“Cette lettre sévère garantit la chute de Trump” promet encore le système, de plus en plus nerveux

Traduction de l’article de Lothar von Trotha pour The Right Stuff.


À la mi-août, plusieurs banquiers, lobbyistes, bureaucrates, djinns, spectres et bêtes du Gévaudan qui ont formé le cœur de l’establishment en charge de la politique étrangère américaine ces dernières décennies ont exprimé leur indignation suite au refus de Donald Trump de mettre fin à sa campagne présidentielle. Malgré une lettre de la scalpée Rose McGowan décrivant la “terreur masculine”, il ne veut pas céder et donner sa nomination à une personne avec un crâne de taille humaine, ou même le récent candidat nigaud et cocuservateur, Evan McMullin.

Pour débuter cette nouvelle poussée d’indignation virulente contre Trump, (((Richard Haass))), ancien professeur Sol Linowitz au Hamilton College et actuel président du Conseil aux Relations Etrangères, a publié cette semaine un article au Wall Street Jounal dont le titre est “La tentation isolationniste”. Haas a précedemment siégé au Conseil à la Défense Nationale sous l’administration de George H. Bush. Il a aussi reçu une Presidential Citizens Medal pour avoir “aidé à développer et expliquer les politiques américaines” concernant les interventions Desert Shield et Desert Storm de 1990 et 1991, après l’invasion du Koweït par l’Irak, huit jours après que l’ambassadeur américain April Glaspie ait semblé avoir approuvé les actions de l’Irak.

Le Conseil aux Affaires Étrangères est un “think tank” très important, éditeur de Foreign Affairs, et est localisé à New York, bien entendu l’épicentre des opinions américaines saines et prosaïques. De toute évidence créé pour enrager Alex Jones à en devenir éternellement en mode super-sayan, le Conseil aux Affaires Étrangères comprend les coreligionnaires de Haas suivants : Robert Rubin, David Rubenstein, Laurence Fink, Stephen Friedman, Ruth Porat, Martin Feldstein, Madeleine Albright, Maurice Greenberg et… Fareed Zakaria. Le CAE est tellement caricaturalement bourré de personnalités du monde des affaires, des médias et de la politique, et tellement simultanément opaque et ingérant, qu’il semble être la réponse à la menace mondiale à l’ordre qu’est le Plein de super*.

Super vilains

Comme vous avez sans doute pu le deviner à partir du titre, l’article de Haass se lamente des tendances isolationnistes projetées sur la population américaine par les campagnes de Trump et Sanders. Au lieu de la véritable politique isolationniste de la dynastie Yi coréenne ou du Shogunat Tokugawa japonais dite “sakoku” qui persista pendant des siècles, Haass définit l’isolationnisme en le mélangeant avec le non-interventionnisme ; une vieille tactique des interventionnistes dans le but est de comparer leur opposition à des péquenauds provinciaux apeurés par le monde autour d’eux.

Alors qu’ils condamnent la naissance de l’impérialisme américain à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle avec l’annexion d’Hawaï, la guerre hispano-américaine et des interventions en Amérique centrale pour certains défendre (((certains intérêts))) (en), les mêmes universitaires et experts en politique étrangère attaquent fréquemment le passé “isolationniste” des États-Unis au cours du 20ème siècle. En 1916 et 1940, Woodrow Wilson et Franklin Delano Roosevelt ont fait campagne pour leur réélections sur la tradition américainede non-intervention dans les conflits européens, dans la lignée de George Washington ou de John Quincy Adams, avant de se ressaisir juste après leur réélections en écoutant Felix Frankfurter, Louis Brandeis, le rabbin Stephen Wise ou d’autres (((conseillers))) dont la pensée suit plus la ligne de Theodore Kauffman (en).

Après avoir attribué le mauvais bilan de la politique étrangère de Clinton en Somalie, aux Balkans, à Haïti à un manque d’interventionnisme, ainsi que les échecs de l’administration Obama en Irak en Syrie, et en Égypte, Haass écrit que ces échecs irakiens et libyen ont contribué à un état d’esprit.

Le désenchantement et la récrimination sont répandus. L’intervention épuise et l’opinion public n’a plus envie d’une politique étrangère ambitieuse… Le deuxième débat, qui se déroule aujourd’hui, est sur la question de la place de meneur au plan international qu’ont occupé les États-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Contrairement au débat précédent, celui-ci fait participer l’élite et ceux qui n’en font pas partie. Des internationalistes de tous bords affrontent des isolationnistes ou presque, des gens voulant limiter au maximum l’action des États-Unis au delà de ses frontières.

