Le Jobbik, parti simili nationaliste hongrois, séduit 53% des électeurs de moins de 34 ans

Traduction de l’article de New Observer, suivi d’un approfondissement.


Près de 53 pourcents des personnes âgées de 15 à 34 ans soutiennent le parti Jobbik en Hongrie indique une nouvelle étude.

L’étude, produite par la “Fondation pour les Études Européennes Progressistes” (FEEP), affiliée à des positions d’extrême gauche, est fondée sur le sondage par internet d’un miliers de hongrois âgés de 15 à 34 ans.

Le rapport, qui peut être téléchargé en totalité ici (en), indique que l’échantillon a été “choisi pour être représentatif à l’échelle nationale de tout les [hongrois de cette génération] en terme d’âge, de région géographique, de revenu du foyer, et de niveau éducatif”.

L’étude a découvert qu’en moyenne, 29 pourcents se déclaraient intéressés par la politique, dont 6 pourcents “très intéressés”, tandis que 37 pourcents se disaient “pas si intéressés que ça” et que 34 pourcents se déclaraient “pas intéressés du tout”.

Interrogés pour savoir pour qui ils voteraient “s’il y avait une élection demain”, 60 pourcents ont indiqué qu’ils voteraient. Parmi eux, 53 pourcents ont déclaré qu’ils voteraient pour le Jobbik, 17 pourcents pour le Fidesz, le parti au pouvoir, et seulement 6 pourcents pour le parti communiste “réformé”, se déguisant maintenant en “Parti Socialiste Hongrois”, ou MSZP.

Graphique-sondage-vote-de-la-jeunesse-en-Hongrie

Quand il leur a été demandé de classer des politciens par popularité, 26 pourcents ont choisi le chef du Jobbik Gábor Vona, contre seulement 13 pourcents pour le dirigeant du Fidesz – et actuel premier ministre – Viktor Orbán.

Le reste du sondage contient lui aussi d’autres bonnes nouvelles pour le Jobbik. Interrogés sur les qualités des partis, le Jobbik a été classé en tête par les 15-34 ans dans toutes ces catégories :

Être crédible dans ce qu’ils disent, avoir les bonnes idées pour améliorer la vie en Hongrie, être intelligents, être honnêtes, bons lors d’une crise, la capacité à écouter les autres, la capacité à être ferme, la fermeté contre la corruption, l’éthique, une compréhension des jeunes, une nature attentionnée, et une capacité à se tenir à jour avec les dernières technologies.

Les seuls catégories où le Jobbik a perdu en faveur du Fidesz sont la capacité à faire bonne impression à la télé (le Fidesz a obtenu 45 pourcents contre 44 pourcents pour le Jobbik), et “l’expérience politique”. Cette dernière catégorie fait référence au fait que le Jobbik n’a jamais dirigé.

Selon un rapport du FEEP datant de 2013, et intitulé “Jeune et aisément séduit ? Une analyse comparative de la relation entre populisme et jeunesse en Europe” (en), l’une des raisons de l’attrait exercé par le Jobbik est la relative jeunesse de l’ensemble du parti.

Selon ce rapport, le Jobbik n’est pas seulement le parti parlementaire le plus jeune avec la plus basse moyenne d’âge parmi ses députés, “mais il a aussi une organisation de jeunesse très forte et populaire”.

Si nous prenons les pages facebook des sections de jeunesse de chaque parti parlementaire hongrois, et le nombre de j’aime de chacune comme un indicateur de popularité, nous enregistrons une différence spectaculaire : alors que Jobbik IT avait 21.000 j’aime en décembre 2013, la section de jeunesse du parti au pouvoir Fidesz, Fidelitas, en avait 5000, et la section de jeunesse du parti socialiste hongrois, Societas, seulement 1800.

En d’autres mots : l’organisation de jeunesse du parti radical-populiste Jobbik semble être dix fois (!) plus populaire que sa contrepartie socialiste et quatre fois plus que celle du parti dirigeant.


Ceci étant dit, la plupart des jeunes restent influencés assez négativement par l’anti-culture moderne, avec un sens des priorités renversés qui place au sommet des réalisations individuelles plutôt superficielles (être joyeux, avoir des loisirs, de l’argent), alors que le bien-être général de la société – la priorité absolue – n’est arrivée que 12ème de la liste de 17 éléments (il est vrai partiellement orientée) présentée aux sondés.

De même, l’ampleur de l’impact que peut représenter l’immigration n’est pas compris, seuls 47 pourcents déclarant que ce facteur a “un certain effet” ou “un très grand effet” sur leur future qualité de vie.

Les personnes qui ne s’intéressent pas à la politique sont certainement celles qui ont la vue du monde la plus déformée – les électeurs du Jobbik ont certainement eux un ordre des priorités un peu plus sain ; et l’ampleur du phénomène que représente ce parti ne doit pas être sous-estimé en dépit des réserves que j’émets ci-dessus.

