Point de vue nationaliste sur le conflit de la “loi travail”

J’ai eu l’occasion de parler à quelques occasions du conflit sur la “loi travail”, et de cette dernière en particulier, mais j’ai globalement assez peu couvert le conflit intense que l’on constate entre les syndicats et de nombreux grévistes-manifestants, et l’État.

Les manifestations répétées et les blocages

Le sommet du conflit avait été atteint à la fin du mois de mai.

AFP :

Les nouvelles manifestations contre la loi travail ont réuni jeudi [26 mai] au moins 153.000 manifestants en France, selon les autorités, tandis que la CGT en a recensé le double, près de 300.000, soit une mobilisation en baisse par rapport à il y a une semaine.

AFP :

Blocages en cascade, pénurie de carburants, perturbations sur les routes, les ports et les centrales nucléaires, nouveaux défilés : la contestation du projet de loi travail a pris jeudi [26 mai] une nouvelle ampleur et créé des dissensions majeures au sein du gouvernement, à la recherche d’une sortie de crise.

Après deux mois et demi de contestation, la mobilisation est montée d’un cran depuis le week-end dernier avec l’entrée en lice des salariés des sites de carburants, provoquant des difficultés grandissantes d’approvisionnement.

Ces tensions ne sont pas bonnes pour les affaires, bien entendu.

Mais si à l’heure où le peuple français est génocidé par remplacement et où le mondialisme nous mène vers une “brésilianisation” de la France – qui, est-il besoin de le préciser, saccagera aussi l’économie -, la première inquiétude est que les “méchants communistes” empêchent “les bons citoyens responsables” de travailler ; alors on n’a pas compris grand chose à ce qui se joue.

Les casseurs, outil de déligitimation

On pourrait croire que chez les sympathisants de “l’extrême-droite”, on saurait que les forces antifas sont des sortes de milices para-gouvernementales, qui sous prétexte de rébellion servent avec dévouement les intérêts du Système.

Mais apparemment, ce n’est pas le cas.

Les casseurs, ces racailles de l’ultra-gauche, ont sévi régulièrement autour des manifestations.

Mais c’est le 14 juin qu’ont eu lieu les violences décisives. Quelques centaines de casseurs ont permi de déligitimer des dizaines de milliers de personnes.

Le Figaro :

Le cortège parisien a été émaillé de nombreux heurts, particulièrement violents, qui ont fait des dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre. Les syndicats, qui continuent de se mobiliser contre la loi travail en cours d’examen au Sénat, se félicitent quant à eux d’une mobilisation record.

Selon la CGT, l’un des syndicats organisateurs de la mobilisation, quelque 1,3 million de Français ont manifesté contre la loi travail ce mardi dans toute la France. Les autorités en ont dénombré 125.000. Les trois syndicats organisateurs de la manifestation (CGT, FO, Solidaires) revendiquent un million de manifestants à Paris, alors que la préfecture de police estime le nombre de participants entre 75.000 et 80.000.

Cette mobilisation est de loin la plus importante depuis le début de la contestation il y a trois mois.

On sait que les syndicats surestiment la participation et que les autorités la sous-estiment, mais un tel rapport de 1 à 10 est une rareté.

Quoi qu’il en soit, le nombre de casseurs est insignifiant par rapport au nombre de manifestants, mais ce sont eux qui mobiliseront le centre de l’attention.

[…] Cette mobilisation a compté parmi les plus violentes depuis le début du conflit, comme en ont témoigné nos journalistes sur place. Magasins dévastés, vitrines de l’hôpital pour enfants Necker fracassées ont notamment été l’œuvre des casseurs présents en tête de cortège.

Hôpital Necker dégradé

Les cocuservateurs se rallient au gouvernement

Non, dire que le gouvernement n’est “pas assez ferme” contre les manifestants, ce n’est pas s’opposer au gouvernement. C’est se rallier à lui.

Alors que l’Euro de football et les vacances d’été venaient déjà nuire à l’affrontement CGT-gouvernement ; ces violences, et en particulier les vitrines brisées de l’hôpital Necker, ont été le prétexte d’un énorme tour de vis. Les responsables gouvernementaux se sont succédés dans les médias pour dénoncer avec force indignation cette destruction, en jouant de manière totalement inique de la présence de l’établissement du fils du couple de policiers assassinés à Magnanville par un islamiste.

