VICTOIRE : Le Royaume-Uni a voté pour la sortie de l’UE

Une nuit où les résultats se sont lentement égrénés

Cette nuit, je n’ai pas dormi.

Je suis restée éveillée, fébrile. J’ai fais autre chose pour essayer de tuer le temps alors que les résultats approchaient.

Les derniers sondages et cours de bourse pariaient en faveur d’un maintien dans l’UE, mais il n’y avait pas de raison pour que la dynamique pro-Brexit se soit ainsi éteinte, même avec le meurtre de Jo Cox. J’avais un petit espoir, profond mais timide.

Et puis les premiers résultats ont commencé à tomber. Newcastle : du 50-50 alors que les analystes prédisaient une large victoire du maintien dans cette ville. Sunderland : 61-39 en faveur de la sortie, plusieurs pourcents au-delà de ce que prédisaient les analystes.

Les résultats se sont un peu rééquilibrés, et certains pro-UE ont tenté de se rassurer quand ils sont temporairement repassés devant.

Mais en regardant la carte, il n’y avait pas de quoi perdre espoir, au contraire, la victoire paraissait très probable. Beaucoup de ces votes initiaux émanaient de l’Écosse, pro-UE et non représentative de l’ensemble du pays.

Et puis, progressivement au cours de la nuit, la sortie de l’UE a repris la tête et a creusé l’écart. Même les résultats des différents quartiers de Londres, ceux de l’Écosse, de Liverpool et de Manchester, n’ont fait que ralentir le creusement inexorable d’un écart qui paraissait de plus en plus difficile à combler.

Vers 4 heures du matin heure française, il était devenu évident que le camp du maintien ne comblerait pas ses centaines de milliers de voix de retard. Cela n’a fait que se confirmer au fil des heures.

Les cours de bourse se sont effondrés, l’or s’envolait, mais les résultats continuaient à s’égréner, inexorables.

Avec Trump lors des primaires, nous avions repris l’habitude de gagner.

Mais la victoire de ce jour, qui s’est jouée en quelques heures, a eu une intensité dramatique bien plus importante.

C’est une victoire qui pourra avoir des conséquences phénomènales sur notre destin commun.

De plus en plus, nous allons nous remettre à gagner, gagner, gagner. Le (((système))) nous infligera des coups, mais ils ne feront que retarder légèrement notre progression inexorable, et nous continuerons à gagner, gagner, gagner.

Le futur est entre nos mains, notre destin nous appartient, et par notre action résolue nous allons changer la face de ce monde. Cette sortie du Royaume-Uni de l’UE n’est qu’une première petite étape dans cette direction.

Le résultat du référendum

Comme mon titre et ma première partie l’annoncent clairement, le camp de la sortie de l’Union Européenne a remportée une victoire très nette.

La sortie l’a emporté par 17.410.742 voix à 16.141.241, soit 51,89 % à 48,11 %. Le taux de participation était de 72%, un chiffre extrêmement élevé, qui n’a pas empêché la victoire de la sortie.

La nuit préédent le vote il y a eu de grandes tempêtes en Angleterre, avec même des inondations partielles à Londres, ce qui a du décourager quelques pakistanais et jeunes pro-maintien de voter. Cependant la différence de plus d’un million d’électeurs est assez nette pour que cela n’ait pas été décisif.

Ci-dessous, la carte électorale du Royaume-Uni, la surface correspondant à la population :

Carte du vote du Royaume-Uni lors du référendum du 23 juin 2016

L’Écosse et l’Irlande du Nord ont voté en faveur de l’UE, ainsi que les cités colonisées et/ou boboïsées de Londres, Liverpool, Manchester, Bristol, Oxford, Cambridge, York, Brighton, qui étaient les principaux centres du maintien.

La rupture est très brutale avec l’Angleterre encore anglaise.

On passe de 60 à70% en faveur du maintien à 60% en faveur de la sortie.

La marge de plus d’un million de voix du vote en faveur de la sortie est suffisamment large pour que le résultat du scrutin ne soit pas remis en cause. Toutes les manipulations seront cependant tentées à partir d’aujourd’hui, cela ne fait guère de doute.

Panique des marchés financiers

La panique de la finance ne doit pas être considérée comme un inconvénient, mais au contraire comme un avantage de la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Cela se rétablira probablement au cours des prochaines semaine, mais plus c’est instable et chaotique, plus le système se fragilise et plus il y aura d’opportunités qui se présenteront.

C’est aussi un moyen pour faire peur à la populace, mais ça ne prend plus tellement.

AFP :

La livre britannique qui tombe au plus bas depuis 1985, le yen qui s’envole, les Bourses qui s’effondrent : les marchés financiers en Asie étaient assommés vendredi à l’annonce d’une victoire du Brexit.

