Cérémonie d'hommage à Katyn

Katyn : le massacre ignoré

Traduction de l’article de New Observer.


Les médias contrôlés de l’Occident ont ignoré les commémorations du massacre de Katyn qui ont eu lieu hier, en dépit de la présence du premier ministre de la Pologne, d’importantes personnalités du gouvernement, de familles des victimes, et de l’armée polonaise – parce que les perpétrateurs de cette atrocité étaient les communistes et non les nazis.

Lors du massacre de Katyn, 22.000 officiers polonais ont été exécutés au printemps 1940 dans une forêt près de Smolensk en Russie, par le NKVD – la police secrète soviétique – après avoir été détenus en captivité depuis l’invasion soviétique de la Pologne en septembre 1939.

La cérémonie d’hommage

L’office de commémoration s’est tenu en Russie sur le site du massacre, avec l’accord des autorités russes. Y ont assisté le premier ministre polonais Beata Szidlo, le ministre des affaires étrangères Anna Maria Anders, l’ambassadeur de Pologne en Russie, Catherine Pelczynska ; des membres de familles des victimes, et une délégation d’officiers de l’armée polonaise.

Marta Krzysztalowicz
Marta Krzysztalowicz, arrière-petite-fille du capitaine Henry Tadeusz Naorzanskiego, assassiné par la police secrète soviétique à Katyn, dépose une gerbe sur le site du meurtre

Selon l’article de la radio polonaise sur l’évènement (pl), plus de 180 personnes y ont participé, dont des représentant du Conseil pour la Protection de la Mémoire de la Lutte et du Martyr, de la Fédération des Familles de Katyn, du ministère polonais de la culture, ainsi que des scouts et des écoliers.

L’évêque du Diocèse de Drohiczyn, Dydycz Antoni, a déclaré lors de son office que le massacre que la “victoire du sang mène à la liberté. […] Cette forêt fut le dernier endroit de repos sur Terre pour ces victimes de l’épée, mais leur sang versé a créé la liberté pour leurs descendants”.


Je n’aime habituellement pas faire des commentaires en pleine traduction, mais je crois que cet évêque est gravement atteint. Cet horrible massacre n’a rien apporté de positif. Tout ce qu’il fit, c’est décapiter l’élite de la Pologne.

En regardant plus en détail ce qu’il raconte, il s’avère qu’en contexte il a même osé dire : “Opter pour l’épée mène à la catastrophe. La victoire du sang mène à la liberté”.

En clair : laissez-vous égorger comme des moutons, c’est la seule solution, surtout pas de lutte armée. Après, on s’étonne de mon hostilité au christianisme…


“Nous sommes ici entourés par plusieurs milliers de noms. Ce sont ceux qui ont donné leurs vies pour la Pologne […] et ils dirigent le regard de nos âmes plus loins encore, vers tout les pays où il y a des tombes de polonais, d’une manière spéciale comme si nous nous recueillions devant la tombe du soldat inconnu.”

La cérémonie a commencé avec une prière et le dépôt de gerbes dans la partie russe du cimetière. Une demi-heure plus tard, un glas a sonné, démarrant la cérémonie dans la partie polonaise du cimetière. L’hymne national polonais a été chanté et une messe a été célébrée par les participants, au milieu d’une mer d’oeillet, de drapeaux et de gerbes rouges et blanches – les couleurs nationales polonaises.

La cérémonie s’est conclue avec le dépôt de gerbes et l’allumage de bougies devant la croix de Katyn et les plaques où sont inscrits les noms de toutes les victimes.

La délégation russe était représentée par le chef du directoire aux Relations Internationales de l’Oblast de Smolensk, Yevgeny Zacharienkow. Se sont aussi rendus à la cérémonies les attachés à la défense accrédités en Russie de plusieurs pays de l’UE et de l’OTAN.

Anna-Maria Anders a déclaré à la radio polonaise que la visite à Katyn fut un “moment bouleversant” qu’elle n’oubliera jamais.

“J’avais entendu parler de Katyn comme enfant. C’était un des buts de la vie de mon père de savoir ce qui s’était passer ici. Depuis le début, il insistait [à dire] que les soviétiques étaient responsables.” Son père fut commandant d’une armée polonaise à l’Est.

Anders a dit qu’elle était heureuse d’avoir eu la chance de diriger la délégation. “Je ne suis pas là seulement au nom des gens qui sont morts ici, mais aussi au nom de mon père. Je crois qu’il est content que je sois ici”.

L’absence totale de couverture médiatique de la cérémonie fait contraste avec la couverture presque constante donnée par les médias contrôlés à toute atrocité commise par les forces allemandes lors de la Seconde Guerre Mondiale, réelle ou imaginaire.

Le massacre de Katyn

Le massacre de Katyn fut ordonné le 5 mars 1940, dans une directive proposée par le chef du Commissariat du Peuple aux Affaires Intérieures (NKVD), Lavrentiy Beria, et signé personnellement par Joseph Staline. Les massacres ont débuté lors de la première semaine d’avril 1940, et ont duré jusqu’en mai.

Les troupes allemandes ont découvert les charniers dans la forêt de Katyn en 1943, et ont autorisé une commission internationale composée de douze experts médico-légaux et de leurs équipes venus de Belgique, Bulgarie, Danemark, Finlande, France, Italie, Croatie, Roumanie, Suède, Slovaquie, Hongrie et Pays-Bas pour témoigner des exhumations et réaliser des autopsies.

L’Union Soviétique a affirmé que les exécutions avaient été menées par les nazis, et, pour “prouver” cela, ont même forcé plusieurs importants prisonniers de guerre allemands à “admettre” le massacre. Ces allemands ont été pendus par les soviétiques après avoir fait leur “confessions”, et le massacre de Katyn a aussi été utilisé comme “preuve” contre les Allemands lors des procès de Nuremberg.

Documents sur le massacre de Katyn
A gauche : l’annonce de décembre 1945 de l’exécution d’officiers de l’armée allemande après qu’ils eurent “avoué” être “coupables” du massacre de Katyn, et à droite, le mémo de mars 1940 de Beira à Staline, qui proposait les massacres. L’original a été découvert dans les archives soviétiques en 1990.

Ce n’est qu’en 1990, quand les archives soviétiques ont été dévoilées, qu’il a été officiellement reconnu que le NKVD était responsable des meurtres. Une enquête menée par le bureau du Procureur Général de l’Union Soviétique (1990-1991) et de la Fédération de Russie (1991-2004) a confirmé la responsabilité soviétique dans les massacres, mais a refusé de les classer comme crime de guerre ou acte de génocide.

En novembre 2010, la Douma russe a approuvé une déclaration blâmant Staline et d’autres responsables soviétiques pour avoir personnellement ordonné le massacre.

Ci-dessous, un extrait du film polonais de 2007, Katyn – que les principales chaînes de distribution de film en Occident ont refusé de diffuser :

Auteur: Blanche

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