Malgré le traditionnel manque d’intérêt de la population pour la politique étrangère et une implication encore moindre de celle-ci, Haass est consterné que les goyim commencent à se pencher sur la question, d’autant plus que les plans d’Obama d’augmenter l’engagement en Syrie que Haass supportait tant ont échoué en partie en raison du scepticisme de l’opinion publique en 2013. Après avoir associé la politique “America First” de Trump à celle d’apaisement avec L’Allemagne avant la seconde guerre mondiale, qui a été utilisée pour justifier presque tous les conflits depuis. Haass écrit :

Les isolationnistes ne doivent pas arriver à leurs fins dans ce nouveau débat sur les fondations de la politique étrangère, un débat que je n’aurai jamais imaginer avoir lieu au cours de ma vie. Se retirer de nos engagements dans le monde signifierait non seulement la perte d’opportunités : des emplois basés sur l’export, la chance d’investir à l’étranger, la capacité à voyager sans peur : cela signifierait aussi plus de conflits et la prolifération d’armes nucléaires. Les Américains deviendraient plus vulnérables au terrorisme, à l’immigration illégale, au changement climatique et aux maladies. Nous n’avons pas l’option de devenir une énorme propriété sécurisée.

Malgré l’association constante de l’interventionnisme au Moyen-Orient et aux portes de la Russie avec le “développement démocratique” et d’autres justifications mensongères, l’opinion publique américaine est de plus en plus sceptique envers l’aspect bénéfique d’interventions militaires soutenues par diverses commissions des droits de l’Homme et les élites mondiales. Le scepticisme de Trump vis à vis des avantages économiques du libre-échange, ses tendances américano-centriques, et la réceptivité spontanée de l’opinion publique américaine pour le nationalisme plutôt que l’internationalisme ont suscité des remarques alarmistes sur “le terrorisme, le réchauffement climatique et l’immigration illégale” de la part du président du CAE.

Il oublie de mentionner le rôle des interventions par frappes aériennes en Libye et Syrie, le rôle de la pression démographique en Afrique à cause de l’aide alimentaire et de campagnes d’éradication de maladies, et le rôle de l’implication des États-Unis dans la déstabilisation du Moyen-Orient après le Printemps Arabe dans l’aggravation de ces problèmes (certains terribles, d’autres plus théoriques), sans même mentionner le support au DREAM Act [ndlr : un projet de légalisation massive des clandestins] par une équipe du CAE.

Haass feint d’épouser la doctrine du réalisme, avec son accent traditionnel sur l’équilibre entre la capacité et la volonté de travailler avec des régimes parfois peu recommandables pour éviter des drames. Il ignore cependant que son théoricien le plus connu du 20ème siècle, George Kennnan, refusait fermement l’interventionnisme dit de “confinement” hormis pour les intérêts vitaux des États-Unis chez ses alliés en Europe de l’Ouest et Asie de l’Est industrialisés, et dans les régions riches en ressources dans sa sphère d’influence. En voulant faire du monde leur terrain de jeu, les gens tels que ceux qui composent le CAE ont progressivement étendu cette définition d’intérêts vitaux en élargissant les alliances, souvent au détriment des États-Unis ; donnant gain de cause à toute projection de la puissance américaine, en tout temps et peu importe le lieu.

Face à ce “Nouvel Isolationnisme” et à l’épuisement généré par l’intervention, Haass écrit que la solution contre ce ras-le-bol de l’opinion publique pour l’interventionnisme et tous ses effets néfastes est encore plus d’interventionnisme, s’exclamant que “le Moyen-Orient est l’exemple le plus frappant de ce qu’il arrive lorsque les États-Unis se retirent”. Sur l’émission Morning Joe de MSNBC pour parler de son article, Haass décrit Obama comme “le président du retranchement” qui a déstabilisé le Moyen-Orient à cause de “ce qu’on a fait en Irak, ce qu’on n’a pas fait en Syrie…”, prétendant que l’engagement sur les deux théâtres auraient été une réussite si l’interventionnisme américain avait été prolongé en Irak, et si l’intervention en Syrie avait été relevée en armant des soi-disant “rebelles modérés”. Il déplore aussi “le discours de Trump à propos des alliés”, malgré le penchant apolitique et neutre que le CAE est censé avoir.

