L’hypocrisie du “jour de la Victoire” russe

Traduction de l’article de New Observer.


La parade du “jour de la Victoire” aujourd’hui à Moscou est un exercice d’hypocrisie – parce qu’elle ignore entièrement que l’Union Soviétique fut alliée à l’Allemagne nazie pendant presque deux ans lors de la Seconde Guerre Mondiale, et que l’Union Soviétique a d’elle-même envahi six États voisins avant que la guerre avec l’Allemagne n’éclate.

Les “célébrations” russes ignorent le fait que l’Union Soviétique a aidé l’Allemagne à envahir la Pologne en 1939, puis a attaqué la Finlande en novembre 1939, envahit l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie en juin 1940, et obtenu la Bessarabie et la Bucovine, parties de la Roumanie, en juin 1940 après un ultimatum et une occupation militaire.

L’invasion soviétique de la Pologne

L’invasion soviétique de la Pologne a débuté sans déclaration de guerre formelle, le 17 septembre 1939. L’invasion a eu lieu en conformité avec un traité signé entre l’Allemagne et l’Union Soviétique, par le ministre soviétique des Affaires Étrangères Vyacheslav Molotov, et le ministre allemand des Affaires Étrangères Joachim von Ribbentrop, le 23 août 1939.

L’accord – connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop, contenait une clause publique et une clause secrète.

La clause publique était un pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’Union Soviétique – mais la clause secrète, jamais rendue publique jusqu’en 1946, contenait un accord pour diviser les territoires de la Roumanie, de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie, de l’Estonie et de la Finlande en des “sphères d’influence” allemandes et soviétiques, anticipant de potentiels “réarrangements territoriaux et politiques” de ces pays.

Staline serrant la main de Ribbentrop le 23 août 1939
Staline et Ribbentrop après la signature du pacte germano-soviétique, le 23 août 1939.
Dernière page de la clause secrète du pacte germano-soviétique de 1939
La dernière page de l’accord secret, portant les signatures de Ribbentrop et de Molotov, traitant de la question de la division de la Pologne et d’autres pays d’Europe de l’Est entre l’Allemagne et l’Union Soviétique.

C’était sur cette base que l’Union Soviétique a envahi la Pologne le 17 septembre 1939 – seize jours après le début de l’invasion allemande – et a fini par occuper la partie orientale de la Pologne.

Les Alliés occidentaux – si prompts à déclarer la guerre contre l’Allemagne pour avoir envahi la Pologne – ont tout simplement ignoré l’invasion soviétique de la Pologne.

Soldats allemands et soviétiques à Lublin en 1939
Soldats soviétiques et allemand à Lublin, Pologne, en 1939
Soldats allemands et soviétiques à Brest-Litovsk en 1939
Soldats allemands et soviétiques à Brest-Litovsk, occupée conjointement
Officiers allemand et soviétique se serrant la main
Officiers allemand et soviétique se serrant la main après l’invasion de la Pologne par l’Union Soviétique
Parade soviétique à Lviv en 1939
Parade soviétique à Lviv en 1939.
Guderian et Krivoshein à Brest-Litovsk le 22 septembre 1939
Lors de la parade de victoire conjointe entre la Wehrmacht et l’Armée Rouge à Brest-Litovsk, le 22 septembre 1939, à la fin de l’invasion de la Pologne ; Au centre, le major général Heinz Gunderian, et le général de brigade soviétique Semyon Krivoshen.

Vidéo de la parade conjointe de la Wehrmacht et de l’Armée Rouge à Brest-Litovsk en Pologne, le 22 septembre 1939 :

Le seul commentaire public mémorable sur la double invasion de la Pologne fut une caricature de David Low parue dans un journal britannique, représentant Hitler et Staline se saluant l’un l’autre par dessus le corps de la Pologne.

Caricature de David Low

La copie allemande de la clause secrète de l’accord Molotov-Ribbentrop fut découverte après la guerre, et publiée pour la première fois aux États-Unis par le St. Louis Post-Dispatch le 22 mai 1946, et au Royaume-Uni par le Manchester Guardian.

