L’attaque d’Hillary Clinton contre “l’Alt-Right”

Contexte de l’attaque contre “l’Alt-Right”

“Alt-Right” signifie littéralement “droite alternative”. J’ai préféré utilisé dans le titre le terme “alt-right” pour que l’on comprenne bien qu’il est question ici du mouvement américain.

C’est un nom autour duquel s’est largement coagulé le mouvement pro-blanc à l’été 2015, mais qui rassemble des éléments hétéroclites. Nous reviendrons prochainement sur son histoire et sur les (((tentatives de subversion))) dont ce mouvement est l’objet.

Un point commun de toutes les composantes de ce mouvement a été leur soutien à la candidature de Donald Trump, souvent avec beaucoup d’engagement.

C’étaient les soutiens de la première heure, qui dès l’été 2015 le défendaient et promouvaient activement sa cause sur internet. Leur rôle dans la campagne de Donald Trump pour emporter la primaire républicaine est difficile à quantifier.

Mais il est indiscutable qu’ils ont fait beaucoup pour rendre Trump “cool” et pour produire d’innombrables images et vidéos en sa faveur, en plus d’un militantisme de terrain difficile à quantifier.

L’attaque d’Hillary Clinton a eu lieu le 26 août, et faisait suite au remaniement de l’équipe de Trump pour inclure Steve Bannon, qui dirige Breitbart. Breitbart ne fait pas partie de “l’Alt-Right”, mais c’est le seul grand média à rejeter avec force l’invasion migratoire, et l’un de ses journalistes, juif homosexuel, est un chef autoproclamé de “l’Alt-Right” (ce qui est ridicule).

Le discours a été précédé par une préparation médiatique, tant sur l’annonce de son discours que sur la thématique qu’elle a abordée : le mouvement pro-blanc américain qui se retrouve derrière le nom de droite alternative.

Ainsi pouvait-on lire le 23 août dans le Chicago Tribune :

La candidate démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, prévoit de livrer jeudi un discours sur les connexions entre la campagne du républicain Donald Trump et la “philosophie politique perturbante ‘alt-right'”, a déclaré un assistant de Clinton.

Le discours prévu à Reno, au Névada, fait suite à un article le week-end dernier dans le Washington Post selon lequel ce qui est communément appelé “l’alt-right” a été encouragé par la candidature de Trump, voyant des gestes récents du candidat comme cohérents avec l’objectif de “l’alt-right” de maximiser le vote blanc en novembre.

Plus exactement, de gagner pour appliquer une politique qui cesse d’attaquer les intérêts des Blancs, voire leur bénéficie.

Le discours d’Hillary Clinton sur “l’Alt-Right”

Hormis les passages introductifs, je traduirais ici l’intégralité du discours d’Hillary Clinton sur “l’Alt-Right” (en) :

Maintenant, je dois commencer en disant que mon projet initial pour cette visite était de me concentrer sur notre programme pour aider les petites entreprises et entrepreneurs. Cette semaine, nous avons proposé de nouvelles étapes pour réduire la bureaucratie et les taxes, pour que les petites entreprises aient plus facilement les crédits dont elles ont besoin pour croître et embaucher. Je veux être une présidente des petites entreprises. Mon père était un petit homme d’affaires. Et je crois qu’en Amérique, si vous pouvez le rêver, vous devriez pouvoir le construire.

L’élément principal du projet présidentiel d’Hillary Clinton est l’immigration de masse de sauvages du Tiers-Monde. Et cela coûte des fortunes pour les entretenir.

Clinton prévoit aussi de prolonger des programmes anti-blancs dispendieux, comme les aides fédérales pour s’installer dans les banlieues blanches.

Clinton achète le vote noir en promettant encore plus d’aides.

Clinton prévoit de continuer le mondialisme destructeur d’emplois.

Alors, où trouvera-t-elle de l’argent pour réduire les taxes des petites entreprises ? L’endettement ?

Ou peut-être – dans l’hypothèse où il ne s’agit pas juste d’un gros mensonge – en augmentant les taxes sur la classe moyenne (raise taxes on the middle class en anglais) :

En tout cas, les démocrates ont beaucoup moins de crédibilité que Trump pour ce qui est de combattre la bureaucratie – Trump est le seul à avoir mentionné les régulations excessives dans son discours économique – et les taxes sur les entreprises que Trump s’est engagé à réduire à 15% (rappelons que les multinationales esquivent, scandaleusement, l’impôt, cette mesure concerne donc avant toute chose les petites entreprises, comme l’a dit Trump).

Mais nous devions parler de “l’Alt-Right”. Alors, venons au coeur du sujet :

Nous parlerons beaucoup plus des petites entreprises et de nos projets économiques dans les jours et semaines à venir.

Mais aujourd’hui, dans ce centre universitaire qui se consacre à ouvrir les esprits et à créer une grande compréhension de ce monde et de l’endroit où l’on vit, je veux taiter quelque chose que j’entends de la bouche d’Américains de tout le pays.

“Ouvrir les esprits” :

Caricature - étudiant gauchiste

Partout où je vais, les gens me disent à quel point ils sont inquiets de la rhétorique diviseuse qui vient de mon adversaire dans cette élection. Je comprends cette inquiétude parce que cela n’a rien à voir avec tout ce que nous avons entendu auparavant d’un candidat à la présidence des États-Unis de l’un de nos deux grands partis.

Depuis le début, Donald Trump a construit sa campagne sur les préjugés et la paranoïa.

Trump a simplement dit que les immigrés clandestins nuisent au pays, avec beaucoup de criminels parmi eux.

Du coup, je suppose que ces statistiques officielles émanant d’une ville contrôlée par les démocrates relèvent de l’hyper-paranoïa pleine de préjugés :

Statistiques du crime

Il introduit les groupes de haine dans le discours public et aide une frange radicale à prendre le contrôle du parti républicain.