Le développement rapide du Jobbik – même si ce dernier a stupidement décidé de s’amollir sur les questions cruciales (races, juifs) – est plutôt un facteur encourageant pour l’émergence d’une force nationaliste en France et dans d’autres pays européens : le terrain est mûr.

Auteur: Blanche

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4 Commentaires sur "Le Jobbik, parti simili nationaliste hongrois, séduit 53% des électeurs de moins de 34 ans"

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GrandSorcier
13 avril 2016 0 h 25 min

Bien qu’il s’agisse indéniablement d’une bonne nouvelle, j’aimerais néanmoins rapporter certains propos inquiétants sur l’islam tenus par Gabor Vona. Celui-ci aurait en effet déclaré sa fascination pour cette religion, la considérant comme l’un des derniers bastions du traditionalisme. Bien qu’il ne s’agisse que d’une admiration de la religion et non de la race de la majorité de ses adeptes, il semble oublier qu’il s’agit d’une religion uniquement destinée aux arabes, quoiqu’ils en disent. Cette religion contraint les adeptes non arabes à integrer à leur vocabulaire de nombreux mots arabes, arguant qu’une traduction les “viderait” de leur “substance”. Cela ne convient donc nullement aux nationalistes blancs, dont l’amour de leur culture et de leur race doivent demeurer les principales forces motrices.

Saint-Plaix
13 avril 2016 8 h 12 min

J’ignorais qu’il y eu plus d’un milliard d'”arabes” sur la planète!…
Il ne faut vraiment rien comprendre à ce qu’est une religion, messianique et prosélyte, pour sortir cela!
En aucun cas “l’islam n’est uniquement destiné à”…Cela n’a aucun sens!
C’est aussi déplacé que lorsqu’on traite du christianisme!
Vous confondez précisément avec le judaïsme là!
La restriction d’une idée religieuse à un peuple donné, est forcément contraire à l’idée même de foi…
On “es”t de cette religion parce qu’on “nait” dans cette religion…
C’est que ne manque pas de souligner Daniel Horowitz dans son “approche du judaïsme”: “foi est un mot creux dans le judaïsme” (sic!)
http://danielhorowitz.com/blog/2010/04/04/test-2/
Tout le problème de l’Islam est justement l’aspect offensif qu’il revêt entre les mains d’extrémistes qui l’instrumentalise tels les wahhabites, face à des populations où le concept de foi est inconnu ou devenu “oublié”..
Certes, la matrice socio-historique de l’Islam est la péninsule arabique, mais les choses en changé en plus de mille ans…Le plus grand pays musulman aujourd’hui est l’Indonésie…et que dire des états d’Afrique noir, notamment le Nigéria????
Certes, la religion musulmane implique un minimum de culture de la langue arabe classique, on peut en dire autant à propos du latin, du grec ou du slavon pour les chrétiens…(Je ne parle évidemment pas des vétérotestamentaires judéo-protestants divers ni des “déconvertis” de Vatican II)…
Que le contexte spirituel et civilisationnel de l’Islam soit étranger au monde occidental c’est une évidence.
Mais ce n’est pas en terme de racialité que le conflit – patent aujourd’hui – se règlera!
Qu’il y ait un problème racial ou ethnique est une chose, mais qu’il y ait un problème religieux en est une autre: le problème essentiel en Europe est la disparition d’une foi chrétienne qui a façonné l’Occident en près de quinze siècles… et de son remplacement par une autre: l’islam!
Bien plus que, les immigrés qui restent des allogènes, plus ou moins intégrés, la question la plus importante est celle des conversions actuelles à l’islam des “souchiens” européens en quête de spiritualité, déboussolés par l’appauvrissement d’un catholicisme (en occident) de plus en plus incolore…
Le pire n’est pas l’offensive de l’islam, mais la désertion d’un christianisme qui baisse les bras derrière un François, tiers mondialiste sud américain, judéo-compatible, qui exhorte à accueillir l’immigration!

Blanche
13 avril 2016 13 h 35 min

La déchristianisation plus grave que la destruction raciale en cours, on aura tout lu…

Europaïen
13 avril 2016 21 h 28 min

Encore un aveu judéo-chrétien.
Pourquoi cela ne m’étonne pas…

Au passage, l’Europe s’est façonnée MALGRE le judéo-christianisme qui a toujours cherché à lui imposer sa morale d’inversion des valeurs, pas grâce à lui.
Allez donc voir la « civilisation » de vos coreligionnaires moricauds en Orient et en Afrique : qu’ont-ils donc créé ou inventé en matière artistique, intellectuelle ou technique ? C’est une affaire de race, pas de religion.

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