Le scénario tant redouté par les investisseurs, celui d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, s’est confirmé au fil des heures, les plongeant dans la panique.

Après s’être envolée au-dessus de 1,50 dollar au moment de la fermeture des bureaux de vote, la livre sterling est tombée d’abord sous 1,45 dollar, puis 1,40 dollar, et a poursuivi sa folle descente à des niveaux inédits depuis 1985, jusqu’à 1,3229 dollar, soit une chute de plus de 10% sur la journée. Elle baissait aussi face à l’euro qui s’élevait jusqu’à 81,96 pence, contre 76,02 quelques heures plus tôt.

Parallèlement, et avant même que l’annonce soit officielle, le yen, valeur refuge, flambait : le dollar chutait à 99,04 yens, du jamais vu depuis novembre 2013, contre 106,84 yens auparavant, et l’euro à 109,60 yens, contre 122,01 yens.

“Avec l’ouverture des marchés européens, la pression sur la livre risque de s’accentuer. Je n’avais pas vu un tel chaos depuis longtemps. Les cambistes ne peuvent s’empêcher de vendre jusqu’à ce que les autorités disent stop, c’est-à-dire interviennent sur les marchés”, a réagi Yosuke Hosokawa, responsable des changes chez Sumitomo Mitsui Trust Bank.

Une fermeture des marchées imposée d’autorité vendredi en cours de journée ne serait pas totalement surprenante.

Une débâcle se profilait sur le Vieux Continent, Londres se préparant à une chute de 7%. “Le message est fort et clair pour les marchés financiers, et la manière dont les autorités vont réagir dans les prochaines heures sera probablement déterminante pour la suite”, a affirmé Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

La Banque du Japon (BoJ) s’est aussitôt déclarée “prête à injecter des liquidités”, en coopération avec les autres banques centrales, pour limiter l’impact sur les marchés. En écho, le ministre japonais des Finances Taro Aso se disait disposé à agir fermement en temps voulu face à ces mouvements “extrêmement brusques”.

Sur le front des indices boursiers, la Bourse de Tokyo a d’abord démarré sur des gains modérés avant de soudainement changer de cap une heure plus tard, plongeant de plus de 8% dans l’après-midi. Les géants de l’automobile Toyota et Nissan, tous deux implantés aux Etats-Unis, décrochaient même de 9,30%.

Hong Kong lâchait de son côté 4,8% et les géants bancaires HSBC et Standard Chartered étaient touchés de plein fouet par ce vent de panique, perdant respectivement plus de 11 et 12%.

Ailleurs dans la région Asie-Pacifique, Sydney et Séoul lâchaient plus de 3%, et Shanghai plus de 1%.

Jason Wong, cambiste à la Bank of New Zealand, avait prévenu: “la forte hausse des marchés cette semaine, en amont du vote, crée les conditions d’une correction très lourde”, a-t-il souligné dans un commentaire, d’autres pronostiquant “une pagaille” indescriptible.

Il fallait être naïf pour croire que le meurtre de Jo Cox avait éliminé la dynamique pro-sortie, mais visiblement il y a beaucoup de naïfs qui ont cru qu’ils pourraient se faire de l’argent.

Des variations aussi brutales n’en restent pas moins stupéfiantes.

Dans ce contexte tendu, l’once d’or grimpait à son plus haut niveau depuis mars 2014, à 1.359,08 dollars, et les investisseurs avaient tendance à privilégier le marché obligataire, ce qui poussait vers le bas le taux d’emprunt à 10 ans du Japon.

Pour le moment, la Terre n’a pas arrêté de tourner, et rien n’indique un astéroïde en approche.

Le simple fait qu’il faudra de nombreux mois si ce n’est pas deux ou trois ans pour que, concrètement, le Royaume-Uni sorte de l’UE (si le parlement applique la décision du peuple), fait qu’une apocalypse économique du jour au lendemain est très exagérée. La tempête reste concentrée à la finance.

Les (((grandes institutions financières))) comme le FMI avaient averti des “dangers” d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE, mais nous savons tous que penser de leur neutralité et de leur objectivité.

Mais on peut aussi raisonnablement penser que le Royaume-Uni sera mis sous forte pression, pour que les autres pays aient peur de l’imiter.

L’UE menacée

AFP :

Passé le choc du séisme historique du Brexit, l’Union européenne pourra-t-elle survivre à l’humiliant désaveu infligé au projet d’intégration né des ruines de la Seconde Guerre mondiale?

A Bruxelles, la question, brûlante, est sur toutes les lèvres.

Car, même si tout ne sera pas bouleversé du jour au lendemain, le départ du Royaume-Uni — sans précédent au sein du bloc européen — va forcer des changements fondamentaux dans une Union à la merci des eurosceptiques, en proie à une “polycrise” (migrants, léthargie économique, terrorisme…).