Les 13,3 millions de personnes qui ont voté Trump lors de la primaire républicaine seront contentes d’apprendre qu’elles constituent “une frange radicale”.

Le fait est que les anciens “conservateurs” qui trahissaient sur tous les sujets n’intéressaient pas les électeurs.

Vouloir rétablir l’ordre et l’économie et mettre fin à l’invasion migratoire n’est pas “radical”.

Son dédain pour les valeurs qui rendent notre pays super est profondément dangereux.

Hillary Clinton : nommera des (((juges))) à la Cour Suprême qui d’ici 10 ou 20 ans limiteront la liberté d’expression et de possession d’arme, après avoir changé l’interprétation de la Constitution. Prétend défendre les valeurs américaines – faisant apparemment référence l’immigration, qu’Obama avait qualifié de plus ancienne tradition du pays.

Rien que la semaine dernière, sous le prétexte de ‘toucher’ les Africains-Américains, Trump s’est adressé à des audiences largement blanches et a décrit les communautés noires dans des termes si insultants et ignorants. “Pauvreté. Rejet. Horrible éducation. Pas de logement. Pas de maison. Pas de propriété. Criminalité a des niveaux jamais vus.” “Désormais”, a-t-il dit, “vous marchez dans la rue et vous êtes abattus”. Ce sont ses mots.

Mais quand je les entends, je me dis “que c’est triste”. Donald Trump a de telles carences, il ne voit pas. C’est un homme qui ne connaît clairement pas l’Amérique Noire et ne s’intéresse pas à l’Amérique noire.

Donald Trump a de telles carences. Il ne voit pas le succès de dirigeants noirs dans tous les domaine, la vitalité des entreprises possédées par des noirs, ou la force de l’Église noire. Il ne voit pas l’excellence des université historiquement noires ou la fierté des parents noirs regardant leurs enfants réussir. Il n’a apparamment pas vu le chef de police Brown à la télévision, après le meurtre de cinq de ses policiers, se conduisant avec une telle dignité.

Et il n’a certainement pas la moindre solution pour affronter la réalité du racisme systémique et créer plus d’équité et d’opportunité dans les communautés de couleur et pour chaque américain.

Résumons les propos de Clinton :

  • Ce serait ignorant de dire que les Noirs vivent dans la pauvreté avec tous les problèmes associés. (Peu importe les statistiques.)
  • Personne n’est abattu en marchant dans la rue. (Selon elle, les fusillades quotidiennes commises par des noirs, à Chicago et ailleurs, n’existent pas.)
  • En fait, les Noirs réussissent de manière magnifique. Si on regarde partout, les Noirs sont géniaux. (Peu importe que leur réussite aux tests standardisés soit beaucoup plus faible et que la majorité de ceux qui réussissent ne le doivent qu’à des quotas raciaux (la “discrimination positive”).)/li>
  • Mais les Noirs sont victimes d’un racisme systémique qu’il faut combattre. (Même avec un président et une ministre de la Justice noirs.)

Voilà.

Tête explosant (gif externe)

Il faut vraiment beaucoup de toupet pour demander aux gens qu’il a ignorés et maltraités depuis des décennies “Qu’avez-vous à perdre ?” Parce que la réponse, c’est tout.

On n’aura pas plus de détails sur les persécutions alléguées de Trump contre les Noirs.

Et en parlant de toupet… Il en faut sacrément pour utiliser ce mot après les absurdités qu’elle venait juste d’énoncer !

Maintenant, le manque de connaissance ou d’expérience ou de solution de Trump serait asssez grave. Mais ce qu’il fait ici est plus sinistre. Trump renforce des stéréotypes blessants et offre un message subliminal à ses soutiens les plus haineux.

Les soutiens de Clinton qui veulent définitivement marginaliser les Blancs, c’est génial. Les Blancs qui n’ont pas l’intention de se laisser faire, c’est haineux.

C’est un avant-goût perturbant du genre de président qu’il serait.

Et c’est ce que je veux rendre clair aujourd’hui : un homme avec un long historique de discriminations raciales, qui trafique de sombres théories du complot des pages de tabloïds de supermarché et des marges lointaines, sombres, de l’internet, ne devrait jamais diriger notre gouvernement ou commander notre armée. Posez-vous la question, s’il ne respecte pas tous les Américains, comment peut-il servir tous les Américains ?

Maintenant, je sais que certaines personnes veulent donner à Trump le bénéfice du doute. Il espèrent qu’il finira par se réinventer – qu’il y a un Donald Trump plus gentil, plus doux, plus responsable attendant en coulisses quelque part.

Parce qu’après tout, c’est difficile de croire que quiconque – plus encore un candidat à la présidence – pourrait vraiment croire toutes les choses qu’il dit.

Venant de Clinton, il y a une sacrée ironie, non ?

Mais c’est la dure vérité, il n’y a pas d’autre Donald Trump. C’est ainsi.

Et Maya Angelou, une grande américaine que j’admire beaucoup, a dit une fois : “Quand quelqu’un vous montre qui il est, croyez-le la première fois”. Eh bien, au long de sa carrière et de sa campagne, Donald Trump nous a montré exactement qui il est. Et je crois que nous devrions le croire.

Mince, Trump n’est pas un spécialiste de la tromperie comme Clinton ? Quel défaut !

Les deux visages d'Hillary Clinton

Quand il commençait dans les affaires, il a été poursuivi par le ministère de la Justice pour avoir refusé de louer des appartements à des locataires noirs et latinos. Leurs demandes seraient marquées avec un “C” – “C” pour “de couleur” – et puis rejetées. Trois ans plus tard, le ministère de la Justice a renvoyé Trump au tribunal parce qu’il n’avait pas changé.

Et ce motif n’a pas changé au cours des décennies.

