Un (((journaliste))) explique comment éviter d’appliquer le Brexit

C’était prévisible.

Dans un article paru lundi dans le célèbre (((New York Times))), un certain (((Max Fisher))) explique comment le Royaume-Uni pourrait rester dans l’UE en dépit du résultat clair du référendum.

New York Times :

Dans les jours qui ont suivi le vote des Britanniques pour quitter l’Union Européenne, le référendum sur le “Brexit” a créé des troubles si graves que l’attention publique est de plus en plus concentrée sur une option extrême : peuvent-ils sortir de cette voie ?

Le premier ministre David Cameron a dit lundi qu’il considère que le référendum pose une obligation et que “la procédure de mise en oeuvre de la décision de la meilleure manière possible doit désormais commencer”. Mais il a aussi dit qu’il laisserait cette procédure à son successeur, après sa démission attendue en octobre. Cela laisse une fenêtre d’au moins quatre mois durant laquelle la Grande-Bretagne pourrait décider de ne pas agir, et d’éviter les répercussions venant de l’Europe.

Quand les goyim votent mal, il faut abolir la démocratie. Certes, Fisher présente les choses un peu plus subtilement que certains de ses autres congénères, mais derrière un écran de fumée de neutralité, il cherche ouvertement toutes les méthodes pouvant permettre de ne pas respecter la volonté du peuple britannique.

Option n°1 : Ne le faites tout simplement pas

Le référendum n’est pas juridiquement contraignant. La procédure de départ ne commence pas avant que le premier ministre invoque officiellement l’article 50 du traité gouvernant l’Union Européenne. Donc il ou elle pourrait, en théorie, continuer comme si le vote ne s’était jamais produit.
[…]
La plupart des membres du parlement se sont opposés au départ de l’Union, et pourrait soutenir un premier ministre refusant d’invoquer l’article 50. Mais cela serait équivalent à passer outre l’avis de 17,4 millions de britanniques ayant voté pour sortir, une étape extrême dans un pays qui tire fierté de ses valeurs démocratiques.
[…]

Option n°2 : un veto écossais

La Chambre des Lords a dit dans un rapport d’avril que toute décision pour sortir de l’Union Européenne devrait être approuvée par les parlements d’Écosse, d’Irlande du Nord du pays de Galles.

Les voteurs gallois ont soutenu le Brexit, et le parlemant nord-irlandais est mené par un parti favorisant la sortie de l’Union [Européenne]. Mais les électeurs écossais se sont de manière écrasante opposés à la sortie, ainsi que le Parti National ÉCossais au pouvoir, qui a promis de prendre toutes les mesures possibles pour rester dans le bloc.

Sauf que le parlement écossais n’a pas le pouvoir de faire un veto : il ne peut que refuser de donner son approbation, ce qui n’empêcherait pas le parlement du Royaume-Uni de décider à la fin, comme l’a expliqué Alex Salmond, précédent chef du Parti National Écossais (en).

Option n°3 : un nouveau vote

En 1992, les électeurs danois ont rejeté de peu un référendum sur l’adhésion à l’un des traités établissant les fondations de l’Union Européenne. Onze mois plus tard, après une débauche de diplomatie, le Danemark a organisé un second référendum, que les électeurs ont approuvé.

Des scénarios semblables ont eu lieu en 2001 – et à nouveau en 2008 – quand les électeurs irlandais ont rejeté des traités de l’Union Européenne avant de les adopter dans un second référendum les années suivantes.

Faire voter à nouveau quand le peuple vote mal est l’une des options préférées de nos dirigeants “démocrates”.

Option n°4 : Une sortie en nom seulement

L’article 50 donne à un pays sortant [de l’UE] deux années pour négocier les termes de sa relation avec l’union, sur des sujets comme le commerce et l’immigration.

Qu’en serait-il si le Royaume-Uni signait une série d’accord qui préseverait largement le statu quo, seulement sans une appartenance formelle à l’Union Européenne.
[…]
Si le Royaume-Uni choisissait cette voi, il “n’aurait pas de vote et pas de présence quand des décisions cruciales qui affectent la vie quotidienne de ses citoyens sont prises,” a averti l’an passé Espen Barth Eide, ancien ministre norvégien des Affaires Étrangères.

La Suisse et la Norvège sont hors de l’UE, mais enchaînés à celle-ci. Le cas de la Suisse est emblématique, entre les dirigeants suisses se refusant à appliquer les décisions prises dans les référendum sur l’immigration au nom des accords avec l’UE, et les restrictions de l’UE sur les armes à feu qui pourraient frapper la Suisse.

(((Max Fisher))) rappelle aussi que les dirigeants de l’UE cherchent à faire du Royaume-Uni un exemple, ce qui rend peu probable ce dernier scénario.

Auteur: Blanche

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