Elle fit aussi partie d’une publication officielle du ministère des Affaires Étrangères américain intitulée Les relations Nazi-Soviet 1939-1941, publié en janvier 1948.

En dépit de cela, cela demeura la politique officielle de l’Union Soviétique de nier l’existence de la clause secrète. Elle ne fut admise comme fait qu’en 1989, avec l’effondrement de l’Union Soviétique, et ne fut finalement publiée dans sa version russe qu’en 1992.

Capture d'écran du Daily Telegraph

Aussi récemment qu’en 2014, le président russe Vladimir Poutine défendait le pacte germano-soviétique (en), déclarant qu’il n’y avait “rien de mal à cela”.

Il est même allé jusqu’à remettre en cause l’existence de la clause secrète, déclarant que les “gens débattent encore quant à l’accord Molotov-Ribbentrop”.

Les agressions subséquentes

L’invasion de la Pologne ne fut que la première agression militaire soviétique lors de la Seconde Guerre Mondiale.

En septembre et octobre 1939, l’Union Soviétique força les États Baltes à accepter des “pactes d’assistance mutuelle” qui permettaient l’établissement de bases militaires soviétiques dans ces pays.

Le 15 juin 1940, alors que les puissances occidentales étaient distraites par l’offensive allemande contre la France, l’Union Soviétique occupa la Lituanie.

Le jour suivant, la Lettonie et l’Estonie reçurent des ultimatums soviétiques, qui furent rapidement suivie par une occupation militaire.

La Lituanie fut formellement incorporée dans l’Union Soviétique le 3 août, la Lettonie le 5 août, et l’Estonie le 6 août. Les présidents renversés d’Estonie (Konstantin Pats) et de Lettonie (Karlis Ulmanis) furent emprisonnés et déportés, et moururent plus tard dans les goulags soviétiques.

Le 26 juin 1940, après que la France eut signé l’armistice avec l’Allemagne, l’Union Soviétique émit un ultimatum à l’encontre de la Roumanie. Sous le menace d’une invasion militaire, la Roumanie se vit contrainte d’accepter la cession de la Bessarabie et de la Bucovine du Nord deux jours plus tard ; le 28 juin 1940.

Pendant ce temps, l’Union Soviétique avait aussi envahi la Finlande, pays neutre, à partir du 30 novembre 1939.

Cette fois, il y eut au moins un semblant de réaction internationale : la Société des Nations vota une résolution condamnant l’invasion comme illégale, et l’Union Soviétique fut expulsée de la SDN le 14 décembre 1939.

Drapeau finlandais capturé par les soviétiques
Soldats de l’Armée Rouge avec un drapeau finlandais capturé, en 1940.

Initialement, l’invasion s’était mal déroulée, et l’armée finlandaise, beaucoup plus faible en nombre, avait retenu l’offensive soviétique à la frontière. Cependant, une attaque renouvelée a fini par forcer les Finlandais à capituler en mars 1940.

Selon les termes du traité, la Finlande cédait 11 pourcents de son territoire – et 30 pourcents de son économie – à l’Union Soviétique. Ces territoires appartiennent toujours aujourd’hui à la Russie.

Bombardiers Tupolev en 1939 au-dessus d'Helsinki
Bombardiers soviétiques Tupolev SB au-dessus d’Helsinki, le 30 novembre 1939

C’est lors de l’invasion soviétique de la Finlande que le terme “cocktail Molotov” fut inventé. Les “bombes” à l’essence improvisées, en général avec une simple bouteille de verre, reçurent ce nom comme une référence insultante au ministre soviétique des Affaires Étrangères Molotov, qui était responsable de l’établissement des “sphères d’intérêt” en Europe de l’Est selon les termes de l’accord Molotov-Ribbentrop.

Molotov avait déclaré à la radio d’État russe que les missions de bombardement des forces aériennes soviétiques en Finlande étaient en réalité des “livraisons humanitaires de nourriture aéroportée” pour leur “voisins affamés”.

En conséquence, les Finlandais surnommèrent les bombes soviétiques les “corbeilles à pain de Molotov” – et quand les bouteilles explosives à main furent développées pour attaquer les chars soviétiques, les Finlandais les appelèrent “cocktail Molotov” comme “une boisson pour aller avec la nourriture”.