Les régulateurs d’État ont infligé une amende à l’un des casinos de Trump pour avoir de manière répétée évacué des croupiers noirs. Pas étonnant que le taux de renouvellement pour ses employés issus des minorités était bien plus élevé que la moyenne.

Et n’oublions pas que Trump a d’abord gagné une visibilité politique en menant la charge des “nativistes”. Il a promu le mensonge raciste selon lequel le président Obama n’est pas vraiment un citoyen américain – dans le cadre d’un effort soutenu pour délégitimer le premier président noir de l’Amérique.

C’est amusant, parce que sa propre campagne avait alimenté ces rumeurs lors de la primaire démocrate de 2008 entre Clinton et Obama (en).

En 2015, Trump a lancé sa propre campagne pour la présidence avec un autre mensonge raciste. Il a décrit les immigrés mexicains comme des violeurs et des criminels.

“Et certains aussi, je suppose, sont des gens biens”, avait déclaré Trump dans son discours après avoir – de manière exacte (en) – affirmé que de nombreux criminels et violeurs franchissent la frontière américano-mexicaine en toute illégalité.

Et il a accusé le gouvernement mexicain de les envoyer activement à travers la frontière. Rien de cela n’est vrai.

C’est amusant, parce que même le (((New York Times))) explique dans un article de 2005 (en) que, je cite : “Le gouvernement mexicain a attisé la critique [..] en publiant une brochure qui explique aux migrants comment entrer illégalement aux États-Unis de manière sûre et y vivre sans être détecté.”

Oh, et au passage, au passage, le Mexique ne paye pas non plus pour son mur. Si jamais il essaye de le construire, le contribuable américain paiera pour lui. Nous serons coincés avec l’addition.

Le mensonge est grossier.

Le Mexique ne veut pas payer, bien entendu, mais la méthode pour que le Mexique paye est expliquée de manière détaillée sur le site internet de Trump (en). Il s’agit tout simplement de faire pression sur le gouvernement mexicain, avec plusieurs armes à disposition : droits de douane, blocage des transferts d’argent liquide (de type “Western Union”) vers le Mexique qui représentent environ 24 milliards de dollars annuels, annulation de visas.

Mais il y a eu un flux constant de bigoterie venant de lui.

Je crois que nous nous rappelons tous quand Trump a dit qu’on ne pouvait pas faire confiance à un juge fédéral distingué né en Indiana pour faire son travail parce, je cite, “il est mexicain”. Pensez-y.

Celui qui est aujourd’hui le porte-étendard du parti républicain a dit qu’un juge fédéral qui, au passage, a un historique remarquable comme procureur américain – avait dû se cacher parce que les gangs de la drogue mexicains en avaient après lui ; qui est d’origine mexicaine, mais qui tout comme moi est né dans ce pays, serait d’une manière ou d’une autre incapable à cause de sa seule origine.

Même le président républicain de la Chambre des Représentants, Paul Ryan, a décrit cela, et je cite, comme “la définition de manuel d’un commentaire raciste”.

En même temps, Paul Ryan est un traître absolu.

Et à ce jour – à ce jour, Trump ne s’est jamais excusé auprès du juge Curiel.

Bien sûr, Clinton ne précisera pas qu’en plus de son origine ethnique – qui a elle seul crée un véritable conflit d’intérêt quand il s’agit de juger Trump -, Curiel appartient au groupe “La Raza Lawyers of San Diego” (juristes La Raza de San Diego). Oui, “La Raza” comme “la race”. “La Raza” est une expression découlant directement du suprémacisme hispanique.

Clinton serait-elle aussi tolérante envers un juge appartenant à un groupe qui s’appelerait “Juristes aryens du Tennessee” ?

Mais pour Trump, cela n’a rien d’exceptionnel.

C’est quelqu’un qui retweete les suprémacistes blancs en ligne, comme l’utilisateur qui a pour nom “whitegenocideTM”. Trump a pris ce bigot marginal avec quelques douzaines d’abonnés et a répandu son message à 11 millions de personnes.

J’avais rapporté ce retweet à l’époque. Un autre tweet ultérieur avait suscité une réaction médiatique qui par contre-coup a popularisé la notion de “génocide des Blancs”.

Les messages retweetés n’étaient, en eux-mêmes, pas radicaux du tout – l’un se moquait de Jeb Bush, l’autre annonçait un abonnement chez une revue anti-Trump annulé.

Mais tout lien avec une personne politiquement incorrecte est interdit, selon le principe du tabou.

Il est de notoriété publique que son équipe de campagne a publié une image antisémite – une étoile de David posée sur une mer de billets en dollars – d’abord apparue sur des sites suprémacistes blancs.

Les (((médias))) avaient fait tout un tapage à l’époque, voyez mon article sur l’affaire.

Tweet de Donald Trump - crooked hillary

L’équipe de campagne de Trump a aussi sélectionné un chef nationaliste blanc éminent comme délégué en Californie. Et ils ne l’ont abandonné que sous la pression.

Lors d’un entretien télévisé national où on lui demandait s’il refuserait le soutien de David Duke, un ancien grand sorcier du Ku Klux Klan, Trump ne l’a pas fait. C’est seulement plus tard, sous une pression croissante, qu’il a fait machine arrière.

De même que ce n’est que sous la pression que l’équipe de Clinton a désavoué le soutien de Seddique Mateen, père du terroriste d’Orlando et pro-taliban.

Il est cependant exact que nombre de personnes au sein du mouvement pro-blanc ont vu cela comme des clins d’oeil de Trump.

Et quand Trump a été interrogé sur les insultes antisémites et les menaces de mort venant de ses soutiens, il a refusé de les condamner.