Brexit caricature par Ben Garrison

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, n’y est pas allé par quatre chemins cette semaine: “Je crains qu’un +Brexit+ puisse marquer non seulement le début de la destruction de l’UE mais aussi de la civilisation occidentale”, a-t-il dit au quotidien Bild.

Quand on sait que le génocide des Blancs promu par l’UE est la principale cause de destruction de la civilisation occidentale, il y a une singulière ironie.

Selon M. Tusk, le “Brexit” va “encourager” toutes les forces radicales anti-UE d’Europe mais aussi “les ennemis extérieurs qui boiront le champagne”.

Si le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est montré moins apocalyptique, et ne considère pas que l’Union soit “en danger de mort”, il reconnaît néanmoins qu’il faut tirer les leçons du référendum britannique.
[…]
M. Bickerton prévoit une dérive vers une Union “plus flexible”, une Union “ad hoc”. En tous cas, des jours assurément difficiles.

“Nous entrons vraiment dans des eaux inconnues. Je ne crois pas que les dirigeants européens aient vraiment cru que le +Brexit+ était possible, en tout cas certainement pas quand ils négociaient avec (le Premier ministre britannique David) Cameron, sinon ils auraient conclu un accord très différent”, observe l’universitaire.

Le 20 février dernier, au bout de 30 heures de tractations avec les autres dirigeants de l’UE, M. Cameron avait arraché le pouvoir de sabrer dans les aides sociales aux immigrés européens et obtenu des assurances sur la souveraineté britannique.

Merci à leur bêtise ! Cela a contribué à la mise en place de la pièce qui s’est jouée hier et cette nuit.

The marchand inquiet - projet européen

La sortie du Royaume-Uni de l’UE pourrait aussi encourager les appels à une Europe “à deux vitesses”, celle d’un noyau central pour une intégration “toujours plus grande” autour duquel gravitent les autres membres.

Ce sont des pro-UE qui prennent leurs rêves pour des réalités.

Ces derniers pourraient bénéficier d’arrangements similaires à ceux décrochés par Londres et Copenhague qui bénéficient de clauses d’exemption en matière de justice et d’affaires intérieures. L’appartenance à la monnaie unique pourrait ainsi faire l’objet d’exemptions pour ceux qui le veulent.

Mais ce que les dirigeants européens craignent par dessus tout, c’est un “effet domino”.

Le référendum britannique a en effet déjà donné des idées aux europhobes. A l’extrême droite, la présidente du Front national (FN) français, Marine Le Pen, a fait part de son souhait que se tienne “dans chaque pays” un vote populaire sur l’appartenance à l’Union, tout comme les eurosceptiques danois, néerlandais et suédois.

“Les institutions meurent rarement”, nuance Vivien Pertusot, de l’Institut français des relations internationales (Ifri).

Elles meurent souvent, si on prend une échelle de temps un peu plus large. Qu’est devenue la Société des Nations ?

[…]
Mais même si l’Union se réforme après le traumatisme du “Brexit”, il y a un véritable risque qu’elle ne puisse empêcher son effondrement.

“L’UE se trouve dans une spirale négative”, résume sobrement Janis Emmanouilidis, du Centre de politique européenne, un institut basé à Bruxelles.

Maintenant qu’elle est hébétée sous le coup du Brexit, les attaques vont redoubler.

Les Pays-Bas auront très probablement un référendum sur le sujet dans les années à venir, et si cela se confirmait, le reste de la structure ne résisterait pas à ce deuxième départ.

Conclusion

Au-delà du rejet de l’Union Européenne, cette sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne marque la renaissance de l’idée nationale face à l’idée mondialiste.

Les thèmes identitaires, souverainistes et nationalistes vont faire de puissants progrès dans la foulée. Nous allons pouvoir exploiter cette tendance.

C’est aussi un formidable remède au défaitisme qui paralyse certains : le défaitisme n’a pas d’avenir, l’action enthousiaste elle a un futur radieux.

Aujourd’hui nous fêtons une grande VICTOIRE, et d’autres suivront, avec notre travail acharné.

Auteur: Blanche

Partager cet article sur

Publier un commentaire

16 Commentaires sur "VICTOIRE : Le Royaume-Uni a voté pour la sortie de l’UE"

10000

Montrer les commentaires les :   Plus récents | Plus anciens
Denis
24 juin 2016 11 h 32 min

Une grande victoire et j’espère que beaucoup d’autres pays suivront !!!

