Nice : un stade à 450 millions d’euros pour affairistes étrangers

Organisme public juridico-économique chargé de surveiller les dépenses publiques, la représentation locale de la Cour des comptes a émis un avis définitif concernant le nouveau stade.

Il ne laisse malheureusement aucun doute quant aux méthodes de la municipalité niçoise.

En effet, d’une contribution municipale totale de 243,5 millions d’euros, on passe à un coût supporté par la ville de Nice d’environ 400 millions, 450 millions d’euros si on y ajoute les autres contributions publiques !

Christian Estrosi, un cumulard opportuniste

Il serait trop facile d’attaquer ici le danseur en kippa Christian Estrosi, anciennement proche du Front national par soucis électoraliste, mais qui a fait son aliya républicaine aussi bien en allant se lamenter au Proche-Orient qu’en promettant aux associations de colons de maintenir les détournements d’argent public à leur profit. Mais ceci n’a probablement rien à voir avec l’inauguration du nouveau stade de Nice par un Maurice Benguigui (alias Patrick Bruel) copieusement hué mais qui a quand même encaissé un cachet évalué à environ un an de salaire au SMIC…

Cette réorientation « laïque » l’a aidé face à la petite-fille Le Pen, pour être élu à la tête d’une région, après avoir pourtant affirmé l’inutilité de cette subdivision administrative :

La région ne nous apporte rien, ne nous a jamais rien apporté. Elle ne sert à rien et ne servira à rien demain. […] la compétence économique doit être totalement assumée par la métropole [Nice et ses alentours], et non pas partagée avec la région.

Il était alors député-maire de Nice et le très intéressé président de ladite métropole niçoise, où nous allons examiner une partie de son action ci-après.

Il se jugea néanmoins suffisamment libre pour multiplier les voyages au Levant hébraïsé et briguer encore plus de cumul de mandats électifs.

Comment expliquer alors qu’il se trouvât débordé de travail pour ses missions de maire, au point de faire n’importe quoi concernant le grand stade de Nice ?

Concentrons-nous donc sur le nouveau dispendieux bétonnage d’un coin de France pour y accueillir d’inutiles joutes de tapeurs de ballon multi-millionnaires.

Un projet disproportionné et hors de prix

La Cour des comptes précise tout d’abord que :

Par contrat, notifié le 11 février 2011, la ville de Nice a confiée à la société Nice Eco Stadium, dont le principal actionnaire est la société Vinci Concessions, la conception-réalisation-maintenance jusqu’en 2041 d’un stade multifonctionnel de 35.624 places, du Musée national du sport et d’un programme immobilier d’accompagnement de 29.000 m² dont 22.700 m² de surfaces commerciales. Ce stade, dénommé Allianz Riviera, a été inauguré en septembre 2013.

La jauge [dimension] retenue pour le stade apparaît trop importante tant au regard des besoins du club de football de l’OGC Nice que de la rareté des évènements sportifs de grande ampleur organisés en France (Euro ou coupe du monde de football ou de rugby).

Nos questions subsidiaires : combien de commerçants niçois vont fermer boutique face à la concurrence de ces 22.700 m² ? Combien d’électricité va engloutir ce gigantesque centre commercial ? Qui va être inondé lors des orages de fin d’été dont la pluie va ruisseler sur toutes ces surfaces bétonnées, alors qu’on accusera le “réchauffement climatique”?

Il existait pourtant antérieurement un projet un peu plus raisonnable, quoique déjà rejeté :

Ce dernier projet prévoyait l’édification d’un stade de 32.800 places pour un coût de construction de 88,4 M€ HT [millions d’euros hors taxes], d’un centre d’entraînement et de 6.000 m² de commerces. Le coût de cette opération à la charge de la commune devait être de 54 M€ sur 30 ans dont 20 M€ de subventions d’investissement initial.

Soit un ancien devis sept à huit fois moins coûteux pour Nice que le projet finalement choisi !

Une construction mêlant mégalomanie, fraudes systématiques et affairisme

Ce dernier chantier est donc jugé disproportionné et entaché d’irrégularités juridiques mêlant des intérêts privés à cette réalisation dont la charge sera laissée à la commune de Nice :

Dans le cas de l’Allianz Riviera, la commune a souhaité recourir à une procédure de contrat de partenariat, également appelé partenariat – public – privé (PPP). Ce mode de réalisation, dérogatoire aux procédés courants de la commande publique, est encadré par la loi et son utilisation doit être justifiée au regard de certains critères.

Il apparaît que le recours au PPP dans le cadre du stade de Nice ne répondait pas aux critères légaux.

D’abord, ce stade, destiné prioritairement aux matchs de l’équipe professionnelle de l’OGC Nice et pouvant accueillir le reste du temps des concerts ou des activités de séminaires purement concurrentielles, ne constitue pas un équipement nécessaire à un service public relevant de la responsabilité de la commune.

Et l’organisme de contrôle des comptes publics d’ajouter :

Consciente de cette faiblesse, la commune a d’ailleurs tenté, sans succès, de faire modifier la loi afin que soit supprimée l’exigence d’une affectation au service public des stades, objets d’un contrat de partenariat.