Conclusion

Le pacte germano-soviétique a duré jusqu’au 22 juin 1941, quand Hitler a lancé l’invasion de l’Union Soviétique. Cette invasion, comme c’est bien connu, s’est conclue en catastrophe pour l’Allemagne.

Néanmoins, le fait que l’Union Soviétique fut un allié officiel de l’Allemagne et un envahisseur agressif de six voisins neutres lors de la premières partie de la Seconde Guerre Mondiale – rend les parades du “Jour de la Victoire” russe creuses et hypocrites.

Si la Russie – ou l’Occident, d’ailleurs – étaient sincères dans la célébration de la fin du tragique conflit que fut la Seconde Guerre Mondiale, ils donneraient une égale prééminence au rôle de l’Union Soviétique dans le développement du conflit.

Mais, parce que les médias contrôlés et le système ont fait tout un art du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie, toute l’attention est concentrée sur l’Allemagne en ignorant les crimes et responsabilités des autres États, et de l’Union Soviétique en particulier.

Auteur: Blanche

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5 Commentaires sur "L’hypocrisie du “jour de la Victoire” russe"

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Sven le latin
9 mai 2016 19 h 43 min

les autorités russes ont quand même admis que le massacre de Katyn était de leur fait et non celui des allemands.

le problème c’est que la Russie est aujourd’hui héritière des crimes soviétiques de la même manière qu’elle est l’héritière de sa puissance….. donc on n’est pas près d’avoir la vérité déclarée a la face du monde.

cela dit d’un point de vue racial la Russie est notre principale arche de survie donc bon….

9 mai 2016 23 h 48 min

“cela dit d’un point de vue racial la Russie est notre principale arche de survie”

D’une part, les Russes sont des Blancs (juste un peu mongolisés sur les côtés). Et d’autre part, ils ont un gigantesque territoire.

Jusqu’à récemment, je me disais qu’il y avait peu de chances que les Russes nous permettent de nous réfugier chez eux. Sinon, je m’y serais précipité, comme tout le monde, et la race blanche aurait été définitivement sauvée.

Mais justement, Poutine a annoncé l’autre jour qu’il offrait un hectare gratuit aux volontaires qui veulent s’installer en Sibérie. (Je ne sais pas si l’offre est réservée aux Blancs).

Et donc, je viens de regarder sur wiki :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sib%C3%A9rie#Climat

C’est quand même un peu froid pour mon goût. Je vais réfléchir encore un peu.

Piotr
12 mai 2016 2 h 28 min

Les Russes de souche proprement slave n’ont rigoureusement rien de “mongoloïde”. Les Slaves d’une façon plus générale sont de lignée aryenne immaculée et l’essor de la génétique de population démonte l’assertion selon laquelle les “Russes” résulteraient de croisements intempestifs avec des populations turco-mongoles. Je vous renvoie aux indicateurs spécifiques dont nous nous servons aujourd’hui en vue de retracer le patrimoine biologique d’un groupement humain.

http://www.eupedia.com/europe/european_y-dna_haplogroups.shtml

Ce que l’on constate d’emblée, c’est la proximité cocasse entre les Polonais et les Russes ainsi que le poids infinitésimal de leurs pseudo-gènes asiatiques. En revanche, il est vrai que les Russes ethniques se sont hybridés avec des communautés finno-ougriennes diverses à mesure de leur extension vers le Nord et l’Est. Cette forme d’abâtardissement résiduel se caractérise bien évidemment par des fluctuations non négligeables en fonction des territoires étudiés. Sinon, au-delà des controverses ethnographiques, il est indubitable que la “Fédération de Russie” demeure corrodée et asphyxiée par une lecture idéologique obtuse de la Seconde Guerre mondiale. Cette vision unique et irréprochable que le Kremlin enjuivé s’efforce d’entretenir présente tout d’abord l’intérêt de dissimuler la main-mise d’oligarques hébraïques sur les appareils productifs russes. Poutine n’est que le satrape flegmatique de cette engeance mortifère. Ses fanfaronnades puériles et ses mises en scènes grotesques ne mériteraient pas d’être mentionnées – Mais je suis à vrai dire consterné par la naïveté débordante des pseudo-conservateurs occidentaux croyant devoir trouver une quelconque forme d’inspiration dans cette gigantesque zone d’occupation davidique.