Aucune plainte n’ayant été déposée, il n’y avait pas de menaces de mort réelle. L’épisode auquel Clinton semble faire référence – quoique à peu près tous les (((journalistes))) attaquant Trump aient eu droit à du harcélement sur twitter, tous n’ont pas été également médiatisés – est celui des (((journalistes))) excédés par les triples parenthèses. Il pourrait aussi s’agir de l’affaire (((Julia Ioffe))), journaliste juive qui s’en était prise à l’épouse de Donald Trump.

Tout du long, il a continué de promouvoir des théories de la complot discréditées, avec des nuances racistes.

Vous vous souvenez, il a dit que des milliers de musulmans américains au New Jersey s’étaient réjouis des attaques du 11 septembre. Cela n’a pas été le cas.

Il a suggéré que le père du sénateur Ted Cruz était impliqué dans l’asssassinat de Kennedy. Peut-être dans l’esprit de Trump, parce que M. Cruz était un immigré cubain, il devait avoir quelque chose à y voir. Et il n’y a, bien sûr, absolument aucune preuve de cela.

La suggestion – initialement faite par le National Enquireravait aussi été évaluée plausible par le directeur de la communication du parti démocrate, lui-même hispanique. Je ne crois pas que ce soit une affaire sérieuse, mais enfin cela relativise sacrément l’attaque de Clinton.

Tout récemment, Trump a affirmé que le président Obama a fondé l’État Islamique. Et puis il l’a répété encore et encore.

Et Clinton d’être la co-fondatrice. Il ne s’agit bien entendu pas d’avoir fondé littéralement le mouvement, mais d’avoir favorisé son émergence. Je vous renvoie à mon article sur l’accusation de Trump pour les détails de l’affaire. Voyez aussi le document officiel indiquant que le gouvernement américain savait que ses politiques favorisaient l’émergence d’une “principauté salafiste”, à l’époque où Obama était président et Clinton ministre des Affaires Étrangères.

Son dernier rêve paranoïaque enfievré concerne ma santé. Tout ce que je peux dire c’est, Donald, continue de rêver.

Mais, mais mes amis – mais mes amis, c’est ce qui se produit quand vous considérez le National Enquirer comme parole d’évangile. Ils ont dit en octobre [2015] que je serais morte dans six mois.

La prédiction était de manière évidente fausse.

Ceci dit, c’est parce que la santé de Clinton est si vigoureuse, je suppose, qu’on a eu droit récemment à de graves crises de toux d’Hillary Clinton. Elle les a attribuées à une allergie, mais cela fait des mois que le problème est présent.

C’est aussi ce qui se passe quand vous écoutez l’animateur radio Alex Jones, qui affirme que le 11 septembre et l’attentat à la bombe d’Oklahoma City étaient des coups montés.

Pour le 11 septembre, la version officielle ne tient pas debout, même si Alex Jones bien entendu n’attend pas d’avoir des preuves pour voir des conspirations absolument partout.

Il a même dit, et c’est vraiment si dégoûtants, il a même dit que les victime du massacre de Sandy Hook étaient des enfants acteurs et que personne n’y a vraiment été tué. Je ne sais même pas comment cela se passe dans l’esprit de quelqu’un et à quel point son coeur doit être sombre, pour dire quelque chose comme cela.

Alex Jones a dit des choses encore beaucoup plus stupides que cela. Il n’est clairement pas quelqu’un de crédible, même si ces derniers mois il abandonne un peu ses anciennes lubies.

Mais Trump n’a pas répondu à ces mensonges. Il s’est rendu à l’émission de Jones et a dit “Votre réputation est géniale. Je ne vous abandonnerai pas.”

Trump est allé séduire un électorat qui se méfie traditionnellement des élections – non sans raison. Bien évidemment qu’il n’allait pas insulter Jones.

C’est de l’homme qui veut devenir président des États-Unis.

Hillary Clinton s’est bien elle engagée à diffuser les documents sur la “zone 51” (en) pour attirer le vote des gens qui croient que les extra-terrestres nous rendent visite.

Je me suis tenue à côté du président Obama alors qu’il prenait les décisions les plus difficiles qu’un commandant-en-chef doit prendre. Dans les périodes de crise, notre pays a besoin d’une direction stable, d’une pensée claire, d’un jugement calme, parce qu’un mauvais geste peut signifier la différence entre la vie et la mort. Je sais que nous avons des anciens combattants ici et je sais que nous avons des familles – des mères et épouses et enfants de personnes qui sont actuellement en service.

La dernière chose dont nous avons besoin dans la salle de crise est un électron libre qui ne peut pas faire la différence entre fait et fiction, ou qui ne s’y intéresse pas, et qui tombe si facilement dans les rumeurs à connotations raciales.

Non, ce dont les États-Unis ont vraiment besoin, ce sont des soldats recevant des cours sur “le privilège blanc” et le “privilège masculin”, avec des noirs, des femmmes, des homosexuels et des transsexuels promus à tout les niveaux. Ce n’est que lorsque l’armée du pays sera vraiment très “diverse” qu’elle sera forte !

Ne riez pas, c’est ce qui se passe actuellement sous Barack Obama, et cela ne va pas s’arrêter avec Hillary Clinton.

C’est encore une autre raison qui explique pourquoi Donald Trump a un tempérament qui le rend tout simplement inapte à la fonction de président des États-Unis.

Venant d’Hillary Clinton – qui selon de nombreux témoignages rapportés par la presse, a un caractère hyper-colérique hors-caméra (en) – c’est assez ironique.

C’est d’autant plus ridicule que le seul argument pour corroborer la théorie sur le tempérament de Trump est qu’il tient certains propos jugés “méchants”.

Maintenant j’entends et je lis certaines personnes qui disent que ses fanfaronnades et son sectarisme sont seulement une rhétorique de campagne irascible – une personne outrageante disant des choses outrageantes pour attirer l’attention. Mais regardez ses politiques. Celles que Trump a proposées, elles mettraient les préjugés en pratique.