Haass n’explique jamais dans son article ou à la télé dans quelle mesure comment ou pourquoi un prolongement de l’aventurisme sur le plan international devrait être accepté par le peuple américain, comment cela lui serait avantageux, ou comment et où utiliser les forces américaines ; pas une seule fois. Sa technique est seulement d’associer ce nouveau type d’« isolationnisme » avec les supposées leçons de la conférence de Munich, durant laquelle il semblerait que Neville Chamberlain aurait dû déclarer la guerre à Hitler pour avoir voulu les Sudètes allemands à l’Allemagne.

Une société “fermée”, c’est à dire une société non-interventionniste selon les standards de Haass, est une société dont les emplois diminueraient, où le commerce s’écroulerait, le réchauffement climatiqe progresserait, et dont la sécurité internationale s’effondrerait… plus que ce qu’elle ne l’avait déjà à cause de l’interventionnisme. Tout comme les coreligionnaires de Haas Walt Rostow ou Richard Perle l’avaient promis pour ce qui est devenu la guerre du Vietnam et le jeu d’enfant en Irak, Haass excite le besoin d’aller à l’étranger en quête de monstres à détruire, tout en cachant sous le tapis les sacrifices nécessaires à la résolution de conflits qui sont toujours plus compliqués que ce qui est initialement présenté au public américain.

Haass sait qu’il peut se permettre des propos comme “Pourquoi pensons-nous qu’un pays comme l’Arabie Saoudite, qui produit plus de 10% du pétrole mondial, est à l’abri on ne sait comment de l’instabilité liée à la Syrie ou à l’Irak”, car il sait que la dynastie saoudienne a mis tous ses jetons sur “sa stabilité” en soutenant les extrêmement conservateurs savants oulémas après la prise de la Grande Mosquée en 1979, il sait que l’instabilité en Syrie et en Irak a été exacerbée ou provoquée en se mêlant des affaires de chacun de ces pays, et il sait que le règne de la dynastie saoudienne est pérenne tant que des personnalités comme le Prince Bandar bin Sultan continuent de rivaliser avec le lobby israélien à Washington. Il sait aussi que, comme George Soros, il peut promouvoir des “open societies” à un public à peine au courant de ces évènements ou des affaires en cours et rarement capable de prendre un point de vue informé or nuancé sur elles. C’est pourquoi il peut parler du premier soutien financier mondial du Wahhabisme comme d’un pays menacé par l’instabilité, qui on ne sait pourquoi nécessite d’agir encore autre part.

Avec sa clique de banquiers, d’intervenants dans les médias, et d’anciens membres de gouvernements, Haass veut promouvoir la même ouverture en politique étrangère au peuple américain qu’il veut pour ses frontières. Ainsi, la puissance américaine peut être utilisée pour ouvrir les gouvernements “fermés” et “isolationnistes” de Russie ou d’Iran à la finance mondiale et à la dégénérescence et détruire de la sorte les traditions du pays et sa résistance à travailler “au sein du système international” comme le disait Henry Kissinger. Le plan de Jeffrey Sachs, Larry Summers et d’autres économistes d’Harvard “d’ouvrir” la Russie avec le “traitement de choc” du FMI qui au final a simplement permis à quelques escrocs internationaux de s’offrir les ressources du pays en fut une illustration.

Avec le chutzpah propre à son peuple, Haass conclue “Quand the monde commence à s’embrouiller, il ne reste pas dans son coin. Il vient à nous.” Le monde ne s’est pas embrouillé lorsque les shoguns Tokugawa ont banni les armes étrangères, les religions étrangères et les étrangers ; et le monde n’est “pas venu chez eux” pendant deux siècles et demi, jusqu’à ce que le Commodore Perry arrive sur les plages japonaises pour ouvrir les marchés du pays avec le Traité de Kanegawa l’année suivante.

Quand le monde s’embrouille et que les frontières disparaissent pour accepter les invasions humaines propres au “système international”, c’est parce que nombre de gens comme Haass ont travaillé dur pour que cela soit ce qui arrive.