Récapitulons donc les bases pernicieuses sur lesquelles reposent fièrement l’Etat “russe” contemporain :

I- La perpétuation annuelle de la “Grande Guerre Patriotique” et l’exhibition délirante de tous les avatars du marxisme-léninisme triomphant. Cette imprégnation codifiée de soviétisme détourne les jeunes Russes de leurs missions civiques, de leurs devoirs familiaux et de toute activité pieuse authentique. Il ne s’agit pas seulement de leur faire revivre des phénomènes passés : L’objectif principal est de les emprisonner dans une perception étriquée de ce même passé au bénéfice d’une clique d’aigrefins répugnants et de rufians cosmopolites qui constituaient naguère l’armature bureaucratique de l’U.R.S.S.

II- Une répression implacable à l’endroit des auteurs, militants ou contributeurs révisionnistes. L’antisémitisme est un vice abominable selon les législateurs “russes”, qu’il conviendrait de réduire à néant sans tergiverser. Les organismes nationalistes radicaux n’ont aucun droit de cité et leurs membres naguère les plus actifs dépérissent actuellement dans un univers carcéral insalubre.

III- L’instauration d’une doctrine officieuse et de courants de pensée subversifs en tout genre pour accroître la tartarisation de la Russie toute entière : En Occident, le marxisme culturel s’illustre par ses ravages insidieux sur la mentalité, la personnalité et le caractère des peuples leucodermes. La nature du péril est sensiblement identique en Russie mais se conçoit différemment : L’eurasisme douguinien prospérant dans cette vaste contrée -avec l’aval bienveillant de ses autorités stipendiées- est assurément une des idéologies les plus délétères au point de vue racial.

Notre avenir est horrifiant ; Les desseins de la judéocratie omnipotente ne visent que l’annihilation stricte d’un monde Blanc disséminé sur tous les points cardinaux. Les Russes, ceci étant, ne sont pas plus formatés que les Européens de l’Ouest et leurs homologues d’Amérique du Nord. Comme je l’affirmais précédemment, les méthodes employées sont distinctes mais les objectifs demeurent toujours les mêmes.

Cordialement.

9 mai 2016 19 h 49 min

New Observer: “La parade du “jour de la Victoire” aujourd’hui à Moscou est un exercice d’hypocrisie – parce qu’elle ignore entièrement que l’Union Soviétique fut alliée à l’Allemagne nazie pendant presque deux ans lors de la Seconde Guerre Mondiale, et que l’Union Soviétique a d’elle-même envahi six États voisins avant que la guerre avec l’Allemagne n’éclate.”

Ce n’est pas ça le pire. À l’époque, l’URSS était principalement dirigée par des juifs qui appliquaient une politique sanguinaire envers les Russes eux-mêmes. Le plus dégoûtant, dans les commémorations actuelles, c’est que les Russes et leur gouvernement continuent à s’identifier à ce régime juif anti-blanc, et qu’à propos de l’Allemagne et du national-socialisme, ils reprennent le discours grotesque développé par les juifs.

On a le même problème en France. Les juifs continuent à nous interdire de nous exprimer librement. Mais c’est bien pire en Russie.

Si les pacifistes juifs comme Jean Zay n’avaient pas fait tout leur possible pour déclencher la 2ème guerre mondiale, ça aurait sauvé la vie à 500,000 Français.

Mais en Russie, c’est des dizaines de millions de gens qui se sont fait zigouiller par le régime judéo-stalinien. Et les Russes et leur gouvernement continuent aujourd’hui à présenter ce régime comme le vainqueur héroïque du nazisme. Pouah !

9 mai 2016 20 h 06 min

À Londres aussi, avec son maire pakistanais, on se félicite d’avoir gagné la guerre, et les anciens combattants continuent à défiler :
Vétérans anglais

If we had not fought in the war,
we would have been invaded by foreigners !

(Si on n’avait pas fait la guerre,
on se serait fait envahir par des étrangers !)

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