“C’est un préjugé de croire que l’invasion migratoire est mauvaise.”

On atteint un niveau de déni de réalité difficile à croire.

Et ne soyez pas distraits par ses derniers efforts pour brouiller les cartes. Il peut avoir quelques nouvelles personnes plaçant de nouveaux mots dans sa bouche, mais nous connaissons ses positions.

Il formerait une force de déportation pour arrêter des millions d’immigrés et les expulser du pays.

Hillary Clinton argue que ce qu’il faut vraiment faire, c’est ne pas appliquer les lois et garder ces gens.

Il abolirait le principe constitutionnel fondamental qui dit que si vous êtes né aux États-Unis, vous êtes un citoyen américain.

Il s’agit d’un mensonge grossier répété à l’envi par les (((médias))). Aucun principe constitutionnel ne dit cela (en), pas même le 14ème amendement.

La preuve la plus évidente est que même selon les lois actuelles, les enfants de diplomates nés aux États-Unis ne sont pas américains, ce qui serait impossible si la constitution disait ce que Clinton prétend qu’elle dit.

Il dit que les enfants nés de parents sans papiers en Amérique sont des “bébés ancres” et devraient être déportés. Des millions d’entre eux.

Trump et bébé ancre

Il interdirait à des millions de personnes à travers le monde d’entrer dans notre pays juste à cause de leur religion.

Pensez-y une minute. Comment cela fonctionnerait-il vraiment ? Les gens débarquant dans les aéroports américains se mettraient en ligne pour que leurs passeports soient tamponnées, exactement comme ils le font maintenant. Mais dans l’Amérique de Trump, quand ils s’avanceront au comptoir, l’agent de l’immigration demanderait à chaque personne “Quelle est votre religion ?”.

Et puis quoi ? Que se passe-t-il si quelqu’un dit “Je suis chrétien” mais que l’agent ne le croit pas ? Doivent-ils le prouver ? Comment feraient-ils cela ?

Trump a précisé les choses il y a déjà plusieurs semaines, et il s’agirait avant tout de contrôler le parcours des personnes venant de pays à risque (oui parce qu’avant d’arriver au poste de contrôle à l’aéroport, la personne doit obtenir un visa pour pouvoir entrer aux États-Unis, il n’y a donc pas besoin de faire le contrôle de religion à ce moment-là).

Vraiment, depuis que les pères pèlerins ont débarqué à Plymouth Rock, l’Amérique s’est distinguée comme havre pour ceux qui fuyaient la persécution religieuse, croyant en la liberté religieuse. Sous Donald Trump, l’Amérique se distinguerait comme le seul pays au monde qui impose un test religieux à la frontière.

Le projet des fondateurs était de manière évidente l’islamisation de l’Amérique !

Maintenant que j’y pense, il pourrait en fait y en avoir un autre qui fait cela. Le prétendu État Islamique. Le territoire que l’État Islamique contrôle.

Clinton utilise d’abord “État Islamique” puis l’abréviation anglaise “ISIS” qui signifie… “État Islamique en Irak et en Syrie”, comme si l’abréviation ISIS avait une substance différente.

Quelle ironie cruelle que quelqu’un cherchant à être président nous assimilerait à eux.

Ne vous inquiétez pas, diront certains, comme président Trump sera entouré de conseillers intelligents qui vont réfréner ses pires impulsions.

Donc quand un tweet le fait sortir de ses gonds et qu’il veut répliquer avec un missile de croisière, peut-être que des têtes plus froides vont le convaincre de ne pas le faire.

L’idée que Trump répliquerait à des mots par une action militaire est parfaitement ridicule.

Eh bien, peut-être.

Mais regardez qui il place en charge de sa campagne.

Trump aime à dire qu’il n’embauche que les “meilleurs”. Mais il a du licencier tant de chefs de campagne que c’est comme un épisode de The Apprentice.

C’est une référence à l’émission de télé-réalité centrée autour de Trump qui a existé pendant plusieurs années. Sa phrase clé était “vous êtes viré”.

Et le dernier remaniement a été conçu pour – je cite – “Laisser Trump être Trump”. Donc pour faire cela, il a embauché Stephen Bannon, le chef d’un site internet de droite, appelé Breitbart.com, comme chef de campagne.

Maintenant, pour vous donner un avant-goût de son travail, voici quelques titres qu’ils ont publié. Et je ne l’invente pas.

“Le contrôle des naissances rend les femmes déplaisantes et folles.”

“Préferiez-vous que votre enfant ait le féminisme ou un cancer ?”

“Gabby Giffords : le bouclier humain du mouvement de contrôle des armes.”

“Hissez-le haut et fier : le drapeau confédéré proclame un héritage glorieux.”

Celui là est venu peu après le massacre de Charleston, où les démocrates et les républicains les uns comme les autres faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour guérir les divisions raciales que Breitbart et Bannon cherchaient à enflammer.

“Guérir les divisions raciales”, dans la bouche de Clinton, signifie essayer d’interdire le drapeau confédéré en tant que “symbole de haine”.

Des 4 titres, seul le 2ème est vraiment choquant – et pas parce que le féminisme serait une bonne chose. Et songez que ce sont les 4 plus marquants que l’équipe de Clinton a pu trouver sur des milliers et des milliers de titres…

Mais si on joue à ce jeu-là, il est facile de trouver dans la presse dominante anti-blanche des exemples choquants, et où cela ne s’arrête pas au titre.

Il suffit de consulter la section “voix homo” du Huffington Post (en) pour être écoeuré.

Imaginez seulement – Donald Trump lisant cela et pensant : “c’est ce dont j’ai davantage besoin dans ma campagne”.

