François Hollande croit-il vraiment pouvoir être réélu ?

François Hollande a été élu président grâce au profond rejet que suscitait (((Sarkozy))) qui avait largement renié ses engagements, et qui avait sutant fâcher la gauche que beaucoup de ceux qui l’avaient soutenu en 2007 – et qui continue ces temps-ci à s’agiter hypocritement.

Mais s’il avait su duper un certain nombre de naïfs par ses promesses de campagne, et son inoubliable “mon ennemi c’est la finance”, il reste certain qu’il fut davantage élu par rejet de (((Sarkozy))) que pour ses qualités propres – il n’a aucun charisme.

François Hollande bat tous les records d’impopularitéseulement à 12% de confiance selon la dernière itération de la TNS Sofres (Sarkozy avait eu un minimum de 20% en mai 2011), ou encore 19% de popularité selon BVA-Orange qui emploie une autre méthodologie (le minimum de Sarkozy chez BVA était à 30% en février 2011).

Dans ces circonstances, une candidature apparaît ridicule. Et pourtant.

François Hollande ne masque guère l’ambition d’un deuxième mandat

Le Figaro :

Nicolas Sarkozy pouvait souvent se lire à livre ouvert. C’est moins le cas avec François Hollande, plus pudique et corseté. Pourtant, mardi soir, dans les salons de la Maison des centraliens où il rencontrait la presse présidentielle, [..] le langage du corps en a dit plus long que bien des discours : des demi-sourires pleins de sous-entendus, les yeux qui s’allument soudain, une gourmandise évidente dès que des sujets politiques ou ayant trait à la campagne présidentielle étaient abordés. « On sent qu’il trépigne, qu’il a envie de se jeter dans la bataille », observe l’un de ses proches.

Lors de son propos liminaire, François Hollande s’est d’ailleurs livré à une véritable déclaration d’amour à la politique. S’adressant aux journalistes qui couvrent l’actualité de l’Élysée, il a appelé à traiter la politique et les responsables avec « égard ». « La politique, il faut l’aimer, pour la faire et la traiter, a-t-il ajouté. Ce qui me surprend, c’est qu’il y a des politiques, des journalistes, qui n’aiment pas la politique, qui la voudraient différente. Personne n’oblige à en faire (ou à la couvrir, NDLR). La politique, il faut l’aimer. Même avec ses médiocrités. Car s’il n’y a pas de politique, il n’y a pas de démocratie. »

Les propos de Hollande sont absurdes. Je suis moi-même à la tête d’un site politique, et j’ai beaucoup de respect pour la politique comme art de réaliser – un sens plus large et authentique que le simple cirque électoral. Et je ne vois aucune raison pour apprécier les choses comme elles sont, à moins bien entendu d’être un anti-français qui se délecte de la destruction de la France, ou un individualiste à courte vue qui ne songe qu’à profiter, quitte à trahir tout son peuple.

Le chef de l’État en a profité pour envoyer une pique déguisée à son ambitieux ministre de l’Économie qui rêve de concourir à sa place en 2017. Il a fustigé ainsi ceux qui assurent pouvoir « faire de la politique autrement ». « Comme si ça existait… », a-t-il soupiré.

Hollande promettait “le changement c’est maintenant”. Au fond, le cirque d’Emmanuel Macron et de son mouvement “En Marche” est de la même veine. Singulière hypocrisie !

[…]
Sous les habits régaliens d’un président qui se veut garant de la sécurité des Français et de l’unité nationale, l’éventuel candidat n’était jamais loin, même si le chef de l’État a – sans surprise – refusé de se dévoiler. Hollande – dont la courbe de popularité a stagné en juillet, alors qu’elle avait fait un bond après les attentats de janvier et du 13 novembre 2015 – veut croire que cette séquence « historique » est en passe de changer la donne présidentielle.

« Un candidat de gauche a plus de chances de gagner en disant ce qui est possible et ce qui ne l’est pas qu’en allant dans la fuite en avant », a-t-il ainsi observé, en répétant que la sécurité doit être assurée dans le respect de l’État de droit.

Un François Hollande n’a aucune chance de gagner quoi qu’il raconte.

