Permettez-moi de poser une question à l’Amérique

Le “système” fonctionne-t-il encore pour vous et votre famille ? Pas étonnant que les électeurs veuillent du changement.

Traduction de la tribune de Donald Trump du 14 avril dans le Wall Street Journal


Donald J. Trump

Le samedi 9 avril, le Colorado a été le théâtre d’une “élection” sans électeurs. Des délégués ont été choisis pour soutenir un candidat à l’investiture du Parti Républicain ; cependant, les habitants du Colorado n’ont pas eu l’occasion de voter pour dire quel candidat ils préféraient.

Un vote initialement prévu a été annulé. Et ainsi, au Colorado, un million de Républicains ont été mis sur la touche.

Ce qui est arrivé les jours derniers n’était que trop prévisible : Les politiciens ont furieusement défendu le système. “C’est le règlement”, nous a-t-on répété maintes fois. Et donc, si le “règlement” sert à empêcher les Coloradiens de voter pour dire qu’ils veulent de meilleurs accords commerciaux, des frontières renforcées, et que soit mis un terme à l’achat de votes au Congrès par des intérêts particuliers… – eh bien dans ce cas, il faut simplement accepter que le système fonctionne ainsi.

Permettez-moi de poser une question à l’Amérique : Depuis toutes ces années, le “système” fonctionne-t-il encore pour vous et votre famille ?

Pour ma part, cela ne m’intéresse pas de défendre un système qui, depuis des décennies, sert l’intérêt des partis politiques au détriment du peuple. Les membres du club – les consultants, les sondeurs, les politiciens, les experts et les intérêts particuliers– accroissent leur fortune et leur pouvoir, tandis que les Américains se retrouvent plus pauvres et plus isolés.

Personne n’a été contraint d’annuler le vote dans le Colorado. Ce sont des responsables de l’appareil politique qui ont fait le choix de l’annuler. Et ils ont fait le mauvais choix.

Les dirigeants sérieux devraient s’indigner à l’idée qu’en Amérique les responsables d’un parti peuvent simplement annuler les élections s’ils désapprouvent ce que les électeurs pourraient décider.

Le seul antidote à des décennies de domination destructrice par une poignée de membres de l’élite, c’est une bonne injection de volonté populaire. Sur chaque grande question qui touche ce pays, il se trouve que le peuple a raison et que l’élite gouvernante a tort. Les élites ont tort sur la question des impôts, sur la taille du gouvernement, sur le commerce, sur l’immigration, sur la politique étrangère.

Pourquoi devrions-nous faire confiance à ceux qui n’ont fait que de mauvais choix, et pourquoi leur permettre, dans cette élection présidentielle, de substituer leur volonté à celle de l’Amérique ?

C’est là que je ne peux plus suivre le sénateur Ted Cruz.

Mr. Cruz a parcouru le pays en se ventant de la victoire sans électeurs qu’il a obtenue au Colorado. Pour un homme qui se présente comme un guerrier anti-establishment (vous ne le devineriez pas en voyant la liste de ses soutiens et de ses donateurs), on se serait attendu à ce qu’il exige qu’un vote soit organisé pour les Coloradiens. Au lieu de cela, Mr. Cruz se réjouit de la confiscation de leurs droits politiques.

De même, Mr. Cruz se réjouit bruyamment à chaque fois que, dans un district congressionnel, des membres de l’appareil politique réussissent à priver les électeurs de leur droit de vote en désignant des délégués qui voteront pour le contraire de ce pour quoi les habitants du district ont exprimé leur préférence.

C’est dû au fait qu’aucune voie démocratique ne peut conduire Mr. Cruz à l’investiture. Il a été mathématiquement éliminé par les électeurs.

Tandis que je m’auto-finance, Mr. Cruz récolte des millions de la part des promoteurs d’intérêts particuliers. Et pourtant, malgré son avantage financier, Mr. Cruz a remporté seulement trois primaires en dehors de l’État où il est sénateur, et je le devance de deux millions de voix —un écart qui va encore s’élargir bientôt de façon explosive. Mr. Cruz perd les élections quand les gens sont vraiment autorisés à mettre leur bulletin dans l’urne. Priver les électeurs de leur droit de vote est plus qu’un simple aspect de la stratégie Cruz —c’est cela qui constitue la stratégie Cruz.