Lorsqu’un groupe d’anciens conseillers au minstère des Affaires Étrangères ont signé une lettre contre Trump (en) le 2 Mars 2016, ce fut le lendemain de la réinsertion de Mitt Romney et John McCain dans la conscience publique faisant des prédictions alarmantes similaires si le peuple américain continuait à soutenir Donald Trump. La coordination de ces évènements a été égalée cette semaine lorsque l’article de Haass est paru au même moment que l’ancien directeur de la CIA Michael Hayden annonçait que l’armée pourrait désobéir à Trump s’il devenait président, et beaucoup des signataires de cette lettre ont signé une nouvelle lettre exprimant furieusement leur indignation à la possibilité d’une présidence Trump.

La tentative d’émettre encore une autre lettre au langage sévère tandis que le public baille a été menée par (((Andrew Weinstein))), qui était précédemment directeur des relations médiatiques de la campagne présidentielle de Bob Dole de 1996, et qui a écrit que les outrages de Trump “ont contribué à sa campagne de colère et d’exclusion, au cours de laquelle il a offensé et s’est moqué de millions d’électeurs, notamment des handicapés, des femmes, des musulmans, des immigrés et des minorités.” Weinstein a été rejoint par ses coreligionnaires pour signer la lettre où ils étaient surreprésentés à hauteur de 1650%, en incluant les clowns de l’État policier de l’ère Bush-43 et de ZOG tels que Eliot Cohen ou Michael Chertoff.

Leur lettre se lit comme si elle était écrite par une petite-amie rejetée dont les besoins émotionnels n’ont pas été remplis :

M. Trump a démontré à plusieurs reprises qu’il ne comprend pas les intérêts vitaux des États-Unis, leurs défis diplomatiques, leurs alliances indispensables, et leurs valeurs démocratiques sur lesquelles la politique étrangère des États-Unis doit être basée. D’autre part, il persiste à complimenter nos adversaires et à menacer nos alliés et amis… Il a alarmé nos alliés avec son comportement erratique.
[…]
Selon notre expérience, un Président doit vouloir écouter ses conseillers et ministres, doit encourager la prise en compte d’opinions différentes, et doit admettre ses erreurs et apprendre d’elles.

Pour un public qui n’est pas informé, ces mots pourrait être alarmant ou discréditant vis à vis de la compétence de Trump à diriger les ministères de la Défense et des Affaires Étrangères. Cela semble être bien compris par ceux qui ont écrit cette lettre, qui comptent exclusivement sur la forme et qui n’ont aucun fond. Bien sûr, ils ne font pas l’effort de mentionner les organisations pour lesquelles ils écrivent, pourquoi aucun des traités d’alliance ne peut être renégocié, ou pourquoi Trump complimenterait “nos adversaires” et menacerait “nos alliés”.

Quand le président des États-Majors Martin Dempsey et d’autres haut-gradés ont commencé à remettre en question la décision d’Obama d’armer des “rebelles modérés” en Syrie et de se rapprocher de la Turquie, Obama a remplacé Dempsey avec la marionnette qu’est Joseph Dunford, ravi de suivre les ordres d’Obama en remplaçant l’État Islamique par la Russie comme menace numéro un des États-Unis. Ces références de la politique étrangère américaine sont en fin de compte en colère contre Trump parce qu’il menace leur boulots tranquilles de consultants de promotion d’un l’interventionnisme éternel au milieu de l’establishment de la sécurité ; tout comme les journalistes de National Review pourraient voir leur boulot d’opposition contrôlée disparaître si le parti Républicain venait à perdre et Trump à gagner. Hillary est leur nouveau Dunford, une femme de compromis qui sait qui l’a mise au pouvoir et en prend compte.

Toutes ces personnalités sont habituées à faire des petites phrases tous les quatre ans pour mettre du beurre dans leurs épinards, et ils doivent sans doute être vraiment effrayés à l’idée qu’un compétiteur inattendu menace de mettre un terme à ce réseau. Tout comme Barry Goldwater a été calomnié pour “racisme” au cours de l’élection de 1964, et a été catalogué avec l’apocalypse nucléaire pour ne pas avoir voulu du Civil Rights Act, du Hart-Celler Act, de la Great Society, ni faire augmenter l’intensité du conflit au Vietnam ; Trump devient le “fou furieux” à qui on ne peut confier les bombes nucléaires, et qui ne peut certainement pas rencontre des dirigeants mondiaux sans causer la Troisième Guerre Mondiale.