[…]
En aparté, le chef de l’État a décoché quelques flèches contre ses adversaires de droite. Il a jugé que Nicolas Sarkozy avait été « trop vite et trop loin » dans ses critiques de l’exécutif après Nice. Il a également critiqué la position d’Alain Juppé, qui a semblé chercher le bon positionnement – sans jamais le trouver – au lendemain des deux attentats de juillet. « Quand vous êtes sur le ni-ni, c’est que vous n’êtes pas toujours très au clair », a estimé François Hollande.

Vu à quel point Juppé est un corrompu anti-français qui joue sur une ligne floue et molle pour ratisser large, je ne donnerais pas tort à Hollande sur ce point. Même les pires salauds peuvent dire des vérités…

Pendant toute la rencontre, Hollande a joué au chat et à la souris avec la presse dès qu’il s’agissait de ses intentions présidentielles, qu’il dévoilera avant la fin de l’année. Quoi qu’il en soit avant le 15 décembre, date de clôture des candidatures à la primaire de la gauche. Évoquant son déplacement à Rio jeudi et vendredi pour défendre la candidature de Paris aux JO de 2024, il a expliqué que le CIO l’interrogeait sur la sécurité, notamment. « C’est dire la confiance qu’on me porte, a-t-il souri. C’est loin 2024… »

François Hollande juge bon de critiquer Donald Trump

Le Monde :

François Hollande, qui s’exprimait mardi lors d’une rencontre avec les journalistes de l’Association de la presse présidentielle à Paris, a déclaré que « les excès finissent par créer un sentiment de haut-le-coeur, aux Etats-Unis même, surtout quand on s’en prend, en l’occurrence Donald Trump, à un soldat, à la mémoire d’un soldat ».

Il s’agit de l’affaire Khizr Khan – que je rapportais et commentais en détail dans un précédent article.

François Hollande se contente de suivre le discours hystérique des médias dominants qui agissent dans un plan coordonné.

Donald Trump n’a jamais attaqué le soldat – il s’est seulement défendu, modérément, contre le père du soldat qui utilisait son fils mort comme arme politique ; bien que Trump n’ait aucun rapport de près ni de loin avec la mort de son fils.

Mais pourquoi est-ce que je mentionne cela dans un article centré sur François Hollande ?

[…]
M. Trump, a-t-il toutefois observé en aparté, « n’est pas encore élu », mais « si les Américains choisissent Trump, ça aura des conséquences, parce que l’élection américaine est une élection mondiale ».

Une élection qui pourrait avoir des répercussions sur le scrutin présidentiel français six mois plus tard. « Ça peut conduire à une droitisation très forte ou, au contraire, à une correction », a analysé M. Hollande, qui note que « la campagne américaine indique des thèmes qui se retrouvent ensuite dans la campagne française ».

Une victoire de Trump, ce sont de nombreuses idées qui deviennent plus acceptables : expulser massivement les clandestins, prendre des mesures fortes pour limiter l’immigration, en finir avec les traités commerciaux destructeurs, etc. Bien sûr, en mai 2017, Trump n’aura pas été au pouvoir assez longtemps pour appliquer largement ses politiques ; mais de même qu’une éventuelle victoire de Hofer le 2 octobre, cela aura indéniablement un impact politique réel, dans le bon sens. Seules des émeutes hispaniques ou nègres de grande ampleur pourraient pousser les choses dans l’autre sens à court terme.

Mais du moins Hollande a-t-il raison sur l’importance de la campagne au niveau mondial et sur son influence sur la France. Vous comprenez dès lors pourquoi j’accorde cette importance à l’élection présidentielle américaine de 2016, la plus importante depuis des décennies.

François Hollande devrait passer par une primaire du Parti Socialiste

On apprenait le 17 juin que le PS organiserait une primaire.

AFP :

Après plusieurs mois de suspense, le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis [a proposé] aux socialistes, en plein accord avec le président François Hollande, l’organisation, fin janvier, d’une primaire de la gauche de gouvernement en vue de 2017.

“J’ai décidé de soumettre au Conseil national […] une primaire ouverte à [la Belle Alliance populaire, soit le PS, le PRG et les écologistes pro-gouvernement, NDLR]” si, hypothèse très probable, “la primaire de toute la gauche était impossible”, a écrit M. Cambadélis à l’AFP.