Les sites cocuservateurs l’ont soutenu.

Présent, repris par Novopress :

Après des semaines et des semaines de violences perpétrées par la CGT et ses camarades d’ultra-gauche, des dizaines de policiers blessés, dont certains grièvement, des centres-villes entièrement saccagés et les provocations insupportables de Martinez, c’est maintenant, et seulement maintenant, alors que nous vivons depuis des mois sous l’état d’urgence, que le gouvernement se pose la question d’interdire ces manifestations.

Invité mercredi matin sur France Inter, le Premier ministre, après avoir souligné « l’attitude ambiguë du service d’ordre de la CGT », a en effet déclaré que « ces manifestations ne peuvent plus durer ainsi » et brandi la menace d’une interdiction.

Manuel Valls n’attendait que le bon prétexte.

Mais les cocuservateurs se croient malin à exiger ces interdictions :

A l’origine de cette déclaration, les nouvelles dégradations et agressions commises la veille à Paris lors des manifestations contre la loi travail, qui ont fait au moins 40 blessés. Et notamment l’attaque intolérable de l’hôpital Necker par les militants de la CGT et leurs camarades.

Des images ahurissantes, sur lesquelles on aperçoit ces « braves gens » caillasser allègrement les vitres de ce célèbre hôpital où sont soignés des enfants malades.

Tous les manifestants sont donc assimilés aux casseurs. Manuel Valls se frotte les mains.

Et notamment, ce jour-là, le petit garçon du couple de policiers massacré lundi par un djihadiste à Magnanville.

Pouvait-on tomber plus stupidement en plein dans le piège médiatique du gouvernement ?

[…]
Des images, tout de même, qui auront scandalisé une foule d’internautes. […] Mais apparemment pas Philippe Martinez, qui a expliqué mercredi que « menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois » et que « la CGT ira jusqu’au bout ».

En réalité, la CGT a dénoncé ces actes, mais bien entendu, elle a compris qu’ils servaient à la discréditer alors qu’elle n’en était pas responsable.

Et après, ces cocuservateurs s’indignent quand les manifestations anti-immigration sont réprimées ou interdites sous le prétexte des violences des contre-manifestations d’extrême-gauche ! Zéro logique !

Et l’article était intitulé “C’est la CGT qu’il faut dissoudre !”. Ou comment légitimer les dissolutions de groupes nationalistes ! Là encore, zéro cohérence.

L’étau policier autour des manifestations

Fort de l’assentiment populaire acquis après la sur-médiatisation de l’incident de l’hôpital Necker, le régime a pu étouffer la contestation, en menaçant d’interdire une manifestation avant de l’imposer sous une surveillance policière extrême.

AFP :

Les syndicats opposés à la loi travail battent finalement le pavé jeudi à Paris au terme d’un bras de fer avec le gouvernement, qui a prévenu: il ne tolèrera aucun débordement après les violences intervenues le 14 juin.

La presse de jeudi est cinglante après la volte-face gouvernementale, qualifiée de “Valls-hésitation”.

Initialement, la manifestation parisienne, aux modalités floues, n’était pas censée être une date-clé de la mobilisation contre le projet de loi, dans un contexte d’essoufflement du mouvement lancé début mars. Le numéro un de la CGT Philippe Martinez avait prévu de défiler à Bordeaux.

Mais les menaces d’interdiction, émises par François Hollande et Manuel Valls au nom de la “sécurité” après la manifestation nationale du 14 juin, puis l’annonce de l’interdiction, ont changé la donne. Elles ont suscité un tollé côté syndical et politique.

Si la volte-face du gouvernement est un échec pour lui – les cocuservateurs se sont sans nul doute plaint qu’il n’ait pas maintenu l’interdiction -, il a malgré tout réussi à porter un grand coup au mouvement de contestation. Les manifestations sont désormais très fortement encadrées par la police et elles ont avec succès été diabolisées.

Le Sénat souffle sur les braises

Le 28 juin, le Sénat a adopté une version “droitisée” du texte. C’est l’occasion pour la droite de se démarquer du gouvernement, mais cela remobilise aussi les forces de contestation, bien que l’Assemblée contrôlée par la gauche garde le dernier mot. Manuel Valls lui aussi a remobilisé les opposants.