Christian Estrosi est donc bel et bien un de ces républicains pur jus qui signent des traités internationaux (« Constitution pour [sic] l’Europe », par exemple) contraires à la Constitution de leur République, puis tentent sans succès de faire modifier celle-ci par référendum, puis modifient quelques lignes dudit texte rejeté par le peuple (Traité de Lisbonne) et enfin le font voter à une très large majorité par le Congrès (Assemblée nationale et Sénat) réuni à Versailles, à l’opposé de la volonté populaire !

À son échelle municipale, le maire de Nice a échoué dans cette action parlementariste, mais on voit bien que cet élu ne participe en rien de la « représentation nationale », jouant lui-même le rôle de groupe de pression pour favoriser des intérêts privés et mettre à la charge des Niçois le fruit de ces turpides affaires publiques-privées :

Enfin, le contrat concerne pour une part importante un centre commercial de très grande ampleur, “Nice One”, intégré en grande partie dans la structure du stade (sous le parvis) et construit dans le cadre d’un « programme immobilier d’accompagnement » (PIA) inclus dans le contrat de partenariat, bénéficiant d’un bail de longue durée de 99 ans. Ce volet sera le principal générateur de recettes de l’opération (plusieurs centaines de millions d’euros). Le centre commercial sera la propriété d’un actionnaire de l’OGC Nice qui en a acquis les droits auprès de Vinci pour 80 M€ HT. Il a de facto été payé en partie par la commune.

En effet, si Vinci a versé 25 M€ au titre de la participation du programme immobilier d’accompagnement à la construction du stade, ce qui a été déterminant dans l’attribution du contrat, le gros œuvre du PIA étant intégré pour partie dans celui du stade, cette contribution a aussi en grande partie financé le PIA lui-même.

Le groupe Vinci gagnerait donc directement 55 millions à la revente (80–25) ?

Et l’affaire pourrait même relever d’une entente entre les offres concurrentes (Bouygues et Vinci sont deux des, sinon les deux plus grosses entreprises mondiales du secteur de la construction), objet d’une enquête :

L’attribution du contrat à Nice Eco Stadium soulève des interrogations [doux euphémisme !]. Ainsi, le concurrent le moins cher au stade des offres initiales (Bouygues) a fortement augmenté son prix au moment de l’offre finale. L’explication fournie par la commune en cours d’instruction, selon laquelle ce candidat se serait « trompé dans son prix », est surprenante pour une société de cette envergure qui obtenait au même moment le contrat du stade Vélodrome de Marseille.

C’est sûr que si on a dit à Bouygues qu’il fallait ajouter 55 millions d’euros dans le prix, ça l’a fait augmenter !

Une carambouille ‘républicaine exemplaire’ à 450 millions d’euros d’argent public

Et quand des affairistes politico-matérialistes commencent une magouille, ils ne savent plus s’arrêter :

La commune assume de nombreux risques et a pris en charge des dépenses indues. Ainsi, par avenant [un élément contractuel ajouté postérieurement au contrat initial] du 5 août 2013, elle a renoncé, sur la base de justifications contestables, aux pénalités contractuelles de 3 M€ qu’aurait dû lui verser le partenaire [privé] pour le retard de deux mois dans la livraison du stade. De même elle a accepté de prendre en charge la moitié des baisses du tarif de rachat par EDF de l’électricité produite par le stade auprès de NES (soit au moins 4 M€ [millions d’euros] sur la durée du contrat), au motif d’un changement de législation, alors que les risques imputables à un tel changement devaient, selon le contrat, être assumés par le partenaire.

Le rapport ajoute que :

Au final, le stade coûtera globalement à la commune près de 400 M€ nets sur la durée du contrat […] (qui complètent les 46 M€ versés par l’Etat, la métropole et le département).

Et un tel investissement aurait pu, en contrepartie, rapporter des recettes à la ville de Nice. Mais, là encore, les intérêts privés ont été indument favorisés, avec un dossier municipal ni fait ni à faire et des pratiques très douteuses contraires aux décisions de justice dans ce type d’affaire :

La seule ressource de la collectivité (hormis les économies réalisées sur le stade du Ray) proviendra de la redevance versée par le club de l’OGC Nice. Alors qu’elle était initialement estimée par la commune à 3 M€ ou 4 M€ par an, elle sera vraisemblablement inférieure à ces montants ambitieux malgré sa renégociation en décembre 2014. Les conditions de détermination de la redevance sont peu explicites. Ainsi, la commune n’a procédé à aucune analyse économique ni valorisation précise des biens mis à disposition du club (locaux, buvettes, parkings, amortissements maintenance, etc.), pourtant seules à même de valider le bon niveau de la redevance. En effet, la part variable, assise désormais sur les recettes de billetterie, de loges et de sponsoring, ne respecte pas la jurisprudence du juge administratif qui veut que les redevances soient calculées sur les avantages de toute nature tirés de l’occupation des locaux, y compris les droits télévisuels.