Imaginez seulement Hillary Clinton lisant l’article de l’Huffington Post intitulé “Enfin ! Un guide de sexe plus sûr rien que pour les transsexuels” (en), et pensant “c’est ce dont j’ai davantage besoin dans ma campagne”.

Maintenant, Bannon a des choses vilaines à dire à propos de pratiquement tout le monde. Ce printemps, il pestait contre le président de la Chambre Paul Ryan pour avoir, je cite “frotté son catholicisme de justice sociale [ndt : c’est un terme très connoté et qui en est venu à signifier promouvoir les intérêts de tout le monde contre les hommes blancs hétérosexuels] contre mon nez à chaque seconde”. Il n’est pas étonnant qu’il est allé travailler pour Trump – le seul candidat présidentiel a avoir jamais eu une querelle publique avec le pape.

Querelle provoquée par le pape lui-même, et qui s’était finie par la rétractation papale de l’accusation selon laquelle Trump n’était pas chrétien (en).

C’est vraiment difficile à croire, mais selon le Southern Poverty Law Center, qui traque les groupes de haine, Breitbart adopte les “idées de la frange extrémiste de la droite conservatrice”. Ce n’est pas le conservatisme comme nous l’avons connu, ce n’est pas le républicanisme comme nous l’avons connu. Ce sont des idées racistes. Des idées de provocation raciale. Anti-musulman, anti-immigré, anti-femme – tous les principes clés composant une idéologie raciste émergente connue sous le nom de “Alt-Right”.

Bien sûr, le mouvement n’est nullement anti-femme – mais ne pas être pour le féminisme radical est jugé intolérable par les anti-blancs.

En tout cas, un anonyme a choisi ce moment pour intervenir en criant “pépé” :

Maintenant, “Alt-Right” est une abréviation pour “Droite Alternative”. Le Wall Street Journal la décrit comme un mouvement informel mais organisé, principalement en ligne, qui “rejette le conservatisme classique, promeut le nationalisme et voit l’immigration et le multiculturalisme comme des menaces pour l’identité blanche”.

La description est à peu près correcte.

Sur l’immigration et le multiculturalisme comme menaces pour l’identité blanches, les démocrates auront bien du mal à le contester, sachant que le vice-président Joe Biden s’est ouvertement réjoui du prochain statut de minorité de la population blanche.

Les démocrates disent littéralement “c’est super que les Blancs deviennent une minorité” aux États-Unis et “c’est raciste de se plaindre que les Blancs deviennent une minorité”.

Donc la fusion de facto entre Breitbart et la campagne de Trump représente une réalisation qui fait date pour ce groupe. Un élément radical a effectivement pris le contrôle du parti républicain.

C’est surtout le discours de Clinton qui fait date.

Recherches google pour alt-right
Merci Hillary !

Cela fait partie d’une affaire plus large – la marée montante du nationalisme radical à travers le monde.

Oh oui, on monte, oh oui ! Les mondialistes anti-blancs ne pourront pas réaliser leurs petits projets tranquillement.

Rien qu’hier, l’un des chefs les plus éminents de la droite britannique, un homme nommé Nigel Farage, qui a utilisé les sentiments anti-immigrés pour gagner le référendum pour que la Grande-Bretagne quitte l’Union Européenne, a fait campagne avec Donald Trump dans le Mississipi.

Farage refuse même de se dire raciste. Ce n’est franchement pas du nationalisme, et encore moins du nationalisme radical. Mais enfin il a permis le triomphe du Brexit, qui a sonné le glas de l’Union Européenne. Remercions-le pour cela.

Donald Trump et Nigel Farage

Farage a appelé à l’exclusion des immigrés légaux des écoles publiques et des services de santé.

Il faisait référence aux étrangers qui ne contribuent pas au pays par leurs impôts. Pourquoi un étranger devrait-il être subventionné par le contribuable ?

Il a dit que les femmes, et je cite “valent moins que les hommes”.

La manipulation est une nouvelle fois grossière : il a dit que pour les entreprises, les femmes qui font des enfants valent moins que les hommes (en), à cause du temps pris par leurs congés maternité et par la rupture de continuité dans le travail, ce qui est une observation parfaitement exacte, et très différente de ce que laisse entendre Clinton.

Et il soutient l’abrogation des lois qui empêchent les employeurs de discriminer sur la base de la race. Voici qui Donald Trump veut à ses côtés quand il parle à un parterre d’électeurs américains.

Et le grand parrain de cette marque mondiale de nationalisme extrême est le président russe Vladimir Poutine.

Oui, oui, elle a vraiment dit ça. Lindbergh, Rockwell ou Hitler comme parrains spirituels de “l’Alt-Right”, pourquoi pas ? Mais Poutine, c’est un gag, en dépit des sympathies que beaucoup ont pour lui.

Cela fait partie de la stratégie de Clinton et des médias accusant la Russie de manipuler l’élection en faveur de Trump.

En fait, Farage apparaît régulièrement sur des programmes de propagande russes.

Clinton semble faire référence aux apparitions de Farage sur Russia Toda. Selon ce critère, 90% de la presse américaine pourrait être classée comme “propagande judéo-américaine”.

Maintenant, il se tient sur la même tribune que le candidat républicain. Trump lui-même entasse les compliments sur Poutine et adopte des politiques pro-russes. Il parle avec désinvolture d’abandonner nos alliés de l’OTAN, de reconnaître l’annexion de la Crimée par la Russie, de donner au Kremlin le champ libre en Europe de l’Est.

Les propos raisonnables de Trump sur l’OTAN sont une nouvelle fois déformés, à dessein.

Les présidents américains de Truman à Reagan, de Bush et Clinton à Obama, ont rejeté le genre d’approche que Trump prend sur la Russie. Et nous le devrions, nous aussi.