AFP :

“Nous ne reviendrons pas” sur la “prééminence” de l’accord d’entreprise, a déclaré le Premier ministre Manuel Valls mercredi soir, fermant la porte aux syndicats contestataires reçus plus tôt aux côtés de la ministre du Travail, Myriam El Khomri.

Après quatre mois de mouvement social, l’exécutif a fait un geste en apportant des amendements à l’article 13 pour clarifier le rôle des branches professionnelles. Mais sans toucher à l’article 2, colonne vertébrale du texte, qui permet, par la négociation d’entreprise, de déroger aux dispositions sur le temps de travail.

La CGT est toujours en “profond désaccord” avec Manuel Valls sur le projet de loi travail, dont les “petites avancées sont très loin du compte”, a déclaré le leader du premier syndicat français, Philippe Martinez.

“Il n’y a pas de sortie par le haut”, a lancé de son côté Jean-Claude Mailly (FO), en déplorant “le blocage du Premier ministre”. “Ce n’est pas la fin du mouvement”, a-t-il assuré, alors qu’une nouvelle journée de protestation est programmée mardi prochain.

Les “Harry Powell” cocuservateurs

Toute cette affaire confirme que nous avons en France beaucoup de “Harry Powell”.

Harry Powell est un personnage des Carnets de Turner :

Harry Powell était le chef de l’unité 5. La semaine dernière, quand le Commandement Exécutif de Washington a donné à son unité la mission d’assassiner deux des défenseurs les plus odieux et véhément du métissage dans la zone – un prêtre et un rabbin, co-auteurs d’une pétition au Congrès largement médiatisée demandant des avantages fiscaux pour les couples mariés bi-raciaux, Powell a refusé la mission. Il a renvoyé un message au CEW disant qu’il était opposé à la poursuite de l’utilisation de la violence et que son unité ne participerait à aucun acte de terrorisme.

Il a été immédiatement arrêté, et hier un représentant de chaque unité […] a été convoqué pour le juger.
[…]
Powell a reçu l’opportunité de parler pour se défendre. Il l’a fait pendant plus de deux heures, interrompu occasionnellement par une question de l’un d’entre nous.
[…]
Harry Powell était, en substance, un “conservateur responsable”. […] Sa plainte fondamentale était que nos actes de terreur contre le Système ne rendaient que les choses pires en “provoquant” le Système à prendre des mesures de plus en plus répressives. Eh bien, bien sûr, nous l’avions tous compris ! Ou, au moins, je croyais que nous l’avions tous compris. Apparemment, Powell ne l’avait pas compris.

C’est à dire, il n’avait pas compris que l’un des principaux objectifs du terrorisme politique, partout et de tout temps, est de forcer les autorités à prendre des mesures de représailles et de devenir de plus en plus représsives, s’aliénant ainsi une portion de la population et suscitant de la sympathie pour les terroristes.

Et l’autre objectif est de créer du désordre en détruisant le sentiment de sécurité de la population et sa croyance en l’invincibilité du gouvernement.

Alors que Powell continuait à parler, il devenait de plus en plus clair qu’il était un conservateur, pas un révolutionnaire. Il parlait comme si l’objectif tout entier de l’Organisation était de forcer le Système à instituer certaines réformes, plutôt que de détruire le système, jusqu’à la racine, et de construire quelque chose de radicalement et fondamentalement différent à sa place.

Il était opposé au Système parce qu’il imposait son commerce trop lourdement. […] Il était opposé à la permissivité du Système envers les Noirs, parce que la criminalité et les émeutes sont mauvaises pour les affaires. Il était opposé à la confiscation des armes à feu par le Système, parce qu’il sentait qu’il avait besoin d’un pistolet pour sa sécurité personnelles. Il avait les motivations d’un libertarien, la sorte d’individu auto-centré qui voit le mal fondamental du gouvernement comme une limitation de l’initiative personnelle.

Ce n’est pas avec des Harry Powell que l’on renversera le Système. Leur amour de l’ordre est trop important pour accepter les difficultés très réelles qu’implique une authentique prise de pouvoir révolutionnaire.

Conclusion

Répétons-le, une fois de plus : le Système n’est pas réformable.