La grande ironie de cette campagne est que le “cartel de Washington” que Mr. Cruz aime fustiger est précisément le groupe dont il dépend pour appliquer sa combine de neutralisation des électeurs.

Ma stratégie de campagne consiste à gagner avec les électeurs. La stratégie de campagne de Ted Cruz consiste à gagner malgré eux.

Ce que nous observons actuellement n’est pas un bon usage du règlement, mais un abus flagrant. Les délégués sont censés refléter les décisions des électeurs, mais les responsables du parti sont en train de truquer le système à l’aide de délégués “agents doubles” qui refusent la décision des électeurs.

Le peuple américain ne peut pas faire confiance à un tel système. Il faut une réforme.

Tout comme j’ai annoncé que je réformerais nos injustes politiques commerciales, migratoires et économiques, qui sont biaisées contre les intérêts américains, je travaillerai également avec le président du Comité National Républicain et avec de hauts responsables du Parti Républicain pour réformer nos politiques électorales. Ensemble, nous redonnerons confiance au peuple américain et rétablirons ses libertés politiques.

Nous ne devons laisser aucun doute que ce sont bien les électeurs, et non les donateurs, qui choisissent quel est le candidat du parti.

Comment en sommes-nous arrivés au point où, pour défendre un processus truqué de sélection des délégués, les politiciens mettent plus de passion qu’ils n’en n’ont jamais mis pour défendre les frontières de l’Amérique ?

Peut-être est-ce parce que les politiciens se soucient avant tout de protéger leur petit club de privilégiés, et beaucoup moins de protéger leur pays.

Ma campagne électorale bataillera bien sûr jusqu’au bout pour obtenir plus de délégués. Nous allons travailler dans le cadre du système qui existe actuellement, tout en luttant pour pouvoir le réformer plus tard. Mais nous allons le faire dans les formes. Ma campagne électorale visera la plus grande transparence, la plus large représentation, et la plus forte participation possible de la part des électeurs.

Nous ferons campagne pour donner le pouvoir aux électeurs, et non pour les marginaliser.

Inspirons-nous des citoyens patriotiques du Colorado qui se sont rassemblés dans un mouvement de protestation. Faisons du Colorado un cri de ralliement au nom de tous les oubliés dont les doléances désespérées tombent depuis des décennies sur les oreilles sourdes et les yeux aveugles de nos dirigeants de Washington.

Cela fait très longtemps que les politiciens du système décident comme il leur plaît. Faisons en sorte que les gens se souviennent de 2016 comme de l’année où le peuple américain a finalement réussi à imposer sa propre volonté.

Mr. Trump est l’un des candidats à l’investiture présidentielle du Parti Républicain.

Auteur: Alfredo

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4 Commentaires sur "Permettez-moi de poser une question à l’Amérique"

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Waffen-SS
17 avril 2016 12 h 53 min

Encore merci Alfredo.
Le discours et la campagne de Donald Trump,même si nous ne sommes pas des électeurs américains,nous font le plus grand bien par leur franc parlé,loin du monde de l’hypocrisie et de la duplicité qui caractérisent nos gouvernements judéo-démocrates.
Mais comme je le disais,Mr Trump est en campagne électorale et doit séduire le peuple américain,seul ses actes une fois élu nous prouveront sa trempe et son caractère d’acier,et sa conduite via à vis du pays qui sème le chaos mondial depuis 1948 reste à voir.

Waffen-SS
17 avril 2016 15 h 54 min

Ceci rappelle une séance des ‘Protocoles des sages de Sion’, qui déclare que nous ruineront les opposants à nos plans,par des amandes astronomiques,car nous avons la justice des pays goyim entre nos mains.
(outre la justice,les gouvernements,les finances,les merdias,l’économie,l’éducation,les arts…
Bien sûr,comme le disait Henry Ford,Les Protocoles sont un faux qui ne raconte que des vérités…

Jacot
17 avril 2016 17 h 00 min

Et ce Rothschild, Meyer je crois, qui disait : « donnez-moi le contrôle de l’argent d’une nation et je me moque de qui fait ses lois ».
Et c’était bien avant les protocoles… Merci Alfredo pour cet article. Comme Fabrice, on attend les actes de Mr Trump !

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