C’est amusant, parce que Hillary Clinton et Obama étaient au centre de la tentative de “réinitialisation” des relations russo-américaines (en). Hillary en avait profité pour remplir les caisses de sa “fondation”.

Mais aujourd’hui, Hillary nous dit que la seule politique raisonnable à l’égard de la Russie est d’être extrêmement hostile…

Tout cela s’ajoute pour former quelque chose que nous n’avons jamais vu auparavant. Bien sûr, il y a toujours eu une frange paranoïaque dans notre politique, se développant à partir du ressentiment racial.

1970 : “Seuls les néo-nazis conspirationnistes croient que la Californie va devenir à majorité non-blanche.”
1980 : “Seuls les néo-nazis conspirationnistes croient que les États-Unis vont devenir à majorité non-blancs.”
1990 : “Seuls les néo-nazis sont contre une majorité non-blanche en Californie.”
2000 : “Seuls les néo-nazis sont contre une majorité non-blanche aux États-Unis.”

Mais il n’y a jamais eu le candidat d’un grand parti l’alimentant, l’encourageant, et lui donnant un haut-parleur national. Jusqu’à présent.

Donald Trump a énormément encouragé la montée de “l’alt-right” depuis plus d’un an.

Mais ironiquement, on pourrait presque croire que Clinton parle de ce qu’elle vient de faire, en donnant un “haut-parleur national” au mouvement pro-blanc.

Oui, vraiment, merci Hillary Clinton pour cette publicité !

Sur l’émission de radio de David Duke l’autre jour, l’humeur était à la jubilation. “Il semble bien que nous avons pris le contrôle du parti républicain”, a dit un suprémaciste blanc. Duke a ri. “Non, il y a encore davantage de travail à faire”, a-t-il répondu.

Donc personne ne devrait avoir la moindre illusion sur ce qui se passe vraiment ici. Les noms peuvent avoir changé. Les racistes s’appellent maintenant eux-mêmes “racialistes”. Les suprémacistes blancs s’appellent maintenant eux-mêmes “nationalistes blancs”. La frange paranoïaque s’appelle maintenant “l’alt-right”. Mais la haine flamboie toujours autant.

Selon Clinton, un blanc refusant d’être exterminé est “haineux”. Par contre, Hillary n’a aucun problème avec tous les groupes qui revendiquent haut et fort défendre les intérêts des Noirs, des Hispaniques, des Juifs, etc.

Et maintenant Trump essaye aussi de changer sa propre image. Mais ne soyez pas dupes.

Il y a un vieux poverbe mexicain qui dit “Dis moi avec qui tu marches, et je te dirais qui tu es.”

Mais nous savons qui Trump est. Quelques mots sur un téléprompteur ne changeront pas cela.

Il dit qu’il veut “rendre l’Amérique grande à nouveau”, mais de plus en plus il semble que son message réelle semble être [sic] “faire que l’Amérique haïsse à nouveau”.

En anglais, il y a une légère ressemblance sonore entre “great” (grand/génial/super) et “hate” (haïr).

Il ne s’agit pas seulement d’une élection. Il s’agit de déterminer qui nous sommes en tant que pays. Cela concerne la sorte d’exemple que nous voulons donner à nos enfants et à nos petits-enfants.

Là-dessus, je suis d’accord avec Clinton !

Les enjeux de l’élection sont formidables.

La prochaine fois que vous voyez une diatribe de Trump à la télévision, pensez à tous les enfants écoutant à travers l’Amérique. Les enfants comprennent beaucoup plus que nous le pensons.

Les parents et les enseignants s’inquiètent déjà de ce qu’ils appellent “l’effet Trump”. Ils rapportent que les brimades et le harcèlement sont en augmentation dans nos écoles, ciblant en particulier les élèves de couleur, musulmans et immigrés.

Quiconque a eu l’occasion d’aller dans un établissement d’enseignement avec une proportion significative d’arabes ou de noirs sait à quel point ce sont eux les auteurs de brimades. Même si les enfants blancs peuvent aussi se montrer cruels, cela n’atteint pas, de loin, les proportions que cela prend avec ces subhumains.

C’est un cours intensif de réalisme racial.

L’effet Trump rend socialement acceptable l’idée que nous ne sommes pas tous identiques, même si Trump s’est toujours tenu à l’écart de la question raciale en particulier.

Trump tuant le politiquement correct

Lors d’une partie récente de basket lycéen en Indiana, des élèves blancs ont tenu des pancartes Trump et ont provoqué les joueurs latinos de l’équipe adverse en chantant “Construisez le mur !” et “Parlez anglais !”. Après un incident semblable en Iowa, un principal d’école frustré a dit “Ils voient cela dans une campagne présidentielle et maintenant c’est acceptable pour tout le monde de dire de cela”.

Nous ne devrions pas tolérer ce genre de comportement et nous ne le tolérerions pas dans notre propres maisons. Et nous ne devrions pas le tolérer chez un candidat présidentiel.

Mes amis, voici venu le moment où tous les républicains consternés que le parti de Lincoln soit devenu le parti de Trump demandent des comptes. C’est le moment de demander des comptes pour nous tous qui aimons notre pays et croyons que l’Amérique vaut mieux que cela.

Il y a vingt ans, quand Bob Dole a accepté la nomination républicaine, il a montré du doigt les sorties de la salle de convention et a dit au moindre raciste dans le parti de sortir.

La semaine après le 11 septembre, George W. Bush s’est rendu dans une mosquée et a déclaré devant tout le monde que les musulmans “aiment l’Amérique tout autant que moi”.

On peut considérer ça comme un aveu de la haine de Bush pour l’Amérique !

En 2008, John McCain a dit à ses propres soutiens qu’ils avaient tort sur l’homme qu’il essayait de battre. Le sénateur McCain a fait en sorte qu’ils le sachent – Barack Obama, a-t-il dit, est un citoyen américain et “une personne décente”.