L’idée reçue que les guerres sont commencées à cause de maladresses entre dirigeants mondiaux est une tactique utilisée par l’establishment de la politique étrangère pour cacher au public qui travaille à ce que les Etats-Unis soient impliqués dans des conflits internationaux et qui n’ont pas pour intérêt celui du public américain : exactement le type de responsables qui ont signé la lettre, et plus spécifiquement les organisations pour lesquelles ils travaillent après avoir quitté le secteur public.
Sachant les multiples menaces d’Einsenhower d’envoyer une bombe atomique sur la Chine communiste au cours des deux crises du détroit de Taïwan, et la “politique du fou furieux” de Nixon d’envoyer le “bon flic” Henry Kissinger négocier avec des entités étrangères avant qu’elles n’aient à le faire avec le “fou furieux” Nixon, la critique de l’establishment à l’égard de l’imprévisibilité volontaire de Trump sonne faux puisque c’est une stratégie testée et approuvée par les administrations précédentes.

Selon ces gens et leurs laquais dans les médias, Trump et le public sont catastrophiquement susceptibles de rompre des alliances et de se retrancher dans l’isolationnisme, et susceptibles de provoquer une guerre à tout instant. C’est un message incohérent de la part d’un groupe retiré qui hait ne serait-ce que devoir débiter ses mensonges au public, et qui est dégoûté par le nouvel instinct du public qui sent qu’on lui ment à propos des interventions extérieures de la même façon qu’on lui a menti à propos des avantages économiques du libre-échange.

L’establishment se satisfait de rouler dans la boue Trump jusqu’à ce que son image en soit maculée. Le corps des diplomates sait que ce qu’ils disent au public n’a que peu de poids aux vues de toutes les interventions ratées qui provoquent son scepticisme. Certains ont même reconnu que le public refuse explicitement leur point de vue car ils ont fait les louanges de la guerre d’Irak de 2003. Cela ne les a cependant pas empêché de faire savoir à la potentielle administration Clinton qu’ils sont plus que prêt à lui faire des faveurs si elle les leurs rendait si elle remportait l’élection.

Quelques arguments faciles pour nous peuvent être glanés de cet épisode récent de “lettre inefficace 2 : l’establishment contre-attaque.” Le piètre et facile discours “Trump est un fou furieux” qui va déclencher des guerres à l’étranger par caprice est inconciliable avec la critique de Trump sur ses velléités à se retirer d’alliances et engagements s’ils ne servent pas les intérêts des Américains.

Sa volonté de penser plus comme Martin Dempsey et moins comme Joseph Dunford promet un potentiel rapprochement avec le réalisme et de conclure que l’on ne peut pas espérer que les gouvernements russe et chinois deviennent idéaux, mais que nous pouvons travailler avec ces gouvernements pour combattre la coordination entre des islamistes en Tchétchénie ou en Xinjiang avec des marchands d’armes en Libye et des combattants de l’État Islamique en Syrie. Avec eux et avec la volonté de le réaliser, nous pouvons combattre l’ÉI avec l’intention d’arrêter la guerre civile syrienne, au lieu de prendre parti pour l’ÉI dans le but de renverser Assad pour des raisons obscures et infâmes présentées au public comme “ses bombes lancées sur l’ÉI ressemblent trop à des barils pour que nous restions sans rien faire”.

Cela pourrait stabiliser le Moyen-Orient, les États-Unis pourraient se consacrer à régler leurs problème d’immigration et d’infrastructure trop longtemps négligés, et les dirigeants étrangers pourraient avoir de la considération pour ce pays qui se respecte sérieusement en arbitrant entre le bâton du protectionnisme et la carotte de la coopération. Malgré le support de Trump à Israël dans ses discours, il ne semble pas qu’il s’étende jusqu’à s’amuser avec l’ÉI pour renverser Assad pour Israël, l’Arabie Saoudite ou la Turquie.

Impopularité à l’internationale, viol de propriété intellectuelle, déficits commerciaux énormes et espionnage de la part de la Russie et de la Chine vont certainement rester à l’ordre du jour si les puissants qui nous ont mené dans ce pétrin se voient autorisés à continuer à effrayer le public américain pour plus d’interventionnisme et à le pousser à faire une nouvelle guerre avec des discours creux sur la démocratie. “Faire face à Poutine” en faisant avancer l’OTAN toujours plus près de la Fédération de Russie n’a pas mis le peuple américain plus en sécurité, et le probable outien au coup d’état contre Viktor Ianoukovytch a rendu la région beaucoup moins sûre en obligeant l’annexion de la Crimée par la Russie en réponse.