Le gouvernement également impliqué dans la dette municipale et les fraudes juridiques

Pour un énième, inutile et forcément déficitaire musée consacré aux sportifs, le gouvernement est également en cause. Mais, cette fois-ci, on bat des records, puisque le déficit apparaît dès le financement. Non seulement, les modalités juridiques en sont illégales, mais encore, une part du coût de l’emprunt supporté par la municipalité ne lui sera par remboursé par ledit musée. Autrement dit, il engendre un déficit public avant même d’avoir ouvert :

Le Musée national du sport, intégré au stade, a fait l’objet de laborieuses discussions avec l’État et son financement est assuré dans des conditions très défavorables pour la commune. L’État, en revenant sur ses engagements, a conduit la commune à pré-financer les aménagements intérieurs du musée alors qu’elle s’acquitte déjà du coût de la construction et de l’entretien. Pour cela, la commune s’est comportée de fait comme un établissement de crédit [alors que c’est une activité réservée à des sociétés expressément prévues pour ça] en empruntant à la place du musée, en lui versant les fonds ainsi mobilisés sous forme de subvention et en se faisant rembourser le capital et, seulement pour partie, les intérêts. Par ce truchement, l’État et la commune ont contourné la loi qui interdit au musée de souscrire un emprunt auprès d’un établissement bancaire.

Lors de “l’épuration”, on a spolié de leurs biens les “collaborateurs” de la Seconde guerre mondiale qui agirent pourtant dans le cadre légal d’un pouvoir remis au Maréchal Pétain et d’un traité international qui lui laissait peu de liberté d’action.

Aujourd’hui, on voit encore mieux que tout est inversé puisque ce sont les Niçoises et les Niçois qui vont devoir payer, sur les générations futures, une énorme addition pour laquelle ils ne sont responsables que du fait d’avoir voté pour une liste de politiciens de l’anti-France.

Or, il nous semble que l’ardoise inadmissible devrait être allégée en se servant sur les biens de Christian Estrosi, de Vinci et de leurs « partenaires ». D’autant plus que la facture est sans fin :

Finalement, le musée coûtera de l’ordre de 9 M€ à la commune.

Sauver ce qui peut l’être ?

En l’absence de procès et de remboursement par la fripouille, la Chambre régionale de la Cour des comptes encourage donc à utiliser le peu de marge de manœuvre subsistant pour limiter la charge publique. Le tout, en respectant, enfin (!), le droit issu des tribunaux, ainsi que des règlements et des lois ; lois que vote le député Christian Estrosi mais que son équipe municipale ne respecte pas :

– mettre un terme à la prise en charge indue du différentiel entre le prix de rachat réglementaire de l’électricité produite par le stade et celui prévu dans l’offre finale du candidat.
– renégocier la convention [contrat] entre la commune et l’OGC Nice en vue d’élargir de manière effective l’assiette de la part variable de la redevance, conformément aux principes définis par la jurisprudence.
– instituer pour le Musée national du sport une redevance d’utilisation des surfaces mises à disposition, conforme aux dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.

Mais ce ne sont que des recommandations dont l’avenir dira si elles sont mises en œuvre ou pas.

Des sino-yankees rachètent opportunément 80% du club de football niçois

Cet investissement est donc un gouffre financier et requiert les mesures correctrices encore possibles quoique d’une efficacité très marginale.

Mais ça ne sera pas perdu pour tout le monde puisqu’il va finalement servir à une alliance affairiste entre Chinois et étasuniens mondialistes.

En effet, les actionnaires du club de football de l’OGC Nice, qui bénéficient désormais de conditions d’utilisation d’un nouveau grand stade particulièrement avantageuses et contraires au droit en vigueur, viennent de céder 80% de la propriété du club

Une fois de plus, cela donne raison aux « complotistes » anti-mondialisme que nous sommes : la globalisation financière sert à ruiner les peuples en pillant leurs pays, avec la complicité du régime politique antinaturel d’occupation étrangère, pour engraisser, en contrepartie, la finance globalisée.

L’équipe municipale de Christian Estrosi a volontairement caché les choses (et même tenté de faire modifier la loi afin de l’adapter à ses désirs) pour faire des affaires entre copains et entre coquins, ce qui s’apparente à une escroquerie en bande organisée pour soutirer un maximum d’argent aux Niçois.

Éventuellement, ça servira à financer des campagnes électorales futures ou encore des enrichissements personnels sur des comptes bancaires secrets à l’étranger, puisque la corruption inclut forcément ce type d’agissement à chaque fois qu’on y fouille un peu.

Et sinon, pourquoi agiraient-ils ainsi ? Seulement par incompétence ?

Cette toute dernière explication ne prend plus avec nous : quel que soit la ville, c’est une pratique généralisée. À Bordeaux, le coût du nouveau stade a également été sous-estimé par la municipalité d’Alain Juppé, également dans le cadre d’un partenariat public-privé. Par conséquent, il faut instaurer des autorités nationalistes à tous les échelons pour mettre fin à ces agissements, reprendre l’argent et ainsi rembourser la très coûteuse dette publique !

Auteur: Escritor

Partager cet article sur

Publier un commentaire

Pas (encore) de commentaire !

10000

wpDiscuz