Cette consultation, au format proche de la “primaire citoyenne” de 2011, pourrait se dérouler “les deux derniers week-ends de janvier 2017, si la primaire de toute la gauche était impossible en décembre”, a-t-il ajouté.

Dans une interview à Libération, M. Cambadélis précise avoir informé de son initiative le président de la République et que, pour ce dernier, “le Parti socialiste se détermine comme il le souhaite”.

Selon certains proches du président François Hollande, celui-ci serait prêt à cet exercice. Il dira s’il est ou non candidat courant décembre.

“Si je ne suis pas en mesure de remporter la primaire, comment pourrais-je espérer remporter la présidentielle ?”, leur a confié le chef de l’Etat, élu en 2012 après avoir remporté la primaire.

“Que le PS décide d’un calendrier, c’est tout à fait légitime, c’est de sa responsabilité. Le président, lui, préside et se prononcera en décembre”, a déclaré vendredi soir à l’AFP Stéphane Le Foll, porte-parle du gouvernement et proche du chef de l’Etat.

La primaire, c’est “un moyen de rassembler. C’est aussi un moyen de mesurer les nuances, interrogations, divergences… Et de convaincre”, explique M. Cambadélis à Libération.

[L]’idée d’une primaire de toute la gauche a fait long feu : après Jean-Luc Mélenchon, qui avait immédiatement refusé d’y participer, le PCF et EELV l’ont également écartée lors de leurs congrès début juin.
[…]
Mais l’aile gauche du parti et des proches du président de la République comme du Premier ministre Manuel Valls poussaient ces derniers jours pour l’organisation d’une telle consultation, même restreinte au PS et à ses plus proches alliés, comme le prévoient d’ailleurs ses statuts.

“Ma conviction, c’est que s’il n’y a pas de primaire, on n’arrivera pas à faire l’union de la gauche (…) Le risque, c’est qu’on passe la campagne à débattre entre nous”, expliquait par exemple sous couvert d’anonymat un proche de Manuel Valls.

Pour un autre ténor du PS, la primaire permettra au président de la République de “purger son bilan” et de se “relégitimer”.

A l’inverse, de nombreux proches de M. Hollande étaient a priori hostiles à cette idée, considérant qu’un président sortant n’a pas besoin de passer par une primaire et que s’y soumettre constituerait en soi un aveu de faiblesse.

On attend de voir. Il n’y a pas beaucoup d’autres figures du PS qui peuvent tenter quelque chose – Macron, peut-être, mais la gauche ne l’aime pas – ce qui fait qu’Hollande pourrait bien réussir ce pari-là.

Mais qu’un président sortant passe par une primaire autre que symbolique ; avec des opposants sérieusements décidés à le battre, c’est en soi du jamais vu.

Jean-Luc Mélenchon détruit les espoirs de François Hollande

L’hyper anti-blanc Jean-Luc Mélenchon – il dit “ne pas pouvoir survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus” – a déclaré sa candidature à l’élection présidentielle. Et visiblement les gauchistes l’aiment bien. Je ne sais pas vraiment ce qu’ils lui trouvent, ses incantations sur la VIème République sont-elles vraiment séduisantes ? Représente-t-il bien leur haine de leur propre peuple ?

Peu importe : les sondages lui attibuent plus de 10% des voix, en général plus de 12%, dans toutes les configurations de candidats testées. Or, la gauche a beaucoup reculé depuis 2012.

Au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, l’ensemble de la gauche obtenait 44% des voix – en ne comptant pas François Bayrou.

Par comparaison, au 1er tour des régionales de 2015 elle n’en obtenait que 36%, et ce bien qu’elle n’ait pas perdu de voix chez Bayrou.

François Hollande obtient donc pour le premier tour moins de 20%, et en général moins de 15%, dans tous les sondages depuis mars – Hollande a une performance pire qu’un “candidat générique du PS” et ne paraît déjà avoir presque aucun espoir d’arriver au second tour. Même dans le pire des cas tant le FN que le candidat des Républicains obtiendraient plus de 20%.