Si vous parlez à quelqu’un qui est circonspect lorsqu’on lui parle d’aventurisme à l’étranger, pointez lui seulement quelques un des principaux noms qui le promeuvent, notez combien d’entre eux mettent en garde le public contre Trump, et laissez le déduire lui même ce qu’il en découle de ceux qui soutiennent Hillary. Nous pouvons facilement utiliser comme argument la déloyale mais évidente migration des néoconservateurs comme Robert Kagan et William Kristol du camp Trump à celui d’Hillary Clinton et des candidats indépendants dont le but est de voler des voix à Trump pour combattre les cris de l’establishment.

Contrairement à l’avis de Richard Haass, si les États-Unis s’occupaient d’abord de leurs affaires, cela ne déstabiliserait pas le monde ni ne “l’amènerait à nous”. “Envahit les, invite les” les amène ici, et Trump représente le meilleur espoir pour retourner à la politique américaine s’occupant des Américains d’abord et laisser les conflits étrangers rester des conflits étrangers. Plus de politiquement correct, plus de banquiers milliardaires prétendant se sentir concernés par la justice sociale pour les femmes et les minorités dans le but de masquer leurs plans néolibéraux, plus de contrats de défense pleins de gâchis, plus d’alliances à sens unique et plus de soldats mourant pour que quelques privilégiés puissent le rester ou pour que des criminels internationaux puissent créer des “open societies” pour piller. C’est ce qu’offre Trump, et c’est pour cela qu’ils le détestent.

Auteur: Ark

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4 Commentaires sur "“Cette lettre sévère garantit la chute de Trump” promet encore le système, de plus en plus nerveux"

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Fetish_Madame
1 septembre 2016 1 h 10 min

Mamá Merkel et les enfants = Mafia anti-occidental.

https://youtu.be/6wVe1dL5Yqw

Fetish_Madame
1 septembre 2016 1 h 28 min
Saint-Plaix
1 septembre 2016 10 h 27 min

Il me semble utile de souligner ici, pour des lecteurs non avertis, que ce qui est cité ici sous le nom traduit par “Conseil aux Relations Etrangères” est le trop célèbre CFR “Council for Foreign Relations” fondé en 1921 après la prise en main des institutions internationales en gestation par des groupes de pression “communautaristes” soit disant américains.
On trouvera une dénonciation en règle des menées communautaristes – et finalement même anti-américaines au sens nationaliste du terme – du CFR et de ses ramifications avec l’organisme britannique jumeau “The Royal Institute of International Affairs ” ou le Bilderberg group, sous la plume d’un témoin privilégié du temps: le colonel Curtis Dall.
Patriote intransigeant, brièvement gendre de Franklin Roosevelt – avant d’être exclu de la Maison Blanche et même de la famille pour refus de compromission communautariste et d’alliance avec les communistes soviétiques dont l’effort de guerre a été fiancés par Roosevelt, à l’instigation du CFR et de la nébuleuse lobbyiste qui l’entoure – Dull a été le témoin privilégié autant qu’impuissant de l’ascension fabriquée et financée de Franklin D. Roosevelt, sénateur puis gouverneur de l’Etat de New York et enfin élu président.
“FDR – Comment mon beau père a été manipulé”, son livre de souvenirs, a fait scandale à sa sortie aux USA en 1968, et n’avait jamais été traduit. Ce témoignage précieux a été enfin édité en français l’année dernière par les Editions Sigest.
http://editions.sigest.net/page0001016e.html
Les révélations précieuses, uniques,d’un témoin oculaire privilégié, sur l’infiltration par la “communauté” des milieux politiques américains durant la première moitié du XX eme siècle….On en voit les conséquences maintenant…
C’est à cette clique – qui s’est installée aux commandes de l’Amérique entre les deux guerres – qu’aujourd’hui Trump est confronté!

Waffen-SS
1 septembre 2016 22 h 03 min

De source sûre,Pluton et Mars mobiliseraient leurs troupes en cas de victoire de Donald Trump,afin de parer à une éventuelle guerre.
Même sur les autres planètes de notre système solaire,Trump est craint.
Ce ne sont pas que nos juifs qui ont la trouille…qui reniflent le pogrom qui va se levé,avec la victoire de Trump…cette aurore du monde blanc tant attendue depuis 71 ans.

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