OTOOSAN
24 juin 2016 12 h 13 min

Amha, il n’y aura pas de krack boursier, juste un mouvement opportun puisque les thunes se font à la Bourse par les mouvements de hausse et de baisse, lorsque ça baisse on achète pour baisser son prix de revient d’un titre que l’on possède déjà en portefeuille ! Des grands équilibres vont se mettre en place rapidement ; le Royaume unis (sic) va rejoindre dare dare les USA et sera le premier adhérent au TAFTA ! De toute manière les britannique, en conservant leur monnaie n’avaient qu’un pied dans l’europe…Maintenant quant à leur politique migratoire …
(PS : les musulmans ont un croissant de lune comme emblème, les juifs une étoile et les Européens le soleil (croix celte)ça serait pas mal un article sur ce symbole))

F.Guérin
24 juin 2016 13 h 31 min

Je ne partage pas l’enthousiasme excessif des Nationalistes au sujet du Brexit. Tout d’abord, celui-ci n’est pas encore effectif, des aménagements peuvent être créés pour le contrer ou en minimiser les effets. L’ingéniosité des (((technocrates))) en ce domaine est sans limite.

Le seul aspect de positif que le Brexit démontre, c’est le rejet de l’ (((UE))) par une majorité de la population du RU, et c’est tout. Là est le problème, les politiciens pro-Brexit ne proposent aucune Europe alternative à l’ (((UE))). Nigel Farage, le porte-parole en chef du Brexit, se fout complètement de l’Europe, quelle qu’elle soit. Milite-t-il pour une autre Europe, une Europe Nationaliste fondée sur une identité raciale ? Bien sûr que non. Est-ce qu’il revendique une remigration complète des immigrés présents au RU ? Toujours Non. Le Brexit ne résoudra rien, ni le problème de l’immigration massive du RU, ni la paupérisation grandissante, tout simplement parce-que la classe politique demeure la même, d’une élection à l’autre.

Le repli “Nationaliste” de chacune des Nations Européennes peut être une étape possible au renouveau Européen, mais certainement pas une fin en soi. Aucun pays Européen, seul dans son coin, ne peut faire face aux nombreux défis qu’il faut affronter (Race, démographie, économie, écologie, militaire, etc…). La création d’une Europe Nationaliste unifiée est une nécessité vitale pour les peuples qui le constituent, les Nationalistes euroceptiques, pour ne pas dire europhobes, feraient bien d’y réfléchir sérieusement.

Mon commentaire va certainement refroidir et irriter beaucoup de Nationalistes, mais j’estime que l’on pourra crier “Victoire” seulement lorsque l’Europe Nationaliste sera créée.

LC2009
24 juin 2016 17 h 44 min

Il y a une erreur sur la carte, car la partie anglaise de l’irlande du nord a aussi voté non

http://www.bbc.com/news/politics/eu_referendum/results

double effet kiss-cool : effondrement de la structure mondialiste anti-discrimination qu’est l’UE mais aussi avancée du principe des nationalités, avec problable indépendance de l’écosse et réunification de l’irlande.

Alligator427
24 juin 2016 23 h 37 min

J’ai entendu la rubrique du youtre (((Alain Duhamel))) sur (((RTL))) qui fait comme (((ceux))) de sa caste, et qui a dit que le conflit Nord Irlandais pouvait reprendre de plus belle. Comme Blanche le stipulait dans son article, (((il))) se sert d’arguments fallacieux pour faire peur aux moutons de Panurge, et (((il))) fait parti des (((premiers))) à dire que les mouvements populistes/nationalistes utilisent des arguments tournant autour de la peur pour évoluer. Ce doit être dans un article consacré à (((Attali))) ou l’autre circoncis dont j’ai oublié le nom, et pour lequel Blanche nous a pondu un article très intéressant qui nous ouvre mieux l’esprit afin de comprendre jusqu’où (((ils))) sont capables d’aller pour arriver à leurs fins. Je dis bravo à ce site et à son contenu et, savourons cette victoire pour une fois, au lieu de râler, ça change un peu! YESSSS!!!!!!

LC2009
24 juin 2016 17 h 54 min

La chance pour l’europe, c’est de recréer une nouvelle union, plus souple, basée sur un accord de défense mutuelle, un parapluie nucléaire, une mise en commun des recherches scientifques et techniques, des disputes de frontières reglées par des référendums locaux (pas pour les turcs, les russes ou les africo-asiates, évidemment). Cette nouvelle union, ni OTAN ni Moscou, serait assez forte pour être autosuffisante.
70 ans après, une breche est ouverte pour la construire. On connait déjà le nom du noyeau fondateur : hongrie, pologne, slovaquie, pays baltes, il leur manque juste une puissance nucléaire. Plutot que lecher les bottes du nostalgique du judéo-bolchevisme Poutine, la France aurait tout à gagner à rejoindre cette union-là.

wpDiscuz