Les (((médias))) n’ont plus beaucoup de crédibilité pour salir Trump

Les (((médias))) resteront efficace lorsqu’il s’agit d’influencer une partie de l’électorat : ceux qui sont d’accord avec ses thèses et ceux qui sont assez idiots pour ne pas réaliser l’arnaque. Mais cette dernière portion se réduit.

La campagne extrêmement intense menée par les (((médias))) pour tenter de détruire Trump – que je relatais en détail vendredi – se heurte au problème du garçon qui criait “au loup”. À force, quand il en a vraiment besoin, plus personne ne le croit.

The Daily Beast :

Sa convention a été qualifiée de “l’une des pires de tous les temps”. Chris Matthews l’a jugé “dangereux” et “effrayant”, Ellen DeGeneres a dit “Si vous êtes une femme, vous devriez être très, très effrayé”. Son adversaire a diffusé une publicité contre lui le portrayant communique dangereux pourles femmes. “Je ne me suis jamais sentie comme cela auparavant, mais c’est un moment effrayant pour être une femme”, disait une femme dans la publicité.

Il était fréquemment qualifié de “brute”, d’« anti-immigré » de “raciste”, d’« idiot » et d’« inapte » à la présidence.

Je fais référence, bien entendu, au terrifiant Mitt Romney.

Un article de New Republic proclamait “Oui, la vision de Romney pour l’Amérique est vraiment si effrayante”, et l’Huffington Post titrait “Le grave danger d’une présidence Romney”. Rolling Stones expliquait “Pourquoi le ‘président Romney’ serait un désastre pour les femmes” et Nick Kristof dans le New York Times pontifiait sur “Comment Romney traiterait les femmes” (comprenez :pas bien)

Mitt Romney était, bien entendu, loin d’être le premier candidat présidentiel républicain à recevoir ce traitement. GeorgeW. Bush, John McCain, et tout républicain ayant eu l’audace de défier un démocrate pour la présidence est traité avec une rhétorique toujours plus alarmiste. Chaque gaffe, chaque histoire non corroborée est gonflée par des médias apparemment inconscient de sonbiais extrême.

Et au cas où vous imaginiez que tous les candidats à la présidence reçoivent cette sorte de traitement médiatique, eh bien, pas vraiment. Barack Obama n’était pas stupide quand il a dit qu’il y avait 57 États. Il n’était pas raciste quand il a écouté les sermons du pasteur Jeremiah Wright [ndt : militant noir anti-blanc] pendant 20 ans. Il n’était pas fou quand il a dit qu’il ferait baisser les océans. Il n’était pas inapte quand il a dit qu’il mettrait fin à la guerre d’Irak le jour même où il prendrait le pouvoir. Il a eu continuellement le bénéfice du doute que les républicains n’obtiennent jamais de la presse.
[…]
Si chaque républicain est toujours inapte pour la présidence alors Trump n’est pas différent et il ne devrait pas être surprenant que les électeurs républicains de la base se rassemblent derrière lui. Ils savent qu’il n’y a en vérité aucun républicain que les médias approuvent. Il y a une blague parmi les républicains selon laquelle le seul candidat du GOP que les médias aiment est celui qui n’a aucune chance de gagner.

L’auteur de l’article que je cite n’est pas pour Trump. En vérité, il s’agit d’une juive anti-blanche et anti-Trump de Brooklyn, qui explique que Trump c’est vraiment le grand méchant et que c’est là que les médias auraient besoin de n’avoir pas sapé leur propre crédibilité.

Mais, les passages stupides retirés, les faits rappelés sont pertinents.

Les pro-Trump et anti-Trump convaincus deviennent de plus en plus polarisés, mais cette intense campagne médiatique a des effets mineurs.

Le sondage glissé sur 5 jours Ipsos/Reuters – traditionnellement biaisé en faveur de Clinton et ayant changé sa méthodologie quand Trump avait dépassé Clinton après sa convention – confirme cela. Après avoir enregistré des écarts de 7 à 8% lors du “bond” de convention de Clinton (je prends la version à 4 candidats pour donner ces chiffres mais celle à 2 est semblable), il n’enregistrait plus que 4% le 3 août et 2% le 4 août. Même si c’est sujet à des variations dues au hasard, la tendance est claire, et d’autant plus marquante que jusqu’à la mi-juillet Ipsos/Reuters continuait de proclamer 10% d’écart entre les deux candidats.

Auteur: Blanche

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4 Commentaires sur "Les (((médias))) n’ont plus beaucoup de crédibilité pour salir Trump"

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un blanc
8 août 2016 14 h 45 min
Warezerie
9 août 2016 23 h 04 min
Jacot
10 août 2016 7 h 27 min

À propos de Victor Thorn :
http://ungraindesable.the-savoisien.com/index.php?post/Scott-Makufka-alias-Victor-Thorn-est-mort.-Repose-en-paix

Merci à Un Blanc, et c’est Donald Trump qui serait fou ? Europe 1, “la radio des Youpins” (dixit Hervé ryssen), dit encore ce matin que les critiques s’accumulent encore sur Donald Trump… blablabla ! Avec tous ceux qui le critiquent, on se demanderait presque pourquoi il se présente !

Heil Trump !

Augusto Pinochet
29 novembre 2017 22 h 38 min

Les Américains ne font pas confiance aux médias à propos de Trump, mais la situation en France est toute autre :

Un an après son élection, le président américain apparaît plus impopulaire encore que Vladimir Poutine, selon un sondage Odoxa/Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. En Europe, les Français font partie de ceux qui rejettent le plus l’actuel occupant de la Maison-Blanche. Les Français font toujours partie de ceux qui rejettent le plus Donald Trump qui recueille auprès d’eux 90 % d’opinions défavorables, en progression de neuf points par rapport au début de l’année.

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/02/01003-20171102ARTFIG00372-sondage-neuf-francais-sur-dix-ont-une-opinion-negative-de-donald-trump.php

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