 mois à 8 mois de 1975 à 2005, puis à 9,6 mois en 2009) laissant supposer que les juges seraient plus sévères.

C’est une vision trompeuse : face à une crise de surpopulation carcérale permanente, les peines alternatives introduites au fur et à mesure dans les textes législatifs sont devenus très employées. Selon un rapport de juin 2014, il y a 2 fois plus de peines avec sursis et de peines “de substitution” prononcées que de peines de prison ferme. Avec les nombreux aménagements de peine qui peuvent éviter la prison pour les peines de courture durée, il y a naturellement une augmentation de la durée de détention moyenne.

Nanmoins les peines planchers introduites en 2007, destinées à empêcher les juges bobo de faire n’importe quoi, ont entraîné un réel accroissement de sévérité contre les récidivistes, que (((Sabrina Goldman))) dénonçait en 2012.

De plus, cet accroissement du nombre de détenu ne reflète pas le phénomène de radicalisation islamiste qui est très explosif.

AFP :

Agression de surveillants par un détenu radicalisé à Osny (Val-d’Oise), mutinerie à Vivonne (Vienne): les syndicats pénitentiaires lancent un cri d’alarme sur l’insécurité en prison, alors que le garde des Sceaux va bientôt s’exprimer sur le défi de la surpopulation carcérale.

Les représentants des trois principaux syndicats pénitentiaires étaient reçus lundi soir à la Chancellerie pour évoquer les suites de la première agression d’un surveillant dans une unité de prévention de la radicalisation, lorsqu’une mutinerie a éclaté au centre de détention de Vivonne.

Pas de rapport entre la présumée tentative d’assassinat d’un surveillant par un détenu radicalisé et le mouvement d’humeur de détenus déclenché par le refus d’une permission de sortie, si ce n’est un climat inquiétant d’insécurité dans les prisons dénoncé par les organisations syndicales.

Quelques jours plus tôt, deux surveillants avaient été hospitalisés après avoir été agressés par un détenu à la maison d’arrêt d’Amiens. Ce mardi, la prison de Maubeuge (Nord) était bloquée par des agents pénitentiaires pour protester contre l’agression d’un des leurs. D’autres surveillants doivent manifester la semaine prochaine à Osny contre l’insécurité, selon une source syndicale.

Quelque 4.000 actes de violence visant des surveillants ont été comptabilisés en 2015 et plus de 2.760 depuis début 2016, a récemment précisé le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas.

Selon Jean-François Forget, secrétaire général du principal syndicat pénitentiaire, l’UFAP Unsa, “neuf projets de tentatives d’assassinats liés à la mouvance terroriste ont été déjoués dans des établissements, dans le Nord, en Normandie, en Lorraine ou en PACA”.
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Ces événements interviennent alors que le ministre de la Justice s’apprête à dévoiler le 20 septembre les grandes lignes d’un rapport sur l’encellulement individuel où devrait être abordée la question sensible de la surpopulation carcérale, l’un des moteurs de l’insécurité en prison.

Alors que la population carcérale a battu cet été un nouveau record avec 69.375 détenus pour 58.311 places, le Premier ministre Manuel Valls a estimé à “10.000” le nombre de places à créer en 10 ans pour permettre la création de cellules individuelles et d'”unités dédiées” pour les détenus radicalisés.

Donc selon Valls, le nombre de prisonniers va baisser au cours des 10 prochaines années. Par quel miracle ?

En tout cas, il doit beaucoup décevoir (((Adeline Hazan))), contrôleuse générale des lieux de privation de liberté” qui recommande de relâcher les criminels.

En attendant, le ministre de la Justice a annoncé dimanche des mesures d’urgence de sécurisation des prisons qui comptent près de 1.400 détenus considérés comme radicaux, et notamment un durcissement “immédiat” des conditions de détention dans les cinq unités de prévention de la radicalisation. Parmi ces mesures figurent un changement de cellule fréquent, des fouilles sectorielles multipliées ou une limitation des effets personnels et de la “cantine” des détenus.

Un programme qui ne rassure pas les syndicats pénitentiaires, hostiles depuis l’origine à ces unités dédiées dont Jean-Jacques Urvoas souhaite poursuivre l’expérimentation alors qu’ils demandent son interruption.

Lundi avec des collaborateurs du ministre, “c’était une réunion de la +bobo-thérapie+”, ironise Jean-François Forget. Le patron de l’UFAP dénonce un manque de surveillants sur ces sites, une absence d’encadrement, une étanchéité inexistante dans ces unités “parfois fréquentées, faute de place, par des détenus arrivants et non-radicalisés”.

Il réclame des sanctions plus fortes pour les agresseurs de gardiens de prison, le recrutement de quelque 1.100 surveillants manquants et une meilleure répartition des détenus dans les établissements en fonction de leur profil et dangerosité.

“Il faut aussi rétablir les fouilles systématiques et armer les personnels qui s’occupent des transferts entre établissements et des extractions médicales”, ajoute Emmanuel Gauthrin, secrétaire général de FO Pénitentiaire, qui fustige “une politique laxiste” dans les prisons. “Si on continue comme ça, on va droit vers un drame. Jusqu’à présent on a eu de la chance”, prévient-il.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "Situation explosive dans les prisons françaises"

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un posteur
14 septembre 2016 22 h 09 min

J’aime bien: “la présumée tentative d’assassinat d’un surveillant par un détenu radicalisé” Quand on sait qu’il lui a enfoncé un lame dans la gorge qui a frolé le poumon.
Dans un article consacré à ce sujet on apprenait que le stage de déradicalisation comprenait outre une cellule individuelle, des cours d’escrime et des massages effectués par des professionels (sous entendu parmi d’autres activités). De quoi inciter à se radicaliser les détenus qui dorment sur un matelas par terre dans une cellule surpeuplée et qui se font chier toute la journée.
C’est pas étonnant, en France absolument tous les agents sociaux sont des gauchistes bien pensants, dans une situation de détresse identique, un bougnoule délinquant récidiviste aura droit à toute leur bienveillance et sera totalement pris en charge alors qu’un francais sans histoire pourra aller se faire foutre et bénéficiera du service minimum. Pour détourner la formule de La Fontaine, selon que vous serez immigré ou francais le jugement des services sociaux vous feront victime ou coupable.

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