Donald Trump rencontre le président mexicain, l’immigration et le commerce au coeur de la rencontre

En amont d’un discours extrêmement important sur sa politique de l’immigration, Trump a rencontré le président mexicain, faisant bondir d’étonnement les (((médias))).

La rencontre de Trump avec le président du Mexique

AFP :

La candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, est arrivé mercredi au Mexique pour rencontrer le président Enrique Pena Nieto, dans un contexte tendu après les attaques du milliardaire américain contre les Mexicains.

Si on lit les désinformateurs de l’AFP, on pourrait croire que Trump a dit du mal des Mexicains juste pour rire. Il ne sera pas précisé que des millions d’entre eux ont franchi illégalement la frontière pour entrer aux États-Unis – aux côtés de millions d’autres latino-américains – ni que les proportions d’homicides, de viols et de vols commis par cette population invasive sont significativement élevés.

L’appareil de M. Trump s’est posé à 13h09 locales (18h09 GMT), a indiqué le porte-parole de l’aéroport de Mexico. Donald Trump devait ensuite rejoindre la résidence présidentielle de Los Pinos à bord d’un hélicoptère.

La rencontre a été annoncée mardi soir par les deux hommes, qui se sont autrefois affrontés à distance mais trouvent apparemment aujourd’hui un intérêt politique à tendre la main à l’autre.

L’invitation du président mexicain est surprenante car peu d’Américains sont aussi impopulaires que Donald Trump au Mexique, un pays sur le dos duquel il a bâti sa campagne électorale et qu’il a accusé d’envoyer ses pires éléments aux États-Unis — des violeurs, des criminels et des trafiquants de drogue, selon la fameuse description qu’il en fit le jour de sa déclaration de candidature en juin 2015.

“Et certains, je suppose, sont des gens bien” avait aussi déclaré Trump dans cette allocution. Là encore, ne comptez pas sur l’AFP…

AFP qui ne s’indigne pas davantage des tentatives grossières d’ingérence du Mexique.

Chaque jour ou presque, le républicain martèle qu’il construira un mur à la frontière sud, et demande à ses auditoires qui en paiera la facture… “Le Mexique !” entonnent alors ses partisans. Ce que le président Peña Nieto a catégoriquement rejeté… comparant au passage Trump à Hitler et Mussolini.

Notez ici que cela ne s’est pas passé lors de la rencontre entre les deux hommes, mais il y a déjà plusieurs mois.

Bien sûr, le Mexique ne versera pas de chèque. C’est par le commerce que Trump lui fera payer le mur, en mettant fin au libre-échange qui permet aux produits des manufactures mexicaines d’être vendus aux États-Unis sans payer de taxe d’importation. (Lire ici le projet économique et commercial de Donald Trump)

Cela a toujours été extrêmement clair, et la volonté des médias de glisser cela sous le tapis illustre leur profonde malhonnêteté.

“Cette rencontre est incompréhensible du point de vue mexicain. De quoi vont-ils parler ? Du prix du mur ?” dit à l’AFP Alejandro Hope, analyste politique et ancien des services de renseignement mexicain.

Mais la cote de popularité d’Enrique Peña Nieto, élu en 2012, est au plus bas dans les sondages. Le président est en ce moment empêtré dans une affaire de plagiat de sa thèse universitaire.

“Je crois au dialogue pour promouvoir les intérêts du Mexique dans le monde et, principalement, pour protéger les Mexicains, où qu’ils se trouvent”, a écrit sur Twitter Enrique Peña Nieto, qui a également invité Hillary Clinton, concrétisant son engagement au dialogue avec le futur président américain, quel qu’il soit.
[…]
“Trump utilise le Mexique et le président Peña pour remonter dans les sondages”, a estimé sur CNN l’ancien président mexicain Vicente Fox. “C’est une grande erreur de la part du président Peña”.

Je ne connais pas exactement le dessous des cartes, mais c’est une bonne nouvelle, puisque cela contribue à renforcer l’image de Trump comme président.

Tout en vilipendant l’immigration clandestine, Donald Trump a souvent dit que les dirigeants mexicains (de même que les Chinois ou les Russes) étaient plus “intelligents” et “rusés” que les dirigeants américains, jugés trop naïfs.

C’est une manière polie pour éviter de parler de traîtres. Trump n’est pas naïf et sait de quoi il retourne.

“Donald Trump n’est pas un politicien standard, c’est un homme d’affaires qui sait qu’il faut rencontrer les gens et les regarder dans les yeux”, a argué son colistier, Mike Pence.

Kellyanne Conway, directrice de campagne du républicain, a expliqué sur Fox News qu’ils parleraient d’immigration mais aussi de drogue et… de commerce.

Le milliardaire populiste a en effet promis de renégocier le traité de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, l’Aléna, entré en vigueur en 1994 et accusé d’avoir facilité les délocalisations vers le voisin du sud à main d’oeuvre bon marché.

“Agence France Propagande” serait encore un surnom trop doux pour l’AFP – après tout, la propagande peut être vraie, comme celle de Blanche Europe par exemple.

L’AFP écrit en effet que l’ALENA est “accusé d’avoir facilité les délocalisations”. C’est vrai. Mais trouverait-on normal si l’AFP écrivait “Le ciel accusé d’être bleu quand il fait beau par les racistes nazis” ?

L’ALENA a non seulement facilité les délocalisations vers le Mexique, mais les a réellement démultipliées. C’est un fait indiscutable. En fait, même les gauchistes anti-blancs de l’Huffington Post l’ont admis (en).

Au lieu de “accusé d’avoir”, il aurait fallu écrire “qui a”.