Même contre Marine Le Pen, Hollande perdrait probablement au second tour

La stratégie à peu près déclarée de Hollande est de se qualifier au second tour contre Marine Le Pen, pour la battre alors grâce au rejet du FN.

On l’a vu, sa présence au second tour est totalement improbable, mais supposons qu’il y soit.

Peu de sondages ont été menées sur la question – seulement 3 en 2016. Mais les 2 derniers, datant d’avril, donnent Marine Le Pen gagnante par 53% à 47%. Et la situation catastrophique en France – qu’il s’agisse des attentats qui se poursuivent ou de l’économie qui ne se relève pas en dépit des mensonges gouvernementaux – couplée à la volonté de changement – qui serait heureux de 5 ans de plus d’Hollande ? – font que la dynamique est en faveur de Marine Le Pen.

On peut bien sûr s’interroger : une campagne de terreur médiatique pourrait-elle faire changer d’avis la population ? Une surmobilisation des maghrébins et des noirs pour “faire barrage au FN” ne pourrait-elle pas renverser le résultat ? Peut-être. Mais peut-être pas.

Conclusion

Si les perspectives ne s’améliorent pas pour lui d’ici décembre, François Hollande renoncera peut-être à participer à la primaire de la gauche et à la présidentielle. Mais pour le moment, il se réserve clairement cette possibilité qu’il semble envisager sérieusement. Il aime visiblement faire office de pantin pour les fossoyeurs de la France.

Auteur: Blanche

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16 Commentaires sur "François Hollande croit-il vraiment pouvoir être réélu ?"

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yoananda
4 août 2016 7 h 17 min

Petite précision : Hollande à bel et bien été élu par les 2 millions de musulmans qui ont votés à plus de 90% pour lui. Si on retire le vote muzz, c’est Sarko qui passe.

darkeuclyde
4 août 2016 12 h 27 min

Ou sinon MLP qui passe, je précise, il y a plus de 15 millions d’étrangers en France qui ont majoritairement voté pour Hollande donc ce n’est pas seulement 2 millions qui vont changer la donne, mais bien plus.
Bien sur on réduit le nombre aux personnes capables de voter et allant voter, mais on passe de 15 à 8 millions tout du moins car c’est une hypothèse mais dans tous les cas ce n’est pas négligeable.

33charlemagne
4 août 2016 15 h 00 min

Admettons le scenario du 2 ° tour Hollande face à MLP, on aura droit à un déchaînement médiatique sans précédant pour que justement toute la racaille non blanche aille voter en faveur de l’incapable. Tout à coup l’opinion publique découvrira que les banlieues sont remplies de bon citoyen français.

yoananda
4 août 2016 17 h 42 min

La stratégie de Hollande est simple :
* empêcher Melenchon d’avoir ses parrainages
* être LE candidat de la gauche mais aussi le “rassembleur” (comprendre le candidat des non blancs, des homos, etc…)
* diviser la droite autant que possible (d’ou Macron qui grapille au centre droit)
* faire monter le FN
Face à Marine, il est quasi sûr de gagner, même après les attentats parce que les veaux n’ont pas envie de risquer la guerre civile.

Pour l’instant, il n’est pas encore hors course, mais si Melenchon est parrainé, à mon avis c’est grillé.

Hollande perdrait face à Ali Juppé ou même Sarko.

Ksenia
4 août 2016 19 h 12 min

Hollande compte sans doute sur une multiplicité de candidats, à “droite ” : Ali Juppé sortant vainqueur des primaires , Sarkozy ne renonçant pas + Guainot qui semble vouloir se présenter , N Dupont Aignant, + d’autres…en plus de Marine .
Il espère se retrouver face à Marine au 2eme tour.
Il aura avec lui les ((( médias ))) et les pseudos artistes qui persuaderont les Français que les nazis ( ! ) sont de retour , les antifas et autres ” étudiants ” chargeant des manifs et de la casse.
Les moutons, affolés, pourraient voter pour lui ?

Rahowa73
4 août 2016 23 h 41 min

Un second tour Ali Juppé (candidat de la gauche) contre Nicolas Sarkozy (canditat de l’extrême droite) est plus que probable. Marine Le Pen se fera doubler sur sa droite par Nicolas Sarkozy.

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