C’est un exemple typique de cocuservatisme.

Nous avons besoin de ce genre de direction à nouveau.

Nous pouvons avoir nos désaccords, et croyez-moi, je comprends cela. Je pense que c’est sain. Nous avons besoin de bons débats, mais nous devons le faire d’une manière respectable, pas en pointant du doigt et en accusant, et en attisant le sectarisme et les préjugés.

C’est-à-dire des débats où tout argument politiquement incorrect est interdit.

Cela fait 50 ans que les conservateurs classiques jouent à ce jeu, et ils n’ont fait que perdre du terrain dans la “guerre culturelle”, finissant par adopter les positions des démocrates 10 ou 20 ans après eux.

Clinton propose cela parce qu’elle sait que cela fait gagner son camp.

Chaque jour, davantage d’américains se lèvent et disent “en voilà assez” – dont beaucoup de républicains. Et je suis honorée d’avoir leur soutien dans cette campagne.

Et je vous promets cela : avec votre aide, je serais une présidente pour les démocrates, les républicains et les indépendants. Pour ceux qui votent pour mois et pour ceux qui votent contre moi. Je serais présidente pour tous les Américains.

Crédibilité : zéro. Clinton servirait d’abord les riches donateurs qui financent sa campagne et ses propres intérêts. Ensuite les groupes militants qui la soutiennent. Et cela s’arrêterait là.

Parce que je crois vraiment que nous sommes plus forts ensemble.

“Plus forts ensemble” est son slogan de campagne.

C’est une vision pour l’avenir enracinée dans nos valeurs qui se reflète dans une génération montante de jeunes gens. Les jeunes gens de l’Amérique aujourd’hui sont la génération la plus ouverte, diverse et connectée que nous ayons jamais vue.

Combien d’entre vous ont vu quelque chose des Jeux Olympiques ? N’est-ce pas ? J’étais si fière, je suis toujours transportée à chaque fois qu’il y a les Jeux Olympiques. Et vous regardez la diversité de nos athlètes – regardez notre fabuleuse équipe olympique représentant les États-Unis d’Amérique.

Les Jeux Olympiques sont fréquemment utilisés pour la propagande en faveur de la société multiraciale.

Ibtihaj Muhammad, une musulmane africaine-américaine du New Jersey, a gagné la médaille de bronze en escrime avec grâce et talent.

Médaille par équipe, précisons.

Aurait-elle même eu une place dans l’Amérique de Donald Trump ?

Probablement pas, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de “l’Amérique de Donald Trump” !

Et je vais vous dire quand je grandissais, dans tellement de parties de notre pays, Simone Manuel n’aurait pas eu le droit de nager dans la même piscine publique que Katie Ledecky. Et maintenant ensemble dans notre équipe de nation, elles gagnent des médailles olympiques comme coéquipières.

Je ne sais pas pour vous, mais je ne pense pas que nous ayons une personne à gâcher. Nous voulons construire une Amérique où chacun a une place.

À part les hommes blancs hétérosexuels, bien sûr. Ces “oppresseurs” doivent admettre leurs “privilèges” et “payer”.

Où si vous travaillez dur et faites votre part, vous passez en tête et restez en tête. C’est le marché fondamental de l’Amérique.

Sauf si vous êtes blanc (ou est-asiatique) : même si vous avez de meilleurs résultats, vous risquez de voir un noir ou un hispanique vous passer devant pour une entrée à l’université que vous voulez ou pour une promotion dans votre emploi, au nom de quotas raciaux.

Et nous ne pourrons pas aller là où nous devons aller, à moins d’aller de l’avant ensemble et de faire face aux préjugés et à la paranoïa. Et prouvions, encore, que l’Amérique est géniale parce que l’Amérique est bien.

Merci beaucoup à vous tous, sortons et gagnons l’élection. Dieu vous bénisse et Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique.

Voilà.

C’est fini.

Conclusion

Je n’ai pas craint de traduire tout le discours de Clinton parce que, franchement, quel nationaliste risquerait de changer d’avis à cause de ce disours plein de tromperies ? Qui nous dit que défendre son propre peuple serait terriblement scandaleux ?

En termes électoraux, la progression de Donald Trump dans les sondages a continué après ce discours. Dans mon point sur l’élection selon les sondages au 29 août, Clinton avait encore un avantage d’environ 3,5%, alors qu’il semble aujourd’hui être de moins de 2%.

Il semble donc qu’elle n’ait réussi avec son discours qu’à nous offrir de la publicité gratuite.

Ce discours confirme la progression extrêmement forte du mouvement pro-blanc ces derniers mois, au point de ne plus pouvoir être ignoré.

Et cela ne va pas s’arrêter là.

Auteur: Blanche

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2 Commentaires sur "L’attaque d’Hillary Clinton contre “l’Alt-Right”"

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Guilty Spark 88
8 septembre 2016 17 h 40 min

Blanche… vous n’auriez pas dû traduire tout le discours…

Vous m’avez rappelé que Clinton prévoit de tout révéler sur la zone 51 !!!
Je veux savoir si les Noirs sont vraiment nos Dieux de l’espaces !!!
Et pour quand est prévu le retour de Yakub !!!

Si elle était élue, ce pourrait bien être le début d’une nouvelle ère de paix et de prospérité pour une humanité unie dans la vénération de notre Dieu Yakub et de nos Maîtres Africains Créateurs de toute Civilisation !

Albers
11 septembre 2016 19 h 51 min

aux dernières nouvelles (11 Septembre vers 19 h 30) dans un journal télévisé, Hillary Clinton assistait à la commération du 11 Septembre
et elle a eu un coup de chaud ou un malaise, et elle est a été évacuée vite vite : une nouvelle preuve évidente de sa mauvaise santé !!
Que l’avenir nous réserve-t-il donc ??

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