Une politique migratoire en question

La presse sera présente à la rencontre, a assuré Kellyanne Conway. Mais l’équipe Trump n’a organisé aucun transport pour les journalistes qui couvrent habituellement le candidat.

La fin de cette folle journée se déroulera à Phoenix, où Donald Trump doit clarifier ses propositions sur le sort des quelque 11 millions de clandestins, en majorité mexicains, qui vivent aux Etats-Unis.

En 2015, Donald Trump avait promis de créer une force de police dédiée à l’expulsion de tous les sans-papiers, un projet titanesque.

Notez encore comme l’AFP tente de présenter le projet comme irréaliste en y adjoignant un qualificatif comme “titanesque”.

Quoi qu’il en soit, le discours de Trump sera absolument décisif. Nous pouvons accepter certains de ses défauts, mais s’il venait à faiblir sur la question vitale de l’immigration et des immigrés clandestins, il perdrait énormément de son attrait.

Mais mardi dernier, il a évoqué un éventuel “assouplissement”, peut-être pour les familles sans problème qui résident ici depuis 15 ou 20 ans. Devant le tollé parmi ses partisans, il a ensuite fait machine arrière.

L’évolution pourrait en fait être plus sémantique que programmatique. En refusant la moindre régularisation, Donald Trump garderait la confiance de la base conservatrice. Mais en focalisant son discours sur les délinquants, et non les travailleurs clandestins ordinaires, il éviterait de se mettre à dos les électeurs plus modérés.

Ballon d’essai ? Tentative volontaire de manipuler les médias ? Ou évolution sémantique comme le suggère l’AFP ?

Quoi qu’il en soit, il semble pour l’heure avoir compris que c’est un point non négociable pour préserver l’enthousiasme et la mobilisation de beaucoup de ses soutiens.
AFP :

Donald Trump a nié jeudi qu’il était tenté par un assouplissement de sa position sur l’immigration clandestine, mais la confusion régnait sur son projet exact de réforme migratoire.

Après avoir déclaré pendant plus d’un an que l’expulsion des plus de 11 millions de sans-papiers vivant aux Etats-Unis ne serait pas négociable sous une présidence Trump, évoquant même une force dédiée à ces expulsions, le candidat républicain à la Maison Blanche a semé le trouble en déclarant mardi qu’il pouvait “absolument y avoir un assouplissement car nous ne voulons pas faire de mal aux gens”.

Puis il a expliqué que les sans-papiers n’ayant pas commis de délit grave pourraient rester en échange du paiement d’arriérés d’impôts, et sans accès à la citoyenneté.

La déclaration a jeté un froid dans le monde conservateur où la moindre suggestion de régularisation est frappée d’anathème. L’activiste ultra-conservatrice Ann Coulter a failli s’étrangler en entendant son héros, exprimant sa rage sur Twitter, bien qu’elle lui reste fidèle.

Dernier épisode : jeudi, lors d’un meeting, il a repris le ton martial qui a fait son succès et redit que le mur à la frontière avec le Mexique serait construit, “à 100%”.

Et dans une interview à CNN, il a affirmé que, loin d’un assouplissement, il envisageait un… “durcissement” de son projet de réforme.

Mur de Trump

Belga :

Donald Trump a lié samedi immigration clandestine et chômage, promettant d’expulser des centaines de milliers de sans-papiers délinquants dès le début de son éventuel mandat présidentiel en janvier 2017. “Le premier jour, je commencerai à expulser rapidement les immigrés criminels illégaux de ce pays, notamment les centaines de milliers qui ont été remis en liberté sous l’administration Obama-Clinton”, a-t-il déclaré à Des Moines, dans l’Iowa (centre), lors d’un rassemblement organisé par la sénatrice républicaine locale, Joni Ernst. Le candidat républicain à la Maison Blanche a martelé qu’il construirait un grand mur à la frontière avec le Mexique et renforcerait les contrôles pour repérer les sans-papiers qui tenteraient d’obtenir des prestations sociales ou les étrangers qui dépasseraient la date d’expiration de leur visa.

Eh bien, j’espère que nous ne serons pas déçus ! Nous saurons très bientôt de quoi il en retourne.

Auteur: Blanche

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4 Commentaires sur "Donald Trump rencontre le président mexicain, l’immigration et le commerce au coeur de la rencontre"

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Earl Turner 31
1 septembre 2016 12 h 39 min

Le président mexicain dit que le nombre de ses concitoyens qui émigrent illégalement aux USA diminue depuis 10 ans. Mais le mur ne servirai pas qu’à bloquer les mexicains, mais aussi tous les immigrés des autres pays d’Amérique Centrale, Amérique du Sud et Caraïbes qui transitent par le Mexique.
De plus les statistiques du président mexicain et celles de 11 millions l’illégaux aux USA sont forcément des estimations. C’est peut être beaucoup plus.

Ksenia
1 septembre 2016 14 h 19 min

Interviewée hier sur CNN, Marine Le Pen a implicitement soutenu Donald Trump, disant : ” Pour l’intérêt de la France, c’est tout sauf Hillary Clinton. H. Clinton, c’est la guerre, c’est la dévastation, c’est le déséquilibre du monde. ”
Elle pense que le mur est symbolique…mais Trump ne saurait décevoir ses électeurs et le mur devrait être construit.

LC2009
1 septembre 2016 19 h 47 min

dans son discours, Trump a villipendé la politique migratoire menée durant les “50 dernières années”, ce qui nous ramène à 1965/66, années ou (je l’ai su en lisant justement un article sur Blanche Europe) la politique migratoire a été modifiée dans le mauvais sens.

Ne serait-ce pas là un détail capital de son discours ?

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