Nous avons besoin d’accroître nos rangs et de nous préparer, mais nous n’avons pas besoin d’essayer à bout de bras de faire tenir le Système. Si ses contradictions internes le mettent en difficulté, enfonçons-le plutôt que de le soutenir.

Dans le cadre du conflit de la loi travail, soutenons les manifestants.

Auteur: Blanche

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4 Commentaires sur "Point de vue nationaliste sur le conflit de la “loi travail”"

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33charlemagne
6 juillet 2016 14 h 26 min

Tout à fait d’accord, il ne faut pas toujours s’attarder sur les quelques casseurs gauchistes, ce système est un système contre le peuple français et contre les peuples européens, les soit disantes élites ne font pas de différence entre gauche et droite. Dans tous les cas il faut soutenir tout ce qui peut le détruire, une fois cette tâche accomplie on pourra toujours faire le tri.

Fred
6 juillet 2016 19 h 10 min

Tout à fait d’accord et j’ajoute que la trahison de ce gouvernement faux-socialiste (qui enchaine trahison sur trahison depuis son élection) est un exemple de néolibéralisme autoritaire (cela devait être Strauss-Kahn ex FMI et non Hollande je rappelle au passage), tendance politique qui va de Valls/Macron (ex banquier d’affaire chez Rothschild) à une partie du FN, en passant bien entendu par l’ultra-corrompu parti UMP/LR (Sarkozy, Balkany, Karoutchi, etc).

Ce néolibéralisme autoritaire est fondamentalement au service du monde marchand, de la finance apatride, du peuple autoproclamé élu, de la mondialisation, de l’immigration massive et du métissage et est donc en opposition quasi totale avec le fascisme ou le très proche national-socialisme.
Concernant cette partie du FN que je désigne avec Marion M.Le Pen (mais je peux me tromper, mais *le fait qu’elle soit sortie/couchée avec un maghrébin aisé à une époque indique un grave manque de conscience raciale et de droiture morale, typique chez les marionnettes du judéolibéralisme métisseur*), celle-ci est fort charmante mais ses diverses réactions la place, de mon point de vue, dans ce groupe néolibéral autoritaire, dans ce cas déguisé en nationaliste (idem avec Poutine), et clairement philosémite.
Cette droite juive / philosémite / néocons est une calamité dont il faut saisir et dévoiler les stratégies :
– prise de contrôle des mouvements natio (et catho) car l’aspect autoritaire (et disciplinés/calmes) les intéresse et c’est un des derniers remparts possible à l’argent roi et au monde marchand.
– obsession pour l’islam et les gauchistes qu’il rêvent de mélanger, sans succès, et traite quasiment au même niveau (islamistes et manifestants sont gérés/décrits presque pareil, cela concerne tout type de manifestants d’ailleurs…), mais jamais rien sur les saloperies des youpins.
– réorientation idéologique et contrôle par le financement qui condamne d’ailleurs le système des parti/ la pseudodémocratie à n’être qu’une ploutocratie.
Plusieurs sites internet/médias se placent plus ou moins dans cette tendance, novopress, ou encore boulevard voltaire avec de bons textes mais clairement philosémite/néocon, fdesouche dans une moindre mesure qui ne loupe pas une occasion de rapporter la dernière déclaration du youpin zemmour, etc…
A mon avis le FN a atteint la limite ou le politiquement correct / la pression et les infiltrations des youpins vont de plus en plus le dénaturer, et la nouvelle garde(et ses tafioles) ne me dit rien qui vaille. L’action concrète physique sera la seule façon de défendre la cause des peuples européens.

Pour en revenir aux manifestations et aux casseurs, je ne me sens vraiment pas proche de cette ultragauche (plein de pouilleux agressifs), mais le fait qu’ils aient vandalisé uniquement les agences bancaires dans ma ville me réjouit doucement. Pour le coup de l’hôpital, c’est soit de la bêtise pure, soit la manip policière, en effet ces derniers ne manquent pas d’imagination quant il s’agit d’infiltrer ou de se déguiser en casseurs pour un sale coup bien pourri…

Fred
14 juillet 2016 0 h 32 min

correction tardive : du mondialisme (gouvernance mondiale par l’oligarchie financière) et non de la mondialisation (phénomène en cours depuis au moins le moyen-age, cf route de la soie, etc)

yéti
7 juillet 2016 20 h 25 min

« C’est parce que je suis national que je